Santé / Toxicomanie

  • « Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier Lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t'auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t'arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands, qui maîtrisait en théorie les rudiments du karaté et qui veillait sur toi. En théorie. Dans la pratique, ta garde rapprochée laissait parfois à désirer. »
    Deux frères. L'un, candide, l'autre, rageur.
    Leurs parents ont mis au monde la parfaite antithèse.
    Quand Thibault fonce, Guillaume calcule.
    Si Thibault tombe, Guillaume dissimule.
    Prise de risque contre principe de précaution.
    L'amour du risque face à l'art de ne jamais perdre.
    En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, un Chevalier Lumière ne peut rien.
    Sa bascule, il fallait la raconter. Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l'amour, les voyages, les rires, la musique et l'espoir. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix se sont unies à celle de son frère.
    Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille.
    À partir d'une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.
    « Un récit sans complaisance, une déclaration d'amour fraternel. »
    Delphine de Vigan
    «  Gringe signe un livre bouleversant.  » Augustin Trapenard, France Inter
    «  Un récit explosif  ». Laurent Goumarre, France Inter
    «  Un voyage en littérature, un bel ouvrage littéraire.  » Flavie Flament, RTL
    «  Un livre passionnant, absolument superbe et très poétique.  » Marina Carrère d'Encausse, Le Mag de la santé
    «  Un texte haché et nerveux, chaotique et vibrant.  » BFM TV
    «  Un livre magnifique, sans concession où chemine beaucoup d'amour  ». Konbini
    À propos de l'auteur
    On connaissait Gringe (de son vrai nom Guillaume Tranchant) rappeur, en solo ou en duo avec Orelsan et les Casseurs Flowters, Gringe sur un canapé dans la série Bloqués, Gringe sous un abribus dans le film Comment c'est loin, et acteur, toujours, sous la direction entre autres d'Olivier Marchal ou d'Andréa Bescond. Place à Gringe auteur.

  • Pendant cinq mois, Isabelle Filliozat a tenu son carnet de bord pour  raconter l'accompagnement de son mari malade. Médecine officielle alternatives, toutes les pistes sont explorées pour lutter contre  la tumeur au cerveau de Jean Bernard. Cinq mois qui condensent  vingt-cinq ans d'amour. Cinq mois empreints de courage, de tendresse et d'humour. Car, forte de son expérience en thérapie  émotionnelle et en ressources psycho-affectives,  Isabelle Filliozat met son enseignement en pratique.
    Lorsque Jean Bernard cesse de respirer, il est entouré de l'amour de sa femme et de ses deux grands enfants.
    Une fin de vie qui défie la disparition physique de l'être aimé.
    Il laisse, en épilogue de ce livre, un texte écrit un an avant son  départ, intitulé « La chance ».

  • " Je me dirige vers la balance : 33,8 kilos. J'ai encore perdu du poids, une partie de moi est satisfaite. Mais je suis triste aussi : si je continue à perdre, je vais rester longtemps à l'hôpital. Or je dois passer mon bac... J'ai l'impression que la maladie me dévore. Qu'il ne reste presque plus rien de moi. Pourquoi suis-je si contente de maigrir encore ? " Pendant près de deux ans, Solène connaîtra l'enfer de l'anorexie. Dans ce journal intime, elle raconte ce " monstre " qui s'invite à chaque repas et l'empêche de se nourrir : une petite voix obsédante qui lui renvoie l'image d'une fille " nulle ", " énorme ", " immonde ".
    À force de ténacité, d'amour des siens, d'accompagnement du corps médical, Solène finira par retrouver confiance en elle et goût à la vie. Une libération dont cette jeune fille rayonnante, aujourd'hui étudiante, souhaite témoigner pour toutes les autres.
    " J'aimerais que ce livre aide les adolescents à mieux s'accepter, à lâcher prise. Qu'il encourage aussi les parents à demander de l'aide aux premiers signes de la maladie. L'anorexie est un cauchemar. À tout moment de la journée ou de la nuit, on se retrouve en détresse, seule, perdue... au bord du gouffre. " Le témoignage bouleversant d'une guérison. Un magnifique message d'espoir.

