• "Le destin des reines relève du mythe autant que de l'histoire. Toujours observées, souvent épiées, ces femmes ont marqué durablement leur temps, par leur rayonnement singulier, leur génie et leur talent particuliers : la légendaire Boadicée, Aliénor d'Aquitaine, héroïne féminine des temps médiévaux, Isabelle, fille de Philippe le Bel, épouse malheureuse d'Édouard II, Marie Tudor, « Bloody Mary », la reine Anne au début du siècle des Lumières, déconcertante mais splendide, sans oublier l'inéluctable Victoria, la « grand-mère de l'Europe », ou Élisabeth II, l'actuelle souveraine, qui, plus encore qu'une icône, est une vivante allégorie des valeurs de constance, de tradition et d'enracinement, caractéristiques du royaume d'Angleterre.

    Au terme d'une enquête minutieuse, Bernard Cottret s'interroge sur la nature du pouvoir au féminin et explore les nombreux défis qui guettent les reines outre-Manche. L'historien restitue avec rigueur et empathie les joies et les angoisses, les réussites et les échecs de ces femmes qu'il rend à leur humanité. Souvent émouvants et toujours passionants, ces portraits abordent sans tabous la sexualité, la maternité, la politique, la séduction, la culture, le symbole et le rêve.

    C'est tout simplement une histoire des femmes, de leurs corps, de leurs aspirations et de leurs désirs, souvent bafoués, humiliés et corsetés au gré des conventions et des usages."

  • À 72 ans, le Prince Charles se prépare à monter sur le trône. Avec toute la patience qu'on lui connaît. Mais qui donc se cache derrière ses sourires diplomatiques et ses apparitions médiatisées ? La première biographie française consacrée au prince Charles depuis 25 ans. C'est un homme qui attend dans l'antichambre, mais la porte n'est pas encore ouverte. Patienter toute une vie doit sembler long. Mais Charles paraît ne jamais s'ennuyer.
    Le prince de Galles préside quatre cents organisations charitables, affiche un sourire aimable et offre un mot gentil à chacun. Son apprentissage de futur roi relève de la formation permanente. Il voyage, serre des mains, coupe des rubans. Sérieux en public, facé- tieux en privé, il travaille, peint des aquarelles, cultive ses lubies et ses jardins, s'intéresse aux religions d'autrui, et le climat l'inquiète.
    Enfant, il a connu tous les chagrins. Jeune homme, il a gouté tous les plaisirs. Le polo, les jeunes filles, l'Aston Martin décapotable, les études, Shakespeare, apprendre le gallois et jouer du violon- celle, flirter, porter l'uniforme, des kilts écossais et des costumes sur mesure.
    Ce dandy a cherché l'amour, chose compliquée. Il l'a finalement trouvé avec une certaine Camilla Shand, mais on lui conseilla Diana. Leur union fut un désastre.
    Né en 1948, Charles a son idée sur l'architecture, l'agriculture bio, la médecine douce et l'économie circulaire. Il agace les experts, mais cet antimoderne fut en avance sur son temps avec l'écologie et le changement climatique. Enquête sur un grand enfant bientôt roi, qui cultive sa part de mystère.

  • « Messieurs, l'Angleterre est une île, et je devrais m'arrêter là » : cette phrase, par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d'histoire des îles Britanniques, est, au fil des décennies, entrée dans la légende. C'est que l'Angleterre ne cesse, depuis toujours, de fasciner les Français, qu'ils voient en elle un pays au charme un peu désuet, incapable d'oublier complètement sa grandeur victorienne, ou bien, à l'inverse, le royaume de la libre entreprise, où viennent s'installer de plus en plus de jeunes « décideurs » du continent. Mythes séduisants, qui recouvrent évidemment une réalité plus complexe.

    Pour la cerner, plongeons dans le récit de ces deux millénaires d'histoire, depuis la conquête romaine à nos jours, en passant par l'époque saxonne, les déchirements religieux, l'hégémonie coloniale ou encore l'affirmation d'une puissance mondiale jusqu'à l'accord du Brexit, conclu durant la crise de la Covid-19.
    Un récit non exhaustif, bien entendu, mais qui vise à faire apparaître les moments phares et les lignes de force d'un passé vivace, qui donne les clés pour comprendre le présent.

