• Comme ses Cinq méditations sur la beauté, ce texte de François Cheng est né d'échanges avec ses amis, auxquels le lecteur est invité à devenir partie prenante. Il entendra ainsi le poète, au soir de sa vie, s'exprimer sur un sujet que beaucoup préfèrent éviter. Le voici se livrant comme il ne l'avait peut-être jamais fait, et transmettant une parole à la fois humble et hardie.
    Il n'a pas la prétention de délivrer un « message » sur l'après-vie, ni d'élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d'une vision de la « vie ouverte ». Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l'existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande Aventure en devenir.

  • « L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion. » Étienne Klein

    La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?

  • Nous sommes milliardaires en news, mais nous ne savons pas en profiter.
    Pourquoi nous sentons-nous gavés, au lieu d'en faire un festin ?
    Comment ne pas se noyer dans l'actualité ?
    En pratiquant la philosophie.
    Assidûment. Et au quotidien.
    Car elle donne à chaque événement la saveur d'une énigme - ou d'une question.
    Par exemple...
    Valait-il mieux, pour Harvey Weinstein, qu'il se fît prendre ou qu'il restât impuni ?
    Pourquoi est-il dangereux de croire que tous les gens qui nous ressemblent pensent comme nous ?
    Comment l'antique paradoxe du menteur permet-il de comprendre la réaction de Laurent Wauquiez à l'enregistrement pirate de ses propos ?
    Peut-on pratiquer la censure au nom de la tolérance ?
    Le clitoris est-il une arme de guerre ?
    Est-ce librement qu'Anakin Skywalker devient Dark Vador ?
    Si Dieu existait, aurait-on besoin de croire en Lui ?
    Etc.
    Après le succès des Morales provisoires, leur auteur récidive, démonte les idées reçues et enfonce gaiement son scalpel dans la chair du monde.

  • L'animal est-il un homme comme les autres ? les droits des animaux en question Nouv.

    Charles Darwin avait révolutionné l'idée que nous nous faisions de notre place dans la nature. Aujourd'hui, la science découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu'ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique. C'est ainsi que depuis 2015, ils ne sont plus considérés comme des "bien meubles", mais comme des "êtres vivants doués de sensibilité". La nouvelle loi sur le bien-être animal à peine votée, peut-on aller plus loin ?
    Entre passion et réalisme, Louis Schweitzer, ancien présdient de Renault, président de la fondation "Droit animal, éthique et science", et Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, militant pour le respect des animaux, tentent de répondre à cette question qui remet profondément en cause nos choix de société. Cette édition actualisée discute des excès de l'élevage industriel, du transport d'animaux vivants,  du sort des animaux des zoos et des cirques, ainsi que des pratiques traditionnelles controversées comme la chasse à la glue, déclarée illégale par la cour de justice de l'union européenne. Et toujours, de manière simple et accessible, de la manière de penser le lien entre les humains et les animaux.
     

  • La construction de soi rassemble une série de lettres qui dessinent un usage de la philosophie envisagée comme un mode de vie, une thérapeutique de l'âme. Ici, les philosophes sont interpellés et mis à l'épreuve. Tour à tour, le lecteur côtoie Boèce, Épicure, Schopenhauer, Spinoza ou Etty Hillesum. Ces guides présentent des voies pour se dégager du passé, des regrets ou de la haine de soi. Ils invitent à se libérer du regard d'autrui et ouvrent au risque de l'acceptation.
    Alexandre Jollien propose un dialogue intérieur qui prend la forme d'une correspondance adressée à Dame Philosophie, cette figure allégorique dont Boèce imagina recevoir la visite alors qu'il attendait dans sa prison d'être exécuté. Dans cet itinéraire, l'auteur esquisse le portrait de Dame Frayeur et de la Mort, avec lesquelles il faut bâtir une vie. Ces lettres entendent dépeindre un état d'esprit qui tente de répondre à l'invite de Spinoza : " Bien faire et se tenir en joie ".

