Essais / Réflexions / Ecrits sur la BD

  • Lorsquil envoie à Hergé ses dessins inspirés de lunivers de Tintin en décembre 1960, le jeune Jacques Langlois nimagine pas quil vient dinitier une correspondance qui durera plus de vingt ans. Spectateur privilégié de nombre dévénements ayant marqué lunivers de Tintin, il rend ici hommage à ce petit monde en feuilletant, en même temps que les 23 albums de la collection, celui de ses souvenirs.

    Quest-ce que la « tintinologie » ? Comment Hergé a-t-il créé son personnage ? Doù vient le nom « Haddock » ? Un Tchang en cacherait-il un autre ? Tintin a-t-il un avenir ?

    Entre souvenirs et analyse personnelle dun monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera leffet dune madeleine de Proust à plus dun lecteur

    Né en 1950, Jacques Langlois adresse à Hergé ses premiers dessins imités de Tintin en 1960, inaugurant une correspondance de plus de vingt ans, ponctuée de plusieurs rencontres.
    Après la disparition du dessinateur, tout en poursuivant une carrière professionnelle sans relation avec la BD, il reste proche du monde des tintinophiles, devenant un collectionneur et exégète de son uvre.
    Il est administrateur de lassociation Les Amis de Hergé et membre du comité de rédaction de la revue éponyme.

  • Bien qu'issu d'un milieu aux convictions étroites, Georges Remi dit Hergé (1907-1983) est parvenu à donner naissance à une oeuvre ouverte et universelle. Pour Hergé, la bande dessinée ne fut jamais un art mineur. Il voulut tout faire entrer dans Les Aventures de Tintin : ses curiosités et ses angoisses, ses passions et ses rêves, sa sensibilité au siècle. Quelques semaines avant sa mort, il déclarait y avoir mis toute sa vie. Il y avait mis en tout cas la plus belle part de lui-même. Benoît Peeters, spécialiste de l'oeuvre d'Hergé qu'il connaît mieux que personne évoque dans ce texte passionnant, plein d'anecdotes révélées pour la première fois, l'itinéraire complexe de ce créateur et cet art de la bande dessinée qu'il a porté au plus haut.

  • Hergé est né en même temps que le cinéma. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour le 7e art, et ses « expériences cinématographiques » le marquèrent pour toute son oeuvre. Il affirma plus tard : « Je considère mes histoires comme des films », en précisant ses acteurs favoris : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, etc., et en mentionnant plusieurs influences cinématographiques précises.Bob Garcia a mené l'enquête pendant plus de vingt ans et visionné des centaines d'heures de films. Après s'être intéressé aux origines de la culture cinématographique du jeune Hergé, puis aux genres, acteurs et réalisateurs qui l'ont inspiré, il a recherché les films qui furent déterminants dans la création de chacun des albums et livre ici de nombreuses références et influences inédites et stupéfiantes.Autant d'invitations, pour les cinéphiles et les tintinophiles, à jeter un nouveau regard sur le travail d'Hergé.
    Passionné de littérature populaire, de musique et de bande dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Il a publié en 2018 Tintin, le diable et le bon Dieu chez le même éditeur.

  • Créer une BD case à case

    Ilya

    • Eyrolles
    • 25 January 2018


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  • La bande dessinée est aujourd'hui à un tournant de son histoire. Son image sociale s'est considérablement améliorée, sa légitimité culturelle ne fait plus guère débat. Or ces évolutions, qui font d'elle un objet de mieux en mieux identifié et de plus en plus reconnu, se produisent alors que le marché, lui, au sortir d'une période de croissance continue, connaît une véritable crise, impactant tant les marges des éditeurs que les revenus des auteurs. Dans le cadre des États généraux de la bande dessinée, lancés en janvier 2015, qui se proposent de « faire un bilan et une analyse la plus exhaustive possible de la situation », ce petit livre interroge à chaud les évolutions récentes de la production éditoriale, la féminisation de la profession, l'essor de la non-fiction, la situation de l'édition alternative, la multiplication des formations spécialisées, la percée de la bande dessinée sur le marché de l'art, sa place à l'université et quelques autres questions d'actualité.

    Historien et théoricien de la bande dessinée, Thierry Groensteen est chargé de mission auprès de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, rédacteur en chef de la revue en ligne NeuvièmeArt2.0, directeur de collection chez Actes Sud et auteur de nombreux ouvrages.

  • Au cours de ses nombreux voyages, de 1929 à 1976, Tintin n'hésite pas à se fondre parmi la population qui l'entoure en adoptant ses costumes. La lecture des albums des aventures de Tintin permet d'analyser presque un demi-siècle de mode vestimentaire en Europe et d'admirer des costumes venus des pays où Tintin était censé exercer son métier de reporter : en Amérique, en Asie, en Afrique. Hergé a mis un soin particulier à reproduire les vêtements de l'époque des habitants des pays traversés par son héros.

  • « Je vous assure que je ne comprendrai jamais le succès de Tintin. Pour moi, il doit y avoir, au départ, un malentendu... », avouait Hergé. Plus de trente ans après sa mort et quarante ans après la parution du dernier album achevé, le succès de Tintin perdure. L'universalité de son audience n'est plus à démontrer, avec une traduction en plus de cent langues. Mais s'est-on vraiment interrogé sur les raisons de ce succès, par-delà la reconnaissance de l'immense talent du dessinateur et scénariste belge ? La littérature savante et critique autour de Tintin est pléthorique (biographies de l'auteur, interprétations psychanalytiques, analyses socio-politiques, décryptage du contexte historique). Renaud Nattiez prend le parti de suivre une autre démarche, qui s'appuie sur le contenu même de l'oeuvre d'Hergé. Le vérisme, la facilité à s'identifier au héros grâce à son indétermination, les nombreux niveaux de lecture et la diversité des mobiles au service d'un objectif moral clair contribuent au succès universel de Tintin. Mais ces éléments ne suffiraient pas à expliquer un triomphe aussi durable, s'ils ne s'accompagnaient d'un atout supplémentaire déterminant que Le Mystère Tintin nous dévoile peu à peu...Grâce à une méthode d'analyse rigoureuse qui n'exclut pas quelques détours par la philosophie, ce livre renouvelle en profondeur notre compréhension des Aventures de Tintin.Renaud Nattiez est né entre Paris et la Belgique, pendant la gestation d'On a marché sur la Lune. Ancien élève de l'ENA et Docteur en économie, il est aujourd'hui inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche.

  • Cet ouvrage a été conçu pour aider le lecteur à identifier les influences artistiques, picturales, cinématographiques, musicales ou littéraires du père de Tintin. Où peut-on voir un tableau de Picasso ou un autre de Sisley ? Quels designers modernes ont inspiré Hergé pour représenter le mobilier présent dans les albums ? Quels cinéastes ont influencé Hergé ? Avec les moyens de l'époque, Hergé avait réussi à rassembler une documentation très variée, tant artistique que scientifique.

  • Si tout semble avoir été dit et écrit sur René Goscinny, son oeuvre cinématographique et télévisuelle a trop souvent été survolée. Après avoir  débuté comme gagman, Goscinny est devenu producteur de ses films, à la tête d'un important studio d'animation européen (avec Uderzo). On lui doit trois films, trois téléfilms, cinq dessins animés et une série télévisée, sans compter des participations à des scénarios et des projets non aboutis.  Collaborant régulièrement avec Pierre Tchernia et une équipe de comédiens fidèles (Roger Carel, Michel Serrault, Micheline Dax, Michel Galabru, Rosy Varte, Jean-Marc Thibault...), il a écrit des scénarios qui lui ressemblent, et qui ont dans son oeuvre une place aussi importante que les albums d'Astérix ou les livres du Petit Nicolas.
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    Cet ouvrage  donne un coup de projecteur sur la carrière audiovisuelle de René Goscinny, 40 ans après sa mort, et à l'occasion d'une rétrospective «  Goscinny et le cinéma  » organisée par  la Cinémathèque française à l'automne 2017.

  • Tintin est né dans le monde très catholique de la bande dessinée franco-belge de l'entre-deux guerres. C'est donc tout naturellement qu'Hergé a distillé de multiples allusions aux grandes valeurs du christianisme, fondamentalement ancrées en lui, au fil des albums qu'il a créés. Incarnées par son héros, elles sont omniprésentes dans une oeuvre qui témoigne également d'un intérêt très documenté et respectueux du dessinateur pour les autres croyances.Après avoir resitué chaque bande dessinée dans son contexte de création, Bob Garcia s'attache à répertorier les références aux religions, mythes ou superstitions qui apparaissent dans l'oeuvre hergéenne. Il nous démontre ainsi que, contrairement aux procès d'intention dont elles ont pu faire l'objet, les Aventures de Tintin nous enseignent la tolérance, le respect et l'ouverture sur le monde.
    Passionné de littérature populaire, de musique et de bande dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Son dernier roman aux éditions du Rocher, Les Spectres de Chicago, est paru en 2016.

