Catastrophe / Guerre / Dictature

  • Le lambeau

    Philippe Lançon

    'Je me souviens qu'elle fut la première personne vivante, intacte, que j'aie vue apparaître, la première qui m'ait fait sentir à quel point ceux qui approchaient de moi, désormais, venaient d'une autre planète - la planète où la vie continue.'

    Le 7 janvier 2015, Philippe Lançon était dans les locaux de Charlie Hebdo. Les balles des tueurs l'ont gravement blessé. Sans chercher à expliquer l'attentat, il décrit une existence qui bascule et livre le récit bouleversant d'une reconstruction, lente et lumineuse.
    En opposant à la barbarie son humanité humble, Le lambeau nous questionne sur l'irruption de la violence guerrière dans un pays qu'on croyait en paix.

  • « Promets-moi de dire au monde ce que des hommes ont été capables de faire à d'autres  ». Telle a été l'espérance formulée par Fanny quelques heures avant son assassinat dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Aujourd'hui, sa jeune soeur Esther tient sa promesse.
    Dans les années 1930, sa famille fuyant l'antisémitisme polonais, migre vers la France et s'installe passage Ronce, quartier de Belleville. C'est là qu'Esther grandit avec ses cinq frères et sa soeur, dans ce quartier populaire, avec ses marchés, ses rues poussiéreuses, ses échoppes de cordonniers et de tailleurs. Une existence modeste mais heureuse qui bascule en mai 1940. Il y a d'abord l'arrestation de son frère Marcel puis celle de Samuel, envoyé à Drancy. La rafle du Vel d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942 est un coup de hache. Esther ne reverra jamais ses parents. Elle se réfugie chez une gardienne, réussit à gagner la zone libre, revient à Paris où elle est finalement arrêtée lors d'un contrôle d'identité puis internée au camp de Drancy. Birkenau  : Esther est rasée, tatouée, on lui assigne une baraque, un kommando. L'enfer commence  : le travail forcé, le froid, la promiscuité, les coups, la maladie, la faim. Et la mort, partout.
    Soixante-quinze ans après la libération des camps, Esther continue de faire vivre la mémoire des siens et d'honorer la promesse faite à sa soeur. La Petite fille du passage ronce est ce récit, mais aussi un projet historique et littéraire différent. Avec la complicité d'Isabelle Ernot, il s'ouvre comme un diptyque : le témoignage est suivi par un dialogue avec les disparus, par des lettres, à sa soeur Fanny et à sa mère Gela, ou encore lors d'une déambulation sur son chemin d'écolière entre Ménilmontant et Belleville. Le récit revient sans cesse vers ce passage Ronce, disparu, qui n'existe plus qu'ici  : en cette stèle de mots, vivace et émouvante.

  • Arrêtée en Juillet 1942 avec sa mère sur la ligne de démarcation, Francine Christophe est encore une enfant. Elle a presque neuf ans, l'âge des jours heureux quand elle est rattrapée par la folie nazie. Interrogée par la Gestapo, enfermée de prison en prison, ballotée de camp en camp, en France d'abord, elle est déportée en mai 1944 au camp de concentration de Bergen-Belsen. A son retour, quand elle essaye d'expliquer à ses camarades de classe ce que la guerre lui a fait, celles-ci la regardent, gentiment, mais tournent l'index sur la tempe, l'air de dire  : elle est folle. La jeune Francine ne parle plus du cauchemar qui a duré trois ans.
    Aujourd'hui, les mots refont surface. Francine Christophe raconte ce qu'elle vu et connu. Les coups, le froid, la faim. Les familles qu'on sépare. Les enfants qu'on entasse dans des wagons à bestiaux. La maladie et la mort. Les travées boueuses où les cadavres pourrissent. La cruauté. Mais aussi l'amour, celui d'une mère et de sa fille, indéfectible, qui résiste à la guerre. Et des miracles, comme ce bébé qui voit le jour dans l'enfer de Bergen-Belsen et survit grâce à l'entraide et la fraternité des femmes.
    Pour que tous nous sachions et n'oublions pas ce que fut la Shoah.

