Sports généralités

  • Jean Le Cam, toutes voiles dehors Nouv.

    L'autobiographie du meilleur et du plus populaire des navigateurs français. Préface d'Erik Orsenna
    Après avoir navigué avec sa mère aux Glénans, à 10 ans, Jean Le Cam construit seul son propre voilier pour faire des ronds dans la baie de La Forêt. Puis il navigue avec son ami d'enfance Hubert Desjoyeaux, le frère de Michel, seul double vainqueur du Vendée Globe, avec lequel il créera le chantier naval CDK, à l'origine de la construction de nombreux voiliers mythiques (Poulain, Jet Service, PRB, Foncia...).
    À 14 ans, il débute la compétition puis s'embarque au côté d'Éric Tabarly pour faire son service militaire. À 19, il participe à sa première Solitaire du Figaro qu'il remportera trois fois par la suite. Mais c'est sur le mythique tour du monde en solitaire, le Vendée Globe, que Le Cam vivra ses plus grandes heures de navigateur solitaire. En 2004-05, il est la révélation de la course, luttant bord à bord avec Vincent Riou qui ne le précèdera que de 7 heures à l'arrivée.
    En 2008-09, alors qu'il aborde le cap Horn en troisième position, il chavire après avoir perdu son bulbe de quille. Il doit se réfugier à l'intérieur de la coque, bateau renversé. C'est Vincent Riou qui le récupère in extremis. Et en 2020, alors qu'il fait la course dans le trio de tête, il se déroute pour récupérer Kevin Escoffier qui a déclenché sa balise de détresse. Jean Le Cam arrive sur zone mais le temps de manoeuvrer dans une mer agitée, il perd le contact visuel avec le radeau d'Escoffier. Il le sauvera finalement six heures plus tard et reprendra la course qu'il terminera 4e et premier des non-foilers.
    Fêté en héros aux Sables-d'Olonne, Le Cam stupéfie alors le public lorsqu'il révèle qu'il a vécu un enfer lors de ses derniers jours en mer, devant manoeuvrer avec une côte cassée et une coque " délaminée " qui menaçait de céder à tout instant. Jusqu'au dernier jour, il a risqué de perdre son bateau.
    Mais Jean Le Cam, n'est pas qu'un immense marin au palmarès impressionnant, ce qui lui a valu son surnom de Roi Jean. C'est aussi une forte personnalité, un personnage truculent et attachant. Ainsi, en 1989, alors qu'équipier de Tabarly sur la transat en double Lorient-Saint-Barthélémy-Lorient, et qu'une mauvaise manoeuvre les fait chavirer, il traite Tabarly de " con " (la première fois et sans doute la dernière fois que cela est arrivé au maître), car il sait que ce naufrage aura des conséquences dramatiques pour son ami Hubert, CDK étant propriétaire du bateau. En 1996, vainqueur de la Solitaire du Figaro, il attend chacun de ses concurrents pour leur payer à boire. Ou encore cette année, lorsqu'il triomphe aux Sables-d'Olonne, il déclare : " Je finis quatrième, à la place du con. J'ai soulagé l'éventuel con qui aurait pu être à ma place ! Comme quoi ma générosité n'a pas de limites. "
    Dans ce livre, où il revient avec son humour et son franc parler sur son incroyable carrière de marin mais aussi de concepteur de voiliers, Jean Le Cam nous fait découvrir les coulisses de la course au large : la quête des sponsors, le risque permanent, la recherche permanente de la vitesse... Le Cam veut également transmettre à travers ce livre son amour de la voile et de la mer aux jeunes générations.
    Palmarès1982 : Record de l'Atlantique sur Jet Services II, comme équipier de Patrick Morvan.
    1984 : Vainqueur de la Route de la découverte avec Philippe Poupon sur Fleury Michon III.
    1988 et 1989 : Champion du monde de Formule 40.
    1994, 1996, 1999 : Vainqueur de la Solitaire du Figaro.
    2005 : 2e du Vendée Globe.
    2006 : 2e de la Route du Rhum en classe IMOCA sur VM Matériaux.
    2013 : Vainqueur de la Transat Jacques-Vabre avec Vincent Riou en classe IMOCA sur PRB.
    2015 : Champion du monde IMOCA Ocean Masters ; Vainqueur de la Barcelona world race avec Bernard Stamm.
    2021 : 4e du Vendée Globe et premier des non-foilers.

