• Le consentement

    Vanessa Springora

    • Grasset
    • 2 January 2020

    Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses oeillades énamourées et l'attention qu'il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin «  impérieux  » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l'aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu'elle vient d'avoir quatorze ans, V. s'offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l'homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s'arracher à l'emprise qu'il exerce sur elle, tandis qu'il s'apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l'écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
    «  Depuis tant d'années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence  : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre  », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.
    Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d'une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l'ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d'une époque, et la complaisance d'un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

  • Jeudi 10 décembre 1942Est-il normal, en mes meilleures années, de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d'attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu'à la nouvelle vie. Je n'éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd'hui j'ai quinze ans et je vis confiant en l'avenir.Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil, du soleil...De 1941 à 1943, Yitskhok Rudashevski a vécu le calvaire infligé aux Juifs emmurés dans le ghetto de Wilno. Il livre un témoignage poignant de la vie quotidienne et des aspirations d'un jeune garçon confronté à l'enfermement et aux persécutions. Il sera assassiné le 1er octobre 1943. Son manuscrit a été retrouvé après la guerre dans la cachette où la famille avait espéré échapper à la traque des nazis.

  • Innocente

    Audrey Delaney

    Bien qu'abusée et maltraitée pendant toute son enfance, la jeune Audrey a gardé le silence. Enfin elle se libère de son terrible secret... Inédit, ce témoignage est bouleversant.
    Un trop lourd secret pour une si jeune fille Les premiers souvenirs d'Audrey remontent à ses trois ans, l'âge où son père commence à abuser d'elle.Trop jeune pour comprendre et y mettre des mots, la petite fille endure ce cauchemar pour préserver les autres : sa mère, ses frères, mais aussi les petites filles du voisinage.Derrière un comportement de plus en plus rebelle, Audrey cache des appels au secours, mais personne ne l'entend. Elle grandit avec ce trop lourd secret et ce n'est qu'à l'âge adulte qu'elle trouvera la force de parler, puis de témoigner contre son père.De son enfance douloureuse à sa reconstruction, Audrey Delaney livre ce témoignage pour toutes les victimes prisonnières du silence.

  • Cathy Glass, mère d'accueil, est désemparée devant cette petite fille qu'on vient de lui confier : Donna semble porter sur ses épaules toute la tristesse du monde. Le regard vide, elle ne dit pas un mot. Lorsqu'enfin elle s'exprime, elle révèle une vie de souffre-douleur. Sa mère la bat, l'humilie, la traite en esclave et boit l'argent des allocations. Cathy saura-t-elle redonner à Donna l'estime de soi et faire sortir toute la colère qui semble près de l'étouffer ? « Accueillir un enfant qui ne peut pas vivre avec sa famille naturelle, c'est lui donner une vie de famille aussi normale que possible. Certains enfants ont terriblement souffert, et vous vous trouvez souvent en train de pleurer avec eux. Mais, s'ils vous quittent en ayant retrouvé le sourire, alors la satisfaction est énorme. » Cathy Glass

  • Le jouet du prédateur

    Sascha Buzmann

    En ce 9 janvier 1986, la neige tombe à gros flocons sur la babnlieue de Francfort. Le jeune Sascha, 9 ans, s'amuse à fabriquer un bonhomme de neige au pied de son immeuble . Surgit alors un inconnu qui enlève le garçon. Toute la région se mobilise et offre une récompense à quiconque permettra de le retrouver. En vain. Pendant près de trois mois, Sascha va vivre avec cet homme dans une caravane délabrée, sans eau ni électricité. Subissant les coups, les viols à répétition, le manque d'hygiène et la faim, Sascha parviendra tout de même à tenir le coup, et à survivre en allant jusqu'à créer un lien avec son ravisseur... Vingt-huit ans plus tard, Sascha Buzmann raconte l'enfer qu'il a connu.

  • Quand Tina, une jeune Allemande, rencontre Farid, charismatique étudiant en médecine, lors de vacances en Tunisie, elle en tombe amoureuse et l´épouse. Bientôt, les voici parents d´une petite Emira.
    Mais l´idylle tourne au cauchemar. Farid humilie Tina en permanence et la bat. Pourtant, la jeune femme veut continuer à y croire. Jusqu´au jour où, poussée à bout, elle décide de divorcer.
    Or, la loi lui interdit d´obtenir la garde d´Emira... La jeune mère n´a alors d´autre choix que d´enlever sa fille de 9 ans et de la ramener en Allemagne. Mais comment faire alors que son ex-mari, aidé par la police des frontières, contrôle ses déplacements ?
    Tina va monter à bord d´un bateau de fortune et tenter de gagner Lampedusa, en Italie. L´amour d´une mère recèle des forces insoupçonnées...

