France

  • L'amour. C'est un rêve, un souci, un désir, un compagnon sur le chemin de nos vies. Nous ne pouvons pas nous empêcher de l'interroger, de le bénir, de le maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l'espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ?  À explorer sans repos les mille chemins de l'espérance humaine, les contes, au fil des âges, ont appris la musique de ce coeur du monde qu'est l'amour. Henri Gougaud, l'un de nos plus grands conteurs, nous en propose soixante-quinze, pour nous éclairer, nous amuser, et cheminer avec nous dans le jeu le plus mystérieux du monde : le jeu de l'amour et du hasard.
    « Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie, que les contes sont des êtres attentifs et bienveillants. Ils répondent toujours à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés avec cette innocence dont ils sont eux-mêmes pétris. »Henri Gougaud

  • Le quotidien d'une petite paroisse rurale bretonne imaginaire à travers le destin de trois familles, au XIX e siècle. Par l'auteur de Fils de ploucs.
    " L'histoire est un roman qui a été ; le roman est de l'histoire qui aurait pu être ", disaient
    les Goncourt. Ici, il s'agit de la restitution d'un monde réel : la vie d'une petite paroisse rurale
    du Finistère de 1829 à 1871, à travers les destins croisés de trois familles - Jézéquel, Santec et
    Guidou. Alliances, amours contrariées, travaux des champs jalonnent un quotidien à la fois
    chaleureux et laborieux. L'auteur décrit aussi les relations souvent tendues entre prêtres, maires
    et instituteurs, l'évolution des méthodes de travail ou des rapports entre générations. Mais
    aussi les superstitions... Comme la peur de l'Ankou, personnification effrayante de la Mort,
    et croyance toute bretonne.
    Une vengeance de l'Ankou, ouvrage rigoureux et documenté, enrichi d'expressions typiques
    utilisées en Bretagne jusqu'à une date récente, dépeint parfaitement ce pays et ses habitants au
    XIXe siècle.

  • Présentation par Alexandra Strauss
    Grand maître du noir passé tardivement à la couleur, l'oeuvre d'Odilon Redon nous est familière, mais si le dessin restait son domaine de prédilection, il n'en était pas moins grand amateur de musique et de littérature. Dans son recueil de pensées intimes À soi-même, il mentionne régulièrement ses lectures ainsi que les expositions qu'il a visitées ou encore les concerts auxquels il a assisté. Curieux de ses contemporains, il était féru de classiques. Proche de Huysmans et de Mallarmé, peut-être s'est-il rêvé écrivain...
    C'est ainsi qu'il composa les dix contes proposés ici et qui forment un extraordinaire pendant à son oeuvre graphique. L'auteur ne les a pas retravaillés dans l'idée d'une publication... mais les ombres de Théophile Gautier, Villiers de L'Isle-Adam ou encore Edgar Allan Poe ne sont pas loin.
    Odilon Redon (1840-1916) est un peintre symboliste et un remarquable coloriste tout autant qu'un grand maître du noir, précurseur du surréalisme et de la non-figuration.
    En 2011, les Galeries nationales du Grand Palais ont remis en lumière son oeuvre.

  • La forêt de Brocéliande, royaume de l'imaginaire. Depuis les héros arthuriens, elle n'a cessé de produire des songes, fantastiques ou réalistes, repris par des générations sous forme de contes et légendes.

  • Pont-Aven a séduit les artistes bien avant que Gauguin y vienne. Dès 1866, une petite colonie de peintres américains s'y établit. Tout les enchante : la lumière incomparable de la Bretagne, lespaysages et les moulins pittoresques, les sentiers du Bois d'Amour, le soleil sur la rivière, le spectacle du port animé par les bateaux
    de pêche et, bien sûr, le magnifique costume des femmes. Ils dessinent, ils peignent, se font adopter par la population.
    Parmi eux, on remarque Mary Ann Flynn, une jeune Américaine  adepte du fusain. Bientôt, elle est rejointe par sa cousine anglaise, Victoria Greylord, qui préfère l'aquarelle. Ensemble, elles achètent un terrain au bord de la rivière et s'y font construire une maison qui accueillera leurs amis peintres, plus ou moins argentés.
    Ravissantes et libres, les deux jeunes femmes mettent en émoi plus d'un homme, artiste, aristocrate ou pêcheur. Mais l'une et l'autre cachent une blessure. Auraient-elles choisi l'art contre l'amour ?
    À travers la peinture d'une amitié sans faille entre deux femmes à l'esprit libre, Colette Vlérick fait revivre une page colorée mais souvent oubliée de la longue histoire entre Pont-Aven et les artistes.

  • Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées, dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire, classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes Sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.

  • D'Abeille à Vrillette, un ouvrage encyclopédique sur les croyances et superstitions en France, par la meilleure spécialiste du sujet.De tout temps, croyances et superstitions ont expliqué les mystères du monde. Elles reposent sur la certitude que des forces supérieures et surnaturelles régissent la vie sur terre, qu'il est possible de les comprendre (présages, divination), de s'en protéger, voire de les modifier (rites, médecine magique) et de les provoquer (sorcellerie). Dans une France largement rurale, le peuple s'entoure d'un ensemble de rites et de croyances, parfois très localisés, qui accompagnent les grands passages de l'existence (naissance, mariage, mort...), les phénomènes naturels (météorologie, maladies...), les moments-clés de l'année (saisons, solstices, fêtes religieuses ou d'origine païenne...), tout un corpus magique largement remodelé par l'Eglise au cours du Moyen Age.
    Fruit d'une vie de recherches, le
    Dictionnaire de la France mystérieuse rassemble et synthétise la somme des connaissances, à l'origine souvent obscure, que les folkloristes du XIXe siècle ont collectées dans les campagnes françaises.
    Deux types d'entrées :
    o Le support de la croyance : objet, plante, animal, phénomène naturel (vent, orage...)
    o Les thèmes et événements : grands moments de l'existence, de l'année, et les sujets de croyance collective (démons, sorcellerie...)
    Chaque article traite la croyance ou la superstition selon les caractéristiques régionales et intègre récits et témoignages. Une centaine de gravures anciennes illustrent le propos en apportant des informations complémentaires.
    A paraître en mai 2017, du même auteur, le
    Dictionnaire de la France merveilleuse viendra compléter cette somme en traitant, sous la même forme, du surnaturel, des êtres fantastiques, des hantises et des lieux enchantés.

