Guides de tourisme (région)

  • Pour ce guide coquillages et escargots de Guyane, pour partie bilingue, la constitution d'un collège de quatre auteurs a permis de dresser un inventaire inédit de la malacofaune d'une vaste région jusqu'alors inexplorée.
    L'ouvrage s'ouvre sur une présentation générale des milieux naturels rencontrés, baignés par les eaux douces ou salées. Il revient également sur l'histoire des prospections malacologiques sur le Plateau des Guyanes. Suit un guide complet des 671 espèces rencontrées, classées par grands types : espèces marines, terrestres et dulçaquicoles. Pour chaque famille, un texte succint renseigne le lecteur sur le type de coquille, le régime alimentaire, l'aire de répartition, etc. L'identification est facilitée par des clés détaillées et des photographies de grande qualité qui permettent de comparer silhouettes et spécimens.

  • La découverte d'une région par ses paysages Spécificité géographique d'une région, le paysage n'en est pas moins une vision particulière de chaque individu, voire d'une société. Il est, dans ce sens, une élaboration culturelle individuelle ou collective de l'esprit. Toujours lié à un lieu précis, l'espace du site développe ainsi plusieurs points de vue que chacun peut appréhender à sa façon. On en dresse ainsi des typologies, permettant un classement plus aisé ou une compréhension plus fine. Département français blotti entre le Brésil et le Surinam, la Guyane donne à voir son paysage dans les pages de ce livre. Particulier et peu connu, le paysage guyanais s'inscrit dans un cheminement au fil de la route, découvert au hasard, car ses sites se cachent quelque peu.

    Atlas de paysages autant que petit précis typologique dressé par une série de cartes et dessins, « chemins de Guyane » est mené par le récit épistolaire de lettres échangées entre les membres d'une famille guyanaise dont certains découvrent le pays. C'est une invite à la découverte des sites du littoral nord-amazonien.

  • D'abord dénommées « au Diable », ces trois petites îles situées au large de Kourou, sur les côtes de la Guyane française, sont devenues « îles du Salut » pour les rescapés des échecs coloniaux du XVIIIe siècle. Le nom leur est resté même si, ironie du sort, leurs occupants furent ensuite des bagnards condamnés à l'exil et aux travaux forcés. De 1852 à 1953, plus de 50 000 forçats transitèrent par les îles avant d'être répartis dans les différents pénitenciers de Guyane. Les plus redoutés d'entre eux, les « incorrigibles », purgèrent leur peine dans ce « bagne des bagnes », les transportés à l'île Royale, les condamnés à la peine de réclusion cellulaire à Saint-Joseph, les déportés politiques, dont le plus célèbre fut Alfred Dreyfus, à l'île du Diable.

    Les bâtiments encore en place et de nombreux documents d'archives permettent de retracer l'histoire de ces hommes.

    La collection Itinéraires du Patrimoine, conçue comme un outil de tourisme culturel, convie à la découverte des chemins du patrimoine.

    Les auteurs

    Cet Itinéraire du Patrimoine a été réalisé par la Direction régionale des Affaires culturelles de Guyane, Service régional de l'Inventaire.

    Textes de Sylvie Clair et Marie-Pascale Mallé, conservateurs en chef du patrimoine.

  • Cet ouvrage paraît après la restauration de l'église paroissiale de Mana, classée Monument historique en 1987. À côté de l'église d'Iracoubo, reconnue pour son décor peint, elle peut être considérée, pour son architecture, comme la plus aboutie des églises de Guyane de la période antérieure à la départementalisation. Elle illustre à merveille les ambiances lumineuses et les effets visuels parfois singuliers d'une architecture persienne. Elle constitue, au coeur de Mana, le point de départ de multiples promenades dans le bourg et ses environs, à la découverte d'un patrimoine tant matériel qu'immatériel et d'une exceptionnelle diversité.
    L'histoire de Mana se lit dans la présence ancienne des Amérindiens et dans la mémoire encore très vive d'un bourg qui, autour de la figure d'Anne-Marie Javouhey, a constitué la première société d'hommes noirs libres de la Guyane, bien avant l'abolition de l'esclavage.
    Mais l'histoire de Mana, c'est aussi celle des explorations conduites, sous la Restauration, pour l'exploitation du bois et les tentatives de colonisation par des cultivateurs blancs ; c'est celle du débat entre cultures d'exportation et cultures vivrières ; celle de la création d'une commune et de la laïcisation ; celle de la Belle Époque de l'or et de sa fin, celle de la lutte contre la lèpre... Et c'est, traversant toutes ces périodes, l'histoire d'une population mêlée : née de la rencontre d'Amérindiens, d'Africains et d'Européens, Mana n'a cessé, depuis, de s'enrichir de l'arrivée de migrants qui, à Javouhey, Charvein, l'Acarouany ou dans le coeur du bourg, ont contribué et contribuent encore à sa vitalité.
    L'Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France.
    Les Parcours du patrimoine, conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.

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