• Jean-Pierre, dit JP, vit à La Courneuve, cité des 4000, entre cinq frères braillards, un père violent et une mère exténuée. Pour tromper son ennui, il martyrise qui lui passe sous la main, surtout Barthélémy, alias Mimi. Premier de classe, Mimi est très blond, habite un pavillon entouré d'un jardin et voyage aux quatre coins du monde avec ses parents. C'est plus qu'il n'en faut pour avoir envie de lui foutre des claques, quand on passe d'échecs scolaires en colos de vacances du Secours Populaire. Des années plus tard, JP quitte La Courneuve pour la banlieue de Lyon. Le voilà qui étale de la sauce tomate sur de la pâte. Pizzaïolo : un boulot qui fait gerber mais c'est tout ce qu'il a trouvé. Comme il se gave de films pornos, les filles qui l'entourent lui semblent moins sexy que les actrices épilées. Pourtant il est sûr qu'elles le veulent toutes. Et beaucoup d'hommes aussi d'ailleurs, ces pédés ! Sa vie l'emmerde, il se sent à la fois méprisé et menacé, et dans son esprit embrouillé mijote une violence qui ne demande qu'à déborder. Jusqu'à ce que le hasard lui fasse recroiser la route de Mimi. Cet enfoiré de Mimi qui s'est lancé avec succès en politique, qui a une femme superbe et une bagnole de fonction avec chauffeur ! C'en est trop pour JP. Ça le rend dingue. A partir de cet instant, Mimi devient son obsession. Et cette obsession, il devra s'en débarrasser coûte que coûte. Entre Baise-moi de Virgine Despentes et Vivre me tue de Paul Smaïl, Sébastien Marnier a trouvé sa voie

  • Proposition d'extraits :
    « J'ai toujours aimé la politique mais je ne connaissais rien à la politique. Je n'en maîtrisais pas les rouages, pas les filouteries, pas les flagorneries. Je n'avais personne à faire chanter ni à qui faire des promesses. Avant de me lancer dans la bataille, j'avais une vision trop simpliste de ce que pouvait être une campagne, je pensais que ce serait une course équitable entre plusieurs adversaires et Que le meilleur gagne ! Non je ne connaissais rien à la politique. Qu'elle soit nationale ou locale, la victoire se joue toujours au centre mais elle se gagne en coulisse, dans les caves et les souterrains, au plus profond des nappes phréatiques. Le programme n'y change rien. C'est ce qui relie le candidat aux puissants qui compte. »
     
    A Paris Théophane Tolbiac était un réalisateur prometteur, à Gueux où il s'est installé il y a deux ans, il n'est que le petit-fils d'une grand-mère fantasque. Lorsqu'il décide de se présenter aux élections municipales, il semble cumuler tous les handicaps. Il est le parachuté de la campagne, l'homme sans parti puissant, sans étiquette, le candidat le plus jeune dans une ville vieillissante. Mais Théophane Tolbiac aime les défis et se nourrit de ses contradictions : il est idéaliste et cynique, dévoré par l'ambition et le doute, certain de ne pouvoir l'emporter et espérant tout changer.

  • La jungle du monde du travail, le système D, l'humiliation subie chaque jour par des petits boulots pourris, le tout ramené au salaire horaire net... La crise, quel monde de brutes !
    Pour Seb et Élise, aventuriers fauchés à l'affût du moindre job, les portes battantes du monde du travail s'ouvrent et se referment aussitôt. Hôtesse de caisse, livreur de pizza, téléphone rose, patrons odieux, clients désagréables, toutes ces situations précaires ont été vécues et testées par les auteurs. Jusqu'où sont-ils donc prêts à aller ?

  • Diana a quitté la ferme familiale. À Paris elle se sent incapable de s'adresser aux hommes. Alors elle a trouvé un emploi dans une animalerie des bords de la Seine. Constance danse au Théâtre de la ville. Et quand elle ne danse pas, elle marche. Toujours en mouvement. Comme si elle essayait d'occuper plusieurs lieux à la fois. Élodie est serveuse au Sarah Bernhardt. Elle aime y arriver la première et faire l'ouverture, prouvant qu'elle a la confiance du patron. Sur la place du Châtelet, elles sont comme cachées par la foule. Un matin, un homme se réveille au pied de la fontaine aux sphinx. Beaucoup trop bien habillé pour être un clochard. Sur cette place, la plus centrale de Paris, ces personnages se croisent, se font peur et s'apprivoisent. Ce qui était enfoui se dévoile : les désirs, les secrets. Pour chacun d'eux, il n'est plus question de vivre comme avant en équilibre. Il faut danser, aimer, partir, comme jamais ils ne l'avaient fait. Caroline Lunoir (La faute de goût, Actes Sud), Sébastien Marnier (Mimi, Fayard), Fanny Saintenoy (Juste avant, Flammarion) et Anne-Sophie Stefanini (Vers la mer, Lattès) se sont rencontrés en 2011, lors de la parution de leurs premiers romans. Et c'est ensemble qu'ils ont décidé d'écrire le deuxième.

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