L'HOMME EN ROUGE

  • On pourrait commencer, prosaïquement, par ce qui peut être décrit comme une robe de chambre. Rouge - ou plus exactement écarlate - et allant du cou jusqu'à la cheville, laissant voir des ruchés blancs aux poignets et à la gorge... Est-ce injuste de commencer par ce vêtement, plutôt que par l'homme qui le porte ? Mais c'est ainsi représenté et ainsi vêtu que nous nous souvenons de lui aujourd'hui. Qu'en eût-il pensé ? En aurait-il été rassuré, amusé, un peu offusqué ?

    "L'homme en rouge", peint par John Sargent en 1881, s'appelait Samuel Pozzi. Né à Bergerac en 1847, il allait vite devenir à Paris LE médecin à la mode, particulièrement apprécié des dames de la bonne société en tant que chirurgien et gynécologue. Beaucoup d'entre elles, dont Sarah Bernhardt, étaient aussi ses maîtresses et le surnommaient "L'Amour médecin".
    À travers sa vie privée, pas toujours heureuse, et sa vie professionnelle, exceptionnellement brillante, c'est une vision en coupe de la Belle Époque qu'on va découvrir sous le regard acéré de Julian Barnes. Il y a d'une part l'image classique de paix et de plaisirs et, de l'autre, les aspects sombres d'une période minée par l'instabilité politique, les crimes et les scandales.
    Un grand récit.

  • 'Je suis Aappaluttoq. Le Rouge. Je suis un chamane. Je sais des choses que les autres ignorent et qu'ils n'ont pas envie de savoir. C'est ainsi. Je sais notamment que les Danois sont venus avec une chose qui les dépasse et qui est meilleure qu'eux. La foi chrétienne. Même un bateau minable peut avoir un chargement de valeur.'
    En 1728, le grand dessein du roi Frederik IV du Danemark est d'établir au Groenland une nouvelle colonie, censée apporter des revenus et des richesses à la Couronne. C'est ainsi que débarquent un gouverneur, des fonctionnaires et des militaires, des artisans et des pasteurs venant rejoindre Hans Egede, 'l'apôtre du Groenland'. Quant aux colons eux-mêmes, ce sont des couples mariés de force juste avant le départ : on y trouve un mélange de soudards, de déserteurs, de condamnés graciés pour l'occasion, de servantes, de filles misérables et de prostituées. Godthåb est fondée, l'Histoire démarre. Et, bien vite, cette colonie bouleverse la vision chamaniste et les traditions ancestrales d'une société qui vit de la chasse et de la pêche. Hans Egede et Aappaluttoq vont s'affronter sur tous les plans.
    L'homme rouge et l'homme en noir n'est pas seulement l'histoire de la
    lutte entre un angakok inuit et un pasteur protestant danois. C'est un roman polyphonique foisonnant, d'une vitalité rare. Grâce à sa connaissance intime du Groenland, Kim Leine parvient à unir magistralement son savoir historique et son imagination débordante, et montre une fois encore qu'il est l'un des plus importants écrivains danois de son temps.

  • Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qua été lurss, la seule à écrire la petite histoire dune grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Pour ce magnifique requiem, elle invente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

  • ?et autant d'inoubliables et remarquables nouvelles d'Agatha Christie dont furent tirés les dix téléfilms devenus des classiques du genre :
    Erreur d'aiguillage (L'inconnue dans le train) Le Démon de midi (L'épouse mûrissante) Agence matrimoniale (L'officier en retraite) Le Signal rouge Reflet de l'avenir (Le miroir) Fleur de magnolia Le Mystère du vase bleu Un emploi princier (Jane trouve du travail) Le quatrième homme Un Noël pas comme les autres (L'émancipation d'Edward Robinson)

  • Le jour où Pamela Sanfo remarqua pour la première fois qu'une voiture rouge la suivait sur une rue de Ouagadougou, elle ne pouvait s'imaginer que sa vie allait être bouleversée. Pourtant, la belle bagnole rouge était plus qu'une énigme, c'était une porte d'entrée dans un univers de lourds secrets de famille, d'amours malheureuses, de maladies incurables, de destins brisés, d'alcoolisme, de tendresse, mais aussi de meurtres.

