• Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Le Groupe des Six ? Voilà les musiciens qui ont occupé le devant de la scène artistique parisienne dans l'immédiat après-Première Guerre mondiale. Parrainés par Erik Satie et soutenus par Jean Cocteau, à la fois leur imprésario et leur éminence grise, les Six furent les porte-drapeaux de l'Esprit Nouveau qui soufflait alors sur Paris. Voix intermittentes du néoclassicisme hexagonal pour les uns, simples farceurs embobinant dans leurs canulars un public crédule et une critique complaisante pour les autres, ils ont marqué comme peu cette période d'effervescence, où tout semblait possible. Les Six, donc : Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre.

  • "On n'a pas choisi ce drôle d'amour/ Qu'il te faut cacher, aux portes du jour"... chantait Gribouille dans "Ostende", en 1968.

    Selon les époques, l'homosexualité féminine fut tour à tour ou simultanément frappée d'opprobre, niée, invisibilisée. Mais clandestine ou pas, à mots couverts ou crus, cette réalité a trouvé pour se dire la voie de la chanson. Et de Suzy Solidor à Chris en passant par Barbara, Brigitte Fontaine, Marie Paule Belle, Juliette Armanet et bien d'autres encore, jusque dans le Club Dorothée, nombreuses sont les voix féminines à l'avoir chantée sur tous les tons.

    Rendant à Sappho ce qui est à Sappho, cet ouvrage illustré de dessins de Julie Feydel nous retrace l'histoire de 40 chansons lesbiennes - de la complicité de leurs paroliers et parolières et de leurs interprètes, aux cabarets et aux clips vidéo, de la réception par la critique à l'accueil du public... qui ne sait pas toujours d'où vient ce qu'il fredonne !

  • Ce livre explore la naissance d'un mouvement qui était encore une contre-culture dans les années 1980, loin d'imaginer qu'il allait devenir une culture de masse. En parallèle des mouvements artistiques qui la composent, l'histoire du hip-hop français ne peut faire l'économie du récit de phénomènes sociaux ayant joué un rôle de premier plan. Pour constuire cet ouvrage , Vincent Piolet s'est basé sur les interviews d'une centaine de personnes, allant d'artistes reconnus (Kool Shen, Stomy Bugsy) à des acteurs anonymes mais respectés de l'underground (Style J, Saxo) ayant tous pavé un chemin favorable à l'explosion du hip-hop français qui n'aura lieu que dix ans plus tard.

  • Marseille, ville rap? Depuis les 60's, c'est pourtant le rock qui prévaut dans la cité phocéenne : en atteste ce deuxième tome de l'Histoire du rock à Marseille qui couvre ces quarante dernières années. Acteur de ce mouvement, Pascal Escobar continue le travail de mémoire commencé par Robert Rossi et rassemble dans un indispensable ouvrage les groupes constitutifs de la scène rock marseillaise. Au fil des pages, on retrouve le rock des Neurotic Swingers et de Oaï Star, la pop de Nasser, Aline et des Husbands, la new wave d'Hôtel du Nord, le rock indé d'Elektrolux, le rockabilly des Mosquitos, le noise de Kill The Thrill et tous les lieux et collectifs incontournables qui les ont accueillis et permettent à cette musique d'exister. Marseille, ville rock!

    Pascal Escobar est né à Marseille en 1974. Guitariste, il a enregistré et tourné entre 1998 et 2015 dans des combos garage punk rock'n'roll de Marseille dont Gasolheads, Neurotic Swingers, Ich Bin Dead et Keith Richards Overdose. Militant de la cause rock'n'roll, il a présidé de 1998 à 2005 l'association Ratakans, organisatrice d'une centaine de concerts dans la cité. En squat ou en SMAC.Écrivain, il raconte depuis 2016 sa vie de rocker dans le magazine Dig it!

  • Rares sont les groupes à la mesure de The Doors, ayant marqué d'une telle empreinte l'histoire et la mythologie du rock en six ans d'existence et moins de dix albums. Il y a le personnage de Jim Morrison bien sûr, ses frasques autodestructrices et sa mort tragique qui ont fixé le canon de la rock star. Derrière cela, il y a le parcours successoral de quatre amis brillants, intimement liés, se considérant en égaux. L'envergure du chanteur a longtemps occulté le rôle de ses trois partenaires, Ray Manzarek, Robby Krieger et John Densmore. Ils sont pourtant complémentaires par la créativité, contribuant tous à la richesse du son des Doors par la diversité de leurs influences personnelles. Rock'n'roll, blues, jazz, cabaret, musiques latines et classiques se mêlent dans des compositions singulières d'une force exceptionnelle comme « Light My Fire », « Moonlight Drive » ou « Riders On The Storm » et subliment les paroles de Morrison et Krieger. Cet ouvrage se propose de découvrir l'histoire des Doors à travers l'analyse chronologique de leur discographie.

