• "C'est, en principe, une histoire de la folie qu'on enferme, du Moyen Âge au XIXsupe/sup siècle ; c'est, plus profondément, à travers l'étude de cette structure qu'est l'internement, une tentative pour établir un dialogue entre folie et déraison ; c'est enfin une esquisse de ce que pourrait être "une histoire des limites - de ces gestes obscurs, nécessairement oubliés dès qu'accomplis, par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l'Extérieur." Maurice Blanchot.


  • Si l'histoire de la philosophie a donné lieu à quelques monuments éditoriaux depuis un siècle, très rares ont été les entreprises synthétiques, accessibles aux néophytes comme aux initiés, et retraçant en un unique volume plus de deux millénaires de débats et de révolutions intellectuels. C'est le défi de la présente Histoire de la philosophie, somme rédigée par des spécialistes de toutes nationalités, qui offre une présentation avisée et didactique de l'ensemble de la tradition occidentale, des origines à nos jours. Le lecteur y est guidé parmi la pensée et les œuvres des principaux philosophes, depuis les premiers penseurs de l'antiquité grecque jusqu'aux auteurs qui réfléchissent aujourd'hui à notre connaissance de la nature, des nouvelles technologies ou au gouvernement de la cité. Il pénètre en outre au cœur des grandes joutes culturelles, religieuses, scientifiques ou politiques auxquelles les philosophes ont pris part ; celles-là mêmes au sein desquelles la philosophie s'est élaborée, renouvelée et ne cesse de poursuivre son questionnement.
    Jean-François Pradeau est professeur de philosophie à l'université de Lyon 3. Spécialiste de l'Antiquité, il est l'auteur de nombreux livres consacrés notamment à l'œuvre de Platon, dont Platon, l'imitation de la philosophie (Aubier, 2009).

  • « S'il est vrai qu'une philosophie digne de ce nom est avant tout un discours sur l'essentiel, qui se développe et se ramifie comme un arbre, ou éclate comme une fusée, avec plus ou moins de retard, la petite quantité des attitudes fondamentales doit corriger la pluralité indéfinie des oeuvres. » Cet ouvrage part de ceux qui ont réussi à faire cristalliser une approche, une attitude, un esprit, pour offrir au lecteur la reprise des étapes majeures de l'aventure de la pensée occidentale depuis Parménide jusqu'à Sartre et Bruaire en passant par Platon, Descartes, Spinoza, Kant, Marx, Nietzsche ou encore Bergson.

  • En suivant pas à pas la biographie de Friedrich Nietzsche, Jean-Luc Bourgeois illustre le quotidien d'un homme hors du commun, avec des citations de l'oeuvre elle-même, tirées de la correspondance, des écrits posthumes et des livres publiés. C'est un Nietzsche par lui-même qui est donné à lire, enrichi par des commentaires de l'auteur, et par une description du contexte de ces événements biographiques, comme de celui dans lesquelles ils se déploient, documentés par les correspondances de tous ceux qui, de près ou de loin, ont côtoyé l'homme. On suit ainsi Nietzsche pas à pas, de la prime enfance à l'homme posthume, se laissant guider par l'extraordinaire vigueur de ses écrits (intimes ou publics) et redécouvrant un homme et une oeuvre dont les commentaires n'épuisent jamais la grandeur.

    Musicien, philosophe, écrivain, musicologue, et scénariste, Jean-Luc Bourgeois (1947) s'est intéressé à Nietzsche il y a plus de quarante ans et a réalisé - outre des travaux universitaires sur l'homme et l'oeuvre, un documentaire sur les écrits musicaux de Nietzsche. Il a publié récemment un livre aux éditions Van Dieren, La mesure des vents, sorte de voyage initiatique autour du chef d'orchestre Ernst Ansermet et de l'archipel des Acores, battu par les vents. Il vit et travaille à Lausanne.

  • De Platon à Hannah Arendt, en passant par Averroès, Machiavel et Nietzsche, cet ouvrage retrace les moments-clés de l'histoire de la philosophie. Synthétique et pédagogique, il présente l'essentiel de ce qu'il faut retenir pour comprendre les principaux courants. Des citations expliquées introduisent l'oeuvre de chaque philosophe abordé, et des encadrés illustrent ses concepts en s'appuyant sur des exemples de la vie quotidienne. Clair, précis et concret, ce livre montre l'évolution de la pensée philosophique d'hier à aujourd'hui.