  • "C'est une chance pour nous d'avoir ce livre. Je serai éternellement reconnaissant à Leon Leyson qui a livré son témoignage aux générations futures. Grâce à lui le monde ne sera plus le même. [...]" Steven Spielberg, réalisateur de La Liste de Schindler

    Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l'âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme - un nazi - lui redonne espoir. En l'employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Leon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d'autres juifs pris dans les filets nazis.

  • "C'était avant la guerre quatre inséparables dont le plus âgé avait 82 ans et le plus jeune 75.
    Toujours à la même heure, toujours dans la même direction, par tous les temps, ils faisaient leur promenade sur la fine route blanche, ombragée par les charmes, qui passe devant Arras. La guerre vint.
    Et toujours à la même heure, dans la même direction, sur la fine route blanche, éventrée par les obus, vérolée par la pluie des shrapnells, sous les charmes élancés qui gémissent au vent des balles, quatre silhouettes se profilent, grêles, qui vont de nouveau à pas menus, avec des gestes calmes et lents."

    Première Guerre mondiale est un recueil de textes - témoignages et nouvelles - écrits par le jeune Joseph Kessel. Il est marqué par son expérience à l'hôpital de Nice où affluent les premiers blessés du front, mais aussi par les bouleversements des hommes et du monde en temps de guerre, sur lesquels il porte un regard poignant, tour à tour optimiste et révolté.

  • « Pendant longtemps, pour se souvenir des nombreux enfants qui n'ont pas pu grandir, il n'y avait rien. Rien pour dire qu'ils avaient été tués parce que nés juifs, ni même pour dire qu'ils avaient vécu, qu'ils avaient ri, joué et pleuré... Comme s'ils n'avaient jamais été là. »
    Rachel Jedinak a survécu à la première rafle du Vél'd'Hiv, en juillet 1942. Ses voisins, ses cousines ou ses camarades de classes, eux, n'ont pas eu sa chance. Après s'être battue pendant des années pour faire apposer, dans les écoles, collèges et lycées, des plaques aux noms de ces élèves oubliés, elle leur rend ici un dernier hommage.
    Dans ce récit, tendre et délicat, elle raconte les parties interminables d'osselets sur les trottoirs, puis les camarades de classe qu'on regarde jouer dans le jardin public où l'on n'a plus le droit d'entrer. Et enfin, les traques, les rafles, les petits qui hurlent de chaud dans la Bellevilloise puis la fuite. Rachel Jedinak nous dit finalement la guerre de la plus universelle des langues : celle des enfants.
    Rachel Jedinak a 84 ans. Elle préside le comité Tlemcen qui, depuis plus de vingt ans, se bat pour le souvenir des enfants disparus. 

  • Shelomo Selinger, juif polonais, est entré dans l'enfer nazi à l'âge de quatorze ans. En quatre années d'horreur, il a connu neuf camps de concentration et deux marches de la mort. Comment a-t-il pu survivre ? « L'instinct, le hasard, la fraternité. Et puis l'oubli », répond-il. 
    Une amnésie totale s'est en effet emparée de lui du jour même où il a été libéré. Elle l'a protégé pendant sept longues années des fantômes de la Shoah, et ne s'est dissipée que lorsqu'il est vraiment revenu à la vie par la grâce d'une double rencontre : celle de l'amour et de l'art.
    Depuis, Shelomo Selinger ne cesse de témoigner par ses dessins et ses sculptures monumentales qui se dressent à Drancy, La Courneuve, Luxembourg, ou dans l'Allée des Justes des Nations au mémorial Yad Vashem de Jérusalem. 
    Mais l'artiste chante aussi l'enfance, la femme, l'espérance qu'il incarne dans le bois et le granit. Et dans ce livre où l'écrivaine Laurence Nobécourt lui a prêté sa plume de feu, il déclare son amour inaltérable de la Vie : « Il n'y a rien de plus sacré que la vie. Même Dieu n'est pas aussi sacré. »

  • Le 21 mai 2015, Jacques Mourad est enlevé dans son couvent de Mar Elian par deux djihadistes de l'organisation État islamique. Après cinq mois de
    captivité, il parvient miraculeusement à s'échapper. S'il a subi la torture et frôlé la mort à plusieurs reprises, il y a fait une expérience plus radicale encore : celle de la grâce de Dieu et de la force de la prière, par lesquelles il a pu goûter une paix et un courage jusque-là inconnus.

