• La mort est-elle un droit ? Et le moment est-il venu d'ouvrir un droit à mourir ? L'objet de cet ouvrage est de donner quelques clés pour comprendre les principaux enjeux qui sous-tendent la controverse afin que chacun puisse se situer en toute liberté à l'égard des deux principales positions en présence. Depuis les années 1970, trois étapes majeures se sont succédé : l'avènement de la réanimation médicale, (au risque de "l'acharnement thérapeutique"), le traitement médicamenteux de la douleur (au risque "d'amoindrir les capacités de résister à la mort") et, troisième facteur venu alimenter dernièrement le débat, une revendication sociétale du "droit à mourir" au nom du respect dû aux convictions personnelles. Les dernières lois (Claeys-Leonetti) ont cherché des points d'équilibre entre ces différentes positions. Un consensus est-il enfin possible ? Qu'ont choisi les autres pays ? Pour répondre à ces questions, "Place au débat" vous propose l'analyse d'un médecin, directrice du centre d'éthique clinique et présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.

  • La contrepartie des progrès de la médecine est que souvent la mort ne vient plus toute seule. Dans bien des cas, il faut désormais décider qu'elle survienne et faire quelque chose si l'on veut qu'effectivement elle arrive. Si la médecine a changé nos vies, elle a donc également transformé nos morts. Tout comme elle participe à brouiller chaque jour un peu plus les frontières entre ce qui est encore une vie et ce qui peut-être n'en est plus tout à fait une. Si bien que, parfois, les patients - ou leurs familles pour eux - en viennent à réclamer la mort, lorsque celle-ci se fait vraiment trop attendre. C'est alors que des conflits peuvent naître entre ceux qui supplient pour que l'on aide à ce que cette fin puisse enfin advenir, et ceux qui à l'inverse ne veulent surtout pas aller dans cette voie.

    C'est dans cet espace que s'inscrit le travail du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, que dirige Véronique Fournier. Dans ce livre, elle raconte quelques-unes des histoires qu'elle a accompagnées depuis dix ans : comment s'expriment ces demandes, qui les porte, comment y réagissent les équipes soignantes, et quels débats elles suscitent au sein du groupe citoyen d'éthique clinique qui travaille à ses côtés.

    Peu à peu, ces histoires ont fait évoluer sa position sur cette difficile question : faut-il et jusqu'où peut-on aider à mourir ? C'est cette évolution qu'elle relate ici, de ses réticences premières à sa conviction de plus en plus nette que les médecins ne peuvent pas refuser d'aider à mourir ceux qui sont à l'extrémité des possibilités de la médecine et qui n'en peuvent plus. En espérant qu'expliquer pas à pas le chemin parcouru pourra, peut-être, aider d'autres à s'y risquer à leur tour.

  • La bioéthique est d'abord une affaire d'hommes et de femmes, d'histoires singulières plutôt que de grands principes désincarnés.0300Vouloir un enfant alors que l´on est stérile, malade ou mourant, sauver la vie de celui que l´on aime au risque de perdre la sienne en donnant un organe, vouloir être un homme quand on est né femme ou l´inverse, sont autant d´épreuves de vie qui façonnent, au sens où elles détruisent et construisent à la fois, les individus qui les affrontent. La rencontre avec ces hommes et ces femmes, ainsi qu'avec les médecins qui les reçoivent, est au coeur de ce que l´on appelle l´éthique clinique.Le Centre d'éthique clinique, unique en France, a été créé par Véronique Fournier en 2002. Constitué de médecins, de philosophes, juristes et sociologues, le Centre ne travaille que sur des situations concrètes (contrairement au Comité consultatif national d'éthique) dont patients ou médecins le saisissent. Il ne s´agit plus de philosopher de haut ou de loin sur les questions éthiques que posent ces situations, mais d´accompagner dans leurs interrogations, doutes et malaises existentiels s´ils en ont, ceux qui les vivent, jusqu´à ce qu´un choix se fasse, que soit prise la moins mauvaise des décisions.À l'image de la démarche du Centre d'éthique clinique, le livre de Véronique Fournier est d'abord un vivier d'histoires vécues, de dilemmes, drames ou joies extrêmement intenses auxquels chacun de nous peut être un jour confronté. C'est aussi une plongée passionnante dans le concret de la médecine, au carrefour entre progrès scientifique et lutte pour la vie. C'est enfin la défense d'une médecine humaine et généreuse, qui privilégie l'individu plutôt que le collectif, le juste plutôt que le bien, la solidarité plutôt que l'égalité.0300La bioéthique est d´abord une affaire d´hommes et de femmes, d´histoires singulières plutôt que de grands principes désincarnés. Contrairement au Comité consultatif national d´éthique qui statue de haut et de loin, le Centre d'éthique clinique, créé en 2002 par Véronique Fournier à l´hôpital Cochin et constitué de médecins, philosophes, juristes et sociologues, ne travaille que sur des situations concrètes. Vouloir un enfant alors que l´on est stérile, malade ou mourant, sauver la vie de celui que l´on aime au risque de perdre la sienne en donnant un organe, désirer être un homme quand on est né femme ou l´inverse, sont autant d´épreuves de vie qui façonnent, au sens où elles détruisent et construisent à la fois les individus qui les affrontent. À l'image de la démarche du Centre, le livre de Véronique Fournier est un vivier d'histoires vécues, de dilemmes, drames ou joies extrêmement intenses auxquels chacun de nous peut être un jour confronté. C'est aussi une plongée passionnante dans le concret de la médecine, au carrefour entre progrès scientifique et lutte pour la vie.

  • Aide-mémoire ; éthique clinique : en 10 cas Nouv.

    Cet ouvrage a vocation à être utile à tous les soignants, dès lors qu'ils sont confrontés dans leur pratique quotidienne à des décisions médicales qui les interpellent au plan éthique et qu'ils veulent pouvoir y voir plus clair, pour participer à leur juste place à la décision à prendre, en assumant leur part de responsabilité. L'ouvrage utilise un langage simple, clinique, abordable pour tous. La question n'est pas de proposer des développements théoriques pour justifier les fondements éthiques des décisions. Tout au plus propose-t-on des encarts  : «  Pour aller plus loin  », donnant quelques références plus académiques permettant au lecteur qui le souhaite d'approfondir un point ou un autre. Par contre, on trouve dans le manuel des check-lists, permettant d'être un peu systématique dans la procédure d'instruction éthique d'un cas singulier, afin de ne pas oublier une étape ou une question importante, et aussi pour être au clair avec les grands repères éthiques qui balisent et encadrent la pratique soignante.

  • À l'origine, le thème de ce numéro désirait attenter à la rectitude politique ambiante qui interdit de dire que le roi est nu : le cynisme se porte mal et le ridicule triomphe! Bien vite, cependant, cette idée de départ est apparu trop restrictive, tant l'univers du ridicule se déployait, immense et multiforme, au fur et à mesure que s'élaborait le numéro. Il n'y a pas de frontière, de limite, de forme parfaite, d'entéléchie du ridicule qui ne pourrait être dépassée, comme le démontrent la variété, l'abondance et la qualité des textes réunis dans ce numéro. Mais ceux-ci ont en commun de tous conduire au même constat : bien que l'on souhaite généralement l'éviter, personne n'échappe au ridicule. Sous la direction de François Lepage.

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