  • Neuf vies Nouv.

    Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    Neuf fois, sa vie aurait pu s'achever à l'Everest... Un même regard pour raconter trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre. L'auteur, lui, s'acharne et revient, en solo, en hiver, en style alpin, son rêve en poche.
    " Je suis allé neuf fois en expédition à l'Everest. Et huit fois, je n'ai pas atteint le sommet. Alors j'y suis retourné, encore et encore. Personne à ma connaissance n'a consacré plus de temps que moi à d'obscures tentatives sur le Toit du monde. J'ai presque toujours évité les voies normales, et refusé ce qui aurait rendu les choses plus faciles : l'oxygène, le soutien des Sherpas... Les risques en étaient décuplés. Alors quand on me demande (et on me le demande souvent) s'il m'est arrivé de frôler la mort, je dois prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Parce que oui, de nombreuses fois, et de multiples façons, j'aurais pu mourir, j'aurais vraiment dû mourir. Ce livre est ma réponse à cette question : vous est-il arrivé de frôler la mort ? "
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charlie Buffet.

  • Retour en enfer

    Sébastien Destremau

    • Xo
    • 6 May 2021

    À défaut de me conduire jusqu'à destination, mon périple m'a mené à l'essence même de mon être. L'âpreté de la lutte et les illusions perdues ont fait tomber mon égoïsme et mes humeurs de vieil enfant... Le 8 novembre 2020, quatre ans après avoir bouclé mon premier tour du monde, je m'élance pour un second Vendée Globe. J'ai appelé mon bateau Merci, en hommage à tous ceux qui m'ont permis de vivre cette aventure insensée.
    Seulement voilà, ma course tourne au calvaire : l'abri de mon cockpit se déchire, mes instruments lâchent, une fissure apparaît à l'avant. Impossible, dans ces conditions, d'attaquer le Pacifique et ses vents violents.
    Le 16 janvier, après 70 jours de mer, je décide d'accoster en Nouvelle-Zélande. Ce que je pourrais ressentir comme un échec me réconcilie avec moi-même. La mer m'a vaincu mais j'ai repris la barre de mon destin. Chaque matin qui se lève est comme une page blanche. J'étais seul au monde, je ne serai plus jamais seul...
    Le récit d'un incroyable combat Une leçon de courage et de sagesse Sébastien Destremau a 56 ans. Toulonnais, il a raconté l'aventure de son premier Vendée Globe, en 2017, dans
    Seul au monde, aux éditions XO.

  • « On dit toujours qu'un sportif meurt deux fois : à la fin de sa carrière et à la fin de sa vie. Moi, je mourrai trois fois : à la fin de ma carrière, à la fin de ma vie et à la fin de ce livre. Adieu ma honte. »
     
    Ouissem a grandi dans une cité au soleil, à Aix-en-Provence. Espoir de la génération dorée du centre de formation du Toulouse Football Club, il gravit tous les échelons, jusqu'à disputer la Coupe d'Afrique des nations sous les couleurs de la Tunisie. Mais son homosexualité, contraire à sa religion et à son sport, le privera de la carrière professionnelle à laquelle il était destiné.
    Ce livre est celui que personne n'a jamais osé écrire. Dans un récit aussi intime que puissant, Ouissem Belgacem est le premier joueur à raconter de l'intérieur l'homophobie qui gangrène le football et à s'attaquer à l'un des derniers tabous de notre société.

