• Sur les routes de la musique Nouv.

    Saviez-vous que le cerveau d'un jazzman fonctionne comme celui d'un mathématicien  ? Ou que la musique occidentale doit tout aux Egyptiens  ?
     
    De Beethoven à Miles Davis en passant par la World Music et les philosophes antiques, les ponts entre les différents courants musicaux sont infinis et souvent inattendus. André Manoukian nous les révèle et compose ici une histoire de la musique vivante et accessible, illustrée d'anecdotes et de récits savoureux qui raviront connaisseurs et néophytes. Avec sa verve coutumière, sa culture éclectique et son sens de la punchline, ce passionné de jazz nous embarque dans un voyage tout en harmonie auprès des créateurs connus et moins connus de la grande musique.
     
    A propos de l'auteur
    /> Auteur-compositeur, arrangeur, pianiste et chroniqueur,  André Manoukian  nourrit depuis toujours une passion communicative pour la musique. Il a composé divers albums en solo ou pour des artistes tels que Liane Foly ou Malia. Touche-à-tout insatiable, il multiplie les interventions dans des émissions musicales télévisées ou radiophoniques. Depuis 2013, il est chroniqueur musical sur France Inter.

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Le Groupe des Six ? Voilà les musiciens qui ont occupé le devant de la scène artistique parisienne dans l'immédiat après-Première Guerre mondiale. Parrainés par Erik Satie et soutenus par Jean Cocteau, à la fois leur imprésario et leur éminence grise, les Six furent les porte-drapeaux de l'Esprit Nouveau qui soufflait alors sur Paris. Voix intermittentes du néoclassicisme hexagonal pour les uns, simples farceurs embobinant dans leurs canulars un public crédule et une critique complaisante pour les autres, ils ont marqué comme peu cette période d'effervescence, où tout semblait possible. Les Six, donc : Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre.

  • Dans ses quatuors, le génie de Beethoven apparaît dans ce qu'il a de plus visionnaire. Le compositeur multiplie les innovations compositionnelles et stylistiques, avec un registre sans précédent de sentiments et d'émotions.
    Bernard Fournier invite le lecteur à l'ascension de cet « Himalaya musical », aux contrastes extrêmes, avec ses sommets vertigineux, ses à-pics profonds et ses vastes points de vue.
    Dans un parcours en seize stations, quatuor par quatuor, suivant l'ordre chronologique de leur composition, l'auteur rend compte de l'esprit de chaque oeuvre, de l'inventivité de l'écriture et de la diversité expressive de chaque mouvement, de chaque grande section.
    Un compagnon précieux pour découvrir toute la beauté de ce chef-d'oeuvre.
    Ingénieur de formation, Bernard Fournier a enseigné la musicologie à l'université Paris-VIII. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire du quatuor à cordes ainsi que sur l'oeuvre de Beethoven.

  • Mais qu'est-ce qu'une sonate de Scarlatti ?
    Un monde miniature. L'infiniment grand dans l'infiniment petit. Un télescope dans lequel on voit se mouvoir les planètes dans un univers en expansion. De la vie condensée et de la fantaisie cadenassée par les  mathématiques.Des "comprimés de bonheur" comme écrivait Giono... Et beaucoup d'autres choses que l'on
    va découvrir dans cet ouvrage.

  • Cette histoire de la musique est un récit chronologique, une histoire qui se raconte à partir des grandes périodes historiques, repères partagés par tous, au-delà de l’histoire de l’art, mais aussi une mise en contexte de la musique, des pratiques musicales, de la sociologie de la musique, au regard des événements, dans le cours de l’histoire, mais encore un point de vue à partir d’oeuvres de référence, connues ou peu connues. Chaque oeuvre, chaque composition est prise et entendue comme un document, une expérience de son temps, comme un symbole, et la marque d’une époque.
    Mais enfin, c'est un récit qui veut donner des clés sur le contexte des oeuvres, ouvrir d’autres horizons, tisser des liens avec le présent, entre temps de l'événement et le temps long.Pourquoi écrire une nouvelle histoire de la musique occidentale ?Les réponses se trouvent parfois là où se trouvent les auteurs. Élisabeth Brisson est historienne, rompue à l’exercice de l’analyse de documents et de la contextualisation. Jérôme Thiébaux est pédagogue et médiateur de la musique, habitué à la question de la transmission. Les points de vue se mêlent avec un point commun, moteur de l'écriture et de la recherche entre les deux auteurs : celui de donner à lire l'histoire de la musique occidentale pour tenter d'entendre autrement ; découvrir les environnements de la musique ;  les relations des compositrices et compositeurs avec la société et les événements marquants de notre histoire européenne. Le fil conducteur de cette entreprise est cependant toujours le même :  partager l’histoire pour mieux se plonger soi-même dans l’écoute et la découverte de notre patrimoine.