  • NOUS POUVONS TOUS AGIR CONTRE LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE. Le harcèlement scolaire, c'est quoi ? Pourquoi c'est grave ? Comment ça commence ? Qui est victime ? Qui est harceleur ? Les témoins sont-ils complices ? comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? Comment contrer le cyber-harcèlement ? Comment éduquer au téléphone portable et réseaux sociaux ? Comment prévenir le harcèlemt ? Qui contacter ? Quels sont les recours juridiques? EN FRANCE, UN ENFANT SUR DIS SERAIT VICTIME DE HARCÈLEMENT À L 'ÉCOLE ET UN SUR CINQ DE CYBER-HARCÈLEMENT; Il est plus que temps d'ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s'y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP ! Un livre à mettre entre toutes les mains


  • Pour la première fois, une carmélite lève le secret.

    Alors qu'elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d'y trouver le silence sonore de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d'une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Comme dans un puits noir, elle va tomber dans le silence oppressant de l'isolement.
    Peu après ses voeux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l'accompagnement s'étend jusqu'à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques.
    Claire se décide finalement à parler - sans se douter qu'elle se heurtera, là encore, à un silence funeste : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures.
    Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s'il en est. Si, jusqu'à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel.

  • Une croix sur l'enfance Nouv.

    C'est en 1960, alors agé de 11 ans, que le narrateur entre au Séminaire.

    Ce n'est pas par choix qu'il l'intègre, ce sont ses parents ainsi que les biens pensants de l'église qui lui imposent. Le narrateur raconte alors sa solitude et la tristesse qu'il va connaître pendant six ans.
    Obligé de grandir trop vite et pas comme les autres enfants de son âge, ce petit garçon nous dévoile la vie difficile avant et après cette étape de sa vie.

  • « Le lanceur d'alerte est une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, signale un fait illégal, illicite et dangereux, touchant à l'intérêt général, aux personnes ou aux instances ayant le pouvoir d'y mettre fin. »Transparency International  En 2015, Céline Boussié dénonce dans la presse des actes de maltraitance envers les enfants, adolescents et jeunes adultes polyhandicapés pensionnaires de l'institut médico-éducatif où elle travaillait en qualité d'éducatrice. Décidée à aller jusqu'au bout, elle évoque le manque d'intimité, les traitements médicamenteux inadaptés, les lits trop petits.
    Poursuivie en diffamation par son ex-employeur, elle est relaxée en novembre 2017 par le tribunal de Toulouse - une première en France pour un lanceur d'alerte.
    Ce témoignage poignant retrace son parcours, son combat d'intérêt général afin de faire éclater la vérité et sa détermination à oeuvrer à une réelle prise de conscience pour que les pratiques professionnelles et institutionnelles évoluent et que les personnes les plus vulnérables soient traitées avec dignité et bienveillance.
    À propos de l'auteur
    Céline Boussié, aide médico-psychologique, présidente d'association, première lanceuse d'alerte à être relaxée par la justice en France, se bat depuis des années contre la maltraitance et le non-respect de la convention relative aux droits des personnes handicapées.
     

