• Face à la critique du système représentatif, la démocratie délibérative est de plus en plus fréquemment invoquée. Cet ouvrage revient, grâce aux contributions d'une quinzaine de spécialistes français et internationaux, sur les manières multiples de penser la démocratie délibérative mais aussi ses limites.

    Loïc Blondiaux est professeur de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, EHESS-Paris-1-CNRS).

    Bernard Manin est philosophe, directeur d'études à l'EHESS et professeur de science politique à New York University.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • L'arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016 a marqué un réel tournant dans l'histoire des États-Unis : s'appuyant sur le profond bouleversement des médias et des modes de communication, le président républicain a inventé un nouveau langage, brutal, direct, agressant violemment les opposants et niant les vérités les plus évidentes. Un langage qui trouve ses relais sur les réseaux sociaux et chaînes de télévision et où triomphe le mensonge, rendant stérile et vain tout débat politique, et mettant la démocratie en péril.
    Analysant ce mode de gouvernance inédit qui essaime dans le monde entier, Antoine de Tarlé fait le pari qu'il marquera durablement les démocraties occidentales.

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Dans un contexte de défiance vis-à-vis des partis et des hommes politiques (éloignement des arènes politiques, brouillage idéologique, affaires politico-financières, « dérives » de la communication politique, etc.), de dénigrement du travail des journalistes (discours « anti-système ») et de la montée en puissance des réseaux sociaux, cet ouvrage interroge le rôle des médias et les spécificités (ou non) du travail des professionnels de la communication politique et des journalistes en période de campagne électorale. L'ambition est notamment de porter le regard sur les reconfigurations liées à l'usage intense des réseaux sociaux, tout en considérant les permanences de certaines pratiques et manières de faire. Cet ouvrage repose sur des étude de cas inédites qui analysent l'actualité très récente, en s'intéressant aux campagnes des primaires, présidentielle et législatives de 2017.

  • Du parti libéral au Mouvement Réformateur, il y a toute une histoire...
    Cet ouvrage analyse l'histoire du parti libéral, l'évolution de son modèle organisationnel, les transformations idéologiques et programmatiques, sa géographie et sa sociologie électorales, ses perspectives d'avenir.
    Découvrez l'évolution du parti libéral belge, ses transformations ainsi que ses stratégies électorales et ses perspectives pour l'avenir dans cette analyse politico-historique.
    EXTRAIT
    Approcher aujourd'hui les libéraux belges, sous différents angles, avait donc du sens eu égard au nombre assez restreint d'études qui leur ont été consacrées. L'intérêt du sujet est d'autant plus évident que l'Open VLD et, plus encore, le MR sont engagés depuis octobre 2014 dans une expérience gouvernementale inédite qui détonne par rapport aux codes classiques de la vie politique et pose nombre de questions. Quoiqu'il en soit, être l'un des plus anciens partis européens mérite à l'évidence le respect et une analyse approfondie.
    Le parti libéral belge a donc vu le jour en 1846. Cette naissance intervient pendant la phase d'estompement de l'unionisme. L'unionisme avait été porté sur les fonts baptismaux dans les années 1820 pour faire pièce à l'emprise des provinces septentrionales sur les provinces méridionales. Catholiques et libéraux, les deux grandes sensibilités dans la Belgique de l'époque, s'étaient mis d'accord pour réclamer à Guillaume d'Orange un certain nombre de concessions sans que, pour autant, l'indépendance soit une question à l'ordre du jour.