  • "On n'a pas choisi ce drôle d'amour/ Qu'il te faut cacher, aux portes du jour"... chantait Gribouille dans "Ostende", en 1968.

    Selon les époques, l'homosexualité féminine fut tour à tour ou simultanément frappée d'opprobre, niée, invisibilisée. Mais clandestine ou pas, à mots couverts ou crus, cette réalité a trouvé pour se dire la voie de la chanson. Et de Suzy Solidor à Chris en passant par Barbara, Brigitte Fontaine, Marie Paule Belle, Juliette Armanet et bien d'autres encore, jusque dans le Club Dorothée, nombreuses sont les voix féminines à l'avoir chantée sur tous les tons.

    Rendant à Sappho ce qui est à Sappho, cet ouvrage illustré de dessins de Julie Feydel nous retrace l'histoire de 40 chansons lesbiennes - de la complicité de leurs paroliers et parolières et de leurs interprètes, aux cabarets et aux clips vidéo, de la réception par la critique à l'accueil du public... qui ne sait pas toujours d'où vient ce qu'il fredonne !

  • Plus que bien d'autres compositeurs, Beethoven a fait l'objet, après sa mort, d'un culte, qui s'attachait autant à son oeuvre qu'à sa personne.
    À l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, l'empreinte qu'il a laissée est étudiée ici par trois auteurs. Élisabeth Brisson, en déroulant son parcours de vie, expose aussi les enjeux qui ont mobilisé, dès son dernier soupir, bien des volontaires pour écrire sa biographie, et les tentatives de récupération (affectives, esthétiques, nationalistes, idéologiques) auxquelles cette rédaction a donné lieu .
    Bernard Fournier expose la force d'innovation que Beethoven a introduite à son époque, en faisant subir un effet de souffle aux genres existants (sonate, symphonie, quatuor) pour les porter à un apogée.
    François-Gildas Tual développe comment, dès le vivant de leur auteur, ses oeuvres ont connu l'hommage de la transcription, qui permettait une diffusion large. Il aborde enfin les oeuvres de compositeurs qui, jusqu'aujourd'hui, se réfèrent à Beethoven  ; dans la forme, dans le titre ou dans l'utilisation du matériau musical, leurs oeuvres constituent un hommage - une sorte de prolongation du Monument Beethoven édifié à Bonn grâce à une souscription internationale.
     
    Élisabeth Brisson est l'auteur du Guide de la musique de Beethoven  ; Bernard Fournier du Génie de Beethoven et d'une Histoire du quatuor à cordes dont le tome 1 accorde une large place aux quatuors de Beethoven  ; François-Gildas Tual est maître de conférences à l'Université de Besançon.

  • En 1967 James Brown sort «Cold Sweat», un titre que la plupart des historiens de la musique noire reconnaissent comme l'acte de naissance du funk. Il révolutionne la soul en basant sa musique sur le rythme, et son groove sur le premier temps de la mesure, inaugurant un nouveau style plus dansant. Au-delà de la soul, le funk puise dans tous les styles dominants et influencera ceux à venir (hip-hop, house). Nombreux seront les musiciens qui participeront à son essor (Sly Stone, Funkadelic, Kool & The Gang), à son anoblissement (Miles Davis, Herbie Hancock), à sa complexification (George Clinton) et à sa domination des charts (Michael Jackson, Prince). Cette anthologie explore l'univers complexe du funk et dessine une histoire qui s'écrit encore (Bruno Mars, Justin Timberlake, Daft Punk).

    Belkacem Meziane est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio. Il a grandi en écoutant du funk et de la soul : James Brown, Barry White, Prince ou Kool & The Gang, et a développé sa passion pour les musiques noires américaines en lisant des ouvrages et en passant du temps dans les magasins de disques.

