Alpinisme / Escalade

  • Une ode aux petites choses qui comptent vraiment en montagne : être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Et profiter de la vue.
    Une histoire d'échecs est le récit autobiographique du célèbre alpiniste britannique Victor Saunders. Grimpeur hors pair, guide de montagne et explorateur de sommets lointains, Victor Saunders a eu un prestigieuse carrière d'alpiniste qui l'a mené à plusieurs reprises jusqu'au sommet de l'Everest. Mais en plus de raconter ici de riches souvenirs, des hivernales écossaises aux hautes altitudes de l'Himalaya, il nous emmène là où l'on ne l'attend pas... Ces moments de doute au cours d'une ascension où tout ne se déroule pas comme prévu, ces situations d'effroi et parfois tragiques auxquelles un alpiniste est confronté, les instants périlleux où le montagnard expert est brutalement ramené à son humble et fragile condition d'homme... De ses premiers pas de grimpeur sur les falaises anglaises aux expéditions engagées, Victor Saunders révèle dans ces pages sa personnalité discrète et attachante, loin des lumières éphémères de la célébrité, et affirme son talent d'écrivain à l'humour tout britannique.
    Laissez-vous emporter par le récit passionnant de Victor Saunders, un alpiniste hors pair qui a consacré sa vie à la montagne.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après avoir exercé le métier d'architecte, Victor Saunders est devenu guide de montagne en 1996. Infatigable explorateur de sommets reculés, il a réalisé de nombreuses expéditions sur les plus hautes montagnes du monde, sur chaque continent. Président en exercice du prestigieux Alpine Club britannique, il réside dans la vallée de Chamonix.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie connut une période de calme relatif sous la férule de Tito et permettra à l'alpinisme de haut niveau de s'y développer de manière spectaculaire.
    Grâce au soutien de l'État, les grimpeurs yougoslaves réalisèrent d'impressionnantes ascensions en Himalaya. Ces expéditions étaient largement dominées par les Slovènes, qui avaient pu s'entraîner sur les parois verticales des Alpes juliennes, qui constituent l'essentiel de leur pays. Mais la mort de Tito, en 1980, mit fin à cette période de calme. La Yougoslavie se désintégra dans les conflits inter-ethniques et le déclin économique. En 1991, la Slovénie devint indépendante. Le nouveau pays continua à sponsoriser ses grimpeurs, qui multiplièrent les ascensions d'avant-garde les plus spectaculaires. Si bien qu'en 1995 tous les sommets de plus de 8 000 mètres avaient été gravis par ces remarquables alpinistes slovènes, dont la plupart étaient inconnus en Occident. Les Guerriers de l'Alpe nous ouvre l'âge d'or de l'alpinisme slovène à travers le regard de l'un des plus grands grimpeurs et écrivains du pays, Nejc Zaplotnik. Son livre "La Voie" est un classique de la littérature slovène, non seulement pour les alpinistes, mais aussi pour les citoyens ordinaires. Ses écrits et son esprit forment un fil d'Ariane qui traverse Les Guerriers de l'Alpe, et ouvre la porte des âmes de ces grimpeurs des Balkans.
    La saga méconnue des alpinistes slovènes, formidables pionniers de l'Himalaya qui, malgré les tourments de l'ex-Yougoslavie, ont ébloui le monde de l'alpinisme.
    EXTRAIT
    Je me frayai un chemin dans la poudreuse d'une tempête de neige de fin d'été, à la recherche du câble fixé sur l'arête étroite qui mène au sommet du Triglav, le plus haut sommet de Slovénie. Progressant avec précaution, je rejoignis Aljaz Tower, la petite tourelle métallique qui couronne le sommet. Cette modeste structure est pour tous les Slovènes l'un des symboles de leur souveraineté territoriale : en réponse à l'oppression de l'étranger, le prêtre Jakob Aljaz avait bel et bien acheté le sommet du Triglav pour un florin, en 1895, comme pour dire « nous sommes les maîtres de nos terres ».
    Parvenue au sommet, je n'en crus pas mes yeux. Une petite foule était rassemblée près de la tour, bavarde et joyeuse, des dizaines de personnes qui pique-niquaient et fêtaient leur ascension. Des étudiants lançaient des boules de neige et faisaient les clowns devant les caméras. Une vieille femme, entourée de ses deux guides, pleurait doucement. Un sourire radieux éclairait le visage d'un homme qui n'avait ni bras ni jambes.
    Je me dirigeai vers un groupe de jeunes grimpeurs.
    - Est-ce une sorte de fête nationale ? demandai-je.
    - Pas du tout, répondit une femme d'allure particulièrement athlétique. C'est juste le week-end.
    - Mais pourquoi y a-t-il tant de monde ?
    - Parce que c'est le week-end et que nous avons le temps, répéta-t-elle, avec un sourire indulgent. Nous sommes des Slovènes, et ici, c'est le Triglav. C'est notre devoir de le gravir. Chaque Slovène doit le gravir au moins une fois.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bernadette McDonald est la fondatrice du Festival du film de montagne de Banff (Canada) et l'auteur de nombreux livres de montagne, dont Libres comme l'air (2014), une histoire de l'alpinisme polonais qui a remporté de nombreux prix littéraires, dont les prestigieux Grand Prix de Passy (France), Boardman Tasker (Royaume-Uni) et Banff Festival (Canada).