  • Zinédine Zidane est le Français le plus célèbre au monde, mais qui est-il vraiment ? Un être secret qui cultive la discrétion, un homme adulé qui se préserve et protège les siens, une star au destin exceptionnel qui reste un type normal.
    À travers dix-huit années d'échanges et de confessions exclusives avec le joueur devenu entraîneur, grâce aux témoignages des proches de l'icône qui ont accepté de parler avec confiance et liberté, Frédéric Hermel livre le récit d'une vie hors du commun.
    De son enfance marseillaise et son parcours pour devenir l'un des plus grands footballeurs de l'histoire à son incroyable triplé en Ligue des champions à la tête du Real Madrid, en passant par sa relation fusionnelle avec ses quatre fils et sa femme Véronique, l'auteur raconte avec respect, délicatesse et précision, tous les épisodes majeurs de la destinée de Zidane. Il retrace la conquête de la première étoile de champion du monde, revient sur le geste fou contre Materazzi, sur cette violence en lui, mais surtout sur son immense générosité et son sens de la justice. Il explique aussi les affres de son nouveau métier, son rapport à l'argent, son identité si française et sa solitude revendiquée. Et relate de nombreux événements, petits et grands détails, méconnus et inédits.

  • En remportant la Coupe du monde 2018, comme sélectionneur de l'équipe de France de football, vingt ans après l'avoir brandie en capitaine valeureux d'une autre équipe de France, Didier Deschamps a repoussé un peu plus loin les limites que l'on fixe généralement aux gens normaux. Il était devenu depuis longtemps un héros du quotidien, le voilà, ad vitam aeternam, dans la peau du personnage ordinaire qui, après s'être inventé un destin exceptionnel, n'en finit plus de le peaufiner. Et après ? Il reste un mystère et un homme simplement complexe parce qu'habité de tant de doutes, de douleurs vraies ou formatées. Après quoi court-il ? Sans doute ne s'est-il pas lancé à la poursuite du bonheur et toutes les pages de ce portrait sans concession le révèlent. Personnage hanté par ses failles et par ses rêves toujours inassouvis, il semble vivre toujours un divorce déchirant entre ce qu'il voudrait être et ce qu'il est réellement. Puisque la conquête est son oxygène, l'Euro qui se profile peut lui apporter un nouveau bonheur infini. Même si, pour lui, l'éternité ne dure qu'un instant.
    Bernard Pascuito a longtemps été journaliste avant de se consacrer entièrement à l'édition et l'écriture. Il est l'auteur de nombreuses biographies, dont La Dernière Vie de Romy Schneider (Le Rocher, 2018), Johnny (Gründ, 2017), Annie Girardot, une vie dérangée (Flammarion, 2011) et d'essais : Les Héritiers (Albin Michel, 2019), Demain est à nous (Gründ, 2019), Les Politiques aussi ont une mère, avec OIivier Biscaye (Albin Michel, 2017). Il vient de publier, au Cherche-Midi éditeur, La Dernière Vie de Serge Gainsbourg.

  • La star du foot se raconte enfin.
    Alain Giresse est une légende du football. Membre du carré magique de l'équipe de France championne d'Europe en 1984 avec Michel Platini, Luis Fernandez et Jean Tigana, il a enchanté ce sport, traversant les années 1980 avec technique et éthique. Il a soulevé le coeur des supporters girondins, marseillais ou tricolores, peuplé les murs des chambres d'enfant de ces posters pliés en quatre au milieu des magazines, suscité l'engouement par sa personnalité fédératrice. La pureté des sentiments l'a toujours guidé dans cet univers souvent vicié. À 68 ans, il se raconte enfin, de son parcours de joueur à sa carrière d'entraîneur (PSG, Toulouse, FAR de Rabat) ou de sélectionneur (en Afrique : Sénégal, Mali, Tunisie, Gabon mais aussi en Géorgie), une " deuxième vie " qui lui a ouvert de nouveaux horizons, a enrichi sa culture. Il donne aujourd'hui sa vision d'un sport en perpétuelle mutation, sur le terrain comme en dehors, avec ses tribunes infernales, ses travers persistants (foot business, racisme). Au cours de ses cinquante années passées dans le monde du ballon rond, " Gigi " a rencontré des dirigeants baroques, des joueurs merveilleux, et noué de franches camaraderies. Il a connu des émotions intenses, bouleversantes, qui l'ont marqué et construit. Il les transmet ici avec bienveillance, humour et franchise.