  • Originaire de Brooklyn, Bernard Sanders obtient son diplôme de sciences politiques à l'Université de Chicago où il milite activement pour l'égalité raciale. Après un court séjour dans un kibboutz en Israël, il part pour les pâturages verdoyants du Vermont et rejoint Liberty Union, le parti alternatif local qui s'oppose à la guerre du Vietnam.
    Sans jamais cacher ses convictions anticapitalistes, Sanders finit en tant que candidat indépendant par être élu maire de Burlington, la plus grande ville du Vermont. « L'unique maire communiste des États-Unis » évolue vers le socialisme. Il conquiert la Chambre et le Sénat fédéral, clamant à qui veut l'entendre que les États-Unis feraient bien de s'inspirer de ce qui se fait au Danemark.
    En 2016, Bernie Sanders entre en guerre ouverte avec le Parti démocrate en défiant Hillary Clinton. Quasi ex aequo avec l'ex-secrétaire d'État en Iowa, battant celle-ci par plus de vingt points au New Hampshire, Sanders dépassera tous les pronostics. Il parlera devant des stades entiers et lèvera des fonds auprès de deux millions de jeunes Américains engagés.
    Aujourd'hui, Bernie Sanders est incontestablement le fer de lance du progressisme aux USA. Avec Alexandria Ocasio-Cortez, il est l'icône d'une gauche qui s'affirme et démontre qu'elle peut gagner. À 78 ans, le politicien « le plus populaire des États-Unis » peut-il triompher de son rival Joe Biden et remporter la présidentielle en 2020 face à Donald Trump ? A-t-il gagné son pari : refaire du Parti démocrate le parti des travailleurs ?
    La première partie du livre retrace l'enfance de Bernie Sanders à Brooklyn pour ensuite emmener le lecteur à l'Université de Chicago où, étudiant, « Bernie » manifeste pour les droits civiques des Noirs américains. L'ouvrage se prolonge au Vermont. Sanders conquiert la mairie Burlington, la plus grande ville de l'État, et devient le seul maire communiste des USA. La troisième partie de l'ouvrage raconte l'ascension politique de Sanders et ses deux campagnes présidentielles en tant que candidat démocrate aux convictions socialistes pleinement revendiquées.

  • Etudie les mécanismes de la démocratie semi-directe en vigueur dans les Etats démocratiques par la présentation des textes qui organisent les référendums.

  • En mars 2014, les scrutins municipaux ont donné lieu à des changements électoraux significatifs, tout en révélant la résistance de certaines pratiques et règles du jeu politiques. L'impact médiatique de la défaite de la gauche (et en particulier du Parti socialiste) sur un terrain local qui faisait sa force et de la conquête symbolique de villes par le FN a occulté d'autres enjeux plus profonds. Le propos de cet ouvrage est, en s'appuyant sur des enquêtes fouillées, réalisées à l'occasion de ces élections sur une variété de terrains locaux, de contribuer à éclairer deux axes problématiques transversaux : la question des changements électoraux et du renouvellement de l'offre politique, articulée aux formes d'inertie révélées par la puissance des mécanismes d'ancrage territorial et de professionnalisation politique ; la question du travail politique en campagne, associée aux phénomènes de croyances qui structurent les pratiques politiques.

  • Cette analyse des évolutions contemporaines de l'extrême droite scrute les précédents historiques et les divers ressorts de son développement, tels que l'utilisation des techniques du discours et du marketing ou l'existence de causes sociales objectives.
    Cet ouvrage offre un regard et une analyse pluridisciplinaire sur le phénomène polymorphe dit de la « banalisation » de l'extrême droite.
    Découvrez une analyse pluridisciplinaire inédite, centrée sur la France, la Grande-Bretagne et la Suisse et composée des contributions d'historiens, de politistes, de linguistes, de civilisationnistes, de sociologues et de juristes.
    EXTRAIT
    Avancer l'idée de « tentatives » de banalisation laisse néanmoins entendre que le processus est difficile et périlleux, qu'il est long et mal assuré. C'est pourquoi la banalisation de l'extrême droite ne saurait se mesurer uniquement à travers la progression électorale durable d'un mouvement politique qui oscille entre adhésion et protestation. Elle doit également être examinée sous l'angle de ses mécanismes car le processus de banalisation est tout à la fois plurivoque et dialectique.
    Plurivoque, la banalisation affecte l'extrême droite d'un point de vue à la fois formel et substantiel. Formellement, elle cherche à modifier son image publique, changeant de nom, de logo, de chef et de cadres, afin de laisser de côté les attributs du passé. Elle modifie également son discours public, l'atténue, l'euphémise, se fait porte-parole du « bon sens » populaire, emprunte des références aux autres familles politiques tout en se départissant des siennes propres. Elle revendique parfois auss un positionnement politique original, à l'instar du Front national qui se dit ni de gauche, ni de droite, signifiant implicitement qu'il ne saurait relever de l'extrême droite. Substantiellement, l'extrême droite devient une force politique pérenne et contribue à structurer le jeu politique ; elle marque son ancrage dans la société, élargit son vivier de cadres politiques, parce qu'adhérer à ses groupements n'est plus vraiment honteux. Il s'agirait donc en substance d'une forme d'institutionnalisation, les partis d'extrême droite quittant la sphère uniquement protestataire ou tribunicienne pour tenter d'accéder au pouvoir politique.

