• Comédien né, acteur fétiche du Roi-Soleil, metteur en scène et auteur de génie, Molière (1622-1673) ne vécut que par et pour les planches. Le Tartuffe, Les Précieuses ridicules, Le Malade imaginaire, L'Avare, Dom Juan... 400 ans après sa naissance, nous nous régalons encore de ses textes et de leur étonnante modernité.
    Pourquoi une telle postérité ? Parce qu'au milieu du XVIIe siècle, Jean-Baptiste Poquelin invente la comédie sociale qui met à la portée du peuple, en le faisant à la fois rire et réfléchir, les grandes questions qui résonnent encore de notre temps : la relation au pouvoir, la place de la femme dans la société, la lutte des classes, la santé, la religion... Sur chacune de ces interrogations, Molière agit en pionnier, presque en révolutionnaire caché sous les masques de la commedia dell'arte. Il explore les arcanes de la société et de la nature humaine avec une causticité nouvelle. La vanité, l'avarice, le désir, l'hypocrisie, l'ambition sont mis à nu et donnent à ses pièces une puissance universelle et philosophique. Tartuffe, par laquelle il secoue la religion, sera le combat de sa vie, un chapitre éminent pour la liberté de conscience. À travers ces « farces profondes », le dramaturge rassemble et unifie. C'est pourquoi nous parlons tous la « langue de Molière », constitutive aujourd'hui de l'identité française et de notre patrimoine. En maestro amoureux des lettres et du théâtre, Christophe Barbier nous fait redécouvrir les mille et une facettes du plus intemporel de nos auteurs.

  • Jean-Louis Barrault, figure majeure de la vie théâtrale du XXe siècle, a assis le nouveau métier de metteur en scène et son art  de façon novatrice en centrant le travail sur l'espace scénique et le corps de l'acteur. Le corpus de textes réunis ici, et écris par Barrault lui-même, vise à redécouvrir son approche pour saisir le théâtre d'aujourd'hui dans une généalogie.

  • Oublier le temps

    Peter Brook

    • Seuil
    • 24 October 2017

    "J'aurais pu appeler ce livre Faux Souvenirs. Non que je veuille consciemment dire des mensonges mais, en écrivant, je m'aperçois que le cerveau ne dispose pas d'une chambre froide où conserver nos souvenirs intacts, il est plutôt un réservoir de signaux fragmentaires qui attendent que le pouvoir de l'imagination leur donne vie - et ceci, en un sens, est une bénédiction".

  • François Laroque invite le lecteur à goûter sans modération les divers bonheurs que les textes du dramaturge le plus joué dans le monde peuvent apporter au théâtre, au cinéma ou à l'opéra.
    Grâce à son génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare, simple fils de gantier, se sera bâti un monument pour l'éternité. Alors, où trouver les raisons d'un succès qui, loin de se démentir, s'est désormais élargi aux dimensions du monde ? Dans sa passion, sans l'ombre d'un doute. Passion de la poésie et théâtre de la passion. Avec Shakespeare nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'histoire. Avec Shakespeare, le sublime n'est jamais loin dans ces moments pleins de bruit et de fureur où se succèdent et s'entremêlent l'horreur, le pathétique et le rire. Richard III, Hamlet, Macbeth, Falstaff, Cléopâtre n'ont pas fini de nous fasciner, ni la musique de sa langue de nous enchanter...
    Si d'aucuns semblent persuadés que Shakespeare n'était pas Shakespeare mais Sir Francis Bacon, le comte d'Oxford, ou la reine Élisabeth Ière, libre à eux de continuer à chercher les clés du mystère. Mais nous ne nous détournerons pas ici de l'essentiel. Loin de ces débats d'arrière-garde, l'amoureux comme l'enseignant passionné que je suis de son théâtre et de ses poèmes s'est principalement efforcé au gré de ce vagabondage festif de faire partager son plaisir grâce à la saveur unique que peut procurer une oeuvre qui, quatre siècles plus tard, n'a décidément pas pris la moindre ride.

  • Totem est repise sur la plaine de jeux de Bagatelle du 25 octobre au 2 décembre 2018 (Paris). Kanata est jouée du 15 décembre au 17 février au Théâtre du Soleil (Paris).
    Robert Lepage est aujourd'hui l'une des grandes figures de la mise en scène internationale. Né en 1957 à Québec, il entre au Conservatoire d'art dramatique de la ville avant un séjour à Paris, où il suivra un atelier dirigé par Alain Knapp et découvrira les spectacles du Théâtre du Soleil. Très vite, il développe un théâtre visuel, inspiré à la fois par le théâtre d'objets, l'univers des marionnettes et la culture orientale. 

