• Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par l'exigeant espoir  d'un renouveau de la vie politique.
    Aujourd'hui, la chute de sa popularité est vertigineuse.
    En jetant sur les faits un regard lucide et informé, Roland Cayrol montre la part d'excès de ce retournement de l'opinion, en même temps que la responsabilité du président lui-même.
    En quelques mois, Macron aura redistribué les cartes d'un jeu politique dont les Français ne voulaient plus et mis en oeuvre,au pas de charge, des réformes dans des secteurs importants  de la société.
    Mais, comme le rappelle Roland Cayrol, « on ne change pas la société par décret».
    Le véritable défi d'Emmanuel Macron reste de proposer un  projet politique lisible, de transformation de la société française  à cinq ou dix ans, et surtout d'inventer les moyens pour que les citoyens s'investissent dans cette transformation, qu'ils ont
    eux-mêmes voulue en le portant à la présidence.
    Ce qui est en jeu avec le macronisme, c'est la capacité des sociétés libérales européennes, aujourd'hui sous la menace populiste, à construire un avenir désirable.
    Politologue reconnu, directeur de recherche associé au Centre
    d'études de la vie politique française (Cevipof-Sciences Po), Roland
    Cayrol compte parmi les observateurs les plus perspicaces des mutations
    que traversent aujourd'hui nos démocraties. Il est l'auteur d'une
    oeuvre importante sur l'opinion et la vie politique française.

  • Jamais le rejet des hommes politiques par les citoyens n'a été aussi violent et jamais l'intérêt pour la politique n'a été aussi vif.
    Comment expliquer ce paradoxe apparent ?
    Les Français sont exaspérés par le petit jeu politicien qui ne répond pas aux problèmes de leur vie quotidienne. La logique des institutions nous conduit à une perpétuelle « guerre de religions » factice entre la gauche et la droite, qui bloque les réformes. Pourtant, la plupart de nos divisions (ceux d'« en bas » contre ceux « d'en haut », détracteurs contre défenseurs de la mondialisation, souverainistes contre européistes, partisans des racines chrétiennes du pays contre adeptes du multiculturalisme, « fermés » contre « ouverts », conservateurs contre progressistes) traversent et fracturent chacun de ces deux camps idéologiques. Il serait temps d'en tenir compte si l'on veut vraiment servir l'intérêt général.
     
    À partir d'analyses serrées, d'exemples historiques, de leçons tirées des sondages d'opinion, de souvenirs personnels et d'anecdotes savoureuses, ce livre ne prend qu'un parti : celui des Français. Il dégage les voies d'une nouvelle méthode de gouvernance qui réponde véritablement aux exigences d'une majorité de citoyens : un nouveau logiciel politique, rompant avec les guéguerres de ces dernières décennies et permettant de faire enfin la somme de nos divisions dans une démocratie pacifiée et efficace.

  • L'opinion est le coeur battant des démocraties modernes dont les sondages mesurent le pouls en permanence. Leur publication, on le sait, agit puissamment sur les acteurs politiques et les médias, de là les nombreuses polémiques les concernant... surtout en périodes électorales !

    Les sondages servent-ils donc à manipuler l'opinion ? Font-ils l'élection ? Comment et à quelles conditions peuvent-ils être utiles aux citoyens, aux politiques et aux chercheurs ? Telles sont les questions auxquelles Roland Cayrol s'attache à répondre, montrant - après une brève histoire des sondages, de leurs évolutions et des techniques du métier de sondeur - en quoi ils sont devenus un instrument essentiel de connaissance, voire de liberté dans certains pays.

    Clair et incisif, cet ouvrage permettra à chacun de mieux comprendre l'utilisation des sondages dans nos sociétés, et les règles éthiques rigoureuses qui doivent accompagner leur usage.


    « L'auteur est un politologue averti et un excellent pédagogue. C'est clair, agréable et utile. » (La Vie).

    « Une illustration du métier de sondeur qui, par la richesse de ses informations et la netteté de ses démonstrations, rendra les plus grands services à ceux qui s'intéressent à l'histoire, à la technique et aux usages des enquêtes d'opinion. » (Le Monde).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'élection présidentielle qui approche est peut-être celle de la dernière chance. Notre système souffre de nombreuses pathologies, qui exaspèrent le citoyen et l'éloignent de la politique: cumul des mandats, conflits d'intérêts, petits ou gros privilèges, "pipolisation" caricaturale, sélection des élites qui reproduit en permanence la domination d'une caste masculine et bourgeoise, liens troubles entre argent et politique, une vie politique et des carrières qui se déroulent tranquillement à l'abri du regard des électeurs. Les dirigeants, les élus, qui ont souvent peur du peuple, n'osent pas aborder, et surtout trancher, les vrais débats. Reprochant aux citoyens de n'accepter aucune réforme, ils s'enferment dans des polémiques stériles, tout en cultivant un ego surdimensionné. Les Français s'intéressent néanmoins à l'élection présidentielle, et espèrent de vrais changements, pour leur avenir et celui de leurs enfants. Déjà, en 2007, ils avaient joué le jeu; ils ont été bien déçus, depuis. Ils n'accepteront pas longtemps que l'élection-phare soit celle des promesses non tenues.Ces thèmes sont abordés dans un style vif, parfois polémique. L'auteur cite à l'appui de son réquisitoire des exemples précis, des petites histoires vécues, des résultats d'études de science politique, des souvenirs personnels, des anecdotes savoureuses

  • L'ouvrage traite de la presse depuis ses origines, des médias en France et à l'étranger et souligne l'importance de leur influence.

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