  • Rien ne sera plus comme avant... Alors ?

    Covid-19, présidentielle 22, un temps de nouvelles voies, de nouvelles voix, se présente à nous pour repenser et refaçonner le monde. Ludovic Deblois nous propose un sens, une voie concrète, avec sa balade au coeur de la notion d'autonomie. Il nous invite à revoir notre pouvoir de citoyen, d'individu, et notre avenir collectif, allant jusqu'à imaginer d'autres manières de bâtir les relations entre nations. Face à une montée des nationalismes, en réponse aux échecs des politiques néolibérales, ce livre ouvre un nouveau champ d'exploration inspirant, fournit une boussole. Et envisager le futur des Français, de la France et de l'Europe à travers le prisme de l'autonomie.
    La situation est préoccupante, dangereuse. Depuis plusieurs décennies, la vision politique marque par son vide. Nos gouvernants naviguent au rythme des crises financières ou sanitaires, des colères des citoyens ou des attentes du marché mondialisé. Sans horizon, les peuples désespèrent, abandonnent la scène démocratique, se réfugient dans leurs mondes individuels. Les réseaux sociaux et les fake news construisent des espaces où « son » monde est devenu « le » monde, où le bruit est plus important que le poids. En pleine crise du Covid-19, les dirigeants politiques ou certains intellectuels imaginent de nouveaux combats mobilisateurs, invoquant la lutte contre le dérèglement climatique, le souverainisme ou la réindustrialisation de la France. Ces thèmes, s'ils permettent de décrire des objectifs à court terme, ne dessinent en rien un cap émancipateur et motivant pour l'ensemble des citoyens.
    Alors... L'élection présidentielle de 2022 approche, le moment est venu de construire une vision qui rassemble. Face à un néolibéralisme souvent injuste et dévastateur, il est temps de penser la liberté au côté de la responsabilité, de questionner l'autonomie. Celle des individus, des organisations ou des institutions. Mais qu'est-ce que l'autonomie ? En quoi peut-elle constituer le pilier d'une vision au service de notre démocratie, de notre économie, des futures générations ou d'un monde plus solidaire ?


    Ludovic Deblois est auteur, entrepreneur et conférencier. Après l'écriture d'un premier roman, Les licornes aussi renaissent de leurs cendres... (Candela, 2020), il nous livre dans cet essai le fruit de ses réflexions et de ses rencontres, au cours d'une vingtaine d'années à parcourir différentes organisations à travers le monde, dans le but de contribuer à la construction d'une vision pour la France.