  • J’ai pensé à Hannah Arendt en commençant ce livre : contre les « hommes sans âmes » et toutes les formes de totalitarisme, dit-elle, nous n’avons qu’une seule arme : penser !Je sais déjà, puisque je vis cette passion chaque jour, que certains philosophes ensoleillent l’existence ; mais j’ai aussi appris, par leurs rencontres, qu’ils sont des remparts dans les moments d’obscurité et d’enfermement. Penser, c’est refuser de s’enfermer dans des labyrinthes d’idées fixes, dans des délires nauséabonds, dans le découragement ou de fausses espérances. Il faut accepter de douter ; c’est-à-dire de continuer à réfléchir sur soi, le monde et les autres, sans se laisser gouverner aveuglément par des principes, des croyances, de vieilles habitudes ou des algorithmes. L’époque que nous vivons nous invite tous à repenser le monde et les rapports que nous entretenons avec nous-même, les autres et la nature.Ce livre est une invitation à découvrir et à approfondir les grandes questions philosophiques qui, quelle que soit l’époque, permettent encore et toujours aujourd’hui de penser et d’éclairer le monde et nos existences. Professeur de philosophie depuis 25 ans, et professeur de photographie en classes préparatoires aux écoles d’art, Olivier Tibloux interroge et bouscule les idées fixes et les stéréotypes en exposant clairement et sans concessions les pensées des grands philosophes. Il est aussi l’auteur d’Une petite histoire des grands philosophes et  des Grandes questions philosophiques en clair, aux éditions Ellipses.

  • Si les grandes œuvres politiques ne cessent jamais de questionner leurs lecteurs, il n’est pas facile d’exposer avec clarté, précision et fermeté une pensée sans risquer de la mettre « à plat » par des développements nécessairement plus ou moins concis. Cet ouvrage relève le défi méthodologique à partir d’une contextualisation rigoureuse historique et théorique qui offre une lecture, avec ses clés d’analyse. Un corpus politique élargi pour cette seconde édition à seize œuvres parmi les plus célèbres de la pensée occidentale – de l’Antiquité au XXIe siècle – confronte le lecteur aux écrits de Platon, Aristote, Augustin, Machiavel, Bodin, Locke, Montesquieu, Burlamaqui, Rousseau, Tocqueville, Marx-Engels, Proudhon, Weber, Jouvenel, Rawls ou Foucault afin de lui permettre d’exercer un regard critique sur des visions complémentaires, voire opposées de la société politique, de discipliner sa propre pensée, d’accéder à une distance avec la réalité politique contemporaine afin d’en évaluer les forces et les faiblesses. L’ouvrage, qui s’adresse en priorité aux étudiants en Droit, Science politique, Philosophie, Histoire, Sociologie et AES, répond aux exigences des Licence et Master. Il sera précieux également dans le cadre des classes préparatoires, des écoles de commerce et des concours de la fonction publique nationale ou territoriale. Tout citoyen pourra y trouver une réflexion sur l’histoire des idées politiques. Jean-Paul Valette, docteur d’État en Droit, diplômé en Science politique, Philosophie, Histoire et Lettres est Maître de conférences, hors classe, à l’université Paris-Saclay. Il enseigne également à  l’université Paris-II-Panthéon-Assas (IPAG).

  • En dégageant les grandes lignes d'une histoire de la philosophie occidentale, cet ouvrage permet à un large public de s'orienter, d'interroger des concepts portés par la tradition philosophique et de réfléchir par lui-même aux questions de fond concernant le monde contemporain. Une synthèse ambitieuse et brillante.
    Comment s'orienter dans l'histoire de la philosophie ? Qui dit quoi ? Quelles catégories organisent les discours ? De quelle manière la philosophie a-t-elle conquis son autonomie par rapport aux pouvoirs politiques et religieux ? De quelles institutions dispose-t-elle ? Quel écho donne-t-elle des activités sociales ? Cet ouvrage permet de s'orienter au sein de l'histoire de la philosophie ; il présente les principaux philosophes comme les systèmes majeurs soumis à discussion, de l'Antiquité à nos jours. À ce panorama, l'auteur associe une réflexion sur la philosophie européenne (occidentale), montrant comment elle se rapporte à d'autres philosophies (issues de Chine, d'Inde, des pays d'islam) et s'en distingue : quels axes elle privilégie (l'être, le principe, la causalité, la vérité), comment la traduction des textes en provenance d'autres cultures lui est indispensable et pourquoi l'Europe ne peut plus, de nos jours, résumer toute la philosophie.