  • Extrait
    L’univers du conte
    D’emblée, ce qui frappe à la lecture des contes – ou à leur audition –, c’est le cadre dans lequel évoluent les personnages. Par maints aspects, malgré l’intemporel « il était une fois » qui amorce fréquemment le récit, on s’aperçoit que le monde décrit est celui des villageois. Et cet univers est rarement réjouissant car bien souvent l’indigence en est le décor.
    C’est d’ailleurs l’une des raisons qui poussent les principaux protagonistes à en sortir, à tenter fortune dans des contrées plus souriantes, comme par exemple « Jean sans Peur » ou le pauvre Laouik.
    Généralement, cette quête les mène dans des pays lointains, au-delà de « montagnes difficiles à gravir », comme dans « Les trois rameaux d’Impinad », de l’autre côté de mers bleues ou noires, comme « Le chevalier Bayard » qui se retrouva ainsi en Turquie, et parfois même en enfer pour y chercher quelqu’un (généralement une princesse emprisonnée, comme dans « La reine des trois montagnes d’or ») ou quelque chose, par exemple un renseignement susceptible de faire revenir l’eau dans une ville, ainsi qu’on peut le voir dans « Fleur d’Épine ».
    Que ces endroits soient proches ou se situent au diable vauvert, qu’ils soient réels ou véritablement imaginaires, ce qui les caractérise c’est leur féerie. Tout y porte la marque de la magnificence.
    Étrange ou insolite, posé comme un obstacle à franchir après avoir surmonté de redoutables épreuves ou s’être délecté aux joies de la luxuriance, se dresse un château somptueux où, comme dans « L’homme à la marmite », l’héroïne voit partout « de belles choses qui la ravissaient d’admiration ». Dans les jardins poussent bien sûr « de belles fleurs et des fruits délicieux ».
    Dans ces merveilleuses demeures, l’éternel féerique, représenté par le bruissement des jets d’eau et l’éclat du cristal, de l’or ou des pierres précieuses, côtoie le luxe moderne. Ainsi, c’est « dans une belle chambre à coucher où se trouvait un lit de plume bien accoutré et tout ce qu’il fallait pour sa toilette de nuit et de jour » que se coucha Lévénès dans l’attente de rencontrer « L’homme à la marmite ».
    Bien entendu, les habitants de ces véritables espaces de bonheur sont assortis au faste et au raffinement qui se présentent au regard et qui caractérisent ce qu’il est convenu d’appeler la « culture mondaine de palais ». Rois, reines, princes, princesses, tous plus ravissants les uns que les autres, caracolent « dans un beau carrosse doré, attelé de quatre chevaux superbes », comme dans « La princesse de l’Étoile brillante ».
    Si, d’aventure, la laideur ou la difformité affligent le maître des lieux, tel le pauvre « homme à la marmite », sa bonté d’esprit et sa générosité compensent le handicap. Et, celui-ci résultant généralement d’une malédiction, ainsi que l’exigent les règles de l’écriture féerique, il va être réparé et surgira alors un être de toute beauté.
    Qu’ils soient « d’admirables proportions », en se rapprochant du modèle de la poupée lorsqu’il s’agit de décrire la beauté féminine, ou contrefaits, les habitants de ces lieux sont parés de riches et magnifiques vêtements. Partout, le luxe éclate et brille des mille feux du merveilleux. Imaginez le ravissement du chevalier Bayard lorsqu’il voit « en une superbe salle de palais étincelante d’objets précieux, (…) assise sur un trône, une dame d’une beauté éblouissante et autour d’elle neuf jeunes filles aussi belles qui lui tressaient les cheveux. Sous les coups de peigne, une cascade de louis d’or jaillissait des cheveux, au point que le parquet en était couvert ».
    L’environnement sonore valorise également les personnages, leur octroyant ce surplus de distinction que confèrent l’éducation et l’instruction. Un plus parfois décisif puisque c’est par ce biais que la fille d’un roi « devint amoureuse folle de Fanchic ». Il faut cependant dire que le jeune homme « qui était du reste un fort beau garçon » et son frère (les protagonistes de « L’Oiseau du Monde ») ne ménageaient pas leur peine pour attirer l’attention de la charmante princesse puisque « tous les soirs, il y avait des rassemblements devant l’hôtel pour écouter leurs concerts ».
    La musique ne s’insinue pas seulement dans les cœurs et les âmes. Elle fait également bouger les jambes, comme « au château de cristal » où « il y eut de grandes réjouissances (…) et un bal où chacun se divertit et dansa de son mieux ».
    Si ce genre d’événement achève de nombreux contes, comme ici « Les petites Coudées », il accompagne bien souvent de formidables repas.
    Car le luxe se voit aussi dans le domaine de la nourriture. Outre que les mets sont succulents, raffinés, dégageant les odeurs les plus suaves que l’on puisse imaginer, ils « tiennent aussi au corps », comme on dit à la campagne et, surtout, ils sont en abondance, ce qui n’est pas rien dans le monde paysan du milieu du xixe siècle.
    Ainsi, de la serviette magique maniée devant la pauvre Jeanne dans « Le manteau, la serviette et la bourse » surgissent « trois plats tout fumants de lard, de saucisses et de tripes, puis du rôti, une bouteille de bon vin et un pot de cidre ». « Et que chacun morde où il voudra et tant qu’il voudra ! » s’exclame le mari prodigue, dont l’injonction sera suivie par tous puisqu’ « ils mangèrent et burent jusqu’à n’en pouvoir plus ».
    L’univers décrit dans ces récits, qui, souvenons-nous-en, sont des créations des gens du peuple, n’est pas anodin. S’il doit susciter le rêve, en provoquant le dépaysement, celui-ci doit néanmoins avoir une assise solide, des repères stables, concrets, appréhendables par tout un chacun.



  • S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint-André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

  • L'auteur, que l'on surnomme le « Prince des conteurs », nous décrit dans ses récits, inspirés de la tradition populaire, la vie wallonne de l'entre-deux-guerres. Ces contes renvoient à une littérature engagée qui veut promouvoir la Wallonie. Margot de Haynaut et la petite Reine Blanche, Le dernier loup de Sambre-et-Meuse, Tcheu-Tcheure, La vieille aux Myosotis ou Ziré Buzette... sont des contes, mais aussi des trésors de superstitions pour permettre de découvrir l'âme du peuple wallon.