  • Un récit magistral sur l'essor du trail, à la première personne, par un journaliste du Guardian.
    " Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. "
    Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin,
    il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.
    Les Ultraterrestres (The Rise of the Ultrarunners) est traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.

  • " L'homme par qui le plus grand scandale du sport est arrivé. " L'Équipe " Rarement un journal intime aura comporté de telles accusations. " L'Express" Sept mois avant les jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014, des informations sur un système de triche organisée des athlètes russes ont commencé à circuler. Deux ans plus tard, l'étendue du programme de dopage étatique au coeur du sport soviétique et russe depuis des décennies fut révélée au monde entier. Ce programme de dopage systématique, le plus efficace de tous les temps, je l'ai mis au point, en tant que chimiste et directeur du bien mal nommé centre antidopage de Moscou. Et avec le soutien du FSB, de la police secrète et du gouvernement. Depuis, je suis en exil involontaire de ma patrie, sous protection, craignant chaque jour pour ma vie. Voici mon histoire. "

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Ma plus belle victoire

    Guillaume Cizeron

    • Xo
    • 29 April 2021

    Enfant, j'écrivais ces mots : " Je ne peux pas être gay, ce n'est pas possible que ça tombe sur moi ! Je ne veux pas ! " Je pleurais d'impuissance, de désespoir, mais aussi de colère. J'avais envie de me frapper, de me punir. Je me détestais...
    Quadruple champion du monde de danse sur glace, quintuple champion d'Europe, vice-champion olympique... Avec Gabriella Papadakis, sa partenaire, Guillaume Cizeron enflamme les patinoires et fait chavirer le coeur du public.
    En mai 2020, il adresse une lettre bouleversante à L'Équipe. Non pas pour " révéler " son homosexualité mais pour dire aux autres, à tous les autres, qu'eux aussi méritent d'être aimés.
    Dans ce livre à fleur de peau, Guillaume Cizeron revient sur son enfance heureuse et tourmentée, les mots blessants qu'il a essuyés, la solitude de se sentir différent et incompris.
    Le champion raconte surtout sa " plus belle victoire " : le jour où, enfin, il a accepté d'être lui-même. Car à ceux qui en douteraient il le répète : vivre son homosexualité est toujours un combat.
    Le témoignage poignant du champion du monde de danse sur glace

  • L'association de l'écrivain Laurent Binet, amateur passionné, et du sportif Antoine Benneteau, ex-joueur professionnel, a tout de l'attelage complémentaire et du double gagnant pour ce Dictionnaire amoureux du Tennis.L'association de l'écrivain Laurent Binet et du sportif Antoine Benneteau a tout de l'attelage complémentaire et du double gagnant. Laurent Binet apporte sa vision d'amateur passionné porté aussi bien sur l'analyse structuraliste et la déconstruction que sur le registre épique (voire héroïcomique) ; Antoine Benneteau nous fait partager sa connaissance du milieu ainsi que sa science du jeu, et nous fait vivre de l'intérieur la vie du circuit professionnel.
    Ex-joueur professionnel, Antoine Benneteau est le frère et fut le coach de Julien Benneteau, ancien 25e joueur mondial et aujourd'hui capitaine de l'équipe de Fedcup (vainqueur de l'édition 2019). C'est lui qui a contacté Laurent Binet pour lui proposer ce projet de dictionnaire, après avoir lu la Septième fonction du langage (où l'une des scènes se déroule lors de la finale de Roland-Garros 1981). Laurent Binet avait, quant à lui, déjà couvert Roland Garros en 2016 pour le journal
    L'Equipe.

