Justice / Criminalité

  • Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué.
     
    Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée.
     
    Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi.
     
    Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ?
     
    Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.

  • Le récit puissant et inspirant d'un homme qui a trouvé la paix intérieure dans l'enfer du couloir de la mort de San Quentin. La liberté peut prendre diverses formes : certaines dépendent de circonstances tandis que d'autres ne peuvent vous être retirées. Détenu depuis 1981 à la prison d'État de San Quentin, aux ÉtatsUnis, Jarvis Jay Masters vit dans le couloir de la mort depuis 1990. Dans ce recueil d'histoires et de récits de vie au seuil de la chambre d'exécution, il explore le sens de la vraie liberté, à travers son cheminement vers la paix intérieure et sa pratique bouddhiste. Il donne à voir un jeune homme ordinaire cerné par la violence, son expérience du système judiciaire, puis sa rencontre en prison avec le maître bouddhiste tibétain Chagdud Tulku Rinpoché et l'engagement sur une voie de non-violence et de pacification. Tour à tour joyeux, déchirant et glaçant, d'une perspicacité et d'un discernement profonds, son témoignage offre une vision pleine d'espoir et illustre la possibilité d'être libre même dans les moments les plus sombres. « » Ce livre est l'un de mes préférés. Jarvis Jay Masters, mon cher ami, est l'un de mes plus grands enseignants, il ne cesse de m'inspirer par sa détermination et sa résilience. Dans le couloir de la mort, il est devenu un homme bon. Si Jarvis peut traverser un lieu si sombre et y trouver la lumière, alors il y a de l'espoir pour chacun de nous. Pema Chdrn, enseignante bouddhiste et auteure.

  • « Je répète bien souvent que la plupart des affaires des procès d'assises recèlent toutes les composantes de la tragédie. Les actes les plus désespérés reproduisent l'histoire des amours interdites, des haines qui consument, des trahisons, délations, mensonges et lâchetés qui font l'irréparable. Parfois, au plus noir de la nuit, se dessine en clair-obscur le profil du héros, un éclat de soleil qui déguise les ombres en personnages de roman, quand le courage et la dignité pétris de souffrance transforment le passage à l'acte criminel en chemin vers la transcendance.
    Un jour, dans le prétoire, j'ai rencontré une femme. C'est son histoire que je vous conte aujourd'hui. »

    Peut-on tuer son père ?
    Tragédie contemporaine, récit d'un parricide - Luc Frémiot nous fait revivre une affaire hors norme. Un livre fascinant, inspiré d'une histoire tristement réelle, porté par un souffle romanesque qui nous entraîne fatalement jusqu'au dénouement final.


  • QATAR : L'HISTOIRE INTERDITE
    " Dans la lignée de Midnight Express ! "
    Emmanuel Razavi, grand reporter

    Périple au bout de l'enfer qatarien

    1744 jours emprisonné au Qatar. Près de 5 ans de vie volée.

    Détenu au Qatar sans procès, pendant plusieurs années, l'auteur dévoile la vérité sur son incarcération dans la prison centrale de Doha. Il ne cache rien. Il n'épargne personne. Il nous dépeint son quotidien dans ce dernier étage avant l'enfer, puis l'enfer. La promiscuité quotidienne avec des djihadistes, les amitiés étranges avec des assassins au parcours glaçant, les trafics en tout genre, les tabassages en règle, les grèves de la faim pour hurler son innocence au-delà des murs, les tentatives d'évasion... Jean-Pierre Marongiu révèle, page après page, son calvaire enduré toutes ces années.
    De ce cheminement personnel où le sordide et l'espoir cohabitent en permanence, on retiendra cette inexorable rage de vivre pour témoigner sur l'innommable et l'injustice. Pour que jamais plus la République française ne se retranche derrière un mur d'indifférence et de mépris.

  • Les Mémoires d'un braqueur pas comme les autres. Célèbre compagnon d'évasion de Jacques Mesrine, François Besse se confie pour la première fois sur sa vie de cavales.François Besse, dont le nom est resté associé à de grands épisodes du banditisme français, prend pour la première fois la plume pour raconter lui -même les événements qui ont marqué son existence. De Cognac à la prison d'arrêt de la Santé, de Bordeaux au palais de justice de Paris, il porte un regard aussi détaillé que distancié sur sa propre vie et sur les questions que chacun voudrait lui poser. Ses années de réflexions jalonnent son récit. Choisit-on d'être libre ? Un bandit comme Mesrine doit il être un héros ? Quelle valeur nos actes portent-ils ? La prison a-t-elle un sens ? Au bout du compte, sans jamais nier les murs franchis ni les armes tenues, apparaît le parcours d'un honnête homme.

