presses de sciences po

  • Cet ouvrage a pour but de préparer les candidats aux concours de Sciences Po ou des IEP à l'ensemble des épreuves d'anglais. Il s'adresse aux lycéens comme aux étudiants du Supérieur (classes préparatoires, Université...) et couvre tous les concours, qu'il s'agisse de Sciences Po Paris ou des autres IEP (concours commun, dit « heptaconcours », mais aussi Bordeaux et Grenoble), de Bac 0 à Bac +3. Pensé comme un manuel tout-en-un, il propose des chapitres de vocabulaire sur les grands thèmes de la presse anglophone, des rappels de grammaire assortis d'exercices de mise en application, des conseils pratiques et des corrigés d'annales pour les questions de compréhension, les essais, la synthèse de documents, l'épreuve de synonymes et la version. Ces corrigés sont conçus selon des méthodes pas à pas qui permettront aux lecteurs de se familiariser avec les exigences de chaque concours et d'apprendre à rédiger des réponses pertinentes. 20 chapitres de vocabulaire couvrant les questions sociales, économiques et politiques ainsi que les principales difficultés à connaître. 24 chapitres de grammaire qui permettront aux étudiants de réviser les fondamentaux et de mieux rédiger. 27 corrigés d'annales détaillés portant sur les questions de compréhension, la synthèse de documents, les épreuves de synonymes, les essais et les versions, et assortis de conseils méthodologiques.

  • Sciences Po a réussi en quelques années son intégration internationale et la diversification de son recrutement. Tout le propos de Richard Descoings est de montrer concrètement qu'il est possible de concilier mondialisation et démocratisation. Après une première partie consacrée à lhistoire de Sciences Po avec ses permanences, ses moments dinflexion et ses ruptures stratégiques, Richard Descoings explique les logiques de mise en oeuvre dun projet éducatif, dune politique scientifique en sciences humaines et sociales, le développement dune grande bibliothèque de recherche et de presses universitaires tournées vers la Cité. Convaincu que la globalisation est une chance pour les universités françaises, lauteur sinterroge, au-delà du cas très particulier de Sciences Po, sur les voies et les moyens qui permettront à la France de renforcer son insertion dans la compétition internationale en matière denseignement supérieur et de recherche. Il met en évidence les atouts dont disposent les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche, et suggère des pistes dévolution sur quatre grands sujets : lautonomie et le gouvernement des universités ; la démocratisation effective de lenseignement supérieur ; le financement des universités et de la recherche. Léducation est aujourdhui lun des premiers sujets de préoccupation des Français. Richard Descoings, homme daction et de conviction, laborde par des questions souvent jugées taboues sous langle du « que faire ? comment faire ? » et propose une feuille de route pour les années à venir.

  • Avec la crise actuelle, toutes les sciences sociales sont confrontées à des remises en débat de leurs schémas de compréhension ou à l'émergence de nouveaux axes de recherche. Cette évolution pousse les chercheuses et les chercheurs vers des frontières interdisciplinaires : l'évolution des États providences, l'équilibre entre libertés publiques et contraintes collectives, la confiance interindividuelle et verticale, les relations de travail, l'enjeu environnemental, les relations internationales et de puissance commerciale, la compréhension de l'événement dans une démarche comparative et historique, les inégalités et la prospérité.
    Pour la première fois, les chercheuses et chercheurs de Sciences Po ont voulu ancrer leurs réflexions dans une production commune, accessible à tous.

    Professeur des universités en histoire et sociologie politique, Marc Lazar est président du Centre d'histoire de Sciences Po où il est aussi directeur du département d'histoire et président du Conseil scientifique.

    Professeur des universités en économie, Guillaume Plantin est directeur scientifique de Sciences Po.

    Directeur de recherche au CNRS, Xavier Ragot est président de l'OFCE.

  • Jean-Michel Decroly, François Gemenne, Edwin Zaccai Controverses climatiques, sciences et politique Avec Jean-Paul Bozonnet, Jean-Baptiste Comby, Riley E. Dunlap, Paul N. Edwards, Bruna Gaino, Olivier Godard, Clive Hamilton, Claude Henry, Jiao Hu, Bruno Latour, Valérie Masson-Delmotte, Aaron M. McCright, Naomi Oreskes, Laurence Tubiana, Jean-Pascal van Ypersele Livre broché - 22,00 Description | Sommaire | Médias | Fiche technique Depuis une vingtaine d'années, des voix s'élèvent pour contester la réalité du réchauffement de la planète. Pourquoi un tel déni ? Comment expliquer la diffusion massive de doutes sur un fait recueillant pourtant le consensus scientifique ? Quel rôle les médias jouent-ils dans cette diffusion ?