  • Il fascine les uns, rebute les autres et ne laisse personne indifférent. Pratique ultime de l'escalade ou de l'alpinisme, le solo a le parfum du soufre.Rares sont les grimpeurs ou les alpinistes à ne pas avoir connu la tentation du solo. Quête d'esthétisme, plaisir du geste pur, sens du défi, folie de jeunesse, désespoir, pulsions suicidaires... les ressorts ne manquent pas.« Pourquoi je n'en fais pas ? Peut-être parce que je n'ai pas suffisamment de colère en moi ou que je n'ai pas assez de couilles. » Serait-ce le début d'une explication ? C'est le jeune alpiniste Christophe Dumarest, pour qui l'engagement est une seconde nature, qui dit cela à propos de l'alpinisme et de l'escalade solitaires. Oui, pourquoi les solistes partent-ils seuls s'attaquer à un sommet ou une nouvelle voie ? Pourquoi choisissent-ils de corser souvent leur face-à-face avec la montagne en partant en hiver sur un 8000 mètres, ou en solo intégral, sans aucune assurance ?On a tout dit d'eux : qu'ils étaient des inconscients, des risque-tout, des déséquilibrés, des trompe-la-mort. Et si c'était tout le contraire ?Pour se faire une idée plus juste et mieux comprendre les motivations de ces artistes funambules de la verticale et de la vie, Gilles Chappaz est parti à leur rencontre, au travers de textes pour certains, d'interviews pour d'autres ou en leur demandant de prendre la plume. Pas un ne met en avant les mêmes motivations, mais tous disent la même chose : le solo est la discipline ultime, celle qui permet le mieux de se trouver. C'est le « connais-toi toi-même » des alpinistes ! Walter Bonatti voulait aller « à la frontière infranchissable de son âme » ; René Desmaison désirait « juste se retrouver seul avec soi-même » ; Pierre Beghin parlait « d'un morceau d'existence en dehors de sa propre vie » ; Jean-Marc Boivin avait cette formule lapidaire : « Je veux vivre, vivre à en crever ! » ; Patrick Edlinger disait ceci : « Le solo intégral, c'est la vérité, le style le plus pur qui soit. Un jeu suicidaire ? Mais je tiens trop à la vie. Je n'ai pas du tout envie de mourir ».De Jacques Balmat à Ueli Steck, en passant par Tita Piaz, Paul Preuss, Hermann Buhl, Claudio Barbier, Reinhold Messner, Ivano Ghirardini, Renato Casarotto, Christophe Profit, ou encore Catherine Destivelle, les histoires de solistes nous offrent le portrait d'une pratique au paroxysme de la grimpe. Il est question d'engagement total, de choix de vie, d'exaltation, de recherche spirituelle, de courage, de bravoure, de peur aussi.

  • La Mort suspendue (1990), Encordé avec des ombres (1994) et Eiger, la dernière course à l'Eiger (2003) : les trois récits majeurs de Joe Simpson, introduits par un texte inédit, sont réunis dans une compilation qui présente le meilleur de l'aventure en montagne.La Mort suspendue, paru en 1989, est le livre de montagne le plus marquant des deux dernières générations. Paru en vingt-trois langues, salué par plusieurs prix littéraires, il a été consacré par un film en 2003 et n'a jamais quitté les rayons des librairies.Cet incroyable récit de survie a donné naissance à un écrivain. Joe Simpson n'est pas resté l'auteur de ce seul témoignage : au fil des livres, il est devenu un chroniqueur original de l'aventure en paroi et sur les sommets du monde.Sa vie trépidante dès l'adolescence, ses expéditions, l'esprit punk des grimpeurs anglais des années 1980, son humour volontiers corrosif, la disparition de nombre de ses amis alpinistes et un vrai talent d'écriture ont nourri des récits passionnants, et deux romans (dont Le Bruit de la chute, Glénat, 2012).Encordé avec des ombres, récit des frasques aussi drolatiques que parfois dramatiques du jeune Joe avant l'accident de la Siula Grande, a donné le ton.Il a été suivi par des réflexions parfois plus sombres sur les motivations de l'alpinisme. C'est ce questionnement que l'on retrouve mis en perspective avec l'histoire de la conquête de l'Eiger dans La dernière course, en même temps qu'un hommage à l'engagement des pionniers des grandes voies. Dans ce recueil d'un millier de pages, on explore avec Joe Simpson toutes les faces de la passion de l'alpinisme. 