  • Un mois de harcèlement, quatre ans de dépression. Raphaëlle, adolescente choyée, élève d'une des plus élitistes écoles parisiennes, a payé très cher l'agression violente et sans répit de « camarades » de classe, qui pensent pouvoir tout se permettre. Ce long tunnel, marqué par les tentatives de suicide, la boulimie, les TOC et la déscolarisation, est aussi celui d'Isabelle, sa mère, qui vit l'effondrement de sa fille comme une remise en cause de ses qualifications de parent. Mais dans cette famille peu conventionnelle, la vitalité et la détermination sont les plus fortes. La lumière viendra de là où on ne l'attendait pas. Tantôt sous la plume de Raphaëlle, tantôt sous celle d'Isabelle, ce livre juste et utile, à l'écriture tendue, témoigne également de l'amour immense qui unit mère et fille. Un amour qu'aucun harceleur n'a pu détruire. EXTRAIT J'ai la chance d'être née dans un milieu aisé. Dans ma famille, il y a mes parents Isabelle et Alain, ma petite soeur Emma et ma grande demi-soeur Marion, issue d'un premier mariage de mon père. S'ajoutent à ce petit monde mon beau-père David et ma belle-mère Karine. Maman, c'est la mère rêvée ! Je l'aime à un point tel que ce sentiment est indescriptible. Elle est belle, intelligente, drôle, cultivée, aimante, chaleureuse... et tant d'autres qualités ! Bon, évidemment, elle est aussi pénible. Parce qu'une mère juive est forcément poule donc collante, donc toujours sur mon dos. Papa, à l'inverse, c'est l'iceberg. Beaucoup plus retenu, même s'il peut avoir beaucoup d'humour par moments. Quand il faut agir, il répond toujours présent mais quand il s'agit de montrer ses sentiments, l'affaire est plus compliquée. Je crois que c'est son héritage corse qui le rend parfois austère. C'est une sorte de héros lointain et sans nous l'avouer vraiment, Marion, Emma et moi en avons toutes un peu peur. Peur de ne pas être à la hauteur de ses exigences, peur d'être jugées du haut de sa réussite. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un récit touchant qui fait ouvrir les yeux sur la force des mots. On ne saurait que trop conseiller ce livre à toute personne qui pourrait de près ou de loin être familière avec le sujet. A ces mères qui ne savent pas forcément comment agir... à ces filles qui n'en peuvent plus de garder pour elles... - Alizée English, Détachée de presse À PROPOS DE L'AUTEUR Raphaëlle Paolini a été chargée de communication au club L'ARC. Elle a assumé les mêmes fonctions au club le Baron de Londres puis au Sofitel St James. De retour à Paris, elle a renforcé l'équipe de communication d'une société de production pour finalement revenir à ses premières amours en créant sa propre entreprise. Auteur, concepteur-rédacteur, Isabelle Paolini a été journaliste, spécialiste des sujets de société pour France 3, chroniqueuse politique pour Bloomberg TV et Europe1.fr. Elle a également été Responsable de communication dans un grand groupe.

  • Julie et Mélissa ont été enlevées le 24 juin 1995. Ce n'est que quatorze mois plus tard, le 17 août 1996, que les corps sans vie des petites filles seront retrouvés. Un épisode qui fera date dans les annales judiciaires belges. Une date qui est gravée dans toutes les mémoires. Dans cet ouvrage, pour la première fois et sur un ton très juste, Carine Russo, la maman de Mélissa, s'exprime longuement sur son ressenti, ses émotions, son combat durant ces quatorze mois et sa détermination sans faille à retrouver les fillettes. Un récit bouleversant, profond, sans langue de bois.

  • Par un concours de circonstances fortuit, l'auteure a pu pénétrer à l'intérieur de la maison d'arrêt de Brazzaville. Elle nous livre ici le récit-témoignage de cette plongée unique dans l'univers carcéral d'un régime de fer : la dictature de Denis Sassou N'guesso sur le Congo-Brazzaville.
    Surpopulation carcérale, saleté, manque d'hygiène, mauvais traitements, absence de soins, détention arbitraire, torture...tout y est décrit avec précision et avec l'authenticité du vécu.
    L'enfer existe bel et bien : il nous est ici minutieusement décrit, et, à l'instar de celui de Dante, on devrait mettre à l'entrée une grande pancarte avertissant : "Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérence".

  • On est dans les années soixante, dans une ville ouvrière. Les parents sont tout-puissants, les enfants ne sont pas considérés, un prof est intouchable... « L'enfant bonsaï » c'est Colette, née de père inconnu, placée dans une famille d'accueil. Quand sa mère vient la récupérer à six ans, c'est un long cauchemar qui commence. Cette femme libre, prof appréciée, souffre de problèmes psychologiques. Elle prend sa fille en grippe. L'arrivée d'un amant va décupler sa perversité et sa violence... En retraçant son calvaire, Colette retrouve l'enfant qu'elle a été, pleine de vie, d'imagination et de courage. Elle pointe aussi les conséquences de ces années terribles sur sa vie d'adulte, tente de comprendre la folie de sa mère et s'interroge sur le silence coupable de l'entourage.

  • « J'avais tout juste vingt-trois ans au moment des faits.
    J'ai pris soin de rapporter les éléments d'un point de vue affectif car, dans ce genre d'affaire, on est sans doute plus blessé dans son âme que dans son corps.
    Même si j'ai tenté d'être la plus juste possible dans la retranscription de mon histoire, il se peut que certaines informations soient incorrectes, déformées par le prisme des souvenirs. »

    En écho aux propos d'Emilie K., les commentaires du docteur Bernard Marc, médecin légiste clinicien, explicitent ce crime particulier qu'est le viol, un crime dont la victime, toujours vivante, doit supporter la souffrance, un crime qui ne passionne ni les foules ni les rédacteurs de faits divers et leurs lecteurs, ce viol qui ne représente rien de moins que les deux tiers des crimes jugés en France !