  • Refusant de tenir un discours polémique, l'auteur s'emploie en se référant aux décisions de justice récentes à relever et à dénoncer les pratiques répréhensibles et frauduleuses visant à influencer les électeurs, à déformer ou à dénaturer la manifestation de leur volonté. Isolée à l'origine, la fraude électorale a des communes d'élection et s'étend aujourd'hui à l'ensemble du territoire national. Ce mal est tel qu'il exige une mobilisation générale. Des citoyens mieux informés de leurs droits, des représentants des candidats plus vigilants, une justice plus sévère et l'adoption d'une « loi anti-fraudeurs », comportant en particulier des mesures spécifiques pour les « circonscriptions à risques majeurs » de fraude, contribueraient à vaincre ce fléau.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Régime représentatif, quasi aristocratique au XIXe siècle, la démocratie s'est faite ensuite séductrice avec l'État-providence. Aujourd'hui, les valeurs traditionnelles qui la fondent, telles la nation et la souveraineté populaire, tendent à s'effacer. Dans ce contexte de mondialisation, il convient, selon le politologue Guy Hermet, d'ouvrir un débat qui ne soit pas laissé aux seuls professionnels de l'élection. L'enjeu en est aussi bien celui du devenir des vieilles démocraties occidentales, que des démocraties en construction.

  • Vous avez dit République bananière ? Les bonnes âmes, en ces temps de commémoration complaisante, crieront au scandale. Mais comment qualifier autrement cette France qui, deux cents ans après la Révolution, célèbre le culte de ses présidents-monarques et organise l'impuissance du Parlement, la dépendance des juges, la valse des fonctionnaires, les trafics d'influence, le financement clandestin des partis et, le moment venu, l'amnistie ? Comment expliquer la complicité de la classe politique que ces atteintes à la démocratie laissent indifférente ? Et que penser des mystérieux critères qui ont guidé nationalisations ou privatisations et certains choix comme le nucléaire ou le Plan-câble ? Quant aux «affaires» et aux scandales -politiques ou financiers -, on en parle quinze jours, un mois, et on les enterre. «1992», les droits de l'Homme, la «République des petits porteurs», autant d'envolées lyriques qui doivent faire oublier au citoyen sa situation face à l'Etat, à ses grands commis, à sa justice sur mesure et à son culte obsessionnel du secret. Avec un certain sens de la provocation, les auteurs démontrent que la France, aujourd'hui, n'est plus un modèle : c'est une république bananière qui ne le sait pas encore.

  • Enfin un livre qui vous explique clairement ce que voter veut dire. Le vote, c'est votre part du pouvoir. Il importe donc de bien connaître les attributions de ceux et de celles que vous allez élire. Les municipales : on élit le Conseil municipal qui désigne Monsieur le Maire. Il décide de tout ce qui concerne votre commune. Les cantonales : on élit les Conseillers généraux qui ont pouvoir de décision au niveau du département. Les législatives : on choisit les députés : que peuvent-ils pour vous ? Les présidentielles : élu au suffrage universel, quels sont les pouvoirs du Président de la République ?

  • Le processus de la modernisation politique qui a son origine en Europe aboutit à la constitution de l'État-nation et du régime démocratique. Cet ouvrage trace l'histoire de la formation des États-nations et de l'intégration de la population dans les systèmes politiques des démocraties occidentales. À partir de l'héritage historique spécifique de chaque pays il décrit et analyse la diversité des institutions et du fonctionnement actuel d'un certain nombre de démocraties modèles notamment l'Allemagne le États-Unis, la France, la Grande-Bretagne l'Italie les pays scandinaves. Tout en se référant aux théories des grands maîtres de la politique comparée, l'auteur présente une synthèse personnelle qui offre un nouveau regard sur les systèmes politiques des pays démocratiques de l'Occident.

  • En période de renouvellement politique, il est important de comprendre les origines, constantes et fonctionnements du système démocratique : tel est le but de cet ouvrage. L'auteur se livre à une véritable redéfinition de la démocratie, rappelant les leçons politiques de la démocratie Athénienne et les analyses des Anciens sur ce « gouvernement du peuple ». Il examine les fonctionnements démocratiques au cours des républiques, notamment la cinquième, ainsi que l'étendue de chaque pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire, avant de terminer sur une analyse sociale, politique et philosophique des gouvernants, et des gourvernés dans la démocratie française. L'auteur montre comment le pouvoir politique, même démocratique, ne fonctionne pas toujours dans l'intérêt général. Il souligne l'accroissement inquiétant des scandales politiