Politique internationale autre

  • Une sélection des grands articles parus dans la presse internationale offrant un panorama exceptionnel des penseurs qui comptent et des enjeux qui montent.


    - Un concept inédit en France inauguré en janvier 2020
    avec les 20 penseurs pour 2020
    - 21 points de vue innovants sur les grands enjeux contemporains
    - Des articles, débats et entretiens courts et accessibles


    RAN HALÉVI

    Le trumpisme après Trump

    HELEN LEWIS

    Harry Potter et la cancel culture

    EVA ILLOUZ

    Black Lives Matter et #MeToo, ou la politique des corps vulnérables

    MARYLIN MAESO

    Hommage à Samuel Paty, professeur de doute et maître de vie
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    JUDITH BUTLER

    La politique du chagrin

    JARED DIAMOND

    Apprendre à lutter en commun

    PETER SINGER

    La vie des jeunes vaut-elle vraiment plus ?

    PAUL SEBILLOTTE

    Pour une lecture anticapitaliste des pandémies

    ARJUN APPADURAI

    Voici venu le temps de la révolte des élites

    MARTHA NUSSBAUM

    Une éthique de la colère

    MIREILLE DELMAS-MARTY

    La justice mondiale en mouvement

    PANKAJ MISHRA

    La faillite du modèle libéral

    BRUNO LATOUR

    Comment atterrir ?

    MICHAEL WALZER

    Le capitalisme est-il raciste ?

    NADIA YALA KISUKIDI

    La joie africaine

    HARTMUT ROSA

    Nous pouvons donc ralentir

    MAURIZIO FERRARIS

    Save The Planet ou sauve qui peut ?

    NICHOLAS BLOOM

    Télétravail : une bombe à retardement inégalitaire

  • Il est courant aujourd'hui d'opposer les Arabes aux Juifs et les musulmans aux juifs. Depuis des décennies, Ella Shohat déplace les paradigmes, et notamment cette opposition trop souvent commodément naturalisée et instrumentalisée qui nie les stratifications de l'histoire.

    Shohat déplie tout ce qui relie les « deux 1492 » (la Reconquista et la « découverte » des Amériques), les petites et grandes ruptures coloniales et la mise en récit des passés juifs dans les espaces musulmans après la partition de 1948 en Israël/Palestine. Elle élabore une pensée des figures juives arabes, notamment à partir du fait constitué par les descendants juifs des sujets colonisés dans les espaces arabo-musulmans. Penser les juifs arabes, c'est dire la perte de mondes, mais aussi la traversée des frontières. Shohat montre ce qui rapproche des géographies humaines et des champs de recherche habituellement maintenus séparés.

    Contextualisés par une introduction et une préface, les quatre textes de ce recueil illustrent le rôle fondateur de Shohat dans le champ des études juives arabes/mizrahies. L'autrice y redéfinit l'exil, la diaspora et le retour dans une perspective qui révèle des paysages complexes d'appartenance.

  • Terreur

    Yann Moix

    « Ce livre, écrit au jour le jour pendant et après les attentats contre Charlie Hebdo et à l'Hypercacher, ne sort que deux ans après les événements : il fallait respecter le temps du deuil ; et me donner la faculté de suspendre celui de la réflexion. "Penser" les attentats est une gageure, parfois même un oxymore : le risque est soit de donner trop de sens à ce qui n'en a pas, soit de rater les étapes d'un processus plus complexe qu'il n'y paraît. Penser les attentats, c'est possiblement se tromper. Ce livre est un cheminement, une progression, une interrogation, un questionnement sur la radicalité, la radicalisation, la jeunesse, l'islamisation, la violence, le nihilisme. Autant de termes qu'on ressasse à longueur de journées sans jamais s'arrêter pour les creuser, les approfondir jusqu'à la nausée. Ce petit essai est obsessionnel : revenir à l'infini sur les actes, les causes, les effets, les acteurs, les conséquences, sans jamais se raturer, au risque même, çà et là, de se contredire. Les frères Kouachi, Amédy Coulibaly sont les tristes protagonistes d'un événement originel, matrice de tous les attentats qui suivirent : les notes et scolies rédigées à chaud et publiées maintenant, doivent se plaquer sur tous les attentats qui suivirent, et qui sortent tout droit, peu ou prou, de janvier 2015.Car ce qui me frappe à la relecture d'un texte rédigé il y a deux ans, c'est à quel point ce qui y était prévu est déjà advenu ou encore, hélas,  à advenir . Je n'ai donc rien censuré des passages prophétiques qui me donnent aujourd'hui le sentiment d'une réflexion rattrapée par le réel, au prétexte qu'ils pourraient être lus comme ayant été rédigés rétroactivement à partir du réel : on ne s'excuse pas d'avoir eu raison trop tôt. "Nous sommes en guerre" a dit le président de la République. Les écrivains ont toujours voulu dire la guerre. Je n'échappe ni à la règle, ni à la tradition. »Y.M.