  • À l'heure où le naturalisme (thèse selon laquelle tout ce qui existe - objets et événements - ne comporte de cause, d'explication et de fin que naturelles) exerce une force philosophique et scientifique grandissante, l'oeuvre de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) suscite un regain d'intérêt en raison de son mot d'ordre : le retour aux choses mêmes.
    Merleau-Ponty pose comme originaire l'étude de la perception : le corps n'est pas seulement une chose, qui serait un objet potentiel d'étude pour les sciences ; il est une condition permanente de l'expérience, parce qu'il constitue l'ouverture perceptive au monde et à son investissement. Il y a une coappartenance de la conscience et du corps dont l'analyse de la perception doit rendre compte. Merleau-Ponty rompt avec l'ontologie dualiste de Descartes et l'opposition entre les catégories de corps et d'esprit qui est si prégnante dans certaines sciences aujourd'hui : "C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être."

  • De la formation de l'éthique à l'éthique appliquée : ainsi pourrait-on caractériser le projet de la Métaphysique des moeurs. La Fondation (1785) part de l'expérience morale telle qu'elle est vécue par la conscience commune jusqu'à ce qui, permettant d'en rendre compte, apparaît comme «le principe ultime de la moralité», c'est-à-dire l'autonomie de la volonté. Formalisme et rigorisme d'une morale qui, comme le voudrait une légende tenace, serait incapable de se confronter à la contingence des situations? Rien n'est moins sûr. On trouvera ici, en guise de démenti, l'Introduction à la Métaphysique des moeurs, prélude par lequel Kant entame, en 1797, une vaste recherche sur l'application de l'exigence morale (Doctrine du droit et Doctrine de la vertu) qui compose le tome II de cette édition.

  • Publiées en 1797, la Doctrine du droit et la Doctrine de la vertu traitent des exigences de la morale considérées respectivement dans les institutions et dans le sujet agissant. Après la Fondation de l'éthique (qui constitue le tome I de cette édition), Kant s'attelle à son application et n'hésite pas à laisser irrésolues quelques «questions casuistiques» posées par l'établissement des devoirs moraux. On propose ici de relire tous les moments de cette entreprise contre une tradition férue de lectures partielles. Où l'on verra que se joue un tournant de la philosophie pratique moderne.

  • " L'art, c'est la création propre à l'homme ", aime-t-on répéter avec Victor Hugo. Est-ce à dire pour autant que la capacité à apprécier la beauté du monde est exclusivement réservée à notre espèce ? Mais alors comment comprendre, par exemple, que le paon mâle ait développé, pour courtiser les femelles, une queue si voyante et volumineuse qu'elle en diminue ses propres chances de survie ?

    Cet apparent paradoxe est au cœur de la réflexion de Charles Darwin, qui donne au sens proprement esthétique à l'œuvre dans la sélection sexuelle animale une place cruciale dans l'évolution du vivant. Bousculant les présupposés de la philosophie de l'art autant que les attentes de ses disciples, il pose ainsi les fondements d'une histoire naturelle de l'esthétique, riche de surprises et de perspectives nouvelles.

    De la fameuse expédition du naturaliste anglais sur le Beagle aux travaux les plus récents des sciences cognitives, en passant par les apports de l'archéologie préhistorique, de l'anthropologie, de la psychologie expérimentale et même de l'ornithologie, cette enquête interroge le passage du sens esthétique animal à la naissance de l'art et révèle le rôle décisif de la beauté dans notre propre évolution.

    Présentation de Jean-Marie Schaeffer

    Traduit de l'italien par Sophie Burdet

  • Karl Marx est universellement connu pour ses théories sociales et économiques, notamment autour du capital. De nombreux mouvements révolutionnaires ont adopté sa pensée, le marxisme.
    L'ouvrage de JN Ducang reprend en les vulgarisant la pensée de Marx ainsi que son ouvrage majeur qui reste une référence : Le Capital. Il s'intéresse également à sa postérité et son influence de sa mort à nos jours.

  • Dans ce bref et lumineux ouvrage, Fernand Braudel présente les conclusions de trente ans de recherches sur l'histoire économique du monde entre le XVe et le XVIIe siècle.
    Loin d'être une discipline aride, l'histoire économique, nous dit Braudel, est l'«histoire entière des hommes, regardée d'un certain point de vue. Elle est à la fois l'histoire de ceux que l'on considère comme les grands acteurs, un Jacques Coeur, un John Law ; l'histoire des grands événements, l'histoire de la conjoncture et des crises, et enfin l'histoire massive et structurale évoluant lentement au fil de la longue durée».
    Excellente introduction aux travaux de Braudel et à ses principaux concepts, La Dynamique du capitalisme offre une leçon d'histoire concrète, ancrée dans le quotidien des villes, des marchés et des bourses du monde entier, qui parcourt le long chemin de notre modernité.