  • Que pense un athlète cinq minutes avant le départ d'une compétition qu'il a préparée durant quatre ans ? Qu'est-ce qui surgit et le soulève au moment d'accomplir une prouesse exceptionnelle ? Est-il fait de la même chair que la nôtre ?Virginie Troussier a rencontré une quinzaine de grands sportifs, qui livrent ici une histoire de souffle. Ils sont prêts à tout pour une fulguration, une grâce d'une poignée de secondes.Des réflexions sur le corps, l'esprit, le succès, l'échec, la vie privée et publique, les supporters, l'après. Nous pénétrons l'intimité d'une passion dont nous découvrons toutes les nuances. Le sport nous emmène vers une autre expérience, celle d'une réalisation dans les sensations, d'une recherche d'absolu. Ces champions sont bien plus que des sportifs.

    Écrivaine et journaliste, Virginie Troussier collabore à Montagnes Magazine et Alpes Magazine. Elle a publié des romans et des biographies de sportifs. Son dernier ouvrage, Au milieu de l'été, un invincible hiver, est paru en janvier 2021 aux éditions Guérin.

  • " Mon boulot consiste à accueillir des joueurs de tennis venus de tous les pays, champions en devenir, à l'apogée ou sur le retour, des types formidables ou bien des "baltringues' de toutes espèces. "À 82 ans et toujours sur la brèche, incollable sur la jeune génération comme sur les champions du passé, c'est comme ça qu'elle s'exprime, Danielle Bombardier - Babie pour les intimes : de sa voix rocailleuse, ensoleillée par son enfance au Maroc, voilée par trop de cigarettes fumées nerveusement, avec des mots crus qu'on lui pardonne.
    Un parcours en forme de feu d'artifice, dont le final n'est pas à l'ordre du jour. Attachée au service " Relations joueurs " à Roland- Garros de 1973 à 1983, en plein boom du tennis, puis dans les plus prestigieux tournois français qu'elle a contribué à faire prospérer, ce petit bout de femme est une grande gueule, dotée d'un coeur débordant d'amour et d'humour.
    Danielle Bombardier, meilleure amie de Yannick Noah, nous propose une immersion totale dans l'univers bruissant des coulisses du tennis professionnel. Une aventure humaine, riche en amitié.

  • Pour Patrick Montel, l'athlétisme se regarde et se commente toujours à hauteur d'homme et de femme. S'il fait la part belle à des champions d'exception comme Alain Mimoun, Marie-José Pérec, Carl Lewis, Bubka, Stéphane Diagana ou encore Usain Bolt, l'auteur émeut en évoquant les athlètes des jeux paralympiques ou la trajectoire de sportifs abîmés par la vie et la compétition.Dans Mes héros des J.O., il retrace ses plus belles émotions olympiques et décrit, sans langue de bois, les parts d'ombre du sport qui lui est « chair », notamment le dopage.
    Patrick Montel est LA voix de l'athlétisme, qu'il a commenté pour France TV pendant plus de trente ans.

  • LE CARNET DE BORD D'UN IMMENSE CHAMPION
    près son triomphe aux Jeux olympiques de 2018 (trois médailles d'or), Martin Fourcade peine à retrouver ses sensations. La saison post-olympique s'apparente à un calvaire, au point qu'il se demande s'il n'a pas perdu la flamme et les qualités mentales et physiques qui ont fait de lui le plus grand biathlète de l'histoire. Alors, à l'aube de ce qui deviendra sa dernière saison, il entame une opération de reconquête sans certitude, mais avec une immense détermination. Un dernier tour de piste est le carnet de bord touchant, sincère et circonstancié de cette renaissance : du premier jour de compétition de présaison jusqu'au franchissement de l'ultime ligne d'arrivée, épilogue d'une saison haletante, point final d'une carrière en or. On découvre l'homme, le passeur, le père derrière le champion. Et on comprend encore mieux comment et pourquoi il est devenu une légende du sport. 