    À quels lobbies et à quels agendas politiques ces « marchands de doute » obéissent-ils ? Cet ouvrage donne la parole à dix-huit spécialistes internationaux de la climatologie et de l'analyse sociologique et politique. Ils examinent pourquoi et comment de telles controverses se forment dans le monde entier, reviennent sur les incertitudes qui font débat ainsi que sur les acteurs, les discours et les stratégies du « climato-scepticisme », en particulier en France, aux États-Unis et en Chine.

    Une réflexion engagée et un livre de référence sur l'étude d'un phénomène qui questionne les rapports entre sciences et politique et qui dépasse le cercle académique pour s'adresser à tout lecteur intrigué.

  • "Les études sur le genre, qui ont connu un essor important depuis les années 1970, offrent de nouvelles clés pour appréhender les disciplines traditionnelles. Alors que la science politique se montre plus rétive que d'autres à la prise en compte des perspectives du genre, l'objet de cet ouvrage est de révéler leurs apports décisifs à l'analyse du politique.
    Les notices de ce dictionnaire pionnier recensent les concepts, théories et objets canoniques de la science politique (citoyenneté, libéralisme, administration, partis politiques, mondialisation, etc.) en montrant le rôle central du genre dans leur genèse et leur maturation. Elles révèlent aussi le fonctionnement des inégalités entre les femmes et les hommes dans les partis, les assemblées, et la manière dont se fabrique et s'exprime le rapport entre les sexes dans les discours et les comportements politiques. Enfin, elles présentent les nouveaux concepts forgés par les spécialistes du genre (care, féminisme d'État, intersectionnalité, etc.).
    Écrit dans une langue claire et accessible, fort d'une approche comparative entre études anglophones et francophones et d'une vaste bibliographie constituant un outil de référence indispensable, cet ouvrage tire aussi sa richesse de la contribution de plus de 50 spécialistes de différentes générations, qu'il s'agisse d'auteur.e.s qui ont créé des concepts ou mené les premières enquêtes sur le genre en politique, ou de jeunes chercheur.e.s qui les utilisent et les font vivre aujourd'hui.
    Il intéressera particulièrement les étudiant.e.s, enseignant.e.s et chercheur.e.s. souhaitant accéder à une connaissance précise et pédagogique des apports des travaux sur le genre à la science politique comme à ses disciplines connexes, sociologie, histoire, anthropologie."

  • Les avancées récentes des sciences sociales doivent beaucoup aux grands programmes et enquêtes statistiques qui permettent de comparer dans différents pays aussi bien l'impact des choix effectués en matière de politiques publiques que les évolutions des sociétés. Ces données sont maintenant facilement accessibles grâce à des centres d'archivage spécialisés qui les mettent gratuitement à la disposition des étudiants et des chercheurs. Mais jusqu'ici sociologues et politistes français étaient, dans l'ensemble, peu familiers de ces enquêtes et des réseaux d'archives.
    Cet ouvrage se veut un manuel d'initiation aux enquêtes comparatives et au partage des données internationales. Dans cet objectif de pédagogie, et dans une approche exempte de jargon statistique, les auteurs dressent ici un bilan des acquis essentiels de ces enquêtes dans les domaines des comportements électoraux, de la religion et des valeurs, des modes de vie, des pratiques culturelles, de la mobilité sociale, des comportements démographiques.
    A cela s'ajoute un guide méthodologique des techniques d'échantillonnage, des principales difficultés et potentialités de la comparaison internationale, des apports de l'analyse longitudinale (panels), de l'organisation des réseaux d'archives, et des principes éthiques qui assurent la protection des données individuelles.
    Ont également contribué à cet ouvrage : Pierre Bréchon - Anne Cornilleau - Philippe Coulangeon - Aline Désesquelles - Dominique Joye - Nonna Mayer - Ekkehard Mochmann - Mirna Safi - Nicolas Sauger - Roxane Silberman - Olivier Thévenon - Louis-André Vallet - Mary Vardigan.
    Le réseau Quetelet coordonne les activités d'archivage, de documentation et de diffusion des données en sciences humaines et sociales du Centre de données socio-politiques (CDSP), du Centre Maurice-Halbwachs (ADISP) et du service des enquêtes de l'Ined.