  • « Vaincre une maladie incurable seule, en voilà une idée ! Pourtant c'est l'exploit que Nathalie Balacé a réalisé. Véritable leçon de vie, d'espoir et de courage, son témoignage montre qu'il faut toujours y croire et que rien n'est impossible pour qui l'a décidé. »
    Après un combat de dix années, Nathalie parvient à vaincre une forme grave et sans espoir de spondylarthrite ankylosante.
    Constatant que les professeurs et médecins ne peuvent rien pour elle, elle décide de guérir et cherche à entendre les messages de son corps. Elle découvre que la maladie est multifactorielle, et que ce n'est pas un malheur qui tombe par hasard mais bien un encrassement progressif du corps et de l'esprit.
    Incomprise du monde médical, elle entreprend de multiples recherches pour réussir à comprendre comment libérer son corps et son esprit et devenir maître de sa santé.
    Nathalie nous livre son témoignage ainsi que les fruits de ses recherches. Ce livre nous apporte un nouvel éclairage sur le rôle que nous avons à jouer dans la guérison des différents maux qui peuvent nous toucher.

  • « Quand devient-on infirmière ? Est-ce le jour où l'on obtient son diplôme ? celui où l'on pose son premier pansement ? où l'on perd son premier patient ? Est-ce celui où l'on apprend à se blinder, ou celui où l'on espère ne jamais arriver à le faire ?
    Je suis devenue infirmière sur les bancs de l'école, bien sûr, mais aussi au contact des patients. J'ai appris les gestes et les dosages dans les manuels et grâce aux profs, mais aussi et surtout par la pratique et par ce que les autres soignants m'ont transmis. Soigner, c'est cet ensemble de technique, de psychologie et d'attention qui fait que l'humain reste au coeur de chaque contact, de chaque geste et de chaque intervention. Soigner, c'est penser à préserver la pudeur du patient dont je fais la toilette, même si c'est le dixième de la matinée ; c'est savoir quelle est la robe du dimanche de ma patiente, et quelle quantité d'eau de Cologne elle aime que je lui dépose au creux des poignets ; c'est aussi comprendre à la voix de l'un qu'aujourd'hui est un mauvais jour. Et cette connaissance intime des joies, des craintes, des manies ou de la fatigue de chacun est au cooeur de mon métier. C'est pour cela que je l'aime : parce que chacun est unique. C'est aussi pour cela qu'il faut le protéger, ce métier : parce qu'il est essentiel que nous, les soignants, puissions être disponibles, attentifs et compétents auprès de vous lorsque vous en avez besoin. »

  • Les meilleures chroniques de Josef Schovanec, diffusées dans l'émission " Carnets du monde " sur Europe 1, sont de retour ! Laissez-vous embarquer pour un " Voyage en Autistan " plein d'humour et d'érudition, saison 2 !Chaque dimanche sur Europe 1, dans l'émission " Carnets du monde ", Josef Schovanec, philosophe-saltimbanque de l'autisme et de la différence, tient la chronique " Voyage en Autistan ", dans laquelle il pose un regard plein d'humour et d'érudition sur un pays, une culture, une langue, une cérémonie, un plat national...
    Mêlant grande histoire et petites anecdotes recueillies au fil de ses nombreux périples sur tous les continents - il est chercheur spécialiste de la philosophie des religions et des coutumes -, cet infatigable globe-trotter et polyglotte nous prouve que voyages et autisme ne sont pas contradictoires, bien au contraire ! Car les voyages revêtent une importance particulière pour toutes les personnes autistes : ailleurs, elles se sentent enfin comme les autres.
    Avec ce nouveau recueil de ses meilleures chroniques, vous ne verrez plus notre planète du même oeil !