  • Cher football français

    Daniel Riolo

    Fédération, Ligue, présidents, joueurs... Daniel Riolo a beaucoup de choses à dire au football français. Et quelques comptes à régler. Il le fait au vitriol, en enchaînant les punchlines et les tacles glissés, mais avec autant de tendresse que de talent, dans son livre le plus personnel.
    "Chaque semaine, la Ligue 1 se met une balle dans le pied. Ça ne suffit pas pour mourir. Mais ça peut pourrir, gangrener. C'est une mort à petit feu.
    On ne l'aime plus, mais on la suit encore. Un paradoxe. Combien de temps ça va tenir, on va tenir ? Pour l'instant, c'est une sorte de miracle permanent. Le mari cocu s'accroche. Il pense qu'elle va revenir. Qu'elle va changer. Chaque été, on part en vacances avec l'idée que ça va s'améliorer. Est-ce que ça peut être pire ?
    Le miracle reprend forme en août. Le mercato vend de l'espoir. On perd les meilleurs et on fantasme sur les nouveaux. Les entraîneurs affichent des ambitions nouvelles, les dirigeants confirment. En août, tout est toujours plus beau.
    Quand le bronzage disparaît, les premières journées d'automne, les premiers matches de Coupe d'Europe renversent tout. Pas de doute, on est toujours aussi nul. Non seulement, on ne progresse pas, mais pire, on régresse. N'importe quelle équipe du trou du cul de l'Europe peut battre une équipe de L1. Ça n'empêche pas nos présidents de pleurer sur le manque de moyens financiers qui serait la cause des déboires européens. L'excuse ne marche plus, sauf sur les simples d'esprit. Dans leur communication, nos dirigeants ont décidé que la L1 faisait partie des cinq grands championnats européens. Une belle invention. On a créé un club dont on serait membre. La classe !
    Combien de temps ça va tenir ? La L1, c'est un mix de Lourdes et Lisieux. Les audiences restent stables. Les affluences aux stades aussi. On sait qu'on est cocu, mais on est habitué, alors ça fait moins mal. On paye sa place au stade, son abonnement télé. Souffrir a un coût. On est cocu et sado maso !
    Oui, on paye pour voir ce spectacle affligeant. Ces erreurs techniques à la pelle. Ces bourrins qui n'ont de joueurs de foot que le salaire. Mais ce qui désespère le plus, c'est le manque de motivation général. Le "j'men foutisme" global, la passion inexistante.
    Le plus gros miracle, c'est le milliard ! MediaPro a claqué un milliard pour notre L1. Eu égard à ce que la L1 propose, c'est comme acheter une Fiat au prix d'une Ferrari. La L1 s'est maquillé comme une voiture volée et MediaPro a sorti le chéquier ! Le boss de la LFP, le concessionnaire de notre L1, peut être élu commercial de la décennie ! A côté, le "casse du Palm Beach", c'est un vol de sac à main."

  • LE PLUS GRAND ENTRAÎNEUR DE L'HISTOIRE DU RUGBY FRANÇAIS SE RACONTEIl a souvent été comparé à Alex Ferguson, mythique entraîneur du club de football de Manchester United. En réalité, il est incomparable : Guy Novès, est le plus grand entraîneur de l'histoire du rugby français. Ailier international consacré avec le Stade Toulousain, il est devenu ensuite un technicien fabuleux, façonnant le palmarès du club de sa vie jusqu'à en faire une référence intouchable : 10 titres de champion de France et quatre victoires en Coupe d'Europe comme entraîneur.
    En 2015, Guy Novès a choisi de relever un dernier défi : conduire le XV de France jusqu'au Mondial 2019 au Japon. Il a été privé de ce rêve en décembre 2017 suite à un licenciement jugé infondé par le tribunal des Prud'hommes.
    Obtenir justice, encore un combat gagné après des mois de travail et de souffrance. Les propositions pour revenir sur un banc n'ont pas cessé et la considération à son égard reste immense, comme en témoignent les mots de Guilhem Guirado, capitaine des Bleus, après le Mondial. Mais l'homme a choisi sur cette ultime victoire d'annoncer en octobre 2019 sa retraite comme entraîneur. La fin d'une histoire racontée par le maître.