  • En 1994, Christophe Miossec, tout juste trentenaire, est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson « Non, Non, Non, Non (Je ne suis plus saoul) ». C'est dans un mélange de musique tendance rock acoustique et de chanson française que le public le découvre et l'adopte, le consacrant, aux côtés de Dominique A ou Arthur H, comme un des hauts représentants de la Nouvelle chanson française. Depuis son bout du monde brestois, il chante ce qu'il est et ce qu'il connaît, sur des albums aux titres clairs et crus (Baiser, Boire, À prendre). Il bâtit très vite son écriture au travers des petits riens d'une classe sociale prolétaire et des maux de son quotidien. Progressivement, ses textes directs et sans maniérisme s'universalisent, et il livre en 2018 son onzième opus : Les Rescapés.

    Thierry Jourdain, né à Rouen en 1979, travaille dans le milieu de la culture et de l'organisation d'événements artistiques en Normandie depuis 2004. En 2014, il fonde avec plusieurs amis l'association Equilibre Fragile avec laquelle il crée un micro label K7 puis une revue papier trimestrielle du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Il est l'auteur de plusieurs livres sur la musique (Elliott Smith, Bruce Springsteen, Dominique A).

  • L'histoire de Francis Paudras et Bud Powell semble exceptionnelle, romancée. Et pourtant ce récit qui nous plonge dans le milieu du jazz à la fin des années cinquante à Paris est bien réel. Comment ne pas être séduit par ce jeune illustrateur passionné de jazz qui, découvrant petit à petit l'enfer que vit Bud Powell, son maître, décide de le sauver. S'en suit le récit de longues années, où la générosité côtoie le génie, pour le meilleur et pour le pire, à la rencontre de grandes figures du jazz et des clubs et bars qu'ils ont hantés des années durant.

    Tantôt solaire, tantôt cru dans la réalité qu'il dépeint, ce récit et également l'occasion de revenir, articles et témoignages à l'appui, sur l'évolution d'une musique qui était, à cette époque, à un tournant essentiel de son histoire.

    Né en 1935 et mort en 1997, Francis Paudras étudia le piano classique dès l'âge de cinq ans et joua lui-même en amateur. Après des études d'arts graphiques, il crée un studio et réussit une carrière d'illustrateur à Paris.
    Il a collaboré à des revues de jazz, des émissions radio et télé, dans un seul souci : faire entendre et connaître cette musique.

  • C'est leur dernier concert et les Beatles ne le savent pas encore. Après deux ans d'absence scénique, ils se produisent sur un toit terrasse dans un vent furibond, sans filles hystériques, devant un public clairsemé. De ce mythique concert du Rooftop donné en janvier 1969, l'auteure tire un récit décalé. Elle pose un regard vif, informé, parfois drôle sur ces 42 minutes de légende aux allures christiques. Ringo y apparait en Saint-Esprit, George en Fils, John et Paul en Pères. Les fidèles lèvent la tête, les petits garçons s'étonnent, les secrétaires s'encanaillent, les femmes au tombeau, Yoko en tête, s'exposent. Producteurs-évangélistes, apôtres-roadies, centurions-bobbies s'unissent pour que les Beatles nés dans une Cavern à Liverpool achèvent leur Vie publique en montant au ciel.

    Valentine del Moral, diplômée de l'École du Louvre et de muséologie, est libraire en livres anciens, auteur, illustratrice, journaliste. On lui doit de nombreux portraits de bibliophiles et d'amoureux de la nature parus dans la presse. Elle est l'auteur, entre autres, des Récits de campagne et de chasse (prix François Sommer 2006) et d'Elles aussi ont fait la Grande Guerre, premier titre d'une collection pour la jeunesse.

  • "La, la, la, mine de rien, la voilà qui revient, la chansonnette..."
    "La chanson ? C'est nous. Les Copains d'abord et La Marseillaise, La Vie en rose et L'Aigle noir, La Javanaise et Mes emmerdes, Au clair de la lune et Osez Joséphine...
    Nos émotions, nos joies, nos larmes, nos plaisirs, nos déprimes, nos exaltations et, finalement, nos vies entières sont écrites en chansons. Disposer d'un tel patrimoine est une singularité française, qui mêle les airs transmis en famille aux tubes radiophoniques, la chanson de poète et le commerce de variétés. Et aucun francophone n'échappe à cet héritage touffu, proliférant, inépuisable. Voici pourquoi explorer la chanson française est explorer notre pays, son âme, sa mémoire et ses passions.
    Voici pourquoi explorer la chanson française consiste à rencontrer d'immenses artistes et à ouvrir des coffres à merveilles. Voici pourquoi explorer la chanson française consiste aussi à ne pas toujours comprendre les mystères du succès et de la postérité.
    Ce Dictionnaire amoureux de la chanson française évoque donc Brassens, Gainsbourg, Barbara, Souchon, Piaf, Brel, Bashung, Gréco ou Delerm, mais aussi la censure, les yé-yé, Paris, l'oubli ou le bon vieux temps. Une traversée hédoniste, mélancolique, gourmande et parfois polémique pour saisir d'un même regard les grands maîtres et les petits génies, les légendes chéries et les vérités contestées, les monuments historiques et les splendeurs ignorées."
    Bertrand Dicale