  • Ce n'est pas un goût particulier pour le folklore ni un penchant spécial pour les recherches que cette science comporte qui m'ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagé, mais le milieu dans lequel je suis né, un milieu de gens de la terre. J'ai passé une partie de mon enfance dans le folklore parce que j'avais une grand'mère dont les récits du peuple, avec leur merveilleux particulier, étaient la seule culture. J'ai vécu, grâce à elle, dans la familiarité du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la Saône et qui a éteint l'incendie de Dijon de façon si ingénieuse que Gulliver l'a imité ; sans oublier les fées (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailés, ni le bon chien tué par son maître qui croyait qu'il avait tué son enfant alors qu'il l'avait sauvé, et tant de récits qui furent ma culture, à moi aussi, quand j'étais un petit garçon... L'adolescent a pu en acquérir une autre ; le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautés plus vastes ; les diplômes sont venus, et l'homme enseigne aujourd'hui le savoir qu'il a pu acquérir, mais il y a une voix qu'il entendra toujours : celle d'une vieille femme qui répétait les histoires des aïeux de sa famille... (extrait de la préface, éd. originale, 1955).
    Maurice Chervet, enseignant en Saône-et-Loire, publia ce recueil de contes, en 1955, sous le titre Contes du Tastevin, précisant que les récits du présent livre sont racontées par un paysan bourguignon qui parle comme ses arrière-parents.

  • Un loup rôde dans les forêts du haut Beaujolais. C'est ce que croit un vieux paysan, bientôt rejoint par une belle artiste peintre et un jeune gendarme amoureux. Mais cette perspective n'est pas du goût des chasseurs, des éleveurs et des élus locaux dont les projets sont contrariés par la présence inquiétante de la Bête... On la traque quand d'autres essaient de la protéger !

  • En un clic, on peut prendre connaissance de la Brière, ou bien la traverser rapidement en voiture... et passer à côté de la magie qui agit en ces lieux. Depuis plus de quarante années, Gérard Guillet s'enracine doucement dans ces îles. Laissez-le vous emporter dans des aventures toujours renouvelées. Les grands mythes, les archétypes de l'humanité ont laissé des traces dans les esprits et dans les paysages. L'auteur mêle sa propre création, sa fantaisie, aux savoirs transmis et recueillis depuis si longtemps. Ce livre est une invitation à la découverte, à la randonnée en Brière. Vous retrouverez les lieux des combats, des rêves et des espoirs anciens. Voyez les dolmens, les tumuli où se cachent les puissances invisibles?! Admirez les ruines de châteaux, de moulins sur les rives et sur les îles. Du milieu de ce dédale de canaux de coulines et de piardes, vous reviendrez enchantés et plus riches. Est-ce cela, finalement, le trésor des krapados ?

  • Le vent marin, vient du Sud-Est, donc de la mer. Énervé, ce vent, que les autochtones nomment "La Marinade", provoque des rouleaux, qui donnent à la Méditerranée, un petit air d'océan. Vent de la mer, vent de légendes.
    En matière de contes et croyances, dès qu'il s'agit de la mer, la Bretagne, avec ses deux mille kilomètres de côtes, se taille la part du lion. Notre côte Vermeille, qui ne s'étend que sur une centaine de kilomètres, fort heureusement, n'est pas en reste. Qu'il s'agisse d'une sirène au Barcarès, d'un vampire à Canet-Plage, d'un revenant du côté de l'ancien camp où étaient parqués les républicains espagnols à Argelès, d'un calmar géant vers Cerbère, d'une dame blanche qui hantait Sainte-Marie-la-Mer, du Babau de Rivesaltes arrivé par la Méditerranée, ou d'un fantôme au "Bourdigou", l'auteur vous narre douze histoires, aussi étranges les unes que les autres.
    Des histoires qui démontrent que le récit populaire est aussi riche chez le catalan que chez le breton, à moins que le catalan ait la même propension que le breton, à embellir les récits jugés à l'origine, pas assez extraordinaires, en usant (et même en abusant), d'exagération.