  • L'histoire, selon Thucycide, était un « trésor pour toujours ». La philosophie ancienne n'est-elle pas, à l'inverse, un « trésor de toujours » ? Car on peut encore penser avec les Anciens. Et sur trois points décisifs : l'être, l'homme et le disciple. L'être, c'est l'objet rêvé et impossible. Car « tout est être », mais tout quoi ? Tout ce qu'on peut montrer, ou tout ce qu'on peut dire ? L'ontologie se construit, et se perd, en se partageant entre deux voies, Démocrite ou Platon : une physique ou une logique. L'homme, c'est l'objet nécessaire et introuvable. Son ombre pèse sur les éthiques les plus opposées, d'Aristote à Épicure, et impose sa figure constante, entre deux autres, l'animal et le dieu. Le disciple, c'est le destinataire privilégié. Trois figures en sont possibles (socratique, épicurienne et aristotélicienne), qui dessinent trois voies de la philosophie : une critique, un art de vivre, un savoir. Francis Wolff est professeur émérite à Normale Sup. Son dernier ouvrage, Pourquoi la musique ? (Fayard) a été classé meilleur livre de l'année 2015 par la rédaction de Philosophie magasine.

  • On sait l'importance de la réflexion sur les penseurs présocratiques dans la philosophie de Heidegger. Le cours traduit ici, datant de 1932, s'il n'est pas le premier à en faire mention, est le premier, en revanche, à les aborder sous l'angle du commencement qui s'y joue. Cest ce motif du commencement qui oriente la lecture que Heidegger entreprend de la très courte et dense "parole d'Anaximandre" et des fragments qui nous sont parvenus du Poème de Parménide d'Élée.

    Cette explication avec le commencement de la philosophie occidentale ne cessera plus, dès lors, d'accompagner le cheminement de la pensée de Heidegger. Elle constituera un second foyer de l'oeuvre heideggerienne, après Être et temps : la recherche d'un autre commencement.

  • En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... - , de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction...- , permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.

  • Notre culture occidentale n’est pas figée autour d’un unique mythe fondateur, d’une tradition inamovible. Depuis plus de 25 siècles, depuis l’Antiquité gréco-romaine, les conceptions de l’univers et de l’homme se sont succédé, nombreuses, parfois complémentaires, le plus souvent différentes voire contradictoires. La différence est féconde : elle assure la fertilité de la vie biologique, elle rend possible la construction d’un savoir, elle est garante de la liberté. Cet abrégé présente une centaine de grands courants, plus de deux cents auteurs, ainsi que les œuvres majeures qui animent la vie intellectuelle occidentale. Il s’adresse à toute personne qui désire découvrir les grands débats d’idées de l’Occident. Il ne se dilue pas dans l’abstraction, la pure théorie, il est aussi l’histoire des sociétés et des valeurs qui les fondent. Il éclaire les interrogations qui se posent à tout esprit concerné par la question du sens.

  • Le rapport du monde revêt un aspect nouveau dans la philosophie chrétienne du Moyen Âge par rapport à la philosophie antique païenne. Être créé n'a pas le même sens ni la même valeur que simplement être là ; c'est être déjà le résultat d'une intention et d'un projet. Selon la détermination épicurienne de l'Antiquité, le monde est un agrégat d'atomes qui résulte d'un jeu de forces naturel ; nulle intention d'une quelconque instance divine. Le monde est tout autre quand on le pense à partir de la notion de Création, et le dogme religieux de la Création prend un tour résolument philosophique quand on affronte le problème de la nature du réel. Habiter un monde ne revient pas seulement à se trouver face à des choses ; dans le cadre d'une pensée de la Création, c'est aussi s'insérer dans un projet divin, être au contact du sens profond des choses et, pour l'homme, trouver place parmi les créatures dans l'ordre de la Création.