  • L'ascension du 9e Art :
    Nathalie Heinich, L'artification de la bande dessinée
    Benoît Mouchart, Le festival d'Angoulême, instrument de légitimation
    Philippe Dagen, Sens dessus dessous. Art contemporain et bande dessinée
    Pascal Ory, Une vie avec la BD (entretien)

    La conquête d'une place :
    Fabrice Piault, Naissance d'un marché
    Antoine Torrens, La bande dessinée en bibliothèque. La constitution d'une géographie inconsciente

    Éléments d'une histoire :
    Thierry Groensteen, 1833-2000 : une brève histoire de la bande dessinée
    Jean-Pierre Mercier, La bande dessinée américaine, entre mass media et contre-culture
    Benoît Mouchart, 2000-2017 : les mutations de la bande dessinée
    Jean-Marie Bouissou, Le manga en douze questions
    Benoît Mouchart - Jacques Tardi, Abattre les jours (entretien)

    L'écriture et l'image :
    Benoît Peeters, Une écriture spécifique
    Tristan Garcia, Enfance de la bande dessinée. L'art des images et des âges
    J. M. G. Le Clézio, Un enthousiasme d'enfance

    La folie Tintin :
    Pierre Assouline, Hergé sacré, sacré Tintin!
    Rémi Brague, Tintin, ce n'est pas rien!
    Jean-Luc Marion, Tintin comme système. Esquisse d'une interprétation
    Hubert Védrine, BD, histoire et géopolitique

    La BD à l'école :
    Cécile Gonçalves, La BD a sauvé mes cours de philo
    Vincent Marie, Fragments d'une guerre dessinée. La BD historique et la Grande Guerre
    Lucie Servin, La mémoire de la Shoah et sa représentation dans la BD
    David Vandermeulen, La BD et la transmission du savoir

  • Quel mystère cadence les gestes et expressions des personnages de bande dessinée ? Comment une simple série d'images, fixes et bidimensionnelles, peut-elle prêter chair à des corps si dynamiques qu'ils semblent se mouvoir sur la page et que l'on pourrait presque sentir, entendre, toucher ? A travers deux entretiens avec deux grands auteurs de BD, Frédéric Boilet et Lorenzo Mattotti, et douze contributions universitaires, cet ouvrage, invite sous l'angle de l'interdisciplinarité, à l'exploration de ces corps dessinés aux multiples langages.

  • La bande dessinée est née sur papier et peut-être même du papier : depuis les journaux grand public ou spécialisés, les fascicules de petits formats ou les albums cartonnés, jusqu'aux romans graphiques d'aujourd'hui. Mais elle investit également depuis quelques années les supports numériques et se développe sur Internet. Le numérique interpelle la bande dessinée et sans doute la bouscule-t-il quelque peu, car il offre des possibilités que n'autorise pas le papier : introduire du mouvement, du son etc. Mais alors, est-ce encore véritablement de la bande dessinée ? À l'inverse, la bande dessinée possède une réelle capacité à investir ses supports et à les reconfigurer selon ses propres règles... Cet Essentiel, illustré par les dessins de Martin Guillaumie, réunit auteurs, acteurs et théoriciens de la bande dessinée. Il fait le point sur la question de la relation entre bande dessinée et numérique pour apporter des réponses et offrir des éléments de réflexion critique.