  • Appuyé sur la riche expérience de l'auteur, de missions de développement en responsabilités ministérielles, en passant par les rencontres de Porto Alegre, ce livre est une analyse sans concessions de la situation actuelle de l'Afrique et souligne les effets ravageurs de la mondialisation néo-libérale. Il dénonce l'inadéquation et les conséquences néfastes des remèdes proposés par les institutions internationales (Banque mondiale et FMI), ainsi que leur confiscation par des « élites » autochtones corrompues, et propose une stratégie de développement endogène. Celle-ci fondée sur la capacité des Africains à redevenir des sujets de leur histoire, passe par l'affirmation d'une fierté nouvelle et la redécouverte de valeurs et d'un imaginaire propres.

  • Le choc démographique

    Bruno Tertrais

    Sommes-nous prêts au choc démographique qui s'annonce. ? Vieillissement rapide de la population mondiale, urbanisation effrénée, immigration toujours plus importante... Ce n'est pas seulement le profil de notre quotidien qui change, mais aussi les équilibres stratégiques. La Chine peut-elle devenir la première puissance mondiale alors qu'elle s'apprête à «. vieillir avant même d'être devenue riche. ». ? Les États-Unis passeront-ils au second rang alors qu'ils vont conserver leur dynamisme démographique. ? Le déclin de l'Europe est-il inéluctable. ? Y aura-t-il vraiment une «. ruée. » des jeunes Africains vers le Vieux Continent. ? C'est à ces questions que répond Bruno Tertrais, à rebours des fantasmes et sans démagogie. Tandis que la crainte de l'islam devient universelle et alimente la thèse d'un «. choc démographique des civilisations. », que l'Afrique et le Proche-Orient semblent soumis à une instabilité durable, il explique comment ces évolutions pourraient, paradoxalement, augurer d'un monde plus pacifique. La démographie est une affaire politique. : ce livre nous en donne les clés. Bruno Tertrais est politologue, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique. Il a également publié aux éditions Odile Jacob Le Président et la Bombe (2016) et La Revanche de l'Histoire (nouvelle édition 2019)

  • À la fois fer de lance du progressisme et haut lieu du conservatisme, patrie de #MeToo mais aussi de Donald Trump, les États-Unis n'en finissent pas d'étonner et de surprendre. Tous les quatre ans, l'élection du président focalise l'attention, d'abord sur les personnalités candidates aux primaires, puis sur celles des deux challengers. Leurs noms nous sont familiers, mais nous connaissons souvent moins bien leurs idées et les philosophies qui les portent. Pourtant, elles irriguent nos mentalités et continuent d'exacerber les imaginations au-delà des frontières.
    De la question de l'immigration à celle de l'assurance santé, de la problématique de l'avortement à celle de l'environnement, des tensions interraciales au fléau de la violence, Didier Combeau explore ici les fractures qui parcourent la société américaine et se traduisent par un rejet de plus en plus viscéral de l'adversaire politique. Il donne en termes simples les clefs indispensables à la compréhension du subtil fonctionnement du fédéralisme, de l'équilibre des pouvoirs, et d'un système électoral sujet à polémiques, qui peine à asseoir la légitimité d'un président parfois élu à la minorité des voix.
    L'étude des joutes qui opposent conservateurs et progressistes se prolonge dans une réflexion sur l'identité politique et nationale du premier soft power mondial.

  • Depuis deux décennies, le terrorisme fait partie intégrante de nos vies personnelles, sociales et politiques. Nous en avons désormais une expérience tragique régulière, directe ou indirecte. Dix attentats majeurs ont jalonné les vingt années qui viennent de s'écouler. Ils ont façonné les sociétés et les Etats partout dans le monde. Pour dissiper l'effroi et le vertige de leur répétition, il est indispensable de saisir ce que ces attentats emblématiques disent de l'état du monde et en quoi ils ont changé la donne géopolitique.
    Les attentats étudiés ont été choisis selon plusieurs critères : leur caractère récent, leur poids dans l'opinion, leur diversité géographique et leurs conséquences dans le débat public. Chaque attentat est traité de manière identique afin de favoriser les comparaisons entre les différentes formes de terrorisme : Que s'est-il passé ? Comment l'attentat a-t-il été perçu ? Quels sont les précédents historiques ? Comment les sociétés ont-elles réagi ? Qu'est-ce qui a changé dans le monde ?

  • Près de 70 cartes et infographies pour mieux connaître le terrorisme islamiste et comprendre ses racines, sa logique et son mode opératoire.
    - Pourquoi et depuis quand les groupes terroristes actuels se réclament-ils de l'islam ?
    - Quels sont leurs modes d'action et d'organisation et comment se financent-ils ?
    - Outre Al-Qaida, l'État islamique, les talibans et Boko Haram, plusieurs autres organisations islamistes mènent des actions terroristes en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient...
    - Les attaques subies par les pays occidentaux et leurs méthodes de lutte contre la radicalisation.
    Pour la première fois, un atlas propose une analyse claire et distanciée du terrorisme islamiste à l'échelle mondiale. L'auteur associe connaissance pointue du sujet et souci de clarification.

  • La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants.

    Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde.

    Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.

  • Analyse du grand virage mondial à droite par le spécialiste de l'histoire culturelle et générationelle des années 1960 et 1970 aux États-Unis et en France. Du cauchemar des années 80 à la financiarisation : c'est ce long retour de bâton, réactionnaire et individualiste, cynique et guerrier, bienveillant et divertissant, que François Cusset détaille dans cet entretien avec Régis Meyran.

  • Russie, USA, Chine, France, Royaume-Uni : l'essentiel des connaissances sur l'histoire des cinq plus grandes puissances mondiales, rassemblées dans un ouvrage de synthèse facile d'accès et riche d'informations.
    Des origines à nos joursOn compte de nos jours cinq puissances mondiales : la Russie, les États-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne et la France. Un point commun - majeur : tous ces pays sont des puissances nucléaires, puisque dotées de la bombe atomique. Philippe Valode retrace l'histoire de ces cinq nations, afin d'en mieux cerner les forces et les faiblesses.Si la Russie aspire à rejouer un rôle dans le concert mondial, elle souffre d'une démographie en berne, bien qu'elle soit un pays producteur et exportateur de matières premières (pétrole et gaz). Les États-Unis, quant à eux, remettent en cause leur responsabilité de première puissance dans la marche du monde. La période Trump, une parenthèse, est marquée par la compétition qui l'oppose à la Chine, notamment dans le domaine décisif de la maîtrise de l'innovation technologique. En portant à plus de 600 milliards de dollars le budget de la Défense, le président américain dope le complexe militaro-industriel.La Chine, par ailleurs, aspire à retrouver un passé glorieux. Force est de constater que Deng a sauvé son pays de la catastrophe maoïste, mariant capitalisme offensif et autoritarisme communiste. Mais le plus grave problème de la Chine en 2019 est sans doute l'effondrement de sa croissance sous la barre des 2%.La Grande-Bretagne, dont la défense est asservie aux États-Unis, est prisonnière de l'absurde Brexit et ne sait plus réellement où se trouve son avenir. Quant à la France, elle paie aujourd'hui l'excès de ses dépenses publiques et souffre d'une crise interminable : industrie rabougrie, déficit extérieur considérable et constant, chômage structurel élevé...

  • Le monde au défi

    Hubert Védrine

    • Fayard
    • 6 April 2016

    Pour Hubert Védrine, la « communauté internationale » est un objectif, pas encore une réalité. Ni les idéaux de l'ONU, ni le marché global n'ont suffi à la fonder. Le monde est éclaté, le pouvoir est émietté, les mentalités s'opposent, chaque peuple est mu par ses propres passions et ses intérêts immédiats. Et si la cohésion de l'humanité se créait autour de la vie sur la planète ?
    Dans ce nouvel opus Hubert Védrine trace un portrait  lucide de notre monde et tente de jeter un pont entre la géopolitique et l'écologie. Un éclairage clair et puissant sans langue de bois sur la réalité du monde d'aujourd'hui par l'ancien ministre des Affaires étrangères. 
    Pendant cinq ans à la tête du Quai d'Orsay, Hubert Védrine voyage, écrit, enseigne et conseille.