  • Qui ne connaît pas la photo de cette fillette courant sur une route pour échapper au feu après un bombardement? Image bouleversante, emblème de la guerre du Viêtnam, elle a fait le tour du monde et attiré l'attention du public sur l'horreur d'un conflit qui compte parmi les plus meurtriers du 20e siècle. Personnalité devenue publique malgré elle, Kim, «la fille de la photo», avait déjà fait l'objet d'un premier livre en 1999. Cette fois, cependant, environ 45 ans après l'événement, c'est elle qui prend la plume pour nous montrer que, derrière le récit déjà publié, se cache une autre histoire, une histoire de foi, de consolation et de pardon, bien moins connue du public... Un livre passionnant, émouvant mais aussi profondément édifiant, qui ne peut laisser indifférent!

  • Une grand reporter de guerre raconte.
    Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu'aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l'éclatement de l'URSS au siège de Sarajevo, de l'apartheid en Afrique du Sud à l'élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.
    Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n'est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l'ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c'est avec sincérité qu'elle interroge cette envie de l'action et cette passion de l'ailleurs qui l'ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

  • La « vie dans la tombe » est, dans la liturgie orthodoxe, l'hymne du Vendredi saint, déploration funèbre dans l'attente de la Résurrection. Pour Stratis Myrivilis, c'est l'enfer des tranchées durant la Grande Guerre.
    Publié à Mytilène en 1924 et remanié par l'auteur jusqu'en 1956, La Vie dans la tombe a été traduit dans une dizaine de pays, dont la France (1933) mais dans une édition amputée ne rendant pas compte de cette oeuvre majeure, une des plus célèbres de la littérature grecque moderne.
    Le livre se présente comme le journal intime d'un jeune Grec de Mytilène (Lesbos), Antonis Cotsoulas, engagé volontaire sur le front d'Orient. Il retrace ses épreuves et son évolution intérieure, de l'élan juvénile initial à la désillusion d'un patriotisme lucide teinté d'antimilitarisme. Si l'auteur, pour ménager sa liberté d'expression, recourt aux artifices de la fiction, il n'emploie jamais le mot « roman ». Son livre est avant tout un témoignage d'un réalisme extrême sur la vie quotidienne dans les tranchées. On y croise tous les desservants de cet « abattoir international en folie » (Céline), gradés arrogants ou humbles héros, déserteurs ou victimes résignées. Ce monde d'en-bas a pour contrepoint rêvé le paradis perdu de Mytilène, avec sa lumière, les parfums de sa flore, ses couleurs et ses rivages. Au service de son oeuvre, Myrivilis forge une langue neuve, un « démotique » proche de la langue orale, ponctué de régionalismes expressifs, de créations verbales pures qui, par son sens du rythme, s'élève à la hauteur d'une prose d'art. Cet irrécusable document est aussi un manifeste littéraire.

  • Philippe Annocque s'est appliqué à déchiffrer les cartes postales que son grand-père, Edmond, adressait à ses parents alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne, de 1916 à 1918. Ses mots d'aujourd'hui - explications, réflexions, exclamations, questions - se mêlent à ceux écrits pour dire, 100 ans plus tôt, le rien des jours qui se succèdent indéfiniment et se ressemblent infiniment. Mais, le rien n'est pas anodin, et le prisonnier de guerre, contraint par la censure, occupe de son écriture resserrée jusqu'à l'illisible l'espace restreint des cartes, pour dire tout simplement qu'il est vivant.
    Dans Mon jeune grand-père, l'auteur superpose sa lecture à ce qu'il retranscrit, et cette lecture aussi il la donne à lire.