  • Ancien détenu, Icham D. tire la sonnette d'alarme : derrière les barreaux, les réseaux de propagande djihadiste sont de plus en plus actifs, et les jeunes prisonniers sans repères leurs cibles privilégiées.
    À l'intérieur, il découvre des cellules surpeuplées, peu de moyens, des relations complexes avec les surveillants, et des pamphlets religieux qui circulent sans entraves. Mais c'est dans la cour, à l'abri des regards, que les extrémistes tendent à leurs codétenus une main dangereuse pour les entraîner dans la haine systématique.
    Cette radicalisation se nourrit de toutes les failles de la détention et s'appuie sur la fragilité des esprits privés de liberté, sur les trafics en tout genre et la violence omniprésente.
    Icham D. livre ici un témoignage coup-de-poing sur l'échec de notre système carcéral.

  • Pour avoir voulu sauver sa belle-famille fuyant une Syrie à feu et à sang d'une mort certaine, Stéphan Pélissier est menacé de 15 ans de prison ferme par la justice grecque qui l'accuse d'être un passeur.
    Son crime ? Être parti chercher les parents, le frère et la soeur de sa femme Zéna en Grèce plutôt que de les laisser monter à bord d'un canot de fortune pour tenter une impossible traversée vers l'Italie.
    L'euphorie des retrouvailles vire au cauchemar lorsque Stéphan et les siens sont arrêtés et jetés en prison. À la tragédie humaine s'ajoute alors pour l'Albigeois sans histoire un enfer judiciaire aussi absurde qu'implacable. Si ses proches ont enfin pu trouver - légalement - asile en France, lui doit encore se battre de toutes ses forces pour que soit reconnue son innocence et que les valeurs d'humanité et de solidarité auxquelles il croit farouchement puissent triompher.

  • Je m'appelle Guillaume Lebeau, j'ai 32 ans. Dans ce livre, j'ai décidé de rompre la loi du silence, pour raconter sans fard mon quotidien à la brigade anti-criminalité de Gennevilliers, un quotidien semblable à celui des 144 000 policiers de France.
    Je suis un « policier en colère », membre fondateur d'un mouvement spontané qui depuis 2016 a ému la France entière, prenant de court la hiérarchie, les politiques et les syndicats.
    Bavures, accusations de racisme, contrôles au faciès, PV au rendement, vie quotidienne dans les banlieues délaissées, tensions sociales, rapports avec les jeunes des cités, dévalorisation du métier... les flics n'en peuvent plus d'être pris pour cible, stigmatisés, blessés, déconsidérés, pressurisés. Nous sommes essorés. Ras-le-bol.
    Ce témoignage de « flic de banlieue », je le dédie à tous mes collègues, ceux qui, comme moi, ne veulent pas renoncer à exercer leur mission de gardien de la paix.

  • Novembre 1978, un jeune journaliste est mortellement renversé par une voiture dans une rue de Milan. Accident de la circulation ou meurtre ?
    Durant ces « années de plomb », l'Italie semble au bord de l'abîme, entre attentats fomentés aussi bien par l'extrême droite que par l'extrême gauche et enlèvements crapuleux orchestrés par la mafia. Dans ce contexte, que pesait la vie d'un journaliste curieux et tenace au point d'en devenir gênant ? Quelles vérités dérangeantes ce banal fait divers recèle-t-il ? Que nous apprend-il sur l'histoire de l'Italie ?
    Près de quarante ans après les faits, Pino Adriano réouvre le dossier Mauro Brutto pour mener sa propre enquête. À l'aide d'archives inédites, il reconstitue le fil des événements et raconte le xxe siècle italien, entre forces occultes et compromissions politiques.
    Ce récit mené de main de maître permet enfin de comprendre l'une des périodes les plus troubles de l'Italie, au-delà des caricatures.

  • Il y a le ciel, le soleil et la mer... Et puis, comme ça, pour rien... ou si peu, tout bascule... C'est « l'enfer du décor »...!
    Les prisons marocaines n'ont rien de balnéaires...
    Ce témoignage poignant, basé sur une histoire vécue vous donnera la chair de poule.

  • Chausse-trappes

    Julien Sarrazin

    « Cet ouvrage pourrait être un remake du célèbre Mes Prisons, de Silvio Pellico, tant il est vrai que les personnages, ici davantage des paumés que des truands dangereux, vont de cellule en cellule dans autant d'établissements pénitentiaires français.
    Un témoignage direct et objectif, dont l'intérêt est d'aller au-delà car son champ d'exploration rejoint l'intérieur de l'âme et pose la question de la délinquance et de la rébellion de ceux qui ont quitté les rails de la société.
    On peut même se demander si l'écrivain Albertine Sarrazin aurait pu exister sans la prison, et si, à plusieurs reprises, elle ne s'y réfugie pas inconsciemment en ne faisant rien pour éviter l'arrestation qui l'y renvoie. À ses côtés, Julien joue le rôle accordé par le destin : de connaître le grand amour salvateur, celui qui sera toujours le premier message d'espoir de chacun.
    Albertine avait évoqué dans sa trilogie L'Astragale, La Cavale et La Traversière, trois romans autobiographiques, son périple exceptionnel. Il manquait la comparution à la barre du témoin principal. »
    (J.-P. Gaubert)

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