  • «Qui sait à quoi ressemble le monde tel que le voit Daech?
    J'ai passé plus de douze ans à infiltrer les groupes djihadistes. Ce risque, je l'ai pris pour sensibiliser et informer contre le danger que représente cette idéologie obscurantiste et barbare. J'ai lu, écouté et regardé des centaines d'heures de vidéos de propagande d'al-Qaida puis celles de Daech. J'ai découvert ainsi que Daech traduit, dissèque et analyse chaque reportage, diffusé sur les chaînes occidentales. Il utilise les erreurs que nous pouvons commettre pour questionner nos valeurs et semer le doute dans l'esprit de centaines de nos concitoyens. Avec les documents que je vais vous dévoiler, à nous de traduire, de disséquer et d'analyser leur pensée.
    Lors de la chute de la ville de Syrte en Libye en 2016, une découverte a ébranlé mes certitudes. J'ai eu entre les mains l'ordinateur personnel de l'émir de Syrte et le téléphone de son employée. Des documents exceptionnels et confidentiels. Un "butin" qui offre un éclairage nouveau et inédit, sans langue de bois ni artifice sur Daech.
    Ce livre trace le portrait d'un monstre en vous invitant dans sa pensée intime. Celle qu'il cache derrière des images et des discours de propagande, celle qu'il s'efforce de ne pas dévoiler au public.»
    Kamal Redouani.

  • Cet ouvrage fait le constat, en ce début du XXIe siècle, qu'il existe de nombreuses raisons de s'inquiéter pour l'avenir des générations futures. Toutes convergent vers la conclusion que notre façon d'habiter la planète doit être repensée faute de conduire l'humanité dans une impasse. Dans un même esprit transdisciplinaire que le premier, ce volume rassemble une grande diversité de faits récents qui dans des domaines très divers (scientifique, technologique, économique, politique et culturel) concourent à apporter des réponses à nos inquiétudes. Ils témoignent, en effet, d'une transition écologique, économique et sociale déjà en cours vers un autre monde possible. Pour bâtir ce monde nouveau, les nouvelles générations ont besoin à la fois de lucidité et d'espoir.

  • De flamboyantes campagnes de pub les ont attirés. Ils affrontent une tout autre réalité. Enquête sur de jeunes recrues à bout de nerfs.
    Depuis les attentats de 2015, l'armée française recrute large. Avec 1,7 candidat seulement par poste de militaire du rang, elle n'a guère de choix. Ces volontaires fuient souvent l'échec scolaire, le chômage ou la petite délinquance et rêvent d'une guerre de jeu vidéo. Puis ils découvrent l'absurdité des patrouilles Sentinelle, les conditions de vie déplorables et l'indécision du commandement. Mal préparés aux atrocités de la guerre, ils sont envoyés au Mali ou en Centrafrique. Accros aux réseaux sociaux, aux drogues, à l'alcool, certains ont dérapé jusqu'à commettre des exactions sur des civils centrafricains.
    Mauvaise troupe décrit l'existence de ces soldats déboussolés, abandonnés à leur errance par une hiérarchie dépassée. Cette enquête de terrain, étayée par des documents internes exclusifs,
    dévoile enfin une réalité occultée.

  • Une machine à concentrer la richesse, laissant une poignée de vainqueurs face à une armée de vaincus : voilà ce qu'est devenu le capitalisme. L'État-providence n'aura duré qu'une saison, la révolution technologique en cours réduit le marché de l'emploi.
    Le court-termisme règne en maître, la défense de privilèges aussi exorbitants que médiocres bloque toute tentative de sauvetage.
    La finance et l'économie pouvaient être réformées au lendemain de l'effondrement de 2008. Rien n'a été fait. Le verdict est sans appel : nous n'apprenons pas de nos erreurs ! Si bien qu'aujourd'hui, se débarrasser du capitalisme est devenu, pour l'humanité, une question de survie.
    Paul Jorion propose une analyse sans concession et des pistes d'espoir : oui, la spéculation peut être interdite comme autrefois ; oui, l'État-providence doit être inscrit une fois pour toutes dans nos institutions ; oui, un projet européen ressuscité pourrait être le fer de lance d'un véritable redressement ! Seule la volonté fait défaut. Anthropologue et sociologue de formation, Paul Jorion révolutionne depuis dix ans le regard que nous portons sur la finance et l'économie. Son récent ouvrage, Le dernier qui s'en va éteint la lumière, a d'ores et déjà laissé sa marque

