• Dans ce bureau, on accueille les jeunes se présentant comme mineur isolé étranger - un statut qui garantit hébergement et scolarité. L'administration exige des preuves mais, entre ces murs, résonnent surtout des voix d'enfants qui n'ont rien d'autre qu'un récit : celui de leur périple à travers les frontières et les périls qu'elles dissimulent. Parmi ces voix, celle de Souley, 16 ans, qui a traversé le Sahara et la Méditerranée pour arriver là et prétendre lui aussi à un toit et une éducation. " Je implore toi s'il vous plaît dormir couloir. " Ces mots, Mirjet ne me les dit pas. Il les écrit en albanais sur l'ordinateur et c'est Google Traduction qui me les dit. C'est plutôt marrant d'habitude, les traductions déformées par le logiciel. Là, ce n'est pas drôle du tout. Mirjet dit avoir dix-sept ans, mais tant qu'il n'est pas reconnu mineur isolé étranger, je ne peux pas lui trouver un hébergement. Durant un an et demi, Rozenn Le Berre a travaillé comme éducatrice dans un service d'accueil pour les jeunes exilés arrivés en France sans leurs parents. De cette expérience, elle a tiré un récit littéraire à deux voix. La première, la sienne, est confi née à l'espace de son bureau et se fait l'écho de ces jeunes qui traînent des valises de souvenirs acides, mais que la fureur de vivre maintient debout. La seconde relate le voyage éprouvant de Souley, un jeune Malien qui a décidé de faire l'aventure et doit arriver en France avant ses dix-huit ans. Ce livre propose d'aller à la rencontre de jeunes filles et garçons malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, mais qui parviennent petit à petit à se reconstruire, à sourire et danser, à être pénibles et idiots comme des adolescents, à ne plus avoir peur. À vivre au lieu de survivre.

  • Les soins palliatifs demandent de plus en plus de compétences médicales, soignantes, humaines et éthiques, afin d'asseoir leur légitimité dans des domaines de plus en plus pointus de la médecine - réanimation, néonatalogie, cancérologie, gériatrie - ainsi que dans la diversité des prises en charge, y compris au domicile ou en EPHAD.
    Dans ce contexte de développement des formations et d'élargissement des champs de compétences de la pratique palliative, cette 5e édition du manuel offre :
    o les indispensables connaissances thérapeutiques ;
    o les outils, à destination des professionnels en vue d'acquérir une compétence clinique pour la rencontre et l'accompagnement humain, psychique et relationnelle de la personne malade ;
    o une contextualisation de la pratique des soins palliatifs dans leur dimension sociale, sanitaire et politique ;
    o des jalons pédagogiques pour le développement des soins palliatifs dans leur dimension pédagogique et de recherche.
     

  • Des mots pour dire la maladie.
    Le parcours à travers la maladie est rythmé par des mots qui ramènent au sensible, aux souffrances et parfois aux joies. De cette expérience naît une profonde introspection qui pousse à prendre conscience de la finitude mais aussi à relire son histoire de vie, ses relations. L'écriture, la parole, les mots peuvent être des remèdes pour traverser cette tempête. Ils attestent d'une présence vivante qui cherche à se ré-ancrer dans une vie bouleversée par l'épreuve.
    Cet ouvrage interroge les enjeux liés au langage et au récit des vécus de maladie, pour toutes les personnes concernées par l'expérience de la maladie : professionnels de santé, patient, proches.
    Un ouvrage qui interroge le rôle du langage dans la maladie en croisant récits, témoignages et réflexions.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Pour écrire cet ouvrage, Rozenn Le Berre, docteure en philosophie, enseignante chercheuse au sein du Centre d'éthique médicale (ETHICS - EA 7446 - Institut Catholique de Lille) s'est entourée de six personnes confrontées au quotidien à la maladie. Qu'elles interviennent en tant que malade, médecin, psychologue ou encore biographe hospitalière, toutes évoquent la force des mots dans le contexte difficile de la maladie.

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