  • La période comprise entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, la victoire sur l'Invincible Armada, l'exécution de Charles Ier en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint en outre les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine.
    Soucieux de présenter les derniers développements historiographiques, il précise le cadre européen des réformes britanniques, met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Écossais) toute leur place. Afin de restituer le renouvellement des connaissances et de l'analyse sur cette période, Un large choix de sources - archives, imprimés, iconographie - permet, à travers les annexes, d'approfondir les problématiques essentielles en s'initiant à la technique du commentaire de document. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire foisonnante de l'Angleterre à l'époque moderne.

  • L' Angleterre n'est pas une île. Elle occupe la partie méridionale d'un archipel, dont elle a, lentement, méthodiquement, effectué l'exploration et la conquête. Poursuivant sa quête impériale pour s'étendre jusqu'aux confins du globe, l'Angleterre, voisine d'aucun par la terre, est devenue, au cours des âges, la voisine de tous par la mer.

    Ainsi Bernard COTTRET résume-t-il cette longue mutation commencée il y a près de mille ans avec Guillaume le Conquérant. Dans une approche originale, s'arrêtant sur des épisodes et des personnages à ses yeux significatifs, il offre la synthèse brillante et limpide que l'on attendait.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Royaume-Uni existe-t-il encore ? En optant pour un divorce avec le continent, salué comme une revanche historique par la presse nationaliste et les milieux populaires, l'Angleterre est revenue sur le devant de la scène. Demain, peut-être, cette terre sera de nouveau divisée, laissant Londres dériver vers sa nostalgie d'empire, ses rêves de commerce mondialisé et les mirages de la puissance financière d'une City, devenue la colonne vertébrale d'une nation fracturée, à l'intérieur de laquelle beaucoup d'Anglais ne parviennent même plus à se comprendre.
    Être ou ne pas être Anglais. S'affirmer Anglais. Penser Anglais. Tel est le défi de ce territoire exigu dont le destin moderne s'est, paradoxe absolu, toujours confondu avec celui du monde.
    L'Angleterre n'est pas qu'une équipe de football ou de rugby. C'est un pays qui aspire à redevenir lui-même à une époque où tant de repères nationaux sont brouillés. Parce que derrière le non des Anglais à l'Europe se cache, ni plus ni moins, la difficile quête de leur identité.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Norman Davies (La dissolution du Royaume-Uni est inéluctable) et Jon Henley (Deux Angleterre cohabitent sans se voir).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions anglaises. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    L'avion s'est posé sur l'un des sept (sic) aéroports de Londres, à Luton, à 50 km au nord de la capitale, en lisière de la triste ville industrielle du même nom. La voiture de location attend sur le parking. Comme à chaque fois, c'est peut-être la centième, je monte à l'avant à gauche. Une fraction de seconde pour comprendre que ne s'y trouve que le siège du passager. Le volant est de l'autre côté. Ce simple particularisme, prévisible, éculé, vaut piqûre de rappel. Bienvenue en Angleterre, bienvenue ailleurs, au pays de l'étrangeté familière.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un « décodeur » des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - Comment se familiariser avec « historique, les traditions ? » Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Reporter à la Radio-Télévision Suisse, Serge Enderlin a été de 1998 à 2003 correspondant à Londres du quotidien Le Temps. Passionné par le destin des Îles Britanniques aujourd'hui soumises à rude épreuve, il a voulu comprendre ce que le Brexit dit de l'âme des Anglais.