  • La première synthèse globale sur le mouvement Punk, de la musique londonienne aux écoles d'art new-yorkaises et au graphisme parisien.Plus personne aujourd'hui ne remet en cause l'importance de Mai 68 en tant que fracture sociale, culturelle et politique. Le mouvement punk, pris pour une énième agitation adolescente, incompréhensible car chantant la laideur, représente en réalité une fracture toute aussi profonde.
    Bien masqué derrière son amour de la provocation, le punk est beaucoup plus sérieux qu'il n'y paraît : il constitue la réponse d'une génération à un monde usé, dont le modèle économique s'est fracassé sur le choc pétrolier de 1974. C'est la Blank Generation, la génération vide, celle qui a toujours connu la télévision, la prospérité et l'abondance, mais une abondance que l'on découvre quelque peu frelatée, à l'instar des colorants chimiques cancérigènes ou du " poulet aux hormones ". Et si le mot punk évoque en tout premier lieu la musique, il nourrit d'autres formes artistiques, comme le graphisme, et se conjugue en art de vivre, esthétique, philosophie et politique. Des mots qui auraient paru pompeux aux adultes qui découvrirent en 1977 des jeunes gens hargneux aux vêtements lacérés et aux cheveux verts ou rouges hérissés sur la tête. Quatre décennies plus tard, il est possible de revenir sur cette époque de manière dépassionnée et de suivre jusqu'à aujourd'hui les riches prolongements d'un mouvement fascinant.
    .

  • De la sortie de Unknown Pleasures de Joy Divison en 1979 à celle de OK Computer de Radiohead en 1997, le Royaume- Uni a assisté à l'âge d'or de ses labels indépendants (Factory, Rough Trade, 4AD, Creation etc), à l'accession au pouvoir de Margaret Thatcher puis à celle de Tony Blair et à la parution d'un nombre impressionnant d'albums qui marqueront à jamais l'image du rock anglais. Cet ouvrage dresse le portrait de cette période musicale mouvementée, de sa naissance avec la création des premiers charts indépendants à son déclin avec l'absorption des structures indépendantes par les majors. Des Smiths à Blur en passant par les Stone Roses, Oasis ou Pulp, cette anthologie analyse cent disques qui ont construit l'image contestataire et indépendante du rock britannique associant dans un même élan des bastions comme Londres, Manchester, Glasgow, Cardiff ou Belfast. L'auteur a créé, en parallèle de son ouvrage, un blog qui servira à mettre en avant tout ce que le livre papier ne lui a pas permis d'intégrer, que ce soit pour des raisons de place ou de format (photos, vidéos...) : http://gimmeindiepop.tumblr.com

  • Découvrez les histoires qui se cachent derrière les paroles de vos chansons françaises préférées !
    La Javanaise de Gainsbourg, Le Sud de Nino Ferrer, ou encore Tombe la Neige d'Adamo... Autant de chansons chères au coeur des Français. Mais derrière ces titres, se cachent de passionnantes histoires. Vos chansons préférées n'ont-elles vraiment plus de secrets pour vous?? Ce livre lève le voile sur les paroles autobiographiques, les rencontres surprenantes, les mystères des grands tubes français des années 40 à nos jours. Parce que les chansons ont tant à nous raconter et qu'elles sont liées à nos émotions... Saviez-vous que Belle-Île-en-Mer de Laurent Voulzy était une face B qui a bien failli ne jamais sortir?? Ou encore que Les Lacs du Connemara de Michel Sardou sont nés d'un bug technique?? Connaissez-vous la passion amoureuse de France Gall qui a inspiré La déclaration d'amour?? Et qui est la danseuse qui a inspiré Marcia Baila des Rita Mitsouko?? Apprenez-en plus sur les chansons qui ont bercé votre enfance, votre adolescence ou votre vie d'adulte et qui réveillent en vous des souvenirs.
    Une chanson cache souvent bien des souvenirs... De décennie en décennie, devenez incollable grâce à ce livre d'anecdotes qui fait renaitre les plus grands tubes des années 40 à nos jours !
    EXTRAIT
    Charles Aznavour - Comme ils disent
    1972 - Paroles et musique : Charles Aznavour
    Avec « Comme ils disent », Charles Aznavour ose évoquer l'homosexualité, sans tomber dans la caricature. Succès « silencieux », la chanson reste aujourd'hui interdite de radio dans de nombreux pays.
    Une histoire qui se dévoile au fur et à mesure
    « J'habite seul avec maman/Dans un très vieil appartement ». Ainsi débute Comme ils disent de Charles Aznavour. Des mots qui évoquent l'histoire d'un vieux garçon, vivant auprès de sa mère.
    Mais au fil des couplets, l'auditeur découvre une tout autre histoire : « Mais mon vrai métier/C'est la nuit/Où je l'exerce travesti/Je suis artiste ». Des mots, sans équivoque cette fois, dépeignant le quotidien d'un homosexuel parisien.
    Une chanson tirée de l'histoire d'un personnage réel
    Sachant observer, imiter et reproduire, Charles Aznavour s'est inspiré de son ami décorateur, chauffeur et secrétaire, Androuchka, pour écrire Comme ils disent. Lorsqu'il interprète la chanson sur scène, il va jusqu'à reproduire la pose de ce dernier, tenant une cigarette dont la cendre lui tombe dessus.
    La chatte dont parle Aznavour dans le premier couplet a, elle aussi, réellement existé. L'artiste racontera d'ailleurs qu'il fut très difficile de trouver une rime à cette dernière. Ce sera finalement « rue Sarasate ».
    Une chanson qui fait polémique à sa sortie
    Véritable pamphlet contre l'homophobie, Comme ils disent sort sur les ondes au tout début des années soixante-dix. Or, à cette époque, pourtant pas si lointaine, l'homosexualité était sanctionnée par la loi. Il faudra attendre l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand et du ministre de la Justice, Robert Badinter, pour que la France retire l'homosexualité des maladies mentales. Toutes les fiches recensant les homosexuels ont alors été détruites. Il faudra attendre l'année 1992 pour que l'OMS ne considère plus l'homosexualité comme une maladie.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Chantepie est journaliste et rédactrice en Loire-Atlantique. En 2012, elle crée le blog La Clef des Songs. Passionnée de musique depuis son plus jeune âge, elle partage sur la toile l'Histoire passionnante des chansons françaises et internationales.