  • Un témoignage bouleversant sur les troubles alimentaires de l'adolescence
    - Le journal de bord d'une ado enfermée dans ses difficultés
    - Un témoignage utile et plein d'espoir pour les ados et leurs parents
    - Un style direct qui permet de mieux comprendre le psychisme de l'adolescence

    Un témoignage bouleversant et inspirant

    Camille est aujourd'hui une jeune femme épanouie. Son adolescence a pourtant été une longue souffrance. Dès l'âge de 13 ans, elle fait la connaissance de maux qui touchent des dizaines de milliers d'adolescents en France : la boulimie et l'anorexie. Ces troubles alimentaires font perdre totalement le contrôle de leur alimentation à des centaines de milliers de jeunes et entraînent de lourdes périodes de dépression.

    Camille a décidé de partager les écrits de ses journaux intimes qu'elle tenait pendant cette période afin de faire comprendre ce qu'il peut se passer dans la tête des jeunes concernés. Son témoignage donne des pistes concrètes aux adolescents et aux parents pour comprendre, aider, agir et soigner.

    " Un témoignage précieux, brut et plein d'espoir "

    La jeune adulte épanouie qu'elle est aujourd'hui revient sans tabou sur son adolescence compliquée et apporte des réponses claires aux questions qui taraudent celles et ceux qui sont confrontés à ces troubles alimentaires : Comment sortir des cercles vicieux ? Comment guérir ? Comment réussir à briser le mur du silence dans lequel s'enferme l'adolescent ?

  • à mes soeurs de combat

    Julie Meunier

    • Larousse
    • 20 January 2021

    Julie a 27 ans quand une météorite nommée cancer emménage sans prévenir dans son sein gauche. S'ouvre alors une parenthèse désenchantée de 18 mois : traitements, effets secondaires, changements de vie...
    Dès l'annonce de la maladie, puis dans les mois qui ont suivi, Julie a voulu prouver que malgré les stigmates des traitements, on peut rester maître de son image et de son avenir, en se réappropriant son identité et sa féminité. Très vite, elle a aussi ressenti le besoin de partager la traversée du désert du cancer avec ses soeurs de combat, via un blog puis des ateliers bien-être.
    Une fois déclarée en rémission, elle ne cache pas qu'on ne ressort pas indemne d'un tel combat : le corps, le mental, l'entourage, les priorités, la vision du monde, tout a changé et tout est à repenser. Elle se lance alors dans un parcours professionnel semé d'embûches, doublé d'une aventure humaine et d'une conquête de soi.
    À mes soeurs de combat est un témoignage sincère,  profondément résilient et parsemé de touches d'humour. Sans édulcorer ni minimiser, Julie Meunier nous montre qu'une épreuve peut se transformer en expérience, et nous révéler à nous-mêmes en nous poussant à devenir la personne que l'on rêvait d'être.
    Julie Meunier a créé son entreprise sociale et solidaire, Les Franjynes, une alternative à la perruque pour les personnes souffrant d'alopécie (perte totale des cheveux), comme un soin de l'âme pour les corps qui souffrent. Elle se bat aujourd'hui pour la déstigmatisation des malades. 

  • « Je n'ai pas eu le choix. Tout le monde aurait fait pareil à ma place. En revanche, ce que tout le monde n'aurait pas fait, c'est ce que la famille de mon donneur ou de ma donneuse a fait. Eux avaient le choix. Et ils ont choisi de me donner la vie. »
    Pierre Ménès a subi une double greffe du rein et du foie. Sans elle, il était condamné. Dans ce livre bouleversant, il raconte pour la première fois l'insupportable attente, la dégradation de son état, la lourde opération et la douleur de ses proches. Mais il partage aussi l'espoir, le soutien indéfectible de l'amour de sa vie Mélissa, la solidarité de son entourage, les visites de grands joueurs de football et les mots d'anonymes, qui l'ont aidé à tenir bon dans les moments les plus durs.
    Pierre Ménès témoigne aujourd'hui pour rappeler l'importance du don d'organes - 21 000 personnes sont dans l'attente d'une greffe - dans un hymne à l'amour et à la vie.
     