  • Les résistances paysannes du XVIII e siècle face aux notables comme lutte des classes sans merci. L'analyse magistrale qu'en donne le grand historien britannique E. P. Thompson, inédite en France, montre comment la victoire décisive de la propriété individuelle contre les solidarités traditionnelles et les droits coutumiers.
    En 1723, le Parlement anglais adopte une loi terrible, le
    Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux. La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. Cet épisode s'inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d'une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d'usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, où l'oligarchie règne par la loi du profit et la corruption. L'analyse magistrale qu'en donne le grand historien britannique Edward P. Thompson montre comment s'impose, dans l'arène juridique, l'individualisme possessif face aux droits collectifs. Elle fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques : la " guerre des forêts " est aussi une lutte de classes sans merci.

  • Dynastie mythique, les Tudors ont régné pendant plus d'un siècle, entre 1485 et 1603, faisant entrer l'Angleterre dans les temps modernes. De Henry VII à Elizabeth Ire, ce sont cinq souverains qui se sont succédé, parmi lesquels des figures devenues légendaires : Henry VIII, monarque de la démesure, beau, athlétique, poète et protecteur des arts, qui épousa six femmes et rompit avec le pape ; Mary Tudor dite la Sanglante, qui passa à la postérité pour avoir envoyé au bûcher les évangéliques opiniâtres ; quant à Elizabeth, la « Reine Vierge », elle refusa de se marier pour se vouer corps et âme à son royaume.
    Ce livre raconte les tribulations des Tudors, inséparables de la destinée de l'Angleterre, dont ils firent un royaume puissant et riche : fresque sanglante et dorée, pleine d'amours contrariées et de meurtres fratricides, de tentatives de coups d'État, de persécutions et de guerres.

  • Le monde de l’espionnage est propice à la construction de mythes et de légendes de par sa nature : le secret. Ses actions clandestines, inconnues du plus grand nombre, ont souvent des répercussions bien visibles et le secret qui les entoure donne lieu à la création de récits légendaires. En effet, ces opérations, menées par un petit groupe voire un seul homme, jouent avec les limites du visible et de l’invisible, du légal et de l’illégal, du dicible et de l’indicible, et de ce fait, créent un manque qui est comblé par un récit souvent glorieux. Dès le XVème siècle, les monarques anglais, avides de subterfuges, mènent leur règne à grand renfort d’espions et d’informateurs. À travers les siècles, le gouvernement britannique s’inscrit dans une réelle tradition de recours à ses espions puis ses agents secrets.Mais les services secrets de sa Majesté deviennent particulièrement célèbres pendant la Seconde Guerre mondiale, grâce à Winston Churchill qui, en tant qu’adepte de procédés et de manœuvres de contre-espionnage retentissantes, couplées avec l’infiltration massive d’agents secrets dans les réseaux de la Résistance Française, fait connaître au plus grand nombre les exploits et les sacrifices de ces hommes de l’ombre. Le renseignement britannique regorge d’histoires vraies, d’anecdotes, de ruses et d’histoires personnelles d’agents secrets qui participent aussi à la création de l’Histoire du pays et de l’Histoire du renseignement.Entre mythe et réalité, cet ouvrage détaille quelques opérations secrètes et les accomplissements de plusieurs espions et agents secrets face à des menaces spécifiques, afin de mettre en parallèle les faits historiques et la mythologie née du besoin d’un monde meilleur et plus sûr.

  • L'Angleterre en séries

    Ioanis Deroide

    • First
    • 27 February 2020

    Les trois séries so British préférées des Français enfin décryptées !En France, on aime les séries anglaises parce que l'histoire des Britanniques au XXe siècle, au fond, c'est aussi la nôtre : deux guerres mondiales, une industrie florissante,
    l'émancipation des femmes...
    Et quoi de mieux que d'analyser ce siècle riche en événements grâce à trois séries désormais cultes, qui se démarquent par leur succès international, leur production irréprochable, et leur charme incontestable ? Vous aurez bien sûr reconnu les maîtres et valets de
    Downton Abbey, les gangsters de
    Peaky Blinders, et les
    royals de
    The Crown !
    Dans cet ouvrage richement illustré, retrouvez vos personnages préférés des familles Crawley, Shelby et Windsor, et plongez avec eux au coeur d'une époque
    inoubliable, où les majestueuses tenues du
    tea time se mêlent à la rigueur de l'étiquette de la famille royale et aux fumées des usines de Birmingham.