  • Le Carcanet, c'est le vent glacial, venant du Nord-Ouest, qui peut en quelques minutes, recouvrir l'ensemble de cette magnifique région du Capcir, d'un épais brouillard du même nom. À cause de lui, les hivers y sont longs et rigoureux. Nul autre endroit que ce plateau reculé, n'était plus favorable aux interminables veillées, au coin du feu. C'est au cours de ces dernières, que les vieux Capcinois, ont colporté tant et tant d'histoires, plus étranges les unes que les autres. Y-a-t-il une part de vérité dans ces récits ? Un loup garou a-t-il semé la terreur dans les bois situés au dessus de Réal jusqu'en l'an 1300 ? Une bergère assassinée à Puyvalador, a-t-elle hanté le massif du Madre ? La véritable origine du Roc Mari, remonte-t-elle au déluge ? Une fée amoureuse a-t-elle pétrifié par jalousie un couple de paysans ? Le yéti catalan existe-t-il ? Dix contes, plus extraordinaires les uns que les autres, issus de ces veillées d'antan, ces soirées à la bore d'al foc, (au bord du feu). Il ne s'agit pas réellement de légendes, tout simplement des récits racontés par nos anciens, qui n'ont pu s'empêcher au fil des décennies, de les transformer pour mieux captiver leur auditoire.

  • Enfant du Languedoc-Roussillon, Daniel Hernandezse plaît à témoigner sur sa région à travers l'écriture : polars, topo-guides, nouvelles...
    Dans « Contes cachés de mon village », tour à tour féérique, épique, cocasse et nostalgique, entre réalité et fiction, il nous embarque dans son imaginaire pour nous faire découvrir l'environnement de son enfance : Ouveillan, un village du Midi.
    Les contes de Daniel, servis ici par les magnifiques illustrations de Benoît Lacou, ont une telle force que l'un d'eux, L'Histoire du Moine de Fontcalvy a été adapté en 2015 par le metteur en scène Yannick Séguier et joué par la troupe d'Histoire en Spectacles.

  • En 1906, Henri Carnoy lance une collection nommée Contributions au folklore érotique, contes, chansons, usages, etc. recueillis aux sources orales. Une dizaine de titres sont annoncés mais seulement quatre paraîtront finalement entre 1906 et 1909 : Contes licencieux de Constantinople et de l'Asie mineure, Contes licencieux de l'Alsace, Contes licencieux de l'Aquitaine et Contes licencieux de la Picardie.
    Le titre Contes licencieux de la Picardie (dernier paru de la collection, en 1909), est dû au « meunier de Colincamps », pseudonyme derrière lequel se trouve Alcius Ledieu (1850-1912), bibliothécaire à Abbeville, historien et écrivain régionaliste. On lui doit notamment Une gerbe de Contes Picards, La guerre de trente ans en Artois, Histoire de Crécy-en-Ponthieu, un Dictionnaire picard, etc.
    Voici une nouvelle édition entièrement recomposée de ces contes spéciaux assez systématiquement absents des recueils traditionnels de contes et légendes....

  • « ... Or voici, écrits par sa main de fée, les contes, les légendes de ce Limousin qui vit naître nos troubadours les plus célèbres, ceux qui surent élever un monument de gloire à cette langue limousine ou provençale dont le rayonnement sur le monde, au moyen-âge, fut si fécond et que nous voyons renaître aujourd'hui sous les efforts du Félibrige.
    Ces contes, ces légendes ont un sens profond, ils condensent l'esprit naïf et poétique du passé, ils nous disent l'essence éternelle du rêve qui tient l'homme penché sur l'au-delà...
    ...Or, vejeici, escri pèr sa man de fado, li ra­conte, li legèndo d'aqueste Limousin que veguè naisse nòsti troubadour li pus celèbre, li que sa­chèron auboura un mounumen de glòri a-n-aquelo lengo limousino o prouvençalo de quto lou dardai sus lou mounde, à l'age-mejan, fuguè tant fegound, e que vesèn renaisse à l'ouro de vuei souto lis esperfors dóu Felibrige.
    Aquéli conte, aquéli legèndo an un sèns prefouns, coundènson l'esperit simple e pouéti dóu passat, nous dison l'essènci eterno dóu raive que tèn l'ome clina sus l'apereilalin... » (Extrait de la Préface de Valère Bernard).
    Marguerite Priolo (1890-1955), née à Brive (Corrèze), fille d'un médecin qui fut un important mécène des auteurs d'oc et d'une mère également reine du Félibrige, elle devient à 19 ans reine du Félibrige limousin. On lui doit deux recueils de contes bilingues limousin-français : Legendas Lemouzinas-Légendes limousines publié initialement en 1915, et Countes del Meirilher-Contes du Marguillier.