  • Pour l'avoir combattue à Interpol, Aline Plançon révèle ici la plus méconnue des faces sombres de la mondialisation : la privatisation des systèmes d'Etat a fait exploser le trafic des médicaments au point de menacer votre santé. Un livre choc contre les nouvelles mafias en col blanc.
    Depuis quarante ans, la vente de faux médicaments est en hausse dans les pays pauvres, mais pas seulement. Les dysfonctionnements des systèmes de santé européens aggravent la prolifération d'une médecine frauduleuse.
    De 2006 à 2016, Aline Plançon a été responsable du programme international de lutte contre la criminalité pharmaceutique d'Interpol. Elle raconte dans ce livre son expérience, et relate ses découvertes : les produits de santé falsifiés représentent plus de 10 % des médicaments en circulation, tuent plus de 250 000 personnes par an et rapportent plus de 100 milliards de dollars chaque année. Ce business, vingt-cinq fois plus lucratif que celui de l'héroïne, est essentiellement organisé depuis la Chine, l'Inde et le Pakistan, avec la complicité d'industriels et de financiers en col blanc. Le marché de la santé est bel et bien une guerre qui recouvre des enjeux géostratégiques.
    Un document choc.

  • Depuis de longues décennies, le Moyen-Orient est en proie aux conflits, aux tensions et aux divisions. Des religions vouées à la paix et à l'amour s'y transforment en doctrines de haine et de guerre. Des sources immenses de richesse, notamment pétrolière, y coexistent avec la pauvreté de la grande majorité des populations. Nulle part au monde, on ne trouve dans un espace aussi réduit tant de rivalités et de violence portant sur la maîtrise de territoires (Irak, Syrie, Yémen, Palestine...). Récurrence des affrontements, stagnation économique, absence de démocratie, inertie politique, interventions extérieures multiples et non coordonnées..., le numéro 103-104 de Questions internationales dresse un panorama complet de cette région conflictuelle.

  • Le dérèglement climatique tue. Il bouleverse des centaines de millions de vies, à commencer par celles des plus pauvres et des plus fragiles. Pour que notre planète reste vivable, près de 80 % des réserves d'énergies fossiles actuellement connues doivent demeurer inexploitées.
    Nous n'en prenons nullement le chemin. Les négociations dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le climat de Paris s'annoncent comme un échec : les États abandonnent l'objectif de tout faire pour rester sous le seuil d'une augmentation maximale de la température de + 2 °C au-delà duquel les pires scénarios deviennent possibles.
    C'est pourquoi la société civile mondiale lance aujourd'hui un appel à la mobilisation, et à construire un vaste mouvement qui refonde nos sociétés.
    Ce livre porte la voix de personnalités du monde entier, de chercheurs conscients de l'impasse actuelle, mais aussi celle d'innombrables victimes, réfugiés climatiques et collectifs en lutte contre la machine à réchauffer la planète. Tous nous rappellent la réalité du réchauffement climatique en cours, les souffrances et les inégalités qu'il produit et nous montrent les voies pour sortir de l'âge des fossiles.
    Avec les contributions de Naomi Klein, Vandana Shiva, Jean Jouzel, Susan George, Desmond Tutu, Bill McKibben, Geneviève Azam, Pablo Solon...

  • La crise économique mondiale fait maintenant place à des crises politiques nationales, au retour des frontières et des murs. Cette situation est au moins en partie le résultat d'une sous-estimation des instabilités du capitalisme. Nos Etats providence ont permis de civiliser les capitalismes nationaux. Ils sont de plus en plus présents, sans réellement limiter les risques et inégalités issus de la mondialisation.
    S'appuyant sur l'histoire économique et sociale, aussi bien que sur une claire analyse du contexte économique contemporain, ce livre explore la possibilité d'une autre relation entre l'économie et la politique, en élargissant l'espace des solidarités. Il propose en particulier la création d'une assurance chômage européenne, compatible avec les systèmes nationaux et s'appuyant sur l'expérience des Etats-Unis. Contre le seul repli national, il existe un chemin économiquement cohérent pour préserver nos Etats providence.
     
    Xavier Ragot est Président de l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE). Il est Directeur de recherche au CNRS et Professeur en économie à Sciences Po. Il est l'auteur de nombreuses contributions et ouvrages scientifiques sur l'économie française, la crise financière et européenne.