  • Les Usages de la coutume propose la traduction en français de Customs in Common, ouvrage dans lequel l'historien britannique Edward P. Thompson avait rassemblé en 1991 ses articles majeurs. Tous ont marqué la réflexion historiographique depuis près de cinq décennies. À l'aide de notions comme l'histoire vue d'en bas, l'agency, l'économie morale ou la discipline du travail industriel, Thompson, à partir du cas anglais, y analyse les transformations des sociétés européennes entre le XVIIe et le XIXe siècle. Dans une société travaillée par le paternalisme de la noblesse, les tensions sur le marché des subsistances, la privatisation des biens communs ou l'impossibilité du divorce, Thompson scrute les luttes des hommes et des femmes du peuple pour conserver leur place et leurs droits, batailles dont il n'a cessé de rappeler l'actualité. La défense de la coutume y apparaît alors comme le principal moyen pour s'opposer aux réformes qui ouvrent la voie à la société libérale.
    Intellectuel peu conventionnel, aux marges de l'Université britannique, E. P. Thompson (1924-1993) n'a jamais séparé la rigueur et l'inventivité de ses recherches de son engagement militant au service d'un socialisme humaniste, depuis la nouvelle gauche des années 1950 jusqu'à la campagne européenne pour le désarmement nucléaire à partir de 1980. La Formation de la classe ouvrière anglaise (1963, trad. fr. 1988), Whigs and Hunters (1975) ou Albion's Fatal Tree (1975) comptent parmi les livres les plus lus et les plus discutés à l'échelle mondiale, aussi bien dans les pays émergents, Inde, Chine, Amérique latine, qu'en Europe et en Amérique du Nord. Ses analyses et ses propositions restent au cœur des débats intellectuels et politiques contemporains.
    Traduit de l'anglais par Jean Boutier et Arundhati Virmani.
    " Hautes Études " est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

  • Avec ses rebondissements multiples et ses coups de théâtre, le Brexit ressemble à un vaudeville dont l'issue risque d'être dramatique. Mais qui y comprend quelque chose ? Les acteurs principaux - le Royaume-Uni et l'Europe, auxquels s'ajoute l'Irlande - semblent dépassés. Tous les scénarios sont désormais possibles, d'un Brexit sans accord à la prolongation du statu quo, tandis que le compte à rebours vers la sortie se rapproche de zéro. Avec ce livre, le grand historien de l'économie mondiale Kevin O'Rourke nous propose la perspective historique indispensable pour y voir plus clair. Le Brexit est le point culminant d'une campagne menée au Royaume-Uni depuis des dizaines d'années et dont les racines remontent jusqu'au XIXe siècle. L'Europe aussi a un passé qui explique la manière dont elle réagit au défi du Brexit. Quant à l'Irlande, elle est au coeur de cet imbroglio qui pourrait - avec la question de la frontière - réanimer les vieux démons de la guerre civile. C'est ce drame complexe, dont l'issue nous concerne tous, qui est ici expliqué de manière lumineuse. Kevin O'Rourke est professeur d'histoire économique à Oxford, titulaire de la très prestigieuse Chichele Chair à l'All Souls College, et professeur invité à Sciences Po Paris. Irlandais de mère danoise, il vit à Dublin et à Saint-Pierre- d'Entremont, un village français dont il est conseiller municipal. 