  • Cet essai exceptionnel et ambitieux, qui s'inscrit dans la droite ligne des travaux de P. Bourdieu, N. Elias et S. J. Gould, analyse une révolution dans l'ordre de la connaissance : l'irruption de la pensée sociologique en France et en Allemagne, à l'orée du XX e siècle, et la déflagration qu'elle a causée. Sa première victime fut sans doute la philosophie, contrainte à une violente remise en cause, dont ce livre s'attache, entre autre, à relire les principaux auteurs au prisme de cette analyse. Au tournant du XIXe et du XXe siècle, l'ordre de la pensée, du savoir et des représentations a été ébranlé par la sociologie naissante. L'image de l'" homme ", de l'existence humaine, s'en est trouvée profondément bouleversée. Cette révolution sans morts ni barricades a en revanche fait de nombreuses victimes, à commencer par la philosophie. Face à l'idée d'une autonomie et d'une singularité irréductible des faits sociaux, parachevant le développement d'approches objectivistes de l'esprit humain, la philosophie s'est retrouvée acculée, sommée de se redéfinir et d'abandonner à la sociologie, au moins provisoirement, les terrains de la morale et des conditions de possibilité de la connaissance. Avec Max Weber, Georg Simmel et Ferdinand Tönnies en Allemagne, Émile Durkheim et surtout Gabriel Tarde en France, la sociologie consacra, tout d'abord, le principe d'une pluralité de déterminations historiques et objectives pesant sur l'existence humaine. Elle ratifia, ensuite, l'avènement d'une conception nouvelle de la construction théorique, respectueuse de la complexité et de la force contraignante des faits ainsi que de la nature " sociale " des catégories de pensée et des pratiques de production et de transmission des connaissances. Une grande partie de la philosophie du XXe siècle peut être lue comme une réponse à cette révolution cognitive. C'est ainsi que Henri Bergson, Georges Canguilhem, Martin Heidegger, William James, Karl Jaspers, Maurice Merleau-Ponty ou encore Bertrand Russell sont soumis, ici, à une grille d'analyse inédite. Un ouvrage aussi documenté qu'audacieux, qui offre la première histoire croisée de la sociologie et de la philosophie.

  • Grâce à l'intervention d'un spécialiste, découvrez les dates-clés, les concepts centraux et les principales figures Ce guide propose un panorama de la philosophie, des origines à nos jours. Organisé de façon chronologique, il présente chaque é

  • Connaissez-vous le dilemme du prisonnier ? À quoi ressemblerait notre monde si l'on pouvait retourner dans le passé pour réparer nos erreurs ? Peut-on croire le Crétois Épiménide lorsqu'il affi rme que tous les Crétois sont des menteurs ? Serait-il injuste de toucher de l'argent sans travailler ?
    Ces questions et de nombreuses autres sont, dans ces pages, traitées de manière stimulante. Des sujets clés - Dieu, l'histoire, la liberté, le bonheur, la morale, la conscience... - sont abordés sous un angle tout à la fois instructif et ludique. Car la philosophie peut aussi être plaisante, voire divertissante.
    Énigmes, problèmes logiques, cas pratiques, expériences de pensée... Avec simplicité et clarté, Robert Zimmer nous propose une gymnastique de l'esprit, véritable invitation au plaisir de penser.
     
    Robert Zimmer enseigne la philosophie en Allemagne. Biographe de Karl Popper et d'Arthur Schopenhauer, il a rencontré un succès international avec Le Grand Livre des philosophes (Fayard, 2012).

  • Dans notre époque troublée, un sentiment de colère et d'abandon se répand parmi de nombreux citoyens qui se sentent humiliés, incapables de mener la vie qu'ils espèrent et impuissants à agir sur les forces impersonnelles qui les dominent. Ces forces sont le capitalisme effréné, l'étatisme, la mondialisation marchande et l'idéologie libérale qui les sous-tend. La gauche et la droite ont convergé autour d'un libéralisme socioculturel et d'un libéralisme économique. Ces libéralismes ne sont que deux moitiés d'un même credo ultra-moderne qui oscille entre l'individualisme du marché et le collectivisme d'État.Dans ce livre, John Milbank et Adrian Pabst proposent, comme alternative au libéralisme totalisant, une politique de la vertu que l'Occident a héritée de la synthèse chrétienne du logos gréco-romain avec la foi biblique. Inspirée par le sens de réciprocité fraternelle, une telle politique vise à promouvoir la justice économique, la solidarité sociale, l'appartenance culturelle et l'internationalisme personnaliste. L'Europe ne pourra se maintenir et influencer le cours du monde que si elle renouvelle son héritage antique et chrétien, et parvient à inculquer la pratique de la vertu dans la recherche du bien commun.
    John Milbank est professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham et directeur du centre de théologie et philosophie.Adrian Pabst est lecteur en politique à l'université de Kent et professeur à l'IEP de Lille.

