Migration / Immigration / Intégration

  • Revenu des ténèbres

    Kouamé

    • Xo
    • 22 March 2018

    La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour.
    Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.
    Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa soeur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.
    Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.
    Un récit exceptionnel dont on ressort bouleversé. Et révolté.

  • Des récits bouleversants qui éclairent sur les dysfonctionnements et les mutations du monde, mais aussi sur des parcours individuels uniques et des aspirations universelles. Riches d'enseignements, ces odyssées modernes, qui ne sont pas près de s'arrêter, nous interrogent sur nos valeurs et le monde que nous voulons.
    Des parcours humains " courageux, souvent douloureux, parfois exceptionnels ", et qui révèlent la richesse et la diversité d'expériences humaines dont les discours politiques et médiatiques, qui font état ces dernières années de la " crise migratoire ", ne rendent pas compte.
    Depuis les années 90, l'immigration est devenue un problème majeur auquel il est urgent d'apporter des solutions. " Dans notre monde où l'aspiration à la circulation n'a jamais été aussi grande (...), le besoin d'ériger des barrières n'a jamais été aussi fort " souligne la spécialiste des migrations internationales Catherine Wihtol de Wenden. C'est cette contradiction majeure qui est mise en lumière par
    Paroles de migrants.

  • Si des hommes et des femmes demandent l'asile à la France, c'est parce qu'ils cherchent un lieu inviolable où se réfugier. En danger de mort, ils ont dû quitter leur pays après avoir été pourchassés, persécutés, emprisonnés, torturés.Désormais, ils vivent auprès de nous, et nous ne connaissons pas leur histoire. Autour d'eux comme en eux règne un désert de parole : personne ne prend le temps de les écouter, et s'ils crient dans leurs cauchemars ou lorsque leurs tragédies surgissent à leur conscience, leur voix singulière est perdue, étranglée de violence, de peur et de fatigue.Depuis 2010, à l'hôpital Avicenne de Bobigny, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky rencontre ces hommes et ces femmes à bout de souffle. Elle rapporte ici les paroles qui lui ont été confiées dans le vif de la consultation. Et révèle comment, dans ce cadre, les demandeurs d'asile se mettent en quête de retrouver leur voix. Conquérant peu à peu la capacité de raconter leur vie, ils regagnent alors celle d'en avoir une...Le migrant n'est pas une figure transitoire de notre société. Sa présence questionne la mise en pratique de nos valeurs. Par son ampleur éclairante, la pensée de l'anthropologue et psychologue clinicienne s'impose pour aborder la question du lien social et politique et celle de la place de l'étranger dans la France du XXIe siècle.

  • « Si je décide de prendre la plume, c'est pour témoigner de ma vie, de ma réalité, de ma lutte quotidienne puisque pendant trop d'années, on m'a confisqué la parole pour décrire ce que je vivais. »
    Trois ans après le succès de son premier roman « Dans la peau d'un Thug », Nargesse BIBIMOUNE reprend sa plume pour raconter son quotidien, celui d'une femme qui a décidé de porter le voile en France.
    Dans un contexte sociétal actuellement sous tension, « Confidences à mon voile » nous présente le parcours d'une Française qui tente de résister contre les polémiques et les préjugés. Les récits s'enchaînent au fil des années : souvent douloureux, parfois drôles, toujours instructifs dans les vérités qu'ils révèlent. Au cours du livre la narratrice grandit, tout autant que l'indignation face aux injustices qu'elle subit.
    Professeurs, clients de restaurants, entretiens d'embauche ; le train, le lac, le travail, la salle de sport ou le métro... Multiples personnes relayant le racisme, multiples lieux théâtres de discriminations donnant la sensation que l'oppression peut se déclencher partout, et par toutes et tous.
    Tout au long de l'ouvrage, c'est un système entier qui se retrouve disséqué, montrant que le racisme est une mécanique systémique qui tombe d'en haut et qui broie les gens d'en bas, ainsi que le produit des institutions dont nous héritons malgré nous.

  • 18 avril 2015. Un chalutier clandestin transportant
    800 personnes en direction de l'Italie sombre
    dans les eaux internationales, au large de la Libye.
    Au lendemain du naufrage, Matteo Renzi s'engage
    devant la presse à remonter l'épave et à donner à
    chaque victime une sépulture digne et un nom.
    Lorsque la journaliste Taina Tervonen se rend
    à la morgue de Milan seize mois plus tard, pour
    rencontrer l'équipe en charge des identifications, elle
    découvre parmi les objets personnels des naufragés
    un téléphone Nokia jaune citron en trois morceaux
    et un bout de plastique, destiné à le protéger de l'eau.
    C'est tout ce qui reste de PM390047, dont le corps
    resté anonyme est enterré dans le carré des migrants
    du cimetière de Catane, en Sicile.
    Qui était-il ? Taina Tervonen décide de remonter
    le fil de son histoire, de Milan à Catane, en passant
    par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise
    des dizaines de destins brisés aux portes de l'Europe,
    et entend le désarroi de leurs proches face à
    l'impossible deuil. Une enquête, aussi bouleversante
    que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre
    temps.
    Taina Tervonen est journaliste et réalisatrice.
    Elle a travaillé sur les disparus en Bosnie et en
    Méditerranée.
     

  • En France, dans les années 60, 70. Sous le ciel picard une famille d'immigres algériens, tout juste sortie de la guerre d'Algérie, s'intègre à la société française tout en gardant les fondements de la culture maghrébine.
    Malika première enfant de la famille née en France grandit parmi les siens. Curieuse de la vie, avide de savoir, plongée dans la candeur de son enfance, elle vous fait découvrir avec ses mots alignés page après page son vécu à la fois paisible, passionné, tourmenté et particulier de cette époque...

  • "C'est un radeau gonflable qui stagne plus qu'il n'avance, à quelques milles de notre position. Nous n'avons pas besoin de nous consulter, ni de parler. On se regarde, cela suffit."
    En 2014, tragédie sans précédent, trois mille quatre cent dix-neuf migrants ont péri dans les eaux méditerranéennes, au seuil d'une Europe qu'ils voulaient rejoindre à tout prix. En août de la même année, lors d'une mission d'assistance à une plateforme pétrolière au large de Lampedusa, le capitaine Philippe Martinez, devant la détresse de centaines de réfugiés entassés sur des embarcations de fortune, s'improvise sauveteur en mer. Mille huit cent quarante et une personnes, hommes, femmes et enfants, doivent la vie à ce capitaine au grand coeur et à son équipage du Leonard Tide. Marin rebelle et humaniste, Philippe Martinez nous livre à travers son histoire contrastée un témoignage violent et honnête sur le drame des migrations massives, dont on ne sort pas indemne.

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