Didactique

  • 1. Nel mezzo del cammin di nostra vita
    mi ritrovai per una selva oscura,
    ché la diritta via era smarrita.
    1. Parvenu au milieu du chemin de la vie
    Me voilà entouré d'une obscure forêt ;
    Quant à la droite voie, je ne la voyais plus.
    4. Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
    esta selva selvaggia e aspra e forte
    che nel pensier rinova la paura!
    4. Ah! qu'il est dur de dire alors ce qu'elle était
    Cette forêt sauvage, et si âpre, et si rude !
    Y penser seulement renouvelle ma peur :
    7. Tant' è amara che poco è più morte;
    ma per trattar del ben ch'i' vi trovai,
    dirò de l'altre cose ch'i' v'ho scorte.
    7. Si amère, la mort l'est à peine encore plus ;
    Mais pour traiter du bien que j'ai pu y trouver,
    Je dois dire les autres choses que j'ai vues.

  • C'est en américain contemporain que ce traducteur s'essaie aux fables, recréant l'humour et le ton du texte initial dans une version allègre où les trouvailles abondent. Il se sert très à propos des tournures énergiques du parler familier, afin de restituer la verve incisive du fabuliste. Confrontée à la langue du 17ème siècle, la mise en regard de cette très moderne version anglaise avec les tangrams d'Edith de Tarragon est très adaptée pour les enfants. Les vidéos de lectures par le traducteur, indiquées par des flashcodes, invitent le lecteur à apprécier la musicalité des textes dans les deux langues.
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    An outstanding new translation of a French classic. Christopher Carsten offers a modern, learned and witty translation of a selection of La Fontaine's fables. Through the translator's bold translation choices and his sense of humour, the 350-year old fables acutely resonate with today's world. This bilingual edition of the Fables takes the reader on a poetic journey between the French and English languages. Edith de Tarragon's tangram illustrations make it a very appropriate edition for a young public. The translator invites the reader to enjoy the musicality of the text by means of videos indicated by flashcodes. Presented by Michael Edwards, from the French Academy.

  • Flashes sur une vie sans importance suivi de Fables et Contre-Fables illustrées par les dessins d'Annie Deveaux Berthelot n'est pas un recueil de poésie, même si l'on y retrouve le souffle du poète qu'est Robert Notenboom, son âme investie dans chaque mot.







    Flashes sur une vie sans importance

    . Souvenirs d'une vie pour s'extraire de la solitude... Souvenirs d'une vie pour apprendre à recevoir et à donner... Souvenirs d'une vie de poète...






    Flashes sur une vie sans importance

    est un ouvrage original, fruit d'un exercice courageux, dans lequel l'auteur se livre à nous, nous invitant ainsi à aller à la rencontre de l'enfant et de l'adolescent qu'il fut, de cet homme perdu, de ces hommes qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui.





    Robert Notenboom est l'auteur de : « Du silence à l'éveil » (2009), « Il n'y a pas d'hiver » (2010), « À l'embaumée des fleurs » (2011), « Langue Française et Poésie », (2012), « Ultima Verba » (2013), « Les Chemins du Silence » (2014).








    Robert Notenboom est né en 1931. Il a longtemps vécu sur l'île de Groix. Il réside actuellement à Douai, dans le Nord.

  • "Avec ces aphorismes, Zaki et Herman ne cessent de pousser le langage audelà de ses dimensions humaines et linguistiques, que ce soit par rapport au corps, à la matière, à la nature ou au divin, et ce sont les deux derniers qui priment. L'apparente solidité de l'humanité se trouve mise à l'épreuve de la langue qui est censée être son garant. Ce n'est pas dans le but d'en finir avec l'humain, mais de s'en approcher dans toutes ses intrications. En faisant abstraction d'expressions langagières, on cherche à énoncer les conditions matérielles et spirituelles de l'existence, lesquelles ne peuvent pas être exprimées par la parole.
    Matthew Brauer

  • Ce titre cadre avec la conception que l'auteur a de l'image d'une femme loyale et serviable. Ce livre est un hommage à sa mère, femme à ses yeux exceptionnelle et indescriptible mais aussi un hymne à toutes les femmes au foyer, engagées pour la réussite de leurs familles et de leurs enfants.