  • " Aucun d'eux ne m'a dit où était maman. J'accepte que jamais maman n'aura de sépulture, et je comprends que jamais je ne serai en paix. Maman savait qu'elle allait mourir. Mais elle ne savait pas qu'elle serait jetée aux charognards. Je me dois d'être sa tombe, aussi longtemps que ses os traîneront quelque part sur ces collines. Vivante, elle m'a portée dans son ventre, elle m'a nourrie de son sein, elle m'a portée sur son dos, elle m'a aimée.
    Morte, je la porterai, dans mon ventre, sur mon dos. Partout, tout le temps. "
    A K-J
    En kinyarwanda, " au-revoir "se dit : " Prends soin de survivre à la journée ".
    Annick Kayitesi-Jozan a survécu au génocide des Tutsis en 1994, au Rwanda. Elle avait 14 ans. Sa mère, son petit frère, une grande partie de sa famille ont été massacrés. Réfugiée en France, elle apprend au qutodien à vivre avec les morts, et avec les siens. Désormais, elle doit répondre aux questions de ses enfants. Alors, elle se souvient. Elle remonte le temps jusqu'à la cuisine pleine de suie où, pendant les tueries, elle sert de bonne aux voisins qui viennent de dénoncer sa mère.
    Hantée, Annick Kayitesi-Jozan fait converser les bourreaux et les victimes, se télescoper les naissances et les disparitions, la mémoire et le présent. Sa voix singulière est portée par une écriture intime, poétique et poignante.
    Annick Kayitesi-Jozan a demandé et obtenu la nationalité française en 1996. Son rêve, étudier la médecine comme son père. Finalement ce seront les sciences politiques et la psychologie. Soucieuse de préserver la mémoire des siens, Annick se bat contre l'oubli, contre la banalisation du génocide des Tutsis et des crimes contre l'humanité.

  • Le témoignage exceptionnel du Navy SEAL aux 400 missions de combat qui a éliminé Ben Laden.
    Durant ses vingt années de service au sein des Navy SEAL, dont la plupart passées dans l'unité la plus secrète, Robert O'Neill a été déployé plus d'une douzaine de fois en opérations extérieures et a participé à plus de 400 missions opérationnelles. Certaines d'entre elles comptent parmi les plus célèbres de l'unité : le sauvetage de Marcus Luttrell (Le Survivant), la libération du capitaine Richard Phillips, pris en otage par des pirates somaliens, et bien sûr l'extraordinaire opération Neptune's Spear : l'assaut sur le compound d'Oussama Ben Laden, au cours duquel Robert O'Neill se retrouvera face à face avec l'homme le plus recherché de la planète.
    Mais au-delà de ces opérations emblématiques, L'Opérateur retrace le parcours d'un jeune homme déterminé qui va subir des épreuves de sélection parmi les plus difficiles au monde et qui, mission après mission, apprendra à maîtriser l'art de la guerre pour devenir un soldat d'exception.
    Un récit stupéfiant, raconté avec passion, qui apporte un éclairage nouveau sur l'une des unités des opérations spéciales les plus prestigieuses de l'armée américaine.
    Ce témoignage vous réserve une plongée haletante au coeur des forces spéciales américaines !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Robert O'Neill est entré dans l'histoire en tirant les trois coups de feu qui ont tué ben Laden, mais si vous pensez que cette opération était extrême, attendez de lire celles qui l'ont précédée. Un proverbe affirme que ``Les grandes batailles ne sont accordées qu'aux grands guerriers.'' Ce fut le cas pour Robert O'Neill. - Marcus Luttrell, auteur des livres Le Survivant et Retour au combat
    Un récit rythmé, à s'en décrocher la mâchoire. - New York Post
    Un témoignage poignant.. Avec force détails et une écriture directe, O'Neill décrit certaines des 400 opérations de contre-terrorisme ou de combats rapprochés auxquels il a pris part en Irak, en Afghanistan ou ailleurs au cours de sa carrière dans les Navy SEAL. Un livre passionnant et révélateur de certains des épisodes les plus marquants de l'histoire militaire américaine. - Washington Times
    Un récit stupéfiant, raconté avec passion, qui apporte un éclairage nouveau sur l'une des unités des opérations spéciales les plus prestigieuses de l'armée américaine. - Lalittérature.net
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1981, Robert O'Neill a été décoré à 52 reprises - notamment par deux « Silver Stars » et trois « Bronze Stars », qui comptent parmi les plus hautes distinctions dans l'armée américaine. Il a effectué l'essentiel de sa carrière au sein du SEAL Team Six, l'unité la plus secrète.