  • « Le Prince était ivre »... Ainsi commence l'histoire des Plantagenêts, cette famille hors-norme qui a fait les riches heures de notre Moyen Âge. Le premier du nom est angevin, mais qui s'en souvient encore trois siècles après ? Leur célébrité a dépassé les frontières de l'Anjou et la dynastie est entrée dans la grande histoire de l'Europe. C'est une famille au caractère trempé, marquée à ses débuts par l'un des hommes les plus puissants du xiie siècle : Henri II Plantagenêt. Outre l'Angleterre et la Normandie dont il est déjà détenteur, il est devenu, en épousant Aliénor d'Aquitaine, le maître de la moitié de la France. Un vassal plus puissant que son roi, un vassal encombrant... Dans cette histoire épique, où les traîtres et les ambitieux ne semblent jamais trouver le sommeil, Dan Jones fait revivre sous nos yeux ces rois et reines aux prises avec le pouvoir. Inoubliable, Aliénor, deux fois reine, célèbre dans toute la chrétienté, joue sa partition jusqu'à ses derniers instants - elle meurt à 80 ans. De ses nombreux enfants, on se souvient de Richard Coeur de Lion, qui affronta Saladin lors de la troisième croisade et ne cessa de guerroyer contre son propre père. Célèbre aussi mais sans gloire pourtant, son frère Jean sans Terre... Inlassables combattants, ils ont à leur palmarès les grandes batailles de ce temps : Bouvines, qui scelle la fin de la prédominance seigneuriale, Crécy, l'Écluse, la première grande victoire navale anglaise. Avant les Tudors, les Plantagenêts ont façonné l'histoire anglaise et pourtant leur attachement à la France restera fort et singulier. Pour l'éternité, les fondateurs reposent à l'abbaye de Fontevraud...

  • Jamais, dans l'histoire du monde, deux démocraties ne se sont fait la guerre. Mais avant qu'elles ne le deviennent, que de massacres ! Ainsi l'Angleterre et la France se sont-elles affrontées, souvent avec une incroyable violence, durant sept cent quarante-neuf ans. Chacune a essayé d'envahir l'autre, ou de la dominer, ou de l'empêcher d'en dominer d'autres. Toutes deux ont justifié l'appellation mutuelle d'"ennemi héréditaire". Pour bâtir ensuite une paix, puis une alliance, qui dure maintenant depuis deux cents ans. Et pour construire ensemble une Union européenne, que l'une des deux s'apprête à quitter. On attribue à saint Augustin l'aphorisme "nul ne peut prédire ce que sera le passé". C'est sans doute pourquoi l'impression dominante de la longue histoire du couple franco-britannique donne l'Angleterre toujours victorieuse et la France toujours vaincue. Ce qui est faux, du moins sur le plan militaire. Durant leur millénaire face-à-face, les deux pays ont participé à une trentaine de guerres, seuls ou dans le cadre de coalitions, et se sont combattus au cours de deux cents batailles majeures. On sait rarement que la France a en remporté les deux tiers. Ce livre, fruit d'une minutieuse recherche, en retrace le cheminement.


  • Une histoire de l'Angleterre à travers ses Premiers ministres les plus emblématiques, de William Pitt à Theresa May.

    Lorsque s'achève le règne des Stuarts à la mort de la reine Anne en août 1714, le lointain cousin de la défunte, Georges Ier de Hanovre, monte sur le trône. II ne parle pas anglais et communique avec ses ministres en latin. Le cabinet devient alors le véritable détenteur du pouvoir exécutif. Le Premier Ministre se substitue au roi comme chef effectif de l'Etat. Depuis Robert Walpole, le premier à occuper ce poste, cinquante-trois hommes politiques, dont deux femmes, ont passé la porte du 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier Ministre. A l'exception de celle de Winston Churchill, leur histoire est demeurée largement méconnue en France. Qui se souvient de Disraeli, le grand favori de la reine Victoria, ou de Gladstone, à qui la reine ne proposait pas même de s'asseoir quand il venait la tenir au courant des affaires de l'Etat ? L'ambition de ce livre est de faire connaître aussi ceux qui ont mené la Grande-Bretagne à un degré de puissance remarquable au xixe siècle et qui lui ont permis de traverser avec honneur l'épreuve des deux guerres mondiales du xxe siècle. A travers leurs destins singuliers, c'est l'histoire politique, économique, sociale, intellectuelle, artistique et religieuse de l'Angleterre qui défile.
    Excellent connaisseur de la société britannique, Antoine d'Arjuzon a publié chez Perrin les biographies de Wellington et d'Edouard VII.