    Ce récit est donc emblématique de celui de toutes celles et de tous ceux, majeurs comme mineurs, qui ont subi ce crime hier, le vivent peut-être aujourd'hui et le subiront demain, car pas un seul jour ne se passe en France sans qu'un nouveau viol ne soit commis, sans qu'un nouveau nom ne s'inscrive à la liste des victimes.


    « Émilie K. livre son histoire fracassée avec une lucidité totale, n'éludant aucun détail gênant, s'interrogeant sur ses propres failles et fragilités, sans jamais céder au sordide ni au pathos. »


    Anne-Sophie Martin

  • Retour sur une enfance détruite Une famille d'origine marocaine, dans une cité populaire : le père, la mère, le fils. Et Farah, la souffre-douleur, la moins que rien, qui doit payer de toutes les manières possibles la faute originelle d'être née fille, jusqu'à l'horreur dans laquelle son père l'entraîne de ses 4 ans à ses 15 ans, avec la bénédiction d'une mère pour qui le rôle d'une fille est de se soumettre aux désirs des hommes. Même les plus monstrueux, même s'ils doivent détruire une enfant.
    Les années ont passé et Farah s'est relevée. Blessée à vie, elle a trouvé la force de s'évader, de fuir le cercle pervers où elle était enfermée. Et de se reconstruire.
    Pour preuve, ce témoignage puissant, souvent déchirant, mais qui sait aussi être drôle, prendre une distance salutaire avec l'horreur des faits qu'il dénonce.
    Devenue une femme libre, Farah Kay a acquis le courage de regarder en face, avec une colère lucide, ce père, cette mère et cette version obscurantiste, régressive d'un islam qui peut, parfois, rejeter les jeunes filles hors de l'humanité. Découvrez le témoignage bouleversant de l'horreur vécue par l'auteure et de son combat pour se reconstruire.

    EXTRAIT.
    Pourquoi ne peut-on pas lever ce voile que Dieu aurait mis sur mon père, sur les hommes, pour cacher leur perversité ? Je ne dis pas que tous les hommes sont pervers, heureusement. Mais, je tente aujourd'hui d'arracher ce voile au nom de ma liberté de penser. J'ai pourtant cru en Allah, il y a longtemps. Mais croire en lui, c'était être en prison, dans une autre prison. Aujourd'hui, je sais que la lumière existe et c'est vers elle que je veux m'approcher au plus près. À PROPOS DE L'AUTEUR Farah Kay, comédienne belgo-marocaine, partage son temps entre Paris et Bruxelles. Elle a notamment joué dans « Les vacances de Noël » de Jean Brucquoy aux côtés de Noël Godin, Yolande Moreau et Edouard Baer.

  • Dans les souvenirs d'enfance de Cassie, il n'y a pas de joyeuses sorties au parc, pas de repas en famille, pas de Noël autour du sapin. Pas un seul instant heureux. Juste une suite de brimades, d'insultes et de coups.
    Mais le pire commence lorsque son père se met à abuser d'elle. Sa vie devient un véritable cauchemar qui va durer des années. La mère de Cassie est au courant  mais,  incapable d'aimer son enfant, elle ne fait rien pour la protéger.
    La fillette n'a qu'une seule solution  : supporter son calvaire. Après des années, enfin, elle trouve le courage de s'enfuir et d'essayer de reconstruire sa vie en se mariant. Mais son père a bien l'intention de poursuivre leur monstrueuse relation...
    Reconstruire sa vie après la maltraitance  : un témoignage bouleversant.

  • Agis ou crève !

    « Le gang que je considère comme mes grands frères, mes protecteurs, ne cesse de me répéter sa règle : Agis ou crève. J'estime que je fais partie du groupe, du moins jusqu'à ce soir...

    Encore et encore, je me dirige vers les isoloirs, client après client, entre une ligne et un quart de gramme. Un automatisme, c'est ça ma vie.

    Je sens qu'il va arriver quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Comme j'ai été formée à répondre aux exigences des hommes, mon corps fait ce qu'ils veulent, mais ma tête, elle, n'y est pas. Je sens que mes jours sont comptés et que je dois faire un choix, pour moi, pour mon fils. »

    Dans cet ouvrage Mélanie nous raconte son histoire, bouleversante, mais surtout inspirante. Celle d'une survivante de la traite humaine à des fins d'exploitation sexuelle qui, malgré l'ampleur du réseau des gangs de rue, réussit à s'en sortir.