  • "Une actrice merveilleuse, d'une vitalité inouïe. Cette toute jeune comédienne a écrit et joue un chef d'oeuvre absolu" (Daniel Pennac). Quand on a 27 ans et qu'on apprend qu'on a une boule de 6 centimètres dans le sein gauche, forcément on a peur. Et puis on se bagarre. Et on pleure. Et on en rit... Mis en scène par Morgan Perez (avec les voix de Jeanne Arènes, Romane Bohringer, François Morel, Olivier Saladin, Dominique Valladié), joué à Paris et à Avignon (Off), ce récit n'est pas celui d'une "cancéreuse", mais le récit d'une étrange cohabitation : cohabitation de la vie incarnée, exultante, enthousiaste, et de la mort qui se tapit. Noémie Caillault raconte tout cela, avec ses mots, sa sincérité, sa fragilité. Et ses éclats de rire.

  • « Ce que je retiens des quatre années passées au sein du centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogue de Mantes-la-Folie, c'est une bienveillance générale, un énorme effort de tolérance mutuel malgré les difficultés quotidiennes, un attachement profond à ce lieu et donc une attention collective à son respect.
    Si cet aimable ouvrage peut contribuer à faire évoluer les représentations habituelles des citoyens normaux sur les shlags, les junks, les toxicos, j'en serais ravi. Si les hommes et les femmes qui m'ont fait l'honneur de bien vouloir me confier des pans de leur existence ne se sentent pas trahis, et si la lecture de leur parole leur permettait de prendre conscience de la valeur et de l'intérêt de celle-ci, alors là, je serais comblé... »

    Thierry Pelletier est travailleur social et musicien. Il est l'auteur de La Petite Maison dans la Zermi (Libertalia, 2007) et Les Rois du rock (Libertalia, 2013). Cet ouvrage a été coécrit avec les usagers de drogue du caarud de Mantes-la-Jolie.

  • Suivre Pauline

    Sidney Cohen

    "« Comment suivre Pauline ? Suivre se dit d'un médecin pour son patient. Mais avec Pauline, la suivre, cela voulait dire courir derrière elle ou s'accrocher à sa roue pour rester en sa compagnie, ne pas être lâché ni la lâcher sur le long parcours, frénétique, chaotique, à donner parfois le vertige, que nous avions entrepris de faire ensemble. Elle l'avait réclamé instamment alors qu'elle n'était que rébellion devant toute démarche instituée et toute contrainte, comme l'exigeait le mode de relation que je pouvais lui proposer en tant que psychanalyste. Nous nous sommes pourtant engagés pour un cheminement qui a duré plusieurs années, émaillé de multiples événements, rebondissements, interruptions, traversé par tous les états d'âme possibles de part et d'autre, entre attachement et rejet, entre espoir et découragement. Le tout était d'une richesse et d'une densité qui pouvaient laisser croire que Pauline allait sortir de son marasme. Mais ce cheminement fut interrompu tragiquement, ce qui ne pouvait que m'inciter à y revenir, à le raconter, à y réfléchir longtemps après. Malgré cela, ce récit voudrait donner toute la mesure de ce qu'instaure ce type d'écoute, les immenses ouvertures qu'il offre et les changements qu'il autorise chez le sujet. »"

  • Quand on l'installe sur la terrasse de l'hôtel Le Mirage d'où l'on a une des plus belles vues du monde, elle baisse les yeux. Voir cette étendue de sable fin à l'infini, voir cette mer scintiller comme si elle était couverte d'étoiles, voir cet espace dont l'horizon s'éloigne éternellement, lui fait violence. Tant de beauté lui fait mal. Cette lumière exceptionnelle, cette paix régnant dans ce lieu ne la concernent plus. Le temps est là, derrière elle, mais aussi devant elle. Et il la nargue. Elle sent de manière insidieuse qu'elle meurt à la beauté, qu'elle ne prend plus part aux joies simples de la vie. Elle doit faire attention, tenir le temps à distance, l'empêcher de lui serrer la gorge. Elle qui aime tant rire évite de se laisser aller de peur que le rire ne soit plus maîtrisable et qu'elle étouffe.
    Tahar Ben Jelloun