  • Jamais des preuves aussi accablantes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité n'avaient été divulguées alors qu'un conflit se poursuit. En Syrie un homme l'a fait. Son nom de code ? César. Ce photographe de la police militaire a risqué sa vie pour exfiltrer, pendant deux ans, 45 000 photos et documents de détenus torturés à mort. Il n'est jamais apparu devant des médias.
    En janvier 2015, dans le magazine américain Foreign Affairs, le président Bachar el-Assad a affirmé que ce photographe militaire n'existait pas : « Qui a pris ces photos ? Qui est-il ? Personne ne sait. Aucune vérification de ces preuves n'a été faite. Ce sont des allégations sans preuves. » 
    César existe. L'auteur de ce livre a passé des dizaines d'heures avec lui. Son témoignage est exceptionnel. L'enquête sur le fonctionnement de la machine de mort syrienne, qui étaye son récit, est une plongée dans l'indicible. 

  • Un best-seller international bientôt au cinéma !
    Après avoir échappé au quotidien d'une enfance difficile en se plongeant dans de vieux numéros du magazine National Geographic, la jeune Amanda Lindhout décide de partir à son tour à la découverte de ce monde qui la fait tant rêver.
    À 19 ans, elle travaille comme serveuse et parvient à mettre suffisamment d'argent de côté pour s'offrir de longs périples sac au dos en Amérique latine et en Asie, jusqu'à ce que son énergie et sa curiosité l'amènent à découvrir d'autres pays plus difficiles d'accès pour une femme occidentale tels que le Soudan, la Syrie ou encore le Pakistan. Enhardie par ses découvertes et ses rencontres, elle part pour l'Afghanistan et l'Irak, tous deux ravagés par la guerre, et entame une carrière de journaliste qui va la conduire en Somalie - « le pays le plus dangereux sur terre » -, où elle se fait kidnapper par un groupe d'hommes armés se réclamant d'une milice islamiste.
    Retenue prisonnière pendant 460 jours dans des conditions souvent effroyables, seule femme au milieu d'une dizaine d'hommes, Amanda survit en faisant appel à son intuition, à ses souvenirs et à sa force de caractère.
    Et, quand le désespoir la submerge, elle se prend à rêver qu'elle visite une maison dans le ciel, loin, très loin de la prison obscure dans laquelle elle risque de sombrer dans la folie ou de trouver la mort.
    Une adaptation cinématographique de cet ouvrage est en cours. Le film sera réalisé par Megan Allison, la productrice de Zero Dark Thirty et The Revenant, et c'est l'actrice Rooney Mara (Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, Carol) qui tiendra le rôle d'Amanda Lindhout.
    - Élu meilleur livre de l'année 2013 au Canada
    - CBC Bookie Award 2014 dans la catégorie « document »
    - Finaliste du Libris Award 2014
    - Élu parmi les meilleurs livres de l'année par Publishers Weekly, The New York Times, The Globe and Mail, Vogue, etc.
    Un témoignage bouleversant élu meilleur livre de l'année au Canada !
    EXTRAIT
    Nous avions donné un nom à quelques-unes des maisons dans lesquelles ils nous avaient enfermés. Nous étions restés plusieurs mois d'affilée dans certaines, quelques jours ou quelques heures dans d'autres. Il y avait eu tout d'abord la Maison de l'Artificier, puis celle de l'Électricité. Puis ce fut la Maison de l'Évasion, une petite construction en béton où il nous arrivait parfois d'entendre par la fenêtre des échanges de tirs, mais aussi la voix proche, douce et tendre d'une femme chantonnant pour son enfant. Après notre tentative d'évasion, nous avions été transférés de manière précipitée dans la Maison Kitsch, avec son boudoir au couvre-lit fleuri et à la coiffeuse en bois garnie de bombes de laque ou de gel coiffant parfaitement alignées - une pièce dans laquelle, à en juger par les protestations de la femme cantonnée dans sa cuisine, nous n'étions pas censés nous trouver.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un extraordinaire récit de résilience et de victoire spirituelle. - The New York Times Book Review
    Un récit difficile, mais magnifiquement écrit. - USA Today
    Le récit passionnant et essentiel des tragédies d'une femme sur fond de terrorisme international. - Vogue
    Un formidable message d'espoir et de force. Un livre impossible à lâcher. - La Première RTBF