  • Éthique

    Baruch Spinoza

    J'appelle cause de soi-même, causam sui, la chose dont l'essence emporte l'existence, ou bien ce que nous ne pouvons concevoir autrement que comme existant.
    * J'appelle finie en son genre une chose qui est bornée, ou qui peut l'être par une autre chose de même nature qu'elle. Par exemple le corps est fini en son genre parce que quelque corps que nous imaginions, nous pourrons toujours en concevoir un plus grand que celui que nous aurons imaginé, et ce corps plus grand étant de la même nature que le premier qu'il formera, il est vrai de dire que le corps est fini en son genre ; de même une pensée est bornée par une autre pensée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'épistemologie

    Hervé Barreau

    L'épistémologie est l'étude de la science, ou plutôt des sciences. L'usage de ce mot et la conception qu'il exprime sont relativement récents, puisqu'on ne les rencontre, dans la littérature scientifique et philosophique de langue française, qu'au début du XXe siècle. L'épistémologie implique que la connaissance scientifique, de même que la connaissance commune sur laquelle elle s'appuie, se situent toutes deux dans l'Histoire. Entre cette base et son environnement social, culturel et éthique, se situe l'éventail entier de la connaissance scientifique. Hervé Barreau analyse l'ensemble des problèmes qu'elle soulève, de la logique aux sciences de l'homme et de la société, en passant par les sciences physiques et les sciences du vivant.

  • La logique

    Pierre Wagner

    Il est devenu si courant aujourd'hui de parler des logiques qu'on ne sait bien souvent plus ce qu'est la logique. Pierre Wagner donne à comprendre cette discipline en décrivant le genre de questions que se posent ou que se sont posées les logiciens, le genre de certitudes qu'ils ont acquises et la variété des projets qui animent leurs recherches. S'il expose avec clarté les bases de la logique contemporaine et ses origines historiques, l'auteur montre aussi que, depuis les années 1950, les recherches logiques ont pris de nouvelles directions comme l'étude des structures syntaxiques et sémantiques des langues naturelles, l'informatique théorique, l'intelligence artificielle, la théorie des jeux, l'analyse dynamique des croyances et de la connaissance ou encore les sciences cognitives.

  • Ce livre est à la fois sauvage et réfléchi. Sauvage parce qu'il exclut d'emblée les paix morbides, qui, sous couvert d'apprivoiser la mort, empoisonnent la vie. Il clame en premier lieu que nous ne sommes pas faits pour mourir.  Mais ce cri oblige à une méditation plus profonde. Nous devons mourir à notre désir de maîtrise.Ce consentement à la mort se nomme amour. Mourir à soi-même, c'est tuer ce qui, dans notre vie, est obsédé par la vie. Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. À l'heure où nous serons dessaisis de tout, c'est notre propre vie qui nous sera redonnée. Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur (avec Christophe André), Rien que l'amour, Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger ; et récemment L'amour vrai, au seuil de l'autre et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie.

  • Quelles consciences ont ou devraient avoir scientifiques et citoyens des fondements et des méthodes légitimant les « connaissances valables » que les uns et les autres produisent, interprètent et transforment en permanence ? Peut-on continuer à « faire comme si » existait dans l'empyrée des académies quelque gardien discret qui veille sur la qualité scientifique des connaissances, en se référant à une certaine sagesse que l'on pourrait dès lors ignorer ? Depuis près d'un demi-siècle, l'approche constructiviste de l'épistémologie a permis des réflexions et des explorations qui ont profondément renouvelé cette discipline et dont Jean-Louis Le Moigne rend compte dans cet ouvrage.

  • L'interprétation de la pensée cartésienne résulte toujours, comme il est normal, du rapport entre ses textes et les préjugés de ses lecteurs. En conséquence, certains points décisifs restent toujours voilés par les divers « cartésianismes » dont l'historiographie les a recouverts. On tente ici de dégager successivement le statut positif du scepticisme, le caractère non substantiel (ni réflexif) de l'ego cogito, la complexe élaboration de l'idée d'infini, le rôle de l'estime comme mode de la cogitation, etc. On compare aussi les thèses cartésiennes authentifiées avec leurs interprétations, critiques ou partisanes, chez ses interlocuteurs contemporains (Pascal, Hobbes, Spinoza, etc.). Il résulte de ces enquêtes que Descartes n'appartient pas moins à notre avenir qu'à notre passé.