  • L'homme au bracelet rouge

    Marcel Viau

    • Iggybook
    • 15 December 2015

    Les vingt-trois récits de ce recueil évoquent le rapport ambivalent des humains avec l'Absolu.

  • Décryptez La Fin de l'homme rouge de Svetlana Alexievitch avec l'analyse du PetitLittéraire.fr ! Que faut-il retenir de La Fin de l'homme rouge, cet extraordinaire document sur la transition du communisme au capitalisme ? Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette oeuvre inclassable dans une fiche de lecture complète et détaillée. Vous trouverez notamment dans cette fiche : o Un résumé explicatif sur la structure et le contenu du livre o Des éclairages sur le contexte historique de l'URSS o Une analyse des spécificités de l'oeuvre : La démarche de Svetlana Alexievitch ; L'homo sovieticus et le monde relatif ; La société en transformation ; La violence ; La nostalgie d'une grande Russie o Des pistes de réflexions sous forme de questions ouvertes Une analyse de référence pour comprendre rapidement le sens de l'oeuvre. LE MOT DE L'ÉDITEUR :  « Dans cette étude de La Fin de l'homme rouge (2016), avec Jeremy Lambert, nous fournissons des pistes pour décoder ce livre grandement salué par la critique. L'analyse de Jeremy Lambert, docteur en Lettres slaves, permet d'aller à l'essentiel de l'oeuvre afin d'en saisir toute l'originalité et tous les enjeux. » Laure Delacroix À propos de la collection LePetitLitteraire.fr : Plébiscité tant par les passionnés de littérature que par les lycéens, LePetitLittéraire.fr est considéré comme une référence en matière d'analyse d'oeuvres classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles aux formats papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers toute la littérature. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir et redécouvrir les plus grandes oeuvres littéraires.  LePetitLittéraire.fr est reconnu d'intérêt pédagogique par le ministère de l'Éducation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Paris déserté. L'été. Les Tuileries, le Palais-Royal. Simson et Rebecca vivent ensemble depuis longtemps déjà. Elle s'éloigne de lui, il le sait, il erre à sa recherche quand elle s'en va ou tente de l'atteindre quand elle s'étend près de lui. Mais elle lui échappe, elle s'ennuie et fuit cet homme infirme qu'elle n'a sans doute jamais aimé mais qui fut un refuge. Un matin de chaleur moite, elle rencontre l'homme rouge des Tuileries. Dès l'instant où elle l'aimera, il deviendra pour elle mystère et silence, elle tremblera de le perdre comme Simson craint d'être quitté par elle. Ainsi va l'amour, toujours inégal car le « demandé » ne se retourne jamais vers le « demandeur ». La rencontre est improbable sinon impossible. Pour chaque couple, l'abandon ou la mort - les deux ensemble parfois - sont au bout du chemin. Les personnages de Myriam Anissimov n'ont plus de lien sur la terre, ils vont à la dérive en emportant leur mémoire et leur pesante culpabilité d'avoir survécu à l'holocauste. Orphelins de parents et d'enfants, isolés dans un monde hostile, ils sont à jamais solitaires. Seuls la tiédeur et la douceur de la chair et le bref plaisir des sexes joints rompent pendant quelques instants la solitude de ces naufragés.

  • Paris déserté. L'été. Les Tuileries, le Palais-Royal. Simson et Rebecca vivent ensemble depuis longtemps déjà. Elle s'éloigne de lui, il le sait, il erre à sa recherche quand elle s'en va ou tente de l'atteindre quand elle s'étend près de lui. Mais elle lui échappe, elle s'ennuie et fuit cet homme infirme qu'elle n'a sans doute jamais aimé mais qui fut un refuge. Un matin de chaleur moite, elle rencontre l'homme rouge des Tuileries. Dès l'instant où elle l'aimera, il deviendra pour elle mystère et silence, elle tremblera de le perdre comme Simson craint d'être quitté par elle. Ainsi va l'amour, toujours inégal car le « demandé » ne se retourne jamais vers le « demandeur ». La rencontre est improbable sinon impossible. Pour chaque couple, l'abandon ou la mort - les deux ensemble parfois - sont au bout du chemin. Les personnages de Myriam Anissimov n'ont plus de lien sur la terre, ils vont à la dérive en emportant leur mémoire et leur pesante culpabilité d'avoir survécu à l'holocauste. Orphelins de parents et d'enfants, isolés dans un monde hostile, ils sont à jamais solitaires. Seuls la tiédeur et la douceur de la chair et le bref plaisir des sexes joints rompent pendant quelques instants la solitude de ces naufragés.