  • Connaissez-vous beaucoup d'inventeurs d'instruments de musique ? Ceux dont l'histoire a retenu les noms se comptent sur les doigts d'une main. Jean- Christophe Denner a inventé la clarinette, Adolphe Sax le saxophone. Et puis ? On connaît des facteurs d'instruments, Stradivarius, par exemple. Mais il n'a pas inventé le violon. Alors qui ? Qui le piano ? Qui a inventé le tambour, la flûte, la harpe ? Autant demander qui étaient Adam et Ève ! »
    En octobre 1980 mourait accidentellement, à Paris, Maurice Martenot, musicien, pédagogue, inventeur des ondes musicales. Trois mois plus tôt, l'auteur était allé l'interviewer à sa maison de campagne de Noirmoutier.?Ce livre relate l'histoire des ondes Martenot, instrument électronique de musique exceptionnel qui a séduit des personnalités aussi diverses que Mau- rice Ravel, Rabindranath Tagore ou Jacques Brel, et des compositeurs connus, tels Olivier Messiaen, Darius Milhaud, André Jolivet, Arthur Honegger, Edgar Varèse, Maurice Jarre, Akira Tamba - auxquels se sont ajoutés, depuis la première édition de ce livre, parmi bien d'autres, Jacques Hétu, Jonny Greenwood, ou encore Akira Nishimura.
    Au-delà de la technique, c'est à une nouvelle aventure de l'âme que le lecteur est ici convié : à une rencontre du génial inventeur et rusé bricoleur qu'était Maurice Martenot - lui qui passa une grande partie de sa vie dans son atelier, qu'il avait baptisé « La Lutherie électronique ».
    Cette nouvelle édition comprend un supplément évoquant les « Nouveaux luthiers de l'électronique - type Martenot », pour tenir compte des vingt-six ans écoulés depuis la première édition.
    Après des études en ondes Martenot à Paris avec Jeanne Loriod et Maurice Martenot, Jean Laurendeau revient au Canada en 1965. Depuis, il a fait des tournées pour les Jeunesses musicales du Canada et donné des concerts sous l'égide d'organismes tels la Société de Musique Contemporaine du Québec, le New Music Concert, Espace Musique. Plusieurs fois artiste invité des principaux orchestres du Canada et des États-Unis, ses tournées l'ont également emmené dans divers pays d'Europe ainsi qu'au Japon.

  • De nos jours, la plupart des jeunes et des moins jeunes s'intéressent à des rythmes d'horizons différents sur lesquels ils dansent. Il nous a donc semblé utile de réaliser ce guide des musiques africaines pour leur permettre de connaître plus en détail la carrière des artistes et de découvrir l'origine des rythmes qui les font " swinguer ". Notre souci majeur dans la réalisation de cet ouvrage a été de ne privilégier aucun style en particulier mais plutôt de mettre en relief la variété de ces musiques. A suivre.

  • " C'est une maison bleue, adossée à la colline On y vient à pied, on ne frappe pas.
    Ceux qui vivent là ont jeté la clé... "
    Au début des années 1970, San Francisco est l'eldorado de tous les hippies du monde entier. Maxime Le Forestier et sa soeur Catherine passent plusieurs mois dans une communauté qui habite une maison bleue sur les hauteurs de la ville.
    Phil Polizatto, l'auteur de ce livre, est l'un des habitants de la " Maison bleue ". Il nous raconte son histoire et celle de ses amis hippies qui rêvent de liberté, de paix et d'amour.
    Une expérience de vie qui résonne étonnamment avec notre époque : écologie, alimentation, décroissance, liberté sexuelle ou encore spiritualité.
    En rentrant en France, Maxime Le Forestier enregistre son premier album, qui connaît un formidable succès, notamment grâce à la chanson " San Francisco ". Il immortalise " Tom à la guitare, Phil à la kena " mais aussi " Lizard et Luc, Psylvia " et tous les autres " fous " qui ont peuplé ce lieu mythique aujourd'hui symbole des années Flower Power.
    Un livre libre et joyeux, qui nous fait revivre l'idéal des années hippies.

empty