  • « Sound of surprise », c'est ainsi que le chef d'orchestre américain Leonard Bernstein a défini une des inventions culturelles marquantes du début du XXe siècle : le jazz. Cette anthologie se présente non seulement comme un guide d'écoute, une discothèque idéale du jazz mais aussi une sélection de cent disques qui ont profondément marqué l'histoire de la musique afro-américaine. Album après album, se dessine le portrait du musicien choisi, le récit de l'histoire du jazz, dans ses phases multiples, ses (r)évolutions successives. Louis Armstrong, Wayne Shorter, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Miles Davis, Billie Holliday, John Coltrane, Dave Brubeck, Charlie Parker, Sun Ra, Cecil Taylor, Joni Mitchell, autant de figures essentielles dans un ouvrage qui l'est tout autant.

    Franck Médioni est journaliste et écrivain. Il est l'auteur de plusieurs livres d'entretien et de nombreux ouvrages sur l'univers du jazz. Aux éditions Le mot et le reste il est l'auteur de Albert Ayler.

  • « Sans la musique, la vie serait une erreur », affirmait Nietzsche. Art du son et du temps, la musique occidentale se distingue des musiques ethniques par son incessante évolution liée à son système de notation. Cette musique savante est à la fois art, science et philosophie. Vocale ou instrumentale, elle accompagne les sociétés dans leurs rituels et festivités. Cet ouvrage retrace l'histoire de la musique européenne, du IVe au XXIe siècle, au fil de trois parties chronologiques : l'âge modal, l'âge tonal, l'âge de la « tonalité suspendue ».

  • Ce livre explore la naissance d'un mouvement qui était encore une contre-culture dans les années 1980, loin d'imaginer qu'il allait devenir une culture de masse. En parallèle des mouvements artistiques qui la composent, l'histoire du hip-hop français ne peut faire l'économie du récit de phénomènes sociaux ayant joué un rôle de premier plan. Pour constuire cet ouvrage , Vincent Piolet s'est basé sur les interviews d'une centaine de personnes, allant d'artistes reconnus (Kool Shen, Stomy Bugsy) à des acteurs anonymes mais respectés de l'underground (Style J, Saxo) ayant tous pavé un chemin favorable à l'explosion du hip-hop français qui n'aura lieu que dix ans plus tard.

  • Marseille, ville rap? Depuis les 60's, c'est pourtant le rock qui prévaut dans la cité phocéenne : en atteste ce deuxième tome de l'Histoire du rock à Marseille qui couvre ces quarante dernières années. Acteur de ce mouvement, Pascal Escobar continue le travail de mémoire commencé par Robert Rossi et rassemble dans un indispensable ouvrage les groupes constitutifs de la scène rock marseillaise. Au fil des pages, on retrouve le rock des Neurotic Swingers et de Oaï Star, la pop de Nasser, Aline et des Husbands, la new wave d'Hôtel du Nord, le rock indé d'Elektrolux, le rockabilly des Mosquitos, le noise de Kill The Thrill et tous les lieux et collectifs incontournables qui les ont accueillis et permettent à cette musique d'exister. Marseille, ville rock!

    Pascal Escobar est né à Marseille en 1974. Guitariste, il a enregistré et tourné entre 1998 et 2015 dans des combos garage punk rock'n'roll de Marseille dont Gasolheads, Neurotic Swingers, Ich Bin Dead et Keith Richards Overdose. Militant de la cause rock'n'roll, il a présidé de 1998 à 2005 l'association Ratakans, organisatrice d'une centaine de concerts dans la cité. En squat ou en SMAC.Écrivain, il raconte depuis 2016 sa vie de rocker dans le magazine Dig it!