  • Dans la continuité de Qu'est-ce que la dramaturgie ? - publié en 2010 dans la même collection - Joseph Danan soulève, dans ce nouvel essai, la question de la place et de l'avenir du texte théâtral face à des spectacles-performances de plus en plus présents sur la scène contemporaine.

  • Jean-Jacques Lemêtre s'intéresse dès le plus jeune âge au timbre et à la couleur des instruments, nourri par les cultures terre-neuvienne et tzigane de ses parents. Il rejoint le conservatoire et multiplie dans le même temps les expériences musicales non conventionnelles, avec l'américain Moondog notamment. Des plus anciens aux plus modernes, Jean-Jacques Lemêtre collectionne bientôt des milliers d'instruments, écrit des musiques aux inspirations multiples. Lorsqu'il rencontre Ariane Mnouchkine en 1978, l'artiste découvre enfin une équipe, un lieu qui vont lui permettre de "poser ses valises". En racontant ce parcours atypique, Pierre Longuenesse dévoile aussi les ressorts d'une dramaturgie caractéristique du Théâtre du Soleil, où la musique tisse un dialogue avec les corps et devient écriture au plateau, où la parole des comédiens presque chantée devient "envoûtement". Pédagogique, le texte est complété par la retranscription en fin de volume des exercices imaginés par l'artiste au cours des ateliers qu'il a menés, et met à la disposition des lecteurs ces activités comme autant d'outils pour découvrir ce travail du jeu avec la musique.

  • Guy Cassiers est l'une des figures les plus importantes de la mises en scène contemporaine. Né en 1960 à Anvers, il possède une manière singulière, sensorielle et sensuelle, d'approcher les grandes oeuvres de la littérature. Il assied sa renommée internationale grâce à ses adaptations expérimentales de textes de Camus, Conrad, Musil ou Proust - mais également grâce à la mise en scène d'opéras. En mars 2017, il met en scène Trompe-la-mort de Luca Francesconi à l'Opéra Garnier (Paris).

  • Éric Lacascade, comédien, metteur en scène et actuellement directeur pédagogique de l'école du Théâtre National de Bretagne, revient sur l'engagement, le militantisme et la pédagogie qui ont marqué son parcours.

  • Un chiffre résume la démesure du Off d'Avignon : 1336. Soit le nombre de spectacles présentés chaque jour, pendant trois semaines lors de la dernière édition. Une profusion inouïe qui tient à la nature même de ce festival né voilà cinquante ans du geste de révolte d'un artiste avignonnais, André Benedetto, qui décida de jouer sa propre création en marge du prestigieux festival de Jean Vilar. Beaucoup l'imitèrent, toujours plus nombreux, dans un esprit d'abord libertaire puis en se pliant progressivement aux lois du marché... A Avignon, vient qui veut, vient qui peut, car ce sont les artistes qui paient pour jouer. Comme dans un salon professionnel, le public en plus, Ils cherchent à séduire les programmateurs venus de la France entière et à assurer la diffusion de leur spectacle, voire leur survie. Une chance pour certains, un miroir aux alouettes pour beaucoup, tant la concurrence entre compagnies est devenue féroce et le business omniprésent... Mais comment réformer un festival anarcho-capitaliste que personne ne dirige et dont personne ne contrôle la croissance débridée ? Comment y mettre en œuvre des politiques culturelles au service des artistes ? Avant de tracer quelques pistes pour sortir de cette jungle, il fallait d'abord raconter la genèse de ce festival né d'une utopie, décrire ses mutations successives, rencontrer ses acteurs et comprendre les logiques qui s'y affrontent. Et pour la toute première fois, un ouvrage retrace cette histoire et tente de saisir le Off dans toute sa complexité. En le considérant non pas comme un appendice du In mais comme un phénomène unique en France.

  • Pierre Gérald, de son vrai nom Victor Haïm Cohen, mort à 106 ans, était le doyen des comédiens français. Pendant la Première Guerre mondiale, sa mère, aidée financièrement par son frère, va s'installer en Suisse. Elle inscrit son fils dans une école chrétienne. Le petit Victor est martyrisé par ses copains de classe qui le traitent de « sale Juif qui a tué jésus ». Le petit Victor perd la foi et devient athée.

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