  • Une araignée vivait en moi, un petit parasite, hargneux et pathétique. Je devais l'empêcher de nuire, trouver le moyen de l'expulser.
    Anne Steiger a longtemps souffert sans pouvoir mettre de mots sur sa douleur. Il aura fallu dix ans pour qu'un médecin pose enfin un diagnostic : elle souffre d'endométriose. Fin de l'histoire ? Pas vraiment.
    C'est un véritable parcours du combattant qui commence alors : de médecins en hôpitaux, de prescriptions médicamenteuses en actes chirurgicaux, elle va être confrontée à toutes sortes de traitements, plus ou moins efficaces, et à leurs effets secondaires souvent d'une violence extrême. Jusqu'au jour où elle décide de reprendre son corps en main, d'enquêter sur la maladie et le business qui l'entoure, et de ne plus subir.
    À la croisée du récit intime et de l'enquête journalistique, un cri d'alarme qui plaide pour une meilleure prise en charge globale de la maladie et pour que la souffrance des femmes soit entendue, enfin.


  • Comment apprend-on à vivre après et avec cette perte ?

    " Début mai 2013, alors que je suis expatriée avec ma famille dans un lointain pays d'Asie centrale, je découvre que je suis enceinte de mon troisième enfant. Fin octobre 2013, c'est déjà fini. Je dois interrompre ma grossesse à la suite de la découverte de graves malformations foetales.
    Vingt-neuf semaines in utero, quelques minutes en tête à tête, le bracelet d'une maternité parisienne, une photo de mauvaise qualité : ce sont les minces souvenirs que je possède.
    Pour qu'il reste autre chose qu'un parcours médical et que la relation prenne forme d'une autre manière, moi, la maman de cet enfant né sans vie, je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire notre brève histoire. Comment se consoler d'avoir perdu un bébé que l'on a à peine connu ? Comment faire le deuil de celui que l'on a tenu seulement quelques minutes dans ses bras ? Comment apprend-on à vivre après, et avec cette perte ? Je tente de répondre à ces questions ; j'écris pour atténuer la douleur et, ainsi, mon enfant existe. "
    L'auteur témoigne dans cet ouvrage d'une situation malheureusement courante, l'interruption thérapeutique de grossesse et le deuil périnatal. Son récit confronte le lecteur au choix le plus difficile qui soit pour des parents : décider de laisser partir leur enfant.

  • " Mon destin était d'être un voyou, un criminel, abonné aux cellules miteuses ou pourrissant six pieds sous terre. Un travail, une famille, une vie rangée, c'était bon pour ceux qui cherchaient le bonheur. Moi, je le fuyais. Cet instinct de mort qui m'habitait était mon seul salut. Cette façon de penser, il vaut mieux l'avoir lorsque l'on s'apprête à aller en prison... "
    Au moment où commence ce récit à la première personne, la vie de Roman Sanchez se résume en quelques mots : deal, drogues, échec scolaire, vandalisme... À l'heure où ce livre est écrit, c'est un futur interne en médecine générale qui tient la plume. Entre les deux, le même homme, mais des années de galère, de joints, de coke, d'alcool... Mais aussi la rédemption après la case prison, une farouche volonté de renaître. Et celle de témoigner aujourd'hui, sans fard, pour aider et prévenir les jeunes, les autres. Pour vivre, encore et encore.

  • «  Cette maladie est quelque chose d'impalpable. Une pensée qu'on oublie, ça ne se raconte pas, ça ne se rattrape pas, comme les papillons  ! Il n'y a pas de symptômes physiques. Cela ne se voit pas. C'est comme un déraillement, mais on en est conscient. On se voit flotter. On est soi et on est une autre. Cela ressemble à un dédoublement de personnalité.
    Et cet autre, il faut le rencontrer, l'apprivoiser. C'est un enfant adopté. Tantôt, on l'accepte, tantôt on ne l'accepte pas. J'essaie de bien le recevoir, de ne pas me mettre trop en colère. Mais c'est un grand bouleversement.  »
    Eveleen Valadon a été diagnostiquée malade d'Alzheimer voici quatre ans.  Ce livre raconte son combat contre une pathologie qu'elle se refuse à nommer. Elle a voulu nous dire, en son nom et en celui de tous les autres, qu'elle n'est ni démente ni agressive, et tordre le cou aux stéréotypes dont cette maladie est porteuse. Eveleen lutte pour retrouver la femme qu'elle n'a pas cessé d'être, et  pour montrer à cet ennemi de l'intérieur qu'elle ne va pas se laisser effacer.