  • La vie heureuse de Rose, petite Polonaise juive, bascule quand elle est capturée par les nazis et envoyée dans un camp de concentration. Pendant quatre ans, elle y subit des sévices innommables, mais sa soeur et elles décident de survivre à tout prix. La libération débouche sur une vie difficile à reconstruire. Impossible pour elle de croire en Dieu, désormais. Elle parvient à fonder une famille. Puis, c'est le choc lorsque sa fille lui fait part de sa foi nouvelle en Jésus-Christ. Elle a l'impression de recevoir une balle de revolver en plein coeur. Comment va-t-elle s'en remettre?

  • Sophie et Philippe sont sous le choc : leur fille Adèle, 15 ans, a disparu.
    Nathalie et Bernard ont perdu Célia, 16 ans.
    Marie se bat pour qu'Iris ne parte pas.
    Samy fait tout pour sauver son frère.
    Nicole ne veut pas que son fils soit mort pour rien.
    Meriam veut récupérer son bébé kidnappé par son ex-mari.
    Un seul point commun à ces vies volées : avoir cru aux vidéos d'Abu Oumma.
    Ce livre raconte la descente aux enfers de « parents orphelins » qui s'unissent pour ramener de Syrie leurs enfants endoctrinés par des groupes « jihadistes ».
    Comment leurs filles, leurs fils, persuadés de partir « faire de l'humanitaire » en Syrie, ont-ils pu être manipulés à ce point ? Comment les aider à aimer la vie et à lutter contre les injustices sans rejeter le monde réel ?
    Dounia Bouzar a publié en janvier 2014 Désamorcer l'islam radical, ces dérives sectaires qui défigurent l'islam (Éditions de l'Atelier). Depuis, plus de 120 familles l'ont appelée parce que leur enfant souhaitait rejoindre la Syrie ou y était déjà parti.

  • Roger DROUIN narre ici les affres des fondateurs qui durent créer, à partir de rien, les premières unités ultra-marines et leurs exploits au quotidien pour en assurer le développement au cours des quarante années de la période sous-revue (1960-2000).
    Il évoque également les motivations politiques, plus ou moins glorieuses, qui ont conduit la France à posséder ces terres d'outre-mer et la Gendarmerie à y implanter des sections d'hélicoptères.
    Dépassant ainsi l'histoire militaire, il ne porte pas de jugement de valeur mais fait un constat sans concession, explique et replace les choses en perspective dans leur arrière-plan social et historique.
    Cet éclairage parfois crû mais objectif, apporte un intérêt supplémentaire à la lecture de cet ouvrage, tant il est vrai que la connaissance du passé contribue souvent à la compréhension du présent et à celle d'une actualité prégnante, comme l'autodétermination de la Nouvelle Calédonie.
    Une invitation à un voyage jubilatoire sous le soleil des tropiques...