  • "Mieux vaut exercer son intelligence à des conneries que sa connerie à des choses intelligentes." Les Shadocks
    Nous aimons tous les Schtroumpfs. Leur univers fait partie intégrante de notre enfance. Pas question, pour l'auteur, d'en casser la magie ou d'en rompre le charme ; mais bien au contraire de prolonger le plaisir autrement...
    Les Schtroumpfs peuvent être étudiés sous une infinité d'angles : culturel, esthétique, marketing, économique, juridique, historique, sociologique, psychologique, psychanalytique. Pédagogique également : ils s'adressent en priorité à un public d'enfants. Une telle approche explique certains traits saillants du monde des Schtroumpfs, comme l'absence de sexualité. Le village des Schtroumpfs peut apparaître comme la métaphore d'une classe d'école.
    Mais allons plus loin dans l'analyse :
    Les petits lutins de Peyo se ressemblent tous : bonnet blanc, collant blanc, corps bleu, petite schtroumpf bleue, excepté le grand Schtroumpf, ils vivent en collectivité et travaillent tous à une cause commune : réparer le village après le passage d'un méchant, bâtir un pont sur la rivière Schtroumpf... l'initiative privée est rarement récompensée, elle est même la plupart du temps réprimée, ils prennent leur repas tous ensemble dans une salle commune, ils ont un chef unique, ils sortent très rarement des limites de leur petit pays...
    Cela ne vous évoque rien ? Une dictature politique par exemple ?
    Antoine Bueno, professeur à l'IEP de Paris, nous propose une étude intéressante autant que divertissante émaillée d'exemples divers pris dans l'oeuvre de Peyo. Son raisonnement étayé en étonnera plus d'un, et livrera aussi toutes les réponses aux questions fondamentales que pose la série, comme la taille réelle des Schtroumpfs.
    A l'issue de la lecture, nous espérons qu'il vous aura convaincu d'une chose : Le monde des Schtroumpfs semble bien un archétype d'utopie totalitaire. Alors, cela change-t-il pour autant le regard que nous portons dessus ? En aime-t-on moins les petits lutins de Peyo ? Sans doute pas. Faut-il s'en inquiéter ? C'est toute la question...

  • La BD a souvent mis en scène des croyances ou pratiques religieuses. Certains auteurs se contentent de faire écho à la culture ambiante. Mais d'autres nourrissent une réflexion sur la foi ou sur l'histoire des structures confessionnelles. D'autres enfin font oeuvre prosélyte, cherchent à convaincre par le biais des cases et des bulles. De tels liens suscitent de multiples interrogations. Quelles limites peuvent imposer aux dessinateurs et aux scénaristes les canons d'un culte ou un clergé ? Quelles solutions adoptent les auteurs pour faire entrer le spirituel dans la logique des strips et des planches ? Comment une « nouvelle BD », plus adulte et plus irrévérencieuse, renouvelle-t-elle le traitement des sujets religieux ? Cet ouvrage entend aborder de telles questions de la manière la plus large possible. On y évoquera en effet l'école franco-belge, mais aussi les comics, les mangas, et des productions moins connues, comme les BD arabes et turques, israéliennes, africaines. De même, diverses religions seront prises en compte : le christianisme, l'islam, le judaïsme, le bouddhisme, mais aussi un prophétisme africain comme le kimbanguisme.
    Philippe Delisle est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Jean Moulin de Lyon. Il a fondé et dirige la collection « Esprit BD », au sein de laquelle il a déjà publié plusieurs volumes sur la BD franco-belge.

  • En ce temps de crise des légitimités culturelles, il est pour le moins pertinent de faire le point sur les statuts des productions qui en sont l'objet. Et ce, quelle que soit leur position au sein du marché concerné, jusqu'il y a peu dominante ou, inversement, dominée. Se focaliser sur la bande dessinée parmi ces productions s'avère particulièrement de circonstance, pour peu que l'on tienne compte de la critique qui lui est faite.

  • Aujourd'hui la bande dessinée est partout au point que l'on ne prête guère attention à la singularité de sa présence. À la une des magazines, dans les manuels scolaires, sur les murs des villes, l'image bédéiste a colonisé l'imaginaire des sociétés contemporaines. Qu'ils soient férus de littérature graphique, simples amateurs, indifférents, voire hostiles, les contemporains, face à cette débauche d'images, ne peuvent ignorer des personnages devenus familiers. Lecteurs et lectrices, de tous les âges et de toutes conditions, peuvent avec ravissement se plonger dans les univers de la BD, découvrir des mondes improbables, suivre des reportages, prendre la mesure des connaissances scientifiques. Ainsi se déploie une douce accoutumance à toutes les formes de narrations graphiques. Revues, festivals, rencontres contribuent à maintenir ou à accroître la dépendance aux bulles et aux cases. Mais, miroir déformant, la bande dessinée offre aussi un panorama des addictions à l'alcool, au tabac ou au sexe.