  • " Un jour que je passais en voiture, je l'aperçus au stop là-bas, juste au tournant qui mène à la nationale. Là, nos regards se sont croisés. Il m'a souri comme s'il me reconnaissait. Je n'ai esquissé qu'une timide réponse, mais ce sourire fut un soleil qui éclaira ma journée.Nous restons mortels, mais, de certains de nos instants, naît le merveilleux. ".

  • Au volant de sa voiture rouge, Steph Berrier, le champion de tennis, va d'une capitale à l'autre, disputer des matches internationaux et, au passage, tombe dans d'étranges aventures. Il semble avoir le talent de se fourrer toujours dans les coups les plus durs, dans les intrigues les plus inextricables. Pourtant, il ne se doutait pas, en prenant ce jour-là l'autoroute de l'ouest pour aller rendre visite à ses amis Tony, Maryse et Didier - à la station service de Suresnes - qu'il deviendrait, quelques minutes plus tard, le principal acteur du mystère des cadrans radioactifs de BX 13 ! Cette dangereuse affaire, qui démarre comme une course contre la montre, il la mènera au volant de Ruby, roulant de jour et de nuit à la poursuite des deux Brésiliens, du Havre à Avignon, d'Avignon à Paris. Mais, malgré sa ténacité, parviendra-t-il à triompher sans l'aide de Tony, les encouragements de Maryse, et les étonnantes astuces du petit Didier ?

  • Le matin du 24 juin 1859, la France et l'Autriche s'affrontent en un combat sanglant aux portes de Solférino. Un jeune commerçant genevois est témoin de la bataille et des souffrances qui lui font cortège. Il racontera trois ans plus tard combien la désorganisation de l'intendance médicale militaire fut fatale à des milliers de soldats, de part et d'autre du front. Hanté par cette vision d'horreur, Dunant n'a de cesse, de faire accepter par les chancelleries son idée d'aide humanitaire, neutre et bénévole, en temps de guerre. Et cette oeuvre novatrice, pour laquelle il réclame " un haut degré de dévouement ", va progressivement s'immiscer dans les consciences et s'étendre à tous les États du monde.
    Aussi, en 1901, pour le premier Prix Nobel de la paix, le nom de Henry Dunant (1828-1910) est naturellement sur toutes les lèvres... même si le fondateur de la Croix-Rouge ne fait pas l'unanimité parmi les pacifistes.
    Poursuivi par les créanciers, Dunant s'est réfugié dans la solitude et l'anonymat sur les hauteurs du lac de Constance. Il ne recherche plus que la tranquillité lorsque les projecteurs de Stockholm viennent rappeler au monde ce que fut sa vie...

  • « Julien, tu n'étais pas un homme sans histoire comme ils me l'ont fait croire. »
    Tout a commencé à Paris, lors d'une rencontre qui m'a questionnée sur le parcours de ce grand-père. Le vieil homme Rouge, militant socialiste, combattant pour le bien-être des ouvriers à Bruxelles. Fils d'un allumeur de réverbères, homme taiseux, il n'a guère laissé de traces. C'est par les paroles de ma mère et les recherches sur son passé que le personnage m'est apparu. Avec ses choix, ses drames, ses passions et les valeurs qu'il a défendues. En suivant le fil ténu des indices, j'ai frayé un chemin dans le labyrinthe des secrets de cet ancêtre surprenant. Car il a désormais droit à ce titre. Aujourd'hui, une part du vieil homme Rouge vit en moi. Ce livre le révèle...