  • Julie et son mari ont désiré, attendu et aimé leur premier enfant. Jusqu'au jour où le diagnostic tombe : le petit Théo a fait une hémorragie cérébrale à sept mois de grossesse Tout bascule.
    L'interruption médicale de grossesse (IMG) peut être réalisée à tout moment de la grossesse et jusqu'à la fin, en cas de maladie incurable. Julie nous fait vivre le doute auquel les couples sont confrontés : est-ce la meilleure décision pour ce bébé et pour nous ? N'y a-t-il vraiment aucun espoir d'amélioration, ni de traitement ? Une fois la décision prise, comment supporter ces jours passés à sentir son bébé bouger, alors que son décès est déjà programmé ? Puis arrive le jour de l'accouchement, où se mêlent la naissance et la mort. Et après ?
    Un témoignage pour briser les tabous qui peuvent encore exister, afin d'aider les parents et leur redonner espoir.

  • Pourquoi fume-t-on et comment se débarrasser d'une dépendance à la drogue ?
    «?Vingt mille joints?; une bagatelle, n'est-ce pas?? En somme, c'est ce que j'ai fumé, grossièrement, à la pelle, à raison de quatre joints quotidiens quinze années durant. À déraison, devrais-je dire. De mes 17 à mes 32 ans. Puis j'ai arrêté. Arrêté net.?» Le cannabis est la drogue, après l'alcool, la plus consommée en France. Elle touche près de 4 millions de personnes, dont un million en ferait un usage problématique. Les jeunes Français seraient même, à l'âge de 16 ans, les premiers consommateurs d'Europe. Comment sortir d'une consommation toxique ? Comment parvenir à se défaire d'une mauvaise habitude ? Quels sont les effets du cannabis sur le corps et le cerveau ? Quelles sont les principales étapes du deuil ? Et d'abord, pourquoi fume-t-on et comment s'installe la dépendance ? Par un cheminement dynamique qui aborde des aspects pratiques autant que théoriques, Olivier de Vitton nous amène vers une plus grande liberté. Cette libération, et pas seulement de la weed, croise réflexions philosophiques, récits de vie et journal d'arrêt. «?L'objectif n'est pas de contrôler sa toxicomanie en diminuant sa consommation, en modérant son emprise sur notre vie (...) L'objectif est de lui faire la peau, elle qui nous a dérobé une partie de notre existence. Elle ne mérite pas autre chose.?»
    Ce livre nous invite à traverser les épreuves et surmonter les illusions pour troquer, dans un mouvement de vie réconcilié avec le réel, le joint pour la joie. Et en sortir grandi.
    Ce témoignage, entrecoupé de réfexions philosophiques et de récits de vie, pointe les dangers et les illusions qui entourent les addictions et invite à se libérer complètement de cette emprise.
    EXTRAIT
    Arrêter de fumer le cannabis n'est pas non plus une simple question de volonté. Du moins, pas véritablement. C'est davantage une question de « déclic » et ce déclic a peu de choses à voir avec la volonté. Ce déclic est lié à des prises de conscience qui agissent en profondeur et en deçà de la volonté. Ce sont, précisément, ces différentes prises de conscience qui vont guider la volonté sur le chemin de l'arrêt. C'est un sursaut. Et même un sursaut existentiel. Ce qui fait obstacle à l'arrêt, c'est la représentation de l'arrêt, pour ainsi dire les images et les idées que l'on s'en fait. S'il était seulement question de « volonté », cela serait formidablement difficile. Cela serait une épuisante lutte que l'on aurait toutes les chances de perdre. La volonté, c'est toujours celle de l'autre. Parce que la force de la volonté lutte contre autres choses en soi, contre d'autres forces contre lesquelles elle s'oppose, qu'elle combat et qu'elle, de façon paradoxale, nourrit et reconduit sans trêve. Se placer sur le seul plan de la volonté est annonciateur d'une grande adversité. Ce travail sans répit est une véritable torture que s'inflige celui qui croit pouvoir, à la seule force de sa volonté manifeste, séparer des océans. Or ce n'est pas dans cette pluralité que l'on gagne, mais en acquérant une « unité ». Cette unité garantit la réussite, puisque dès lors c'est en entier que l'on opère et amène le changement. Les grandes révolutions sont souterraines et silencieuses.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Les descriptions sont vivantes, on se laisse amener le long du chemin, dans les creux et les sommets, sans jamais savoir ce qui se prépare au tournant. [...] J'ai immédiatement accroché avec ce livre qui mérite d être lu. Le rythme est vif et la réflexion, stimulante. Sa lecture laisse des traces. - PierreVi, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après des études en école de commerce (EM Lyon) et en philosophie (Paris-IV Sorbonne), Olivier de Vitton est actuellement Consultant SEO, Rédacteur Web et féru de cryptomonnaies ; par ailleurs, il voyage souvent, roule à moto et escalade des montagnes.