  • L'humanité est-elle prête à vivre avec d'autres intelligences ? Dans ce livre, Pascal Picq analyse la coévolution de l'espèce humaine et de ses proches - les australopithèques d'hier comme les chimpanzés d'aujourd'hui - avec les innovations techniques et culturelles actuelles. Retraçant les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste, il nous explique comment elles ont émergé, en quoi elles diffèrent fondamentalement et pourquoi certaines d'entre elles sont plus performantes que d'autres. Une nouvelle phase de l'évolution se dessine en ce moment, dont il est urgent de prendre la mesure : il nous faut apprendre, et vite, à vivre en bonne intelligence avec toutes ces intelligences. En attendant les promesses du transhumanisme, une décennie de tous les possibles s'ouvre à nous. Les technologies ne suffiront pas si l'humanité ne s'inscrit pas dans une véritable vision évolutionniste qui associe les intelligences humaines, animales et artificielles. Pascal Picq Pascal Picq est paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France. Il est l'auteur d'Au commencement était l'homme, de Lucy et l'obscurantisme, de De Darwin à Lévi-Strauss et, plus récemment, de Qui va prendre le pouvoir ?, qui sont de très grands succès. 

  • Ce volume - le premier des six recueils qui composent cette série d'
    Écrits d'Étienne Balibar - réunit des essais et des textes d'intervention à caractère historique, philosophique et politique, pour certains inédits, rédigés entre 1995 et 2019. Ils ont en commun de chercher à éclairer le passage d'un siècle l'autre et d'affronter la question de la " fin de l'histoire ", en référence, d'une part, à l'achèvement de la mondialisation capitaliste et, de l'autre, à l'altération de notre environnement biologique et planétaire, qui a atteint le point de non-retour à la fin du XXe siècle mais demeure en partie indéterminé dans ses conséquences sociales et civilisationnelles.
    Dans cette perspective, il faut arriver à penser philosophiquement un écart entre des " futurs passés " et des " nécessités contingentes ", non pas de façon purement spéculative, mais en combinant d'une façon toujours singulière la mémoire et l'analyse : repérant des
    traces événementielles déterminantes pour notre institution de la politique (la " Grande Guerre ", la révolution d'Octobre, l'insurrection de Mai 68) ; décrivant des
    frontières essentiellement contestées entre Orient et Occident, Nord et Sud, dans notre espace commun méditerranéen (France-Algérie, Israël-Palestine) ;
    conjecturant les formes et les objectifs d'une gouvernementalité stratégique, qui devrait se préoccuper simultanément de grandes régulations planétaires institutionnelles et parier sur la capacité d'invention et de rupture des insurrections locales.
    Une politique d'après la politique, à laquelle conviendront peut-être encore les noms de démocratie, de socialisme et d'internationalisme.

  • Bertrand Vergely s'attaque, dans cette réflexion majeure et originale, au sujet clé qui interroge nos existences : quel est le sens de notre vie ? La société ne répond pas à cette question car elle ne voit pas que, au-delà de la consommation matérielle et de la course à la survie, il y a un désir de croissance morale et spirituelle. Et les religions se révèlent souvent trop dogmatiques et sclérosées. Or nous sommes des êtres de coeur, de raison et d'esprit. Il nous est  impossible de vivre une vie qui n'aurait aucun sens. C'est donc à nous-mêmes de résoudre intérieurement cette question cruciale en trouvant une direction à notre existence. Bertrand Vergely va nous y aider, en convoquant à l'appui de sa démonstration, la plupart des philosophes, de l'antiquité à nos jours, mais aussi des écrivains, des poètes, des mystiques... Il prouve que nous ne sommes pas qu'un paquet d'atomes jeté dans l'univers, soumis au hasard et à la nécessité. Cet essai, qui fera date et sûrement débat , secoue les idées reçues et les bien-pensants de tous bords !