  • Cet ouvrage décrit et analyse le contexte symbolique, les modalités quotidiennes et les aspects rituels des relations entre les hommes et les femmes chez les Ankave, une société d'horticulteurs forestiers du centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette première étude d'un groupe anga des basses terres permet également une comparaison avec d'autres Anga (Baruya et Sambia) qui révèle de profonds contrastes dans les organisations sociales de cette région. Chez les Ankave, les représentations du corps et celles des éléments du monde végétal et animal associés aux substances qu'il produit et excrète sous-tendent et relient plusieurs domaines de la réalité sociale. En particulier, on attribue aux substances féminines - et notamment au sang dont les mères nourrissent le foetus - un rôle primordial dans la procréation et la croissance des êtres humains auquel font écho un antagonisme sexuel moins marqué que chez d'autres groupes anga, la forme des échanges qui ponctuent les étapes du cycle de vie et diverses particularités du système de parenté. Ces représentations de la gestation et de la naissance modèlent également les initiations masculines. Comme souvent en Nouvelle-Guinée, celles-ci répondent au souci de transformer les garçons en adultes - et autrefois en guerriers -, tout en établissant l'asymétrie des rapports entre les sexes. Mais alors que plusieurs groupes anga attribuent au sperme la capacité de faire croître les initiés lors de pratiques homosexuelles ritualisées, c'est le jus du pandanus rouge, un substitut végétal du sang, que les Ankave mettent au centre des rites masculins. PASCALE BONNEMÈRE est chargée de recherche au CNRS (Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie, Marseille). Elle mène des enquêtes de terrain chez les Ankave depuis 1987 et a publié plusieurs articles dans des revues et ouvrages spécialisés.

  • C'est à Venise que le héros de Petru Dumitriu, Archange, est immortalisé par le divin Titien. Il devient l'Homme aux yeux gris et son regard reflète le mystère amer de l'éternel errant sur les routes du monde. Son périple commence à Tolède, où ses parents, parce que juifs, sont condamnés au bûcher. Contraint à la fuite, il suit avec sa bien-aimée Juana une troupe de mercenaires à travers l'Europe du XVIe siècle, déchirée par les guerres, enfiévrée par les idées de la Réforme et tenaillée par l'Inquisition. De l'Espagne aux Flandres, Venise et ses masques mortels, Malte et ses galères, où il connaît le calvaire de la chiourme, les contrées étranges de l'Orient, les rudes neiges de la Moscovie, le royaume trouble du Danemark, Archange est de tous les combats, de toutes les passions. Tour à tour esclave et confident des grands, il mène ses mille vies exacerbées jusqu'au terme de son destin douloureux et solitaire d'apatride. L'amour, la haine, la trahison, l'amitié, la cruauté et la pitié, Archange et son auteur nous entraînent dans tous les transports de l'âme et les vertiges de l'Histoire. Un roman d'action et de méditation, une épopée haletante, portée par un extraordinaire souffle romanesque.

  • L'an du Seigneur 1311, ce jeudi de Saint-Nicolas, au nom du Père, du Fils et de la Vierge Marie, salut.Hier à l'heure de l'Angélus mon maître s'en est allé au coffre bas sous la fenêtre, il en a sorti l'intimidant cahier qu'il gardait pour moi depuis le dernier jour des vendanges, et il me l'a offert. Puis il m'a fait asseoir devant la cheminée où brûlait un feu triomphant et m'a demandé si j'étais toujours ferme dans ma résolution de consigner en un livre les cheminements qui l'on conduit à cette maison ou nous somme. Je lui ai répondu fièrement que je n'étais pas un inconstant. Alors une fois encore il m'a conté les errances de sa jeunesse avec la patience passionnée qui illumine sa figure, quand il m'instruit.Maintenant, que m'aident les soixante-douze noms de Dieu inscrits sur l'écorce de bouleau que je porte au cou dans ma croix évidée, car je pressens un mystère impalpable et pourtant vivifiant dans les tribulations impétueuses de cet homme qui m'a ramené d'entre les morts. Il me faut vous en faire le récit, vous dire comment il fut jeté sur les routes, après que sa mère eut été convaincue d'hérésie, comment les loups l'ont déchiré en forêt d'Arques, comment il fut aimé par Fabrissa la perdue, comment il ne cessa pourtant de marcher à la poursuite de Brune, sa fiancée d'enfance, son étoile.