  • La musique au cinéma

    Michel Chion

    • Fayard
    • 30 January 2019

    Le titre de l'ouvrage le dit : une musique dans un film ne s'y dissout
    pas, mais elle en est modifiée tout en le modifiant. C'est dans le
    film même qu'il faut l'étudier. Ce retour aux oeuvres, à leur vision et à leur
    écoute - à leur « audio-vision » - fait apparaître, loin des professions de
    foi abstraites, la richesse des scènes, des effets, des situations. Le cinéma
    est, étymologiquement, ce mouvement que le mouvement de la musique
    tantôt entraîne et soutient, et tantôt immobilise et charme.
    Depuis la première édition de cette somme, le quart de siècle écoulé a
    vu apparaître de nouvelles formules de présence de la musique au cinéma
    et de nouveaux auteurs ; l'intérêt pour le thème n'a cessé de croître, en
    même temps que l'accès aux oeuvres musicales et cinématographiques
    - par câble, tablettes, « baladeurs » internet, vidéo à la demande - s'est
    diversifié. Cette nouvelle édition de La Musique au cinéma, refondue
    et complétée, en tient compte et en montre l'impact dans les films eux-mêmes.
    Elle propose aussi une chronologie réactualisée, se concentrant
    notamment sur soixante films marquants parmi des milliers.
    Une ronde internationale de noms et de films, de chansons et
    de danses, d'images et de sons tourbillonne dans ces pages, du cinéma
    expérimental aux films-opéras, de Claude Debussy au Kasai Allstars du
    Congo, en passant par Ennio Morricone, Arvo Pärt et Hans Zimmer, de
    Bernard Herrmann à Michel Legrand, du Chanteur de jazz à Birdman, de
    Jean-Luc Godard à Jia Zhangke, et de Nino Rota à Federico Fellini.
    Compositeur de musique concrète, réalisateur de films et d'oeuvres audiovisuelles,
    cofondateur de l'association Acoulogia qui se consacre à des
    formations, Michel Chion a publié une trentaine d'essais, dont plusieurs sur
    le son et le langage au cinéma, et, chez Fayard, sur l'oeuvre de Pierre Henry,
    la symphonie romantique et la musique à programme.
    La première édition de cet ouvrage a reçu en 1995 le Prix du Syndicat
    français de la Critique de cinéma
    Deuxième édition revue et augmentée

  • L'oeuvre de Vladimir Jankélévitch mêle intimement philosophie et musique, régime de correspondance auquel le philosophe-musicien a toujours aimé se tenir. « La musique, rappelle-t-il, est un art temporel non point secondairement, comme la poésie, le roman ou le théâtre, mais essentiellement. » Son domaine est la « temporalité enchantée », le mystère de l'instant, le charme de la nostalgie, du nocturne et des parfums de la nuit, du lointain, du silence surtout, puisque la musique, née du silence, y retourne.
    Ce livre réunit des textes peu connus, inédits ou depuis longtemps inaccessibles. Comptes rendus de concerts et de festivals, évocations poétiques des musiciens chers à son coeur : les musiciens français, particulièrement Debussy, Ravel, Fauré ; les musiciens de l'Europe centrale, Chopin et Liszt, le rhapsode et baladin du monde européen, image même de notre modernité ; les génies de la musique russe, notamment Moussorgski et Rimski-Korsakov. Pour Vladimir Jankélévitch
    « on ne pense pas la musique », mais on peut penser en musique, ou musicalement. Le lecteur retrouvera dans ces textes le bonheur de la mystérieuse connivence d'une pensée sur la musique qui donne à entendre musicalement.

  • Les années 1970 ont été l'âge des extrêmes, entre sexe, drogue et bien-sûr, rock'n'roll. Barry Miles raconte ici ses rencontres, à New York et à Londres, avec les légendes des années 1970 et montre à quel point des artistes comme Patti Smith, ou The Ramones, mais aussi des écrivains comme William Burroughs ou Allen Ginsberg, ont influencé l'émergence d'une contre-culture. Figure incontournable de la contre-culture, Barry Miles est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique, la littérature, l'underground des sixties et des seventies : Hippies (Octopus/Hachette, 2004), Beat Hotel (le Mot et le Reste, 2011), Ici Londres ! Une histoire de l'underground londonien depuis 1945 (« Rivages Rouge », 2012). « Le leader de la section intellectuelle de l'underground. » The Guardian « Un regard original sur les années 1970. » ELLE (UK) « Miles est un pivot du Londres contre-culturel des années 1960-1970... Saisissant ! » Metro (UK) « Une formidable plongée dans l'âge d'or de la culture underground. » France Inter