  • " Il y a toujours un peu de l'auteur dans un personnage... Pourtant Astérix adore le sanglier, moi, j'ai horreur de ça ! " GOSCINNY


    " Il y a toujours un peu de l'auteur dans un personnage...
    Pourtant Astérix adore le sanglier, moi, j'ai horreur de ça ! "

    Que savons-nous réellement d'Astérix : quel est le secret de la potion magique ? Pourquoi le nom d'Astérix ? Pourquoi des Gaulois ? Quelles ont été les sources d'inspiration de René Goscinny ? Quelle était sa méthode d'écriture ? Comment travaillait-il avec Uderzo ? Comment expliquer ce succès ?
    Voici l'histoire d'Astérix racontée par son co-créateur, René Goscinny, disparu prématurément en 1977. Rassemblées sous forme d'abécédaire, des centaines de citations composent ce " récit " inédit émanant directement de celui qui, un jour, écrivit pour la première fois sur une feuille de papier le nom " ASTÉRIX ".
    Avec son ami dessinateur Albert Uderzo, le génial scénariste ignorait alors qu'il venait de créer un héros planétaire : 350 millions d'albums vendus et plus de 150 traductions.
    Astérix, Baffes, Banquet final, Bing, Calembours, César, Cinéma, Corses, Érotisme, Falbala, Gaulois, Idéfix, Imbéciles, Normands, Obélix, Potion magique, Romains, Sanglier, Toutatis, Vercingétorix... sont quelques-uns des vocables évocateurs de l'univers d'Astérix présentés dans ce volume.

  • Au cours des cinquante dernières années, Astérix a parcouru le monde, et pas seulement dans de savoureuses aventures. Traduite dans plus de cent langues et dialectes, la série a aussi conquis le monde pour le plus grand bonheur de générations de lecteurs. Enfin, elle est devenue transmédiatique, grâce aux dessins animés, films et autres jeux vidéos. Il fallait bien un colloque international à l'université Sorbonne Nouvelle pour célébrer le cinquantenaire du plus célèbre des guerriers gaulois Des universitaires d'horizons divers, exégètes, traducteurs, traductologues, spécialistes des médias, venus de Gaule, d'Hispanie, d'Helvétie, mais aussi d'Égypte et du Japon, ont exploré le monde, les mondes, d'Astérix. Le présent ouvrage est une sélection des contributions présentées lors du colloque. Nul doute qu'il répondra aux questions que le lecteur peut encore se poser sur le « phénomène Astérix ».

  • Mira Falardeau présente ici trois générations de femmes artistes, du début du XXe siècle à nos jours, en Amérique du Nord, en Europe francophone et au Moyen-Orient. À travers les portraits et les témoignages de Trina Robbins, en passant par Claire Bretécher, Marjaine Satrapi, Line Arsenault, Zviane et toutes les autres, l'auteure désire répondre à cette question : pourquoi y a-t-il si peu de femmes qui font de la caricature, de la bande dessinée et du cinéma d'animation? Selon les chiffres, en effet, elles ne représentent actuellement que 2 % à 7 % des artistes de l'humour visuel.

    Richement illustré, l'ouvrage nous fait voyager à travers les notions de féminitude et d'humour, entre féminisme et humour engagé. Au fil des pages, les stéréotypes classiques autour de l'image de la femme sont remis en questions et nous découvrons des réponses à la question de départ. Mais, surtout, l'auteure propose des solutions pour que ces femmes artistes, qui ont lutté en luttant encore pour obtenir la place qui leur revient dans le monde de l'humour engagé, voient leurs efforts enfin récompensés, grâce notamment au progrès du Web.

  • BD et monnaie sont plus complexes qu'on ne le dit. La BD n'est pas une distraction réservée à l'enfance, mais un art de la représentation permettant une distance critique avec notre mode de représentation ; la monnaie n'est pas, quoi qu'en dise la théorie économique dominante, un voile neutre n'ayant aucune influence sur l'activité économique. BD et monnaie sont des médias, des supports facilitant et nourrissant le lien social. C'est, en tout cas, ce que montre cet ouvrage collectif. Ce dernier rassemble des chercheurs qui analysent comment des albums du neuvième art nous aident à mieux comprendre ce qu'est le phénomène monétaire. Au fond, ce livre est un pari : montrer que l'art de simplifier le réel permet de comprendre la complexité du monde.

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