  • Vertueux dans un monde corrompu, consciencieux sans que l'on reconnaisse ses mérites, Mourad a toujours résisté aux tentations. Sa femme et sa belle-mère lui reprochent d'être resté pauvre. Au bureau, on ironise sur son train de vie minable. Mais les fonctionnaires comme lui ne sont-ils pas les derniers remparts protégeant l'État ?Un jour cependant, Mourad finit par craquer et accepte « une enveloppe ». Puis une deuxième. Il découvre avec ivresse les délices de l'argent facile, prend une maîtresse et emmène sa fille à la mer. Aussitôt, d'étranges malheurs s'abattent sur sa tête. On le soupçonne. On le traque. On l'interroge. Est-il si difficile d'entrer dans la tribu ?

  • Une femme rêve d'être une chatte Une femme a envie d'une chose Une femme s'imagine des choses Une femme se prend pour un chimpanzé Une femme prend son amant pour un grillon Une femme se voit dans un hamster

  • Dans ce récit dinspiration autobiographique, Abdelhak Serhane nous livre le portait émouvant dune enfance marocaine dans les années 50 au sein dune famille très pauvre installée dans un village isolée du Haut-Atlas. Enfance douloureuse marquée par une extrême misère matérielle et affective, et dominée par la figure dun père violent et dune mère soumise. Cest pourtant dans ce contexte que le jeune narrateur va faire son apprentissage de la vie, sinitier au français en lisant les bribes de journaux dont son père a tapissé le plafond de sa masure, et prendre peu à peu conscience de la condition peu enviable de ses compatriotes subissant larbitraire dun pouvoir archaïque. Car à travers la profusion danecdotes souvent touchantes qui ponctue lhistoire de cette famille, cest en filigrane un tableau au vitriol dune société gangrénée par la corruption et les interdits religieux qui est ici brossé, à mille lieux de limage parfois complaisante que lon peut avoir en Occident de la monarchie alaouite. Un livre engagé servi par une plume alerte et une verve expressive.

  • Avril 1943.
    Un artiste allemand - qui a fui le régime d'Hitler avant la guerre - débarque dans les Cévennes pour se cacher dans une authentique famille de paysans huguenots, avec la ferme conviction qu'il peut encore lutter contre l'Occupant par la seule force de son crayon.
    Sa route finira par croiser celle d'un maquis pas comme les autres, formé d'anciens des Brigades internationales, et Werner, partagé entre son amour pour Anna et Elise, deviendra l'un de ces " guerilleros de lumière " soutenus par la population locale, héritière des Camisards.

    Des multiples voix de ce grand roman d'aventure et d'amour sourd un chant européen de courage et de liberté.

  • Le narrateur, écrivain de son état, est accueilli dans une ville marocaine par de vieux amis, parmi lesquels se trouve le cul-de-jatte Rouida qui s'apprête à fêter son prochain mariage. Il accuse l'écrivain de faire de leurs vies misérables la matière de

  • « Mon frère était mort vierge. La mort le figeait à jamais, lui qui plaisait aux filles, n´en était pas embarrassé, pour qui grandir allait de soi, et qui avait le corps approprié, dans une enfance du sexe qui l´illuminait. Comment dans ces conditions, moi le piètre suiveur, eussé-je pu facilement, sans accidents ni fourvoiements, le dépasser sur ce terrain ? Sa mort éblouissante, aveuglante, dans le même temps où elle instaurait l´interdit, m´avait empêché de le voir. Voilà ce que je compris. »

  • L'Homme sorti de la mer est l'une des plus belles "aventures en Mer Rouge". Notre héros s'échoue sur la côte d'Arabie. Conspirateurs et personnages louches s'acharnent à sa perte... Il est même mis en prison ! Il se croit perdu. Mais son étoile veille...

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