  • Le lundi de Pâques 1916, une petite troupe d'insurgés part à l'assaut de la Grand-Poste de Dublin et proclame l'Irlande souveraine et indépendante. Les Britanniques mobilisent six mille soldats pour réprimer la rébellion. À la fin de la semaine, l'insurrection aura fait plus de 500 morts et 2 500 blessés. Le centenaire de l'insurrection de Pâques 1916 est l'occasion de retracer l'histoire de l'Irlande indépendante.

    1912. Le Home Rule, projet de loi proposant une certaine autonomie au sein du Royaume-Uni, porte tous les espoirs du peuple irlandais. Alors que l'Ulster y est hostile et que l'Europe entre dans la Première Guerre mondiale, une véritable lutte s'engage pour se libérer du joug britan-nique. Il faudra attendre la fin de la guerre d'Indépendance en 1921 pour qu'un traité reconnaissant l'Irlande comme État libre soit signé. Mais les tensions ne sont pas apaisées : une guerre civile entre partisans et opposants éclate l'année suivante, et le conflit nord-irlandais débute à la fin des années 1960.

    Entre espoirs et désillusions, défaites et victoires, Alexandra Slaby raconte la destinée singulière de l'Irlande depuis sa genèse révolutionnaire jusqu'à la terrible crise financière de 2008 et la relance économique. Des scandales qui ont ébranlé l'Église catholique à l'adoption du mariage gay en 2015, elle fait la part belle à l'histoire politique et sociale du pays.

  • Cet ouvrage présente l'histoire intérieure et extérieure des îles Britanniques au XVIIIe siècle, période de la mise en place du parlementarisme et début de la conquête coloniale, en présentant le panorama de la civilisation de l'Angleterre de 1714 à 1815.

  • Glyn German a réuni dans un même ouvrage les dernières recherches en date pour présenter une étude chronologique, très instructive, sur l'histoire du Pays de Galles. Les lecteurs qui feuilletteront ce livre pour y trouver une réponse pratique, se trouveront vite rattrapés par l'histoire fascinante qu'il a à raconter. Couvrant tous les aspects de la civilisation galloise, y compris les nombreuses contributions des Gallois dans le monde entier, il sert d'excellente introduction à une histoire longue et riche.

  • Le droit de propriété, la liberté d'expression, la sûreté des personnes, les libertés de pétitions et des élections sont connus comme étant les libertés anglaises. Cette relation presque fusionnelle entre les Britanniques et la liberté provient d'une vieille et longue tradition anglo-saxonne qui plonge ses racines dans le haut Moyen-Âge. La Grande-Bretagne n'est pas seulement le berceau du libéralisme moderne, elle est aussi à l'origine de la démocratie moderne. Tout cela a été possible grâce à cette tradition libérale en marche depuis de longs siècles.


  • Que fait la reine au Palais juste avant de s'endormir ? Est-il vrai que le prince William a consulté un psy ? Qui a le privilège de pénétrer dans la chambre de la reine ? Quels petits noms se donnent les membres de la famille royale dans l'intimité ? A l'heure où la Grande-Bretagne célèbre avec éclat les cinquante années de règne d'Elisabeth II, Bertrand Meyer-Stabley répond à toutes ces questions essentielles en levant le voile sur les secrets et les petites manies des Windsor. La famille royale, côté cour : Elisabeth II en tête à tête avec Tony Blair ; Charles en commis voyageur du royaume ; Diana, princesse rebelle bouleversant les us et coutumes de la royauté ; l'incroyable Queen Mum en tenue de soirée pour ses dîners en solitaire... Et côté jardin : amours secrètes, ruptures médiatiques, fâcheries intestines... Bertrand Meyer-Stabley dit tout de la saga des têtes couronnées britanniques. Une galerie de portraits saisissants où les princes sont les héros d'une « soap monarchie ». A Buckingham Palace, tout n'est que « luxe, calme et volupté » mais... pour les Royals seulement. Pour des centaines de serviteurs zélés, le palais royal est à l'image d'un palais surréaliste où dames d'honneur et agents de sécurité côtoient gardes des cygnes et pâtissiers. Bertrand Meyer-Stabley, en familier des Windsor, nous fait découvrir les rouages d'une machine mystérieuse où le faste le dispute à la tradition. Fourmillant d'anecdotes, de témoignages croustillants et de détails amusants, ce livre est une invitation au voyage dans la Rolls-Royce des monarchies.