  • Le sport aurait-il le diable au corps ? Jusqu'où acceptera-t-on l'artifice technique ? Un avenir prothétique se dessine par le biais d'exosquelettes. En rendant interchangeables tous les organes du corps, y compris des parties du cerveau, du visage, le sujet se trouve face à la question de son identité et de sa permanence. Si l'impératif de performance pèse dans le sport plus encore qu'ailleurs, et particulièrement dans le très haut niveau en projetant un corps indéfiniment perfectible, c'est la société tout entière qui est aujourd'hui traversée par l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles, occultant ainsi la souffrance, la mort, le handicap et la vieillesse. Que voulons-nous faire de notre propre corps ? Tout ce qui est techniquement réalisable doit-il se réaliser ? Par le prisme du sport, ces questions éthiques fondamentales nous sont posées.

  • Le sport et le peuple.
    " Le sport est comme un point d'un hologramme qui porte le tout de la société en lui, mais aussi sa singularité : le jeu, dont le péril de la dégénération en violence est contrôlé par l'arbitre. Il en est de même de la démocratie, contrôlée par le vote. Tout système vivant démocratique vit à la limite du danger. La démocratie elle-même manque du système qui lui permettrait d'empêcher un parti totalitaire de prendre le pouvoir. Nous sommes certes dans un monde où la violence délirante s'accroît, et il est curieux que le sport n'y soit pas plus entraîné. On ne lance pas des bombes dans les stades. "
    Edgar Morin aime le sport en tant qu'il procure de la joie au " peuple ". Il connait la liesse des stades, et particulièrement celle du Maracanã. Mais c'est en sociologue qu'il nous livre son analyse critique du phénomène sportif. Infatigable combattant de la cause des opprimés, le penseur de la complexité s'exprime ici sur l'idéologie de la performance, le culte de la jeunesse et l'identité nationale.
    Face à une vision économique et sociale regrettable, qui peut faire du sport une aliénation, Edgar Morin nous rappelle que l'un des caractères fondamentaux de l'être humain, c'est d'être
    Homo ludens, l'homme du jeu.

  • La véritable autobiographie de l'After Foot !
    Le 4 avril 2021, l'After Foot fêtait ses quinze ans. Une éternité et une prouesse dans le monde de la radio, et des statistiques à donner le vertige : l'émission la plus écoutée le soir, le podcast le plus téléchargé de France...
    Mais l'After est beaucoup plus que cela.
    L'After, c'est du baume antidouleur pour les soirs de défaite.
    L'After, c'est une génération qui transmet à une autre sa culture du football, de la Nuit de Séville de 1982 au génie de Maradona.
    L'After, ce sont des voix qui rassurent pendant la pandémie, quand tant d'autres se sont tues. C'est un repas de famille, attachant souvent, insupportable parfois. Sur la nappe, entre les plats, on a mis des micros et tout ce petit monde se retrouve, chahute, rigole, s'énerve, bougonne.
    L'After, surtout, c'est une communauté. Celle de Romain, Joris,Mehdi, Najet, de tous ces habitués dont l'émission fait partie du quotidien. Ils se couchent en l'écoutant, ils font leur sport avec,ils partent au boulot, cuisinent ou voyagent branchés au podcast. L'After les soigne, les console, les chagrine. Avec l'After, il est enfin devenu possible d'avoir une opinion sur le foot, de la partager, et peu importe que l'on ait parfaitement tort ou totalement raison ; peu importe, aussi, qui l'on est : comme le souligne Max du standard, " l'After, c'est la France. " Qu'on soit chauffeur routier, taximan, employé de banque, éleveur de brebis, écrivain, comédien, ouvrier, expert comptable, chirurgien, footballeur de DH ou de première division, tout le monde écoute l'After.
    Ce livre n'est pas une enquête, encore moins une hagiographie. C'est l'exercice littéraire d'un auditeur à l'intention des autres auditeurs, en souhaitant qu'ils y retrouvent les animateurs et les chroniqueurs comme de vieux copains. Qu'ils découvrent l'Italie de Daniel, l'enfance provinciale de Gilbert et Florent, l'histoire émouvante de Polo, la Madrid sensuelle de Fred Hermel. Qu'ils revisitent certaines émissions emblématiques, des digressions fameuses. Avant de partir dans des discussions endiablées.