  • Nathalie, Marie-Agnès, Françoise, Michelle... Toutes ces mères ont vu leur enfant partir en Syrie pour participer au djihad. Un phénomène d'ampleur touchant chaque année plus de 5  000 jeunes Européens qui n'hésitent pas à rejoindre l'État Islamique.
    Dans ce livre, des mères de djihadistes français et belges témoignent. Pourquoi ces enfants qu'elles ont portés et éduqués ont-ils pris un tel engagement  ? Comment supporter l'absence d'un fils que l'on continue d'aimer, envers et contre tout  ?
    Ces mères font le récit d'une vie quotidienne devenue un calvaire  : les interrogatoires interminables, les voisins suspicieux, et cette peur terrible d'allumer la télévision après un attentat qui aurait pu être commis par leur fils. Avec parfois pour seule conclusion, un texto laconique les informant que leur enfant n'est plus de ce monde...
    Un document exceptionnel pour comprendre le djihadisme européen.

  • Elle s'appelait Ida...
    Née en 1924 à Marseille dans une famille juive arrivée de Salonique (Grèce) au début du siècle, elle a vu sa jeunesse insouciante broyée par les menées exterminatrices nazies. Arrêtée le 9 mai 1944, déportée à Auschwitz II-Birkenau (convoi no 74), elle recouvra la liberté un an plus tard dans les Sudètes. Comme un signe, c'est un 9 mai, 68 ans plus tard, qu'elle nous a quittés.
    Elle a heureusement pu nous transmettre son témoignage, celui d'une femme énergique et courageuse, retranscrit après de nombreuses séances d'enregistrement et qui se révèle être un émouvant testament.
    Témoigner et transmettre ont été le combat de sa vie pour que ne se dispersent pas les cendres de la mémoire.

  • Sur de nombreux théâtres opérationnels à travers le monde, des soldats français combattent pour la liberté et pour la paix. Ils sortent de l'anonymat lorsque, morts en action, ils reçoivent l'honneur des armes ou, accusés d'exactions, ils endurent le désh

  • C'est une histoire qui commence bien. Celle qui a mené un jeune Marocain, Zakaria Moumni, des quartiers populaires de Rabat à la plus haute marche du podium, lors du championnat du monde de kick-boxing en 1999. Par décret royal, sa victoire lui donne droit à un poste de conseiller sportif payé par le ministère marocain des sports. Il ne l'obtiendra jamais malgré ses nombreuses demandes qui finissent par être considérées comme des offenses au roi Mohammed VI.
    C'est une histoire de violence. Lors d'une visite au Maroc, le 27 septembre 2010, Zakaria est enlevé, puis torturé pendant quatre jours au centre de Témara que ses bourreaux appellent les abattoirs de Sa Majesté. A l'issue d'une parodie de procès, il est condamné à 36 mois de prison ferme. Il y passe finalement 17 mois et découvre l'horreur des geôles marocaines : les cellules de 40 m² où s'entassent une cinquantaine de détenus, les cafards, la corruption, la prostitution...
    C'est aussi, surtout, une histoire d'amour, celle de zak et Taline. Pendant sa détention, sa jeune épouse française Taline interpelle inlassablement les médias et les politiques, soutenue par des ONG dont Amnesty international. À la libération de Zak, ils doivent affronter une autre bataille, celle de la reconstruction de leur couple.
    C'est une histoire bouleversante, racontée à deux voix, celles de Zak et Taline, et dont on ne connaît pas encore la fin. Ça ressemble souvent à un thriller. Tout y est pourtant vrai.

  • « Le 13 Novembre 2015, Nicolas Degenhardt tombe sous les balles du terrorisme à la terrasse de la « Bonne Bière » à Paris. Son arrière-grand-père était mon grand-père, Joe Degenhardt, le diplomate américain. Ce petit livre de témoignage - à la mémoire de mon cousin - célèbre, en le racontant, le souvenir de toutes les victimes et des blessés à vie... ». Le choc, les larmes, l'émotion, cet ouvrage bref va à l'essentiel lorsque l'absurde dans ce qu'il a de plus monstrueux s'impose à soi et devient réalité. Philippe Legrand, l'auteur, confie ici, dans son 7e livre, après « Kennedy - Le roman des derniers jours », combien la souffrance se partage et combien la force de la foule est capable de faire éclore l'espérance. « 13 Novembre » interpelle, interroge et livre quelques histoires vécues dans lesquelles l'expérience met en relief les vertus éternelles de l'humanisme au coeur de l'humanité.

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