  • La maladie de Lyme : 1 million de nouveaux cas par an en Europe. Un immense scandale sanitaire pour les années à venir. Le cri d'alarme et d'espoir d'une malade.
    Maria passe ses vacances dans les Vosges depuis sa plus tendre enfance. Elle a l'habitude d'être inspectée tous les jours par ses parents qui lui retirent de nombreuses tiques. Dans l'Est, on a l'habitude et on sait que les tiques peuvent transmettre cette terrible maladie. Pourtant, un jour, il y a 13 ans, elle commence à ressentir des douleurs articulaires et une grande fatigue. Un jour, la sentence tombe : neuroborréliose de type 3, c'est-à-dire un stade avancé de la maladie, stade auquel on ne peut que pallier les symptômes. Depuis, la vie de Maria n'est qu'une longue liste de douleurs et désagréments. Pourtant, elle donne naissance à une petite fille il y a 18 mois, porteuse elle-même de la maladie.
    Maria se bat quotidiennement, explore les protocoles les plus novateurs.
    Avec la collaboration d'Yves Deloison, journaliste, elle raconte ici son histoire.

  • Cet ouvrage est le témoignage d'un acteur important du développement du système de santé du Burkina Faso.

  • "Longtemps, je me suis crue immortelle.
    Je l'étais comme le sont ceux conscients de mourir un jour. Un jour lointain, fantasmatique, noyé dans le brouillard du temps et la brume opaque des idées."

    Marie Sey est une femme pleine de vie ; elle est mère, enseignante passionnée. Un jour, son index cesse de lui obéir, symptôme à première vue anodin mais qui fera basculer tout son univers. Des salles d'attente froides de l'hôpital aux cabinets de divers spécialistes, elle finit par apprendre le diagnostic fatal : elle est atteinte de la maladie de Charcot, qui a commencé à atrophier ses muscles et la rendra petit à petit prisonnière de son propre corps. Jusqu'à son dernier souffle, poussée dans ses derniers retranchements, elle résiste de toute la force de son esprit pour continuer à écrire : elle vivra jusqu'à en mourir.

    Avec une sensibilité et une âpreté exacerbées par l'altération progressive de son corps, elle nous offre ce texte autobiographique bouleversant, parsemé d'observations et de réflexions percutantes sur les relations soignant-soigné et leur impact émotionnel. Bien au-delà du domaine médical, Marie Sey se livre et nous plonge également dans la fulgurance d'une magnifique et ultime histoire d'amour, les dernières émotions de sa féminité. Malgré la mort qui approche, la passion flamboie alors, elle illumine la vie.

    Paru tout d'abord en auto-édition sous le titre Le malaise d'Hippocrate, ce livre a reçu le prix Handi-Livres 2017 de la meilleure biographie.