  • Nul besoin de connaître le grec ou l'allemand pour s'intéresser aux grandes questions humaines, aux concepts clés de la philosophie et aux hommes qui les ont forgés. Alors, ouvrez ce petit livre et dialoguez sans retenue avec Pythagore, Socrate, Averroès, Machiavel, Descartes, Rousseau, Kierkegaard ou Bergson.
    Participez à 2 500 ans d'aventure philosophique !
    Dans ce petit dictionnaire synthétique et éclectique, (re)découvrez la philosophie au travers du portrait de 50 des plus grands penseurs de l'histoire.
    Chaque notice biographique est enrichie d'éléments de culture générale, de la définition des grands concepts, des citations à retenir et des oeuvres majeures de chacun.

  • De 1945 à nos jours, la philosophie africaine fait penser à une "nécropologie". On se contente de regarder en arrière et de penser en arrière. On cherche une philosophie dans les mythes, les contes, les proverbes, les coutumes, les civilisations anciennes. Que ceux qui n'ont rien à dire cessent de nous éreinter avec les polémiques sur l'origine de la philosophie, les sociétés secrètes négro-africaines. Que ceux qui veulent philosopher en Afrique fassent comme Descartes, qui rédigeait son autobiographie intellectuelle et ses traités de métaphysique à la première personne du singulier.

  • L'auteur présente la diversité de la pensée philosophique dans le respect du pluralisme des doctrines. Pour lui, l'histoire de la philosophie reçoit un sens à partir de la dissidence. Car la philosophie ne vit que parce qu'elle renaît régulièrement. Cette renaissance est le résultat d'une remise en cause des doctrines antérieures et apparaît comme la démarche la mieux appropriée pour atteindre la vérité et former l'esprit du temps.

  • Galilée disait que l'univers est un vaste livre écrit en langage mathématique. Cette conception a donné son cadre philosophique à la révolution scientifique initiée en Europe au XVIIe siècle. L'utilisation systématique de raisonnements mathématiques pour travailler sur des phénomènes physiques a décuplé en quelques décennies la capacité de comprendre, prédire et utiliser les lois de la nature. Cette connaissance des lois physiques a amené à son tour des développements technologiques très importants, dont notre société actuelle est l'héritière. Comment cette révolution s'est-elle déroulée ? De Galilée à Euler en passant par Newton et Leibniz, comment ces nouvelles visions du monde ont-elles coexisté avec les idées philosophiques sur l'espace, le temps et la connaissance ?

  • L'histoire de la philosophie peut être présentée comme une série d'efforts pour démystifier les illusions de la conscience commune. Cette étude part des traditions sceptiques et idéalistes, pour examiner ensuite les modernes philosophies du soupçon, et évoquer pour finir la sensibilité intellectuelle d'une post-modernité à laquelle le rêve d'un dévoilement critique semble être devenu étranger.

  • Quelle est la relation de l'esprit au temps? Comment s'articulent les concepts de temps et d'histoire? De quelle façon l'idée d'historicité se laisse-t-elle caractériser? Telles sont les questions que cet ouvrage se propose d'adresser à la philosophie de Hegel. Alors que les essais de jeunesse (1796-1802) définissent le temps de manière négative en l'identifiant au destin, puis à une marque de finitude que la raison doit abolir, les projets de systèmes d'Iéna constituent un tournant dans la recherche de Hegel, qui fait à cette époque une découverte décisive : celle de la nature éminemment dialectique du temps. L'analyse de la dialecticité du temps met en évidence les multiples facettes de ce concept, et explique comment l'esprit peut se réconcilier avec le temps dans sa figure proprement historique. Les leçons d'Iéna saisissent la future philosophie de l'histoire dans sa possibilité, à la lumière de ce qu'il convient d'appeler, depuis Hegel, l'« historicité ». Christophe Bouton est Professeur de philosophie à l'Université de Bordeaux 3.

  • OEuvre inachevée, les Éléments de physiologie peuvent être considérés comme le testament philosophique de Diderot. Le philosophe y construit une philosophie matérialiste du vivant et de l'homme dont la force et la richesse n'ont cessé de frapper les lecteurs.
    Moment essentiel du matérialisme des Lumières, les Éléments de physiologie sont aussi un texte complexe. La présente édition critique offre les outils nécessaires à sa compréhension et à son étude. Le texte, soigneusement établi, est complété d'un riche apparat critique. De précieuses notes de sources permettent de mieux voir comment Diderot construit sa propre réflexion à partir des textes des savants de son temps. L'introduction fait le point sur la genèse du texte et sa place dans l'oeuvre du philosophe, tout en éclairant les principales questions philosophiques et scientifiques soulevées par Diderot.
    Avec cette édition, un nouveau regard sur une oeuvre majeure des Lumières est ainsi proposé au lecteur.
    Texte établi, présenté et annoté par Motoichi Terada

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