  • Au moment où l'importance de l'administration publique et de sa modernisation progressive attire partout l'attention générale, où l'action d'assistance technique des Nations unies dans les pays sous-développés contribue puissamment à faire comprendre la position clef des problèmes administratifs pour l'avenir du monde, il est d'une importance capitale que la doctrine administrative américaine, les méthodes de recherches et d'enseignement aux États-Unis soient connues et étudiées. L'auteur présente dans son ouvrage pionnier la genèse, les spécificités, l'idéologie et l'orientation pratique de cette science américaine. Pour la première fois le lecteur européen est ainsi à même de suivre l'évolution des études administratives en Amérique dès l'important apport de Woodrow Wilson à cette science, ses attaches avec les courants du « progressivisme » et autres, sa dépendance profonde du « scientific management movement », son orientation psychologique et sociologique à l'époque contemporaine. Le lecteur obtient un tableau précis et clair de courants doctrinaux divers, de l'organisation de la recherche scientifique et de ses réalisations, de la structure de l'enseignement universitaire et professionnel (programmes, méthodes, tendances), enfin des conquêtes américaines sur les plans de la préparation de fonctionnaires (« pre-entry education »), de leur formation (« in-service training ») et de leur perfectionnement (« post-entry training »). Des index particulièrement détaillés (table analytique des matières, table alphabétique des matières, index des noms et des institutions cités) rendent l'orientation facile. Ainsi cette monographie devient pour les représentants de diverses sciences sociales un instrument indispensable de travail.

  • L'auteur traite des relations entre la science politique et les sondages et, plus précisément, de leurs apports mutuels. Il envisage ensuite la manière dont des études concertées entre instituts d'études politiques (IEP de Paris en l'occcurrence) et instituts de sondages (IFOP) pourraient être mises en place.

  • Avant-propos Préface Chapitre 1. La science politique, objet et méthode Chapitre 2. Histoire des idées politiques Chapitre 3. Théorie politique Chapitre 4. Opinion publique et élections Chapitre 5. Partis et groupes de pression Chapitre 6. Institutions politiques et administratives Chapitre 7. Institutions comparées Chapitre 8. Relations internationales Chapitre 9. "Area studies" Périodiques spécialisés Index des auteurs Liste des éditeurs

  • La science prétend dire tout le réel, physique et social, et ainsi le dominer. La philosophie prétend dire... le reste, « le sens de la vie ». Quant à « la politique », elle est mensonge. Vraiment ? Et si tout cela, et son reflet obligé (la « revanche » de la nature physique « violentée » par les hommes, et de la « société civile », violentée par l'État, la « déconstruction » des lois scientifiques, la « réduction » de la philosophie à une illusion), n'était que billevesée ? Et si l'unification de la science du génome humain, de l'intelligence artificielle, du marché et de la démocratie droit de l'hommes que n'était que le récent avatar du darwinisme social ? Et si l'on avait oublié que l'homme, parce qu'il est social, parle toujours du réel « politiquement » ? Et que la division « Nature »-« Société » est elle-même politique parce que seuls des humains peuvent la formuler à partir des organisations où ils sont situés ? Et si la philosophie était une partie du contexte de la découverte scientifique et la science, une partie du contexte de la découverte philosophique ? Et si la musique et les mathématiques nous signifiaient également que le zoon politikon use toujours de langages sociaux de part en part pour essayer de dire plus que le social ? Et si le politique, à la fois l'objet dont nous parlons et le lieu d'où nous parlons, révélait que le réel est à nos yeux irréductiblement plural et en désordre et que la science quelle qu'elle soit, loin de le réduire et l'épuiser (c'est-à-dire le dissoudre), le renouvelle en y trouvant toujours de nouvelles énigmes dont la résolution ne tombe jamais tout à fait juste ? Et s'il ne pouvait y avoir de « théorie de tout » parce que nous nous essayons toujours à théoriser « universellement » à partir du seul « univers » humain que nous connaissions parce que c'est le seul dans lequel nous vivions : le « plurivers » politique ?

