Amériques

  • Qu'as-tu fait de mon pays? Tanite nene etutamin nitass?
    Écrit par An Antane Kapesh
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit par José Mailhot

    Qu'as-tu fait de mon pays ? Comprendre l'histoire coloniale

    Résumé
    Après Je suis une maudite Sauvagesse o Eukuan nin matshi-manitu innushkueu (2019), Mémoire d'encrier met en lumière le deuxième ouvrage d'An Antane Kapesh Qu'as-tu fait de mon pays ? o Tanite nene etutamin nitassi ?, qui dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations.

    L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue.

    Dans ce conte philosophique, Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    An Antane Kapesh, la première auteure innue, était âgée déjà lorsque elle a entrepris d'écrire. Dans cette deuxième oeuvre, elle agit comme interprète. Elle explique le monde tel qu'il était avant la colonisation. Puis comment, un geste à la fois, les colonisateurs ont transformé les manières de vivre des Innus. Elle se fait l'interprète de la forêt et de ceux qui ont subi l'histoire coloniale dans leur chair et leur dignité.

    Qu'as-tu fait de mon pays ? est la promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé.

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.

    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Contes du Far West

    O. Henry

    Contes du Far West
    O. Henry
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Cet ouvrage comporte les nouvelles suivantes :
    Coeurs et Croix, La rançon de Mack, Un vrai ami, Le manuel du mariage, Les crêpes de Pimienta, Le cow-boy et les rajahs, Esculape au ranch, Le miracle du Rio Bravo, Le fils prodigue et la vendetta.
    William Sydney Porter est né à Greensboro, Caroline du Nord. Son père, Algernon Sidney Porter, était médecin. Il est orphelin de mère dès l'âge de trois ans et est élevé par sa grand-mère paternelle et sa tante. William est un lecteur avide mais quitte l'école à l'âge de 15 ans.
    Il s'installe au Texas et fait toutes sortes de petits boulots, dont pharmacien, journaliste et employé de banque. Après avoir déménagé à Austin, Texas, il se marie en 1882. En 1884 il commence une chronique humoristique intitulée The rolling stone. Il rejoint ensuite le Houston Post où il est reporter et chroniqueur. En 1887, il est accusé de détournement d'argent par la banque où il travaille.
    O. Henry est relâché à Columbus, Ohio le 24 juillet 1901, après trois ans de prison. Il s'installe alors à New York et commence une carrière d'écrivain. Et c'est en prison qu'il aurait reçu son surnom.
    La plupart de ses histoires se déroulent au début du XXe siècle, période contemporaine de l'auteur.
    Les O. Henry Awards sont des prix donnés chaque année depuis 1919 aux États-Unis, venant récompenser les meilleures nouvelles.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • De Belem à Porto Alegre, de Rio de Janeiro à Recife, Fortaleza, São Luis ou Rio Branco, le Brésil est le fruit de trois cultures. Les Amérindiens, les Européens et les Africains ont ainsi tous trois contribué à bâtir cette nation, à forger cette âme à nulle autre pareille. Chacun y a apporté son histoire, mais aussi ses croyances, ses connaissances, ses fantasmes et ses peurs. Grand comme seize fois la France, ce pays-continent fascine même si, trop souvent, l'on s'arrête à son sujet à des images toutes faites. Avec Contes et Légendes du Brésil, Jean-Paul Delfino entrouvre les portes de ce pays complexe d'une manière différente. Grâce à plus de soixante récits, tous issus de la mémoire collective brésilienne, il donne au lecteur la possibilité de comprendre autrement ce peuple métissé. Au fil de ces pages, qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des thèmes toujours d'actualité prennent une résonance différente. Protection de la planète, racisme, mythes et religions, explications du monde, Princes et Princesses, amours contrariées ou êtres surnaturels : c'est un Brésil enfin différent qui est offert au lecteur, entre éclats de rire et surprise, malice et saudade.

  • Recueil de contes d'aujourd'hui, entièrement écrit par des indiens du Brésil,  ce livre permet de découvrir des aspects aussi bien contemporains (comme la pratique moderne du recyclage) que mythologiques (comme l'origine du feu) de ces peuples en voie de disparition. Il met à nu des croyances intimes de plusieurs ethnies
    Toutes ces histoires appartiennent à une tradition orale encore vivante  rassemblant tout le village lors de la veillée nocturne pour écouter, danser et pratiquer des rites. Marqués par la présence du chaman au centre des tribus, ils sont imprégnés de spiritualité vécue. Ces contes s'apparentent toujours au fantastique, à un autre monde où les êtres surnaturels et les esprits sont toujours proches. Ces textes nous révèlent une poésie de l'étrange et nous invitent au voyage à l'intérieur de la grande diversité des indiens du Brésil.
    Ce volume constitue un témoignage direct d'un monde en voie de disparition. Ses contes sont livrés selon la vision des indiens et non  à travers les lunettes des ethnologues.
    Ce livre peut être lu aussi bien par des adultes que par des enfants. Il ouvre sur un autre monde et constitue une invitation au voyage intérieur et à la découverte de l'autre.