    « Aujourd'hui, je vis MA vie, et c'est mon passé qui m'a modelée afin que je devienne la femme que je suis. J'espère de tout coeur que mon témoignage et mon engagement sauront en aider d'autres... »
    Mélanie Carpentier

  • On June 7, 1998, James Byrd, Jr., a forty-nine-year-old black man, was dragged to his death while chained to the back of a pickup truck driven by three young white men. It happened just outside of Jasper, a sleepy East Texas logging town that, within twenty-four hours of the discovery of the murder, would be inextricably linked in the nation's imagination to an exceptionally brutal, modern-day lynching.
    In this superbly written examination of the murder and its aftermath, award-winning journalist Joyce King brings us on a journey that begins at the crime scene and extends into the minds of the young men who so casually ended a man's life. She takes us inside the prison in which two of them met for the first time, and she shows how it played a major role in shaping their attitudes--racial and otherwise. The result is a deeply engrossing psychological portrait of the accused and a powerful indictment of the American prison system's ability to reform criminals. Finally, King writes with candor and clarity about how the events of that fateful night have affected her--as a black woman, a native Texan, and a journalist given the agonizing assignment of covering the trials of all three defendants. More than a spectacular true-crime debut, Hate Crime is a breathtaking work of reportage and a searing look at how the question of race continues to shape life in America.
    From the Hardcover edition.

  • Toute nue

    Lilly Lindner

    Petite fille abusée par ce voisin que sa mère trouve si gentil, ado meurtrie, Lilly souffre d'anorexie et s´inflige de terribles scarifications.
    À 17 ans, elle va vivre un week-end d'horreur, dont elle refusera de parler.
    À 20 ans, elle tente de vaincre son dégoût du sexe en se prostituant.
    C´est alors qu´elle va se mettre à écrire, pour soulager sa souffrance. Grâce à ce récit, elle parvient enfin à révéler ce week-end atroce dont elle a toujours gardé le secret...
    Aujourd´hui, grâce à la patience et à l´amour d´un homme, qui a su gagner sa confiance, Lilly a réappris à vivre et mène une existence normale.

  • En replaçant le respect de la femme au coeur du débat, le témoignage de cet homme de 79 ans a créé une onde de choc lors du procès du Carlton. En réalité, cela fait quarante ans que Bernard Lemettre aide des femmes à quitter " le plus vieux métier du monde " pour retrouver leur dignité, se réapproprier leurs corps et mener une existence normale. Né à Wattrelos en 1936 dans un milieu modeste, Bernard Lemettrea d'abord été boucher. Mais,à 28 ans, sa fibre humaniste le pousse à partir au Brésilavec sa femme, afin de soutenirdes paysans sans terre. C'est là-bas qu'il est sensibilisé audrame humainque représente la prostitution. De retour en France, il créeune délégation régionale du Nid dans le Nord. Entre-temps, ce fervent catholique - devenuouvrier du bâtiment et porte-parole de ses collègues sans-papiers -est ordonné diacre. Il a alors 35 ans. Cet hyperactif aime oeuvrer sur le terrainet déteste le fatalisme ambiant sur la prostitution, dont il souhaite la disparition.Car " un corps de femme, ce n'est pas fait pour être pénétré cinq ou dix fois par jour ", comme il l'a déclaréà la barre, en ajoutant : " Si la prostitution n'est pas faite pour ceux que l'on aime, alors elle n'est faite pour personne. "

  • «?Je me suis reconstruite petit à petit. Un jour, j'ai retrouvé un ami d'enfance grâce aux réseaux sociaux. Il est venu me voir souvent. Un jour, il m'a fait une prière de guérison, nous étions en juin 2009, ce fut une expérience indescriptible : je me suis d'abord sentie comme si j'étais sous une tonne de béton, puis à un moment j'ai pleuré, pleuré sans rien contrôler, et j'ai eu l'impression d'être libérée, de voler, légère comme une plume.?» Enfant non désiré, Katarina souffre depuis toute petite d'un cruel manque d'affection. Toute jeune, elle est violée par son père. Elle se confie à sa mère, mais l'affaire est classée sans suite car son père est malade et elle doit continuer à endurer de nouveaux sévices. Ce drame odieux la laisse traumatisée pour le restant de ses jours. Ne pouvant plus vivre chez sa mère alcoolique, elle s'installe chez ses grands-parents qui la traitent comme Cosette. Grâce à sa passion pour l'équitation, elle entame une difficile construction de soi, mais ne rencontre que des partenaires violents, avec lesquels un équilibre est impossible à trouver. Elle prend la plume pour raconter sa tragique histoire à sa fille, afin que celle-ci connaisse ses origines. Ce lien qui l'unit à son enfant constitue sa seule planche de salut.

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