  • Une plongée historique et philosophique passionnante dans le monde de l'alpinisme.Selon les époques, on pratique l'alpinisme pour des motifs scientifiques, nationalistes, contemplatifs, sportifs... Quel que soit le moteur de chacun, le risque, qu'on le souhaite ou non, est omniprésent. Alpiniste de renom et philosophe, Alain Ghersen nous entraîne dans une fascinante réflexion sur les liens qu'entretiennent risque et alpinisme ; il convoque tour à tour alpinistes et philosophes pour essayer de tracer les contours d'un Homo alpinus. Où il est question d'état de nature, de romantisme, d'engagement, de sacré, de hasard, de peur, d'émulation, de rapport à la mort et de bien d'autres choses...

  • Ce récit est le grand classique de la littérature de montagne aux États-Unis.
    Tom Hornbein y raconte son ascension victorieuse par l'arête ouest aux côtés de Willi Unsoeld ainsi que l'histoire de l'American Mount Everest Expedition, dont l'objectif premier était de gravir l'Everest par la voie déjà connue du col sud.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Thomas "Tom" Hornbein est un alpiniste américain, né à Saint Louis dans le Missouri. Adolescent, Tom Hornbein s'est intéressé à la géologie, des études qui l'ont conduit vers les montagnes puis il a fait des études de médecine et dont il a passé son doctorat en 1956 à la faculté de médecine de l'Université de Washington. Il a travaillé comme anesthésiste et a fait des recherches sur les limites physiologiques et les performances humaines en haute altitude. De 1978 à 1993 il a été professeur et président d'anesthésiologie de la faculté de médecine de l'Université de Washington à Seattle. Toute sa vie, il a su combiner des deux passions : la médecine et la montagne. Aujourd'hui, Tom Hornbein vit avec sa femme, Kathy, à Estes Park, dans le Colorado, là où il a découvert les montagnes pour la première fois.

  • Ce sont les Pyrénées pratiquées et vues par une génération nouvelle, avec des moyens nouveaux et des sensations nouvelles. Voulez-vous saisir ? Relisez d'abord les écrits pyrénéistes de l'Empire et de la Restauration. Ecrits d'une génération qui ne se presse pas, qui a le temps - et n'en voit pas plus précis pour cela. - Epoque des lentes arrivées, des lents déplacements, de la diligence. [...] Immédiatement, sautez sur le livre du capitaine Rayssé. Livre d'une génération qui n'a pas le temps. Ou plutôt qui excelle à tirer parti du temps. Excursionnistes tarbais (ou autres) : montagnards d'occasion, promeneurs en montagne plutôt ; hommes de bureau, d'affaires, de professorat, hommes occupés en un mot ; femmes occupées aussi. N'ont que le dimanche à eux ; très rarement peuvent mordre sur la fin du samedi. Néanmoins prétendent jouir de leurs Pyrénées. Alors, toutes les courses sont : aux Pyrénées de Tarbes à Tarbes en un jour. Pour que cela soit possible il a fallu la suppression des distances, la révolution physique, le chemin de fer. Pouvoir être instantanément déposé au « point initial » de la marche, un de ces sept « terminus » : Bayonne, Oloron, Laruns, Pierrefitte, Bagnères, Luchon, Ax. De là, rayonner en éventail vers toute la grande chaîne... [...] Impressions ! La nouvelle génération les a rapides, très nettes, très aiguës, très affinées. Et très neuves... » (H. Beraldi, Cent Ans aux Pyrénées, livre VI, éd. des Régionalismes, 2011).
    Pourtant, malgré les agacements visibles du pyrénéiste Beraldi, les 35 comptes-rendus de courses et d'excursions sont bien les prémices de ce que sera, plus tard, la façon moderne d'appréhender et d'apprécier la montagne. Une révolution est en marche...
    Emile Rayssé (1857-19..), né à Auterive, officier d'artillerie, capitaine cantonné à Tarbes, il sera la « cheville ouvrière » du groupe d'excursionnistes bigourdans ; il fut également proche de la poétesse bigourdane Filadelfe de Gerde et on lui doit de nombreuses photographies et cartes postales des Pyrénées.

empty