    Avec une préface d'Axel Kahn

  • Je suis gynécologue-obstétricienne. Je viens de fêter mes quarante ans. Les vacances d'été touchent à leur fin. Un soir où je palpe machinalement mon sein gauche, je sens comme un petit grain de riz sous mes doigts. Insignifiant. Un kyste, certainement. Par acquit de conscience, je passe une échographie. Puis une biopsie, le 11 septembre. Le verdict tombe aussitôt, c'est un cancer ! Un cancer infiltrant. Alors, tout s'enchaîne : examens complémentaires, qui mettent au jour un deuxième foyer cancéreux ; exérèse des tumeurs et des ganglions ; ablation du sein ; chimiothérapie ; radiothérapie ; hormonothérapie ; reconstruction mammaire. Très vite, je retire ma blouse blanche. Découvrant l'envers du décor, je pose un regard de soignée sur le monde soignant que je croyais connaître. Je supporte la lourdeur des traitements. Courageusement ? non, je descends au fond du puits. Je suis morte. Le cancer relève de la bombe atomique. Quiconque ne l'a pas vécu dans sa chair ne peut jauger la violence de la déflagration qui se produit chez le sujet malade. Puis, un jour, la vie reprend... Lentement.

  • Le témoignage de Samanta Borzi est celui d'une renaissance et d'une fabuleuse évolution. 
    Petite fille mal aimée, elle est terrorisée par une belle-mère qui lui fait croire que le diable et l'enfer sont partout.
    Elle grandit dans un univers peuplé de cauchemars, minée par une image désastreuse qu'elle a d'elle-même.
    À l'adolescence, elle plonge : prostitution et drogue. Accro à l'héroïne, le drame éclate : Samanta, enceinte, s'endort après avoir pris une dose et perd son bébé in utero.
    Inconsolable, dévorée par un sentiment terrible de culpabilité, elle sombre encore plus dans la drogue.
    Enceinte pour la deuxième fois et toujours dépendante de la drogue, Samanta met au monde un fils. Il naît drogué et en manque. Un soir, la jeune femme le dépose dans un hôpital et, le coeur anéanti, supplie qu'on le prenne en charge, car elle se sait incapable de subvenir à son bien-être.
    Jusqu'au jour où...
    Samanta Borzi nous livre ici, en toute intimité, une autobiographie poignante. Sans détour, elle n'hésite pas à évoquer les étapes difficiles de sa vie.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un témoignage poignant porteur d'espoir. - RTL Info
    Je l'ai dévoré ! Je suis restée abasourdie suite à ma lecture : une femme, une mère, prête à tout pour sortir de l'enfer. - Laetitia Ruffin, Babelio
    Le livre de Samanta Borzi est une véritable leçon de vie. Ce que l'on apprécie particulièrement dans sa démarche, c'est la franchise, la nudité, l'authenticité, avec laquelle elle dévoile son expérience douloureuse. Et pourtant, malgré ce dévoilement, on ressent chez Samanta Borzi beaucoup de pudeur, de respect, de tact. - Daphnis Olivier Boelens, Blog Une vie sur la terre
    EXTRAIT 
    Cela faisait plusieurs semaines que ma consommation de drogue était de plus en plus chaotique, les hallucinations et les crises psychotiques allaient croissantes. Prise d'une peur panique, je me suis rendue chez une psychiatre pour déposer ce fardeau que je portais depuis huit mois.Je lui ai tout expliqué en lui demandant de l'aide.Elle m'a écoutée attentivement et m'a prescrit un médicament, le Solian1.En me tendant l'ordonnance, elle me rassura et me dit que cette béquille m'aiderait et ferait disparaitre tous les symptômes.Après m'être rendue à la pharmacie, j'ai ouvert la boîte de médicaments et j'ai lu la notice.Voyant qu'on le prescrivait en cas de schizophrénie, je n'ai pas voulu le prendre, je ne me sentais pas concernée et je me suis dit qu'il n'était pas approprié à mon état.Au lieu de ça, je suis allée acheter une boulette de coke et je suis rentrée chez moi.
    À PROPOS DE L'AUTEUR Aujourd'hui, Samanta Borzi est comédienne et a récupéré son fils placé pendant longtemps en famille d'accueil. Elle est à l'affiche du film Moroccan Gigolo's d'Ismaël Saïdi. Et les projets s'enchaînent.

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