  • Certains mondes sociaux font rarement parler d'eux. Celui des jeunes femmes de la campagne, cette partie de la jeunesse qui « ne pose pas problème » a priori, est l'un d'eux.Pour faire entendre la voix de celles qui ont grandi et qui vivent en milieu rural, Yaëlle Amsellem-Mainguy a sillonné des territoires ruraux très divers. Originaires de milieux populaires, les jeunes femmes qu'elle a rencontrées et dont elle restitue le quotidien et les aspirations occupent souvent des emplois au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à « mieux ».

    Yaëlle Amsellem-Mainguy est sociologue, chargée d'études et de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) et membre du Centre d'études et de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).

  • L'économie est omniprésente dans le débat public et les économistes ont un sentiment de légitimité et une autorité sans commune mesure avec leurs collègues des autres sciences sociales ; ils sont davantage persuadés que leurs travaux peuvent résoudre les grands problèmes du monde. L'économie est aussi la science sociale la moins féminisée de toutes.
    « Je suis une économiste féministe » affirme Hélène Périvier. Pour lever le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de la science économique. Pour défendre l'égalité des sexes et se doter, grâce à la rigueur de la recherche scientifique, des savoirs et des outils économiques qui permettent d'y parvenir.

    Hélène Périvier est économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE-Sciences Po). Elle est responsable du programme PRESAGE- Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre.

  • Comment l'interdiction de la fracturation hydraulique a-t-elle pu s'imposer en France en quelques mois? Le gouvernement, l'administration publique et ses experts, de puissants lobbies semblaient pourtant s'accorder sur l'intérêt économique de cette exploitation quand le grand public ignorait jusqu'à l'existence des gaz de schiste.
    S'appuyant sur une vaste enquête, ce livre donne à voir la politique en train de se faire. Il rappelle qu'une politique publique n'est pas écrite d'avance : elle est le produit de luttes entre divers acteurs qui mettent l'État sous pression. Menées tantôt dans les arènes discrètes de l'administration ou des lobbies, tantôt dans l'espace médiatique et public, ces batailles du sens permettent de comprendre comment se construisent les politiques publiques.

    Philippe Zittoun est chercheur HDR en science politique à l'Université de Lyon. Ses recherches portent sur le processus de fabrique des politiques publiques.
    Sébastien Chailleux est enseignant-chercheur au Laboratoire Passages (UMR5319) à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

  • Des attentats islamistes que notre pays subit depuis 2012 aux manifestations à dimension émeutière actuelles, nous sommes saturés d'images de violence. La France du XXIe siècle semble s'éloigner de la « civilisation des moeurs » amorcées au XVIe siècle avec la construction de l'État selon la thèse classique de Norbert Élias. La violence politique fait couler beaucoup d'encre, mais sa matérialité est rarement étudiée. C'est ce que propose cet ouvrage, qui effectue un recensement inédit des actes de violence politique en France de 1986 à aujourd'hui. Ce regard à la fois froidement statistique et historique permet d'objectiver la réalité de faits qui font souvent la une d'une actualité anxiogène. S'en dégagent plusieurs évolutions remarquables tranchant avec les représentations communes.

    /> Isabelle Sommier, professeure de sociologie politique à l'Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne et chercheure au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) dirige cet ouvrage en collaboration avec Xavier Crettier, professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain et François Audigier est professeur en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine.

  • Reformer les retraites Nouv.

    La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?

    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

    Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (CEE), Bruno Palier est directeur du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Il travaille sur les réformes des systèmes de protection sociale en France et dans le monde.

  • Un monde sans faim : gouverner la sécurité alimentaire Nouv.

    Début 2008, les prix agricoles mondiaux s'envolent. Des « émeutes de la faim » éclatent dans soixante pays à travers le monde. Paradoxalement, la production agricole mondiale est alors particulièrement élevée. Le défaut d'anticipation des gouvernements nationaux comme des organisations internationales se fait jour : la sécurité alimentaire ne peut plus être envisagée uniquement comme un problème agricole et de développement. De plus, la traditionnelle vision productiviste de la lutte contre la faim se confronte aux enjeux sanitaires et environnementaux. Pour nourrir neuf milliards de personnes en 2050, le meilleur levier ne serait-il pas de mieux répartir ?