  • Pourquoi les Russes excellent-elles en natation artistique et les Hongrois en water-polo ?Pourquoi l'Allemagne rafle-t-elle toutes les médailles d'or en luge et la Chine toutes celles du plongeon ?Pourquoi l'Égypte est-elle devenue une terre de squash, tandis que la Corée du Sud a tout misé sur le tir à l'arc ?Le sport a beau être mondialisé, des bastions nationaux spectaculaires subsistent. Ces domaines d'excellence sont le fruit d'une tradition ancestrale, ou surgissent tout d'un coup, issus d'une politique volontariste d'affirmation d'un soft power international.Guillaume Evin nous invite à un voyage dans les pays où s'incarne une discipline et décrypte pour nous les causes historiques, mais aussi politiques et culturelles, de ces étonnantes hégémonies. Il nous dévoile les secrets et les politiques stratégiques des fédérations les plus puissantes au monde. Car leur domination est éternellement menacée et exige, pour éviter la chute, une réinvention constante.
    Faux numéro 10 sur un terrain mais vrai passionné de foot et de sport en général, Guillaume Evin est accessoirement journaliste et écrivain depuis une vingtaine d'années. À défaut de concourir aux JO, il a publié notamment Tellement plus que du foot en 2018 et Jeu, set et cash ! en 2015.

  • 101 fois Ronaldo

    Regis Dupont

    • Solar
    • 15 April 2021

    Une biographie originale du footballeur à tous les record par le journaliste qui le suit depuis quinze ans à L'Équipe.
    Le 9 septembre 2020, Ronaldo dépassait la barre mythique des 100 buts en sélection lors d'un match en Suède. Il n'est plus qu'à 8 unités du record de l'Iranien Ali Daei (109). L'occasion de revisiter, en 101 histoires courtes et méconnues, l'incroyable carrière de ce monstre du football. De ses débuts hyper-précoces à Madère, où un aéroport porte désormais son nom, à son test positif au Covid en octobre 2020, en passant par son transfert à Manchester United à 18 ans et sa faramineuse série de records, le Portugais est décortiqué sous toutes ses coutures par les journaliste qui le connaît le mieux. Qui, par exemple, connaît l'histoire de son frère, devenu alcoolique, tandis que CR7 atteignat les sommets ? Ou celle de ses enfants, nés de mère inconnue à l'issue de tractations peu communes ?
    Régis Dupont suit le Portugais aux 5 Ballons d'Or depuis ses débuts et l'a interviewé à de multiples reprises. Il nous dit tout du joueur, de l'homme, de la star...
    Un cahier photos issu de la base iconographique de
    L'Équipe vient illustrer cette biographie.

  • Ligne de crête : une immersion dans les unités d'élite du secours en montagne Nouv.

    Dans Ligne de crête, Pascal Sancho qui a exercé pendant près de 30 ans la spécialité de secouriste en montagne raconte ces situations où le sauvetage ne tient parfois qu'à un fil...
    Pas après pas, d'impressions en émotions, il nous fait pénétrer dans les coulisses de ce milieu si particulier qu'est celui des sauveteurs d'élite. Plongé dans l'action, le lecteur est pris par l'air vif des montagnes et la joie que procure la réussite d'un sauvetage comme ce skieur libéré d'une avalanche, ces jeunes malchanceux repêchés d'une rivière glacée par les secouristes ou a contrario, la tristesse qui accompagne ces femmes et ces hommes lorsqu'ils arrivent trop tard. Au fil du livre se dessine un florilège de valeurs comme l'abnégation, le courage, le dépassement de soi ou
    l'esprit d'équipe qui permet de mieux comprendre la réalité du métier de secouriste en montagne.
    L'amour de l'autre l'emportant toujours, ce récit rare nous offre aussi une formidable représentation de la condition humaine.

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