  • Qu'est-ce qui fait de nous des hommes ? Le privilège d'être dotés d'une conscience ? Antonio Damasio propose une nouvelle théorie permettant d'expliquer en termes biologiques le sentiment de soi. Comment le cerveau engendre t-il les structures mentales qui nous donnent à voir des images ? Comment crée t-il ce sentiment de nous-mêmes dont nous faisons l'expérience lorsque nous pensons quelque chose, percevons quelque chose, imaginons quelque chose ? Non, la conscience de soi ne tombe pas du ciel. Oui, elle peut s'expliquer, presque se montrer, et nous pouvons la connaître. Nous savons enfin ce que nous sommes et pourquoi. Une révolution.« Ce livre nous dévoile pour la première fois les fondements neurobiologiques du Soi. » Jean-Pierre Changeux « Antonio Damasio est probablement l'un des plus brillants neurologues au monde. » David Hubel, prix Nobel« Voici un livre sans équivalent » Jerome Kagan« Ce livre est une merveille qui mêle avec brio intuition poétique et précision dans l'analyse. » Peter BrookAntonio R. Damasio dirige le département de neurologie de l'Université de l'Iowa et enseigne à l'Institut Salk d'études biologiques de La Jolla, aux États-Unis. Il est l'auteur de L'Erreur de Descartes, qui a connu un très grand succès et a été traduit en dix-huit langues.

  • Les journalistes sont périodiquement mis en cause. Leur implication dans l'évolution politique et économique, leur rôle dans les « affaires », leur déstabilisation due à la multiplication des moyens de communication sont devenus des thèmes d'actualité, voire des « marronniers ». Le journalisme suscite d'autant plus d'interrogations que la profession n'est presque pas réglementée. Un cadre existe pourtant, des principes ont cours, un droit de l'information se construit même peu à peu. Au-delà, il est possible de reconnaître une fonction précise au journaliste dans la cité : la clarifier revient à mettre au jour les principes d'une éthique de l'information.

  • Ce deuxième volume des
    Écrits d'Étienne Balibar est constitué de neuf études à caractère philosophique portant sur des auteurs classiques ou contemporains (Canguilhem, Badiou, Pascal, Machiavel, Marx, Foucault et Althusser, d'autres encore) et traversant les questions du savoir scientifique, de la " prise de parti " politique et de son incidence sur la connaissance, du statut de la théorie entre spéculation théologique et interprétation de l'actualité.
    Rédigées entre 1994 et 2016, ces études illustrent le passage de l'auteur d'une épistémologie historique et critique, dont la question centrale avait été celle de l'articulation entre l'
    idéologie et la science, à une phénoménologie des
    énonciations de la vérité, dont le caractère intrinsèquement conflictuel, ouvert sur les " réquisitions " de la conjoncture, implique des interférences constantes entre la recherche de l'intelligibilité, le moment inéluctable de la décision et la répétition des grandes traditions spéculatives. Ces deux types de recherches, apparemment incompatibles, partagent une même
    passion du concept, qui est commune à tous les auteurs commentés.
    Distribuées en trois constellations thématiques, les lectures proposées s'organisent autour de formulations symptomatiques dont on documente à chaque fois les trajectoires d'un auteur à l'autre :
    histoire de la vérité,
    point d'hérésie,
    idéologie scientifique. Elles débouchent sur l'esquisse d'une problématique de l'ascension polémique (par opposition à l'" ascension sémantique " des logiciens) à laquelle donnent lieu les confrontations théoriques en révélant dans l'actualité leurs enjeux de principe.

  • Le mot « éthique », lorsqu'il est appliqué aux sciences et à la médecine du vivant, semble recouvrir indifféremment « l'éthique médicale » proprement dite, c'est-à-dire l'exigence d'un certain comportement de la médecine au service du malade, et la bioéthique, qui est la mise en forme à partir d'une recherche pluridisciplinaire d'un questionnement sur les conflits de valeurs suscités par le développement techno-scientifique dans le domaine du vivant. Ces deux termes ont, du reste, des champs d'application voisins ou croisés lorsqu'il s'agit du don d'organe ou de l'assistance à la procréation. Didier Sicard clarifie les enjeux respectifs et communs de l'éthique médicale et de la bioéthique. Il met ainsi en perspective les notions de consentement, de préservation du secret, ou encore de non-discrimination, essentielles à cette éthique appliquée.

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