    Cet ouvrage dresse un panorama éclairant de la nouvelle gouvernance de la faim.

    Antoine Bernard de Raymond est sociologue, chargé de rechercher INRA.
    Maîtresse de conférences en sociologie, Delphine Thivet est directrice adjointe du Centre Émile Durkheim.

    avec les contributions de : Arlène Alpha, Pierre-Marie Aubert, Nicolas Bricas, Matthieu Brun, Vincent Cardon, Priscilla Claeys, François Collart Dutilleul, Jessica Duncan, Eve Fouilleux, Nadia Lambek, Florence Pinton, Yannick Sencébé, Sina Schlimmer, Gilles Tétart.

  • L'emploi et le territoire Nouv.

    On observe, aujourd'hui plus encore qu'hier, un processus de concentration de l'activité économique, tandis que les ménages, soucieux de leur cadre de vie, ne sont pas tous attirés par les zones les plus denses. La mobilité des travailleurs n'est donc pas toujours corrélée aux processus de relocalisation des emplois. Inversement, les entreprises ne sont pas toujours à même de répondre aux nouvelles formes d'habitat et de mobilité en ajustant leurs stratégies de localisation. Ce double décalage nourrit des situations de chômage chronique. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une recension des travaux récents de recherche en économie en France comme à l'étranger, analyse cette géographie de l'emploi en France et présente des solutions ciblées dépasser ces contradictions.

    Thomas Delemotte est doctorant affilié au CREST (École Polytechnique & Ensae) et à l'Institut des Politiques Publiques.Ancien directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST), Francis Kramarz est professeur à l'École polytechnique.Benoït Schmutz est professeur associé à l'École Polytechnique.

  • La République est trop souvent en France réduite à un slogan - "Vive la République!", prononcé comme allant de soi. Ceux qui l'invoquent le font toujours au nom des menaces qui pèsent sur elle, nous conjurant de les rejoindre pour la défendre. Mais que s'agit-il de défendre ? Sommes-nous au clair sur ce qu'elle représente, comme héritage à préserver, comme promesse à honorer ?Dans ce bref et alerte essai, Jean Picq nous invite à découvrir les sources originelles de l'idée de république. En pointant ces moments clés où se cristallisent des représentations politiques et s'affirment des principes de vie commune, il relate la singularité d'une histoire, la nôtre, par rapport à celle de nos voisins.

    Ancien président de la troisième chambre de la Cour des Comptes et professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris, Jean Picq est notamment l'auteur de Politique et religion. Relire l'histoire, éclairer le présent (Presses de Sciences Po, 2016).

  • Quel est l'impact de la mondialisation sur l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat ? Alors que la pandémie de Covid-19 a vu la critique de la mondialisation s'exacerber, que savent les économistes à ce sujet ?

    En proposant une instruction à charge et à décharge de l'économie mondialisée sur le plan social, Lionel Fontagné analyse les deux faces de la mondialisation incarnées par le caddie et la feuille de paie. Ensemble ils déterminent, in fine, s'il y a gain ou perte de pouvoir d'achat.

    Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne et chaire associée à l'École d'économie de Paris, membre du Cercle des économistes, Lionel Fontagné a dirigé le Centre d'études prospectives et d'informations internationale.

  • « Sympathiques » ou « khmers verts », « idéalistes » ou « arrivistes », les militants écologistes ont une image très contrastée auprès des commentateurs de la vie politique comme de la population française. Le principal parti vert hexagonal, Europe écologie les verts (EELV), passe pour une organisation divisée, « coupeuse de têtes » et cacophonique. Contrairement à d'autres militants, leurs moeurs et pratiques quotidiennes sont aussi exposés à la critique que leurs positions politiques, environnementales et sociales.Écrite à hauteur d'adhérent, cette enquête revient sur trente ans d'un parti qui entend faire de la politique autrement. Elle interroge les implications d'un engagement chez les Verts, de la prise de carte à la formation de semi-professionnels de la politique.

    /> Vanessa Jérôme est politiste, docteure associée au CESSP/Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste du parti écologiste français, ses recherches portent sur l'engagement militant, la socialisation politique, le métier politique et les violences sexistes et sexuelles en politique.

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