  • Pourquoi, nous direz-vous, alors que de Grands Anciens se sont illustrés à produire d'inoubliables fables s'engager dans cette voie apparemment sans issue ?
    D'abord, parce que « rien n'est plus ridicule que de vouloir interdire un genre du moment où il a produit des chefs-d'oeuvre. On a fait des poèmes après Homère, des tableaux après Raphaël, et nous ne sommes pas fâchés que l'on fasse des comédies et des tragédies après Molière et Racine. Sans sortir de l'apologue, nous sommes bien forcés de convenir qu'on a fait des fables charmantes depuis La Fontaine, et que plusieurs fables de La Fontaine ne sont pas dignes de lui » comme l'écrivait François-Benoît Hoffman (Fables russes).
    Ensuite car cette littérature, hélas tombée en désuétude ou dans le cartable de nos chers bambins, a toujours été des plus prisées. Esprit faible ou forte tête, qui n'aime voir ici les petits travers de son prochain ou entrevoir là les gros défauts de ses proches dans des récits moins édifiants que clairvoyants, plus plaisants que méchants ?
    Critiques bon enfant produites par de sales gosses, ces contes courants, souvent animaliers mais jamais bêtes, patinés par une langue vieillie, riche de mots d'hier et parfois de la veille, ne sont ni infantiles ni puérils. Ils composent, « une ample comédie à cent actes divers / Et dont la scène est l'univers » (Jean de La Fontaine, Le bûcheron et Mercure) car sous la métaphore perce l'éternel et point l'universel.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Quinqua' quinteux d'un quintal ayant vu le jour dans la ville rose, Christian Satgé, moins écrivain qu'écrivant, est un rimeur solidaire aimant ces brèves de conteur nommées apologues, pas toujours poétiquement corrects. Plus humeuriste qu'humoriste, après avoir roulé sa bosse plus que carrosse, ce drôle de professeur d'histoire(s) vit en famille depuis plus de vingt ans dans les Pyrénées dont il aime à photographier la faune et la flore.

  • Quel est le point commun entre Ésope et La Fontaine ? Il est simple, les deux ont écrit des satires de leur société, en empruntant les traits des animaux de la nature. La Fontaine n'a donc rien inventé, même s'il a largement développé ses personnages et ses Fables, là où Ésope est resté dans un style minimal tout autant puissant.
    Même si la plupart de ces gables peuvent être vus comme des récits colportés oralement, ils n'en restent pas moins de vraies leçons de philosophies, dont on se régalera sans fin.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Non sans plaisir le rimeur solidaire, homme d'un peu d'humour et de beaucoup d'humeur, qu'il a aussi mauvaise que sa vue, revient à la charge, au pas du même nom. Voici donc une deuxième livraison de nouvelles rimées à la rurale urbanité. Ce tueur à pages reprend donc humblement ici, mais pas en fumiste, c'est là son moindre défaut, le flambeau moins fumeux que fumant des fameux fabulistes d'antan. Et qu'importe si cela ne laisse guère de traces de marcher d'un pied modeste sur ces pas-là en troussant l'anecdote plutôt que le cotillon ou en filant, tel un fin limier, la métaphore en lieu et place d'un mauvais coton... Ver après ver, cet asthmatique qui ne manque pas d'air à force de le pomper aux autres, entend encore témoigner, en toute partialité, du monde comme il va, vu non par quelque censeur sangsue mais par un penseur pansu, égratignant plus que dénonçant. Ah, quel délice de se vautrer, sans complexe ni vergogne, sur la folle paille de nos inavoués penchants, ceux qui nous feront à coup sûr tomber sous la poutre de nos petitesses aussi peu sages que passagères ! Parce que, pour un conteur éclectique, la fable illumine la nuit de nos jours comme le songe le sommeil le plus lourd, celles qui se cachent ici n'ont que l'ambition de faire cogiter un instant et la prétention de distraire longtemps...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur se refusant à être un donneur de leçons, Christian Satgé est persuadé que la fable est d'aujourd'hui comme de toujours. Ce facteur de cours ne sachant faire court, le prouve en prenant à rebrousse-plume le monde qu'il arpente, quelques vers à la main, colorant au verbe d'antan un univers où l'humaine animalité n'est pas sans rapport avec la bestiale humanité de nos sociétés trouvant pourtant archaïques ces apologues.

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