  • Alors que l'expression « lien social » a fait florès en France, au point que son sens s'en trouve désormais souvent dilué et amoindri, il nous a semblé intéressant de retrouver la force de ce concept et d'envisager comment il pouvait permettre de rendre compte de réalités socio-politiques et socio-économiques irlandaises, alors qu'il semble fédérer, sans toutefois totalement englober, les concepts anglo-saxons de social bond et de community. Au fil de l'histoire de l'Irlande, les modalités du lien social ont connu à la fois des invariants, des évolutions, des mutations. Comment le colonisateur s'est-il accommodé (ou non) des structures antérieures ? Peut-on parler du lien social au singulier dans l'Irlande coloniale ? Comment le jeune État-nation, issu d'une guerre d'indépendance puis d'une guerre civile, a-t-il cherché à intervenir dans la reconstruction et le maintien de ce lien ? Qu'en est-il du lien social dans une Irlande post-moderne, où l'individualisme et les cellules restreintes semblent s'affirmer au détriment du collectif ? Comment la question se pose-t-elle en Irlande du Nord, où s'étend la « ligne de paix », c'est-à-dire le mur qui sépare quartiers catholiques et quartiers protestants ? Les articles qui composent ce recueil relèvent du domaine de la civilisation. La première partie de l'ouvrage explore les modalités de compositions et de recompositions du lien social au fil de l'histoire d'une Irlande assujettie sous diverses formes à la puissance britannique, jusqu'aux premières années du jeune État-nation au début du XXe siècle. La seconde aborde cette notion dans une perspective résolument contemporaine et comporte des analyses du lien dans diverses mises en oeuvre : dans l'éducation, l'économie et les entreprises, les réseaux politiques et associatifs. Trois thématiques enjambent les divisions temporelles : la religion, la femme et la famille, ainsi que les rapports socio-économiques.

  • Identifie les divers éléments dont est composée la société anglaise, multiraciale et multiculturelle, examine la structure sociale d'un pays demeuré jusqu'ici monarchique et aristocratique, évoque la vie quotidienne anglaise avec ses particularités et les problèmes de société auxquels les Britanniques sont aujourd'hui confrontés.

  • Si le système sportif, qui est né en Angleterre au xixe siècle, a constitué une rupture radicale avec les pratiques athlétiques antérieures, sa diffusion aux quatre coins de la planète par l'intermédiaire de l'impérialisme anglo-saxon a fortement contribué à façonner le monde dans lequel nous vivons. Quelle est cette chose dont l'impérialisme anglo-saxon faisait tant de cas ? De quelles valeurs de « civilisation », de quels codes moraux était-elle porteuse ? Quel accueil a-t-elle reçu dans les pays qui subissaient la présence coloniale ? C'est à cet examen essentiel que nous invite le présent ouvrage pour apprécier les raisons des éventuels rejets, des réappropriations plus ou moins radicales, et plus généralement des engouements extraordinaires auxquels a donné lieu l'apparition du phénomène sportif dans des milieux culturels très différents de celui d'origine. Dans cette perspective, les apports respectifs de l'histoire événementielle et de l'anthropologie sont confrontés et discutés.

  • Présentés en anglais accompagnés de commentaires en français, ces documents (témoignages, discours, articles, textes littéraires ...) témoignent d'une période prestigieuse de l'histoire de la Grande-Bretagne, l'époque victorienne. Plusieurs aspects essentiels de la civilisation sont abordés : les progrès techniques, le libéralisme, les questions sociales, le suffrage universel, les syndicats ouvriers, l'éducation, la religion et la science, la condition féminine, l'art, les colonies, tout ce qui a contribué à la grandeur de l'Empire britannique.

empty