  • L'orgue, héritier d'une tradition plus de deux fois millénaire, est un instrument central, à la fois familier et méconnu du grand public. Cet ouvrage retrace son histoire et sa pratique, à travers le portrait de quarante-deux interprètes fondamentaux ayant laissé une trace enregistrée de leur art. Parmi eux, des représentants de l'orgue Hammond, très utilisé dans le jazz, de l'orgue de cinéma et même de l'orgue de barbarie.
    Livre enrchi de quatre heures de musique (inédits puisés pour l'essentiel dans les riches collections radiophoniques de l'Institut national de l'audiovisuel)
    Version enrichie lisible exclusivement sur iPhone et iPad
    Renaud Machart, musicien de formation, est journaliste au quotidien Le Monde et producteur de radio sur France Musique (Radio France). Il est l'auteur de nombreux essais musicaux (sur Francis Poulenc, John Adams, Leonard Bernstein, Stephen Sondheim).

  • Les Who forment avec les Beatles et les Rolling Stones, l'ultime triade du rock anglais. Plus que quiconque, ils ont incarné l'urgence, la sauvagerie et la rébellion du rock et profondément influencé l'histoire de la musique populaire. C'est grâce à une de leurs plus célèbres chansons « My Generation » que les Who explosent à la face du monde en octobre 1965. Héros du festival de Woodstock et de l'île de Wight, leurs concerts deviennent légendaires. Débordant d'une énergie ravageuse et d'une puissance sonore incomparable, la presse rock les qualifie de meilleur groupe live du monde. Ce livre analyse le parcours de cette formation légendaire qui produisit pas moins de 11 albums et continue de tourner sur toutes les scènes du monde après 50 ans de carrière.

    On connaît surtout Jean-Sylvain Cabot comme spécialiste du hard rock et journaliste pour le compte de Rock&Folk entre 1980 et 1985. Né en 1955 en Normandie, il réside et travaille dans le sud de la France. Aux éditions Le mot et le reste il est l'auteur de Deep Purple, Fleetwood Mac et co-auteur, avec Philippe Robert de Hard'n'Heavy Tome I & II.

  • Le microphone est un exhausteur de son. Il permet à l'artiste, non pas de chanter plus fort, mais de baisser la voix. Il rend audible un chuchotement dans une grande salle de spectacle. Cet art de l'amplification sonore, encore balbutiant en France dans les années 1930, transforme radicalement le paysage musical et les codes de la performance vocale. Quelques chanteuses et chanteurs d'avant-garde essaient d'apprivoiser le potentiel de l'instrument, tout comme les crooners américains une décennie plus tôt. Ils ajustent pour cela leur manière de chanter, tentent de répondre aux exigences de la technique par de subtiles adaptations. Souffle, gestuelle, diction, déplacements et expressions du visage se réinventent. À la croisée de lectures socio-techniques, artistiques et historiques, ce livre propose d'explorer la façon dont le microphone et le corps de l'interprète se rencontrent, ouvrant ainsi la voie à la diversification musicale de la seconde moitié du xxe siècle.

  • En 1966, le leader des Beach Boys Brian Wilson fantasme Smile, une « symphonie adolescente adressée à Dieu », une saga mêlant l'histoire de l'Amérique à l'exploration du cycle de la vie et des éléments. Sa quête échoue dans une frénésie de drogues, de rivalités et de rêves inaboutis : Smile ne sortira jamais mais ressuscitera constamment pendant un demi-siècle, distillé sur d'autres albums, réinterprété en concert, compilé sur un coffret de sessions. Il fascine des générations de journalistes, devenant un des trésors cachés de la presse rock naissante. Il circule sous le manteau et des fans entreprennent de le parachever eux-mêmes. Smile nous raconte l'histoire de Brian Wilson, des Beach Boys, de la pop, mais il parle aussi de notre rapport à la musique et de notre quête de l'inaccessible.

    Jean-Marie Pottier est journaliste et rédacteur en chef de Slate.fr. Aux édition Le mot et le reste il est l'auteur de Indie pop 1979-1997 et de Ground Zero, une musicale du 11 septembre.

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