  • Trois enjeux décisifs pour l'avenir immédiat  :Les mers dangereuses  L'Amérique latine en fusion  Le multilatéralisme a-t-il un avenir  ?Dans un esprit prospectif, Ramses 2020  propose également un appareil documentaire et pédagogique reconnu  : chronologie  des événements 2018-2019, cartes inédites, données statistiques, 8 vidéos.

  • 50 ans de passion pour le monde arabe  «  Le monde arabe qui était pour moi, il y a tant d'années, un horizon lumineux, désirable, n'est plus aujourd'hui sur nos écrans et dans les journaux que bruit, fureur et désespérance. Enfant, ces pays me faisaient rêver alors que je grandissais dans un petit village du nord de la Gironde. La vie m'y semblait morne, ennuyeuse, je voulais m'échapper. A 18 ans, je suis parti avec trois amis dans la voiture du père de l'un d'eux. A Tarifa, j'ai vu les lumières de l'Afrique. Le lendemain à Tanger, j'ai compris que j'étais arrivé. Finalement, c'est trois ans plus tard, dans une montagne peinte en rose sur les cartes de géographie, que tout a vraiment commencé  : à Batna dans les Aurès, en 1966. A partir de là toute une vie se déroule que, du haut de mes années, je contemple avec bonheur.
    J'ai connu l'Algérie, puis le Maroc. Revenu à Paris, j'ai étudié l'arabe et découvert la Syrie, le Liban, le Yémen. Devenu diplomate, mon premier poste a été l'Irak du temps de Saddam Hussein et de la guerre contre l'Iran. Puis je suis retourné en Algérie quelques années et ensuite à Bahreïn, au Liban, au Yémen. Et en Egypte, que j'avais découvert la première fois à vingt ans. J'y ai exercé un beau métier, celui de conseiller culturel. J'y ai créé des filières francophones, un hebdomadaire. J'y ai vécu dans l'amitié, dans la confiance, dans la fidélité. Et puis, pour m'attacher définitivement à ce pays est arrivée la révolution du 25 janvier 2011 dont les graines aujourd'hui enfouies germeront. J'ai moi aussi marché au milieu de la foule vers la place Tahrir et je ne regrette pas d'y avoir cru.
    J'ai voulu raconter cette histoire singulière, ce monde arabe - cinquante année dans ce monde arabe - qui nous hante tous, nous intrigue, nous passionne.  »

  • Lorsqu'on évoque le conflit israélo-palestinien, les images qui viennent à l'esprit sont toujours violentes : guerres, attentats terroristes, tirs de roquettes, maisons détruites, victimes civiles... Parce qu'elles sont omniprésentes, ces violences cachent en fait une autre dimension de la réalité géopolitique régionale  : le rôle joué par les politiques israéliennes d'aménagement du territoire.  Un rôle qui ne se limite pas à la construction du Mur de séparation et de nouvelles colonies de peuplement, qui n'en sont que les parties les plus visibles et les plus médiatisées. Et qui est largement sous-estimé par la plupart des analyses, alors que la question du contrôle du territoire est de manière évidente l'enjeu principal du conflit, et ce avant même la création de l'Etat d'Israël.  Cet ouvrage analyse le rôle central que joue "l'obsession territoriale" d'Israël dans la construction de l'Etat/Nation, dans l'exclusion spatiale entre Juifs, Arabes israéliens et Palestiniens et dans le façonnement des identités. 

  • Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence
    de leur pays, perçus comme des « politiques » improbables,
    Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés
    « populistes », « élitistes », « néo-libéraux ». Si ces trois figures,
    pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c'est
    qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation
    du phénomène qu'ils représentent.
    Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des
    figures pionnières de l'État-Entreprise. Cette institution double se
    manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'État est plus affaibli
    que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation.
    L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation),
    triomphe. Elle est à l'apogée de sa puissance.
    Ce livre met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde
    du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan,
    entre l'État (institution de la religion du politique) et l'Entreprise
    (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation
    de l'État qui s'accélère depuis la fin du xxe siècle et semble
    tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise... À tout le
    moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie.
    Le temps de l'État-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir
    et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.
    Pierre Musso, philosophe de formation, docteur d'État en science
    politique, est professeur des universités, conseiller à l'Institut d'Études
    avancées de Nantes. Spécialiste de Saint-Simon, il a co-dirigé l'édition
    critique des OEuvres complètes d'Henri Saint-Simon (PUF, 2013). Il est
    l'auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la philosophie des réseaux, la
    politique et l'imaginaire industriel, dont le dernier paru est La Religion
    industrielle (Fayard-IEA, 2017).

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