• Comme tous les tenants du pouvoir, les rois d'Assyrie ont voulu bâtir et commémorer par un récit, enfoui dans le gros oeuvre, la construction ou la restauration de leurs monuments. Mais ils accordaient au texte une importance unique : conscients de la fragilité de leurs monuments de brique et les sachant voués à une dégradation rapide, ils firent du texte qui y était intégré l'élément fondamental de l'oeuvre, parce qu'il était capable de résister à l'usure du temps.
    Ce livre présente l'essentiel de ces textes qui sont traduits en français pour la première fois. L'auteur étudie ce que l'on construisait, pourquoi et comment, enfin ce qui devait préserver sinon le monument lui-même, du moins les objets inscrits qui lui servaient de substitut et transmettaient les noms de ses bâtisseurs successifs.
    Dans la mesure où le monument est moins important que le texte qui le commémore, on peut se demander quelle est la valeur de son apparence et surtout ce que l'on vut transmettre à la postérité par l'écriture : l'idée l'emporte sur la réalité fugitive. Tout cela n'est pas sans conséquence sur la façon d'apprécier dans le cas assyrien ce que dans une perspective occidentale on appellerait l'oeuvre d'art.

  • Comme tous les tenants du pouvoir, les rois d'Assyrie ont voulu bâtir et commémorer, par un récit enfoui dans le gros oeuvre, la construction ou la restauration de leurs monuments. Mais ils accordaient au texte une importance unique : conscients de la fragilité de leurs monuments de brique, et les sachant voués à une dégradation rapide, ils firent du texte qui y était intégré l'élément fondamental de l'oeuvre, parce qu'il était capable de résister à l'usure du temps. Ce livre présente l'essentiel de ces textes, qui sont traduits en français pour la première fois. L'auteur étudie ce que l'on construisait, pourquoi et comment, enfin ce qui devait préserver sinon le monument lui-même, du moins les objets inscrits, qui lui servaient de substitut et transmettaient les noms de ses bâtisseurs successifs. Dans la mesure où le monument est moins important que le texte qui le commémore, on peut se demander quelle est la valeur de son apparence et, surtout, ce que l'on veut transmettre à la postérité par l'écriture : l'idée l'emporte sur la réalité fugitive. Tout cela n'est pas sans conséquences sur la façon d'apprécier, dans le cas assyrien, ce que, dans une perspective occidentale, on appellerait l'oeuvre d'art.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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