  • Des contes et légendes du peuple mapuche, empreints de violence, de courage, de sacrifice, de poésie et d'amour... Comment Kooch créa-t-il le monde ? Comment un arbre sauva-t-il la tribu pehuenche de la famine ? Pourquoi une liane sauvage aux fleurs rouges porte-t-elle le nom de Copihue ?

  • Contes du Brésil

    Paul Roblot

    • Claae
    • 23 February 2018

    Échantillons de culture populaire brésilienne
    Ces contes ont été recueillis au cours de mes voyages. Ils charmaient les heures fastidieuses des longues chevauchées sous le soleil brûlant ou dans les nuits fraîches.
    Les uns viennent des forêts vierges et des tabas indiennes, les autres des plages et des collines portugaises.
    Parfois l'imagination populaire a singulièrement transposé et mélangé les traditions des indigènes et celles des colons.
    Partez à la découverte des contes ramenés par Paul Roblot de son voyage en Amérique latine !
    EXTRAIT DE LE CRABE, LE JAGUAR ET LA LOUTRE
    Caranguejo le crabe, Lontra la loutre, Onça le jaguar vivaient tranquilles sur les rives du Manguaba.
    Ils étaient voisins, bons voisins. Entre eux jamais une brouille, une dispute, une chicane, un procès. Ah ! les heureux. Lontra et Onça s'invitaient souvent à dîner, chacun apportant son écot. L'un quelque bon quartier de cerf, l'autre de délicieux poissons. Caranguejo prenait part au festin. Ses amis ne lui demandaient rien. Qu'eussent-ils fait de ses limaces, de ses crevettes, de ses manguabas. Le repas le plus abondant du pauvre petit n'eût pas donné pour eux le dixième d'une bouchée. Ils ne lui demandaient rien, ils partageaient avec lui et la viande et le poisson. Ah ! les bons amis. Ah ! Les heureux.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Paul Roblot (1880, Meuse - 1957, Côte d'Or) a été missionnaire au Brésil huit années durant lesquelles il a recueilli et retranscrit les contes et histoires populaires.

  • Initialement paru en 1939, Lagerfeuer in Indianerland : Erzählungen aus den frühen Tagen des Indianers, fut publié pour la première fois en français en 1952.
    « Au pays des Indiens, le Feu de Camp était, dans les temps anciens, un endroit où l'on se rassemblait pour raconter des histoires. Celles qui avaient trait aux choses surnaturelles n'étaient racontées qu'après le coucher du soleil. Et, comme l'Indien aimait à parler par images, il appelait les contes, les mythes et les histoires plaisantes Feux de Camp merveilleux, Feux de Camp sacrés ou Feux de Camp gais. J'ai vécu, dès mon enfance, de nombreuses années en Amérique et j'ai mené une belle vie d'Indien libre dans les plaines du Far West encore sauvages à cette époque. Jeune adolescent, je me suis évadé des cadres de la vie bourgeoise et j'ai parcouru les parties alors peu peuplées des États de l'Ouest et du Canada. Il y avait là des Indiens qui pouvaient vivre encore un peu selon les moeurs anciennes de leur tribu. Partout, on était face à face avec la nature libre. Je ne pensais pas encore alors à écrire des histoires d'Indiens. Je me contentais de vivre tout près de la nature ; je jouissais d'un bonheur sans mélange et je ne demandais rien de plus. Mais la civilisation est venue et m'a emporté, de même qu'elle a chassé les Indiens. Plus tard, je retrouvai dans les mythes, les contes et les histoires amusantes des Indiens, les vestiges d'un monde disparu. Je ras-semblai ce qui avait pu être sauvé de ces vestiges ; je les assimilai jusqu'à en faire une matière vivante. Puis, je commençai à écrire, - et c'est ainsi que sont nés ces récits. Le lecteur trouvera ici un autre Indien que celui qui a combattu contre les Blancs et dont la figure est bien connue. C'est l'Indien d'une époque antérieure à l'arrivée de l'envahisseur étranger ; tout ce qui pourrait procéder d'une influence des Blancs a été éliminé. Ici vit le pur Indien ».

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