  • Après plusieurs séjours en Margeride, l'auteur nous livre l'enquête la plus complète jamais réalisée sur le sujet : analyse intégrale du fonds d'archives, reconstitutions de tirs, comparaisons anatomiques. Tous les suspects sont passés en revue. Bousculant les idées préconçues, les conclusions de cette investigation sont inédites et nous permettent de nous réapproprier un pan entier de notre histoire rurale tombée dans l'oubli.

  • Après les croyances et superstitions du Dictionnaire de la France mystérieuse, voici ce qui les incarne : les êtres fantastiques (fées, lutins, dragons...), les hantises (spectres, revenants) et les lieux enchantés.Après le
    Dictionnaire de la France mystérieuse, paru en octobre 2016, qui traite des croyances et superstitions, voici son complément indispensable, qui recense les êtres fantastiques (fées, dragons, lutins...) auxquels nos ancêtres croyaient et qui ont nourri notre folklore de contes et de légendes, mais aussi les hantises (spectres, revenants...) et les lieux enchantés (ponts, fontaines, menhirs...).
    Si ce corpus merveilleux couvre l'ensemble du territoire, les particularités régionales sont importantes : on trouvera donc un article générique
    Fée, mais autant d'articles selon leur dénomination et caractéristiques régionales : Fade, Fayette, Beuffenie, Blanquette, Dame verte, Lamigna, Margot-la-Fée...

  • NB : Le fichier EPUB est disponible uniquement en version "MISE EN PAGE FIXE".


    Les contes populaires de la Grande-Lande sont un des joyaux de la littérature orale de la Gascogne. Le présent ouvrage reprend quelque 68 autres contes d'Arnaudin. Ce n'est pas peu dire quelle importance a revêtu le collectage de Félix Arnaudin - le "pèc" de Labouheyre - dans la sauvegarde de la mémoire collective gasconne. Une transcription en français aidera ceux qui n'ont qu'une faible connaissance de la langue gasconne afin qu'ils puissent suivre et apprécier le texte original. Une étude sur la prononciation et l'écriture du gascon de la Grande-Lande complète utilement l'ouvrage.

    Los condes de le Lana-Grand que son ua de les jòias de le literatura orau de le Gasconha. Lo líber aqueste que torna préner uns 68 auts condes d'Arnaudin. Qu'es chic díser l'importéncia qu'avot le culhida d'Arnaudin - lou "pèc" de Lebohèira - entau sauvament de le memòria collectiva gascona. Un adobament en francés qu'ajuderà lous qui la coneishença de le lenga gascona e hè hrèita entà poder seguir e presar lo tèxte originau. Un estudiòt suu prononciar deu gascon de le Lana-Grand que complèta de-plan l'obratge.

  • Comment Amancay réussira-t-elle à sauver Wayra, son bien-aimé ? Que découvrira Yupanqui, le pauvre villageois, dans les ruines de Pichka Marka ? Qui s'occupe de la hutte et des repas d'un jeune berger, un esprit ou une jeune femme ? Comment, grâce à Kusi, la montagne se couvrit-elle de beaux épis de maïs ? Qui vit dans les eaux profondes et limpides du lac Huacracocha ? Quel mal mystérieux ronge Juanito ? Ce recueil où le merveilleux et le réel s'entremêlent vous éclairera !

  • Entre humour et sagesse, fables et contes à découvrir du grand Jean Anglade.Ce recueil regroupe quinze nouvelles d'Auvergne et d'ailleurs, qui sont autant de portraits croqués, de saynètes savoureuses, où se révèle tout l'art du conteur loué par Alexandre Vialatte: "Jean Anglade a le génie de la belle histoire."
    Et aussi des fables pleines d'humour et de sagesse où l'esprit et la plume de Jean Anglade racontent à ses contemporains, à la manière de Jean de La Fontaine.
    Les mots simples et vrais d'un éternel porteur d'histoires.

  • N'hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain. Du clin d'oeil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légendes des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l'idylle avortée d'un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l'histoire de l'ensevelie de la Tour de Brandes... Une galerie de portraits et d'évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !
    S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861-1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia, en 1937, cette suite de Au pays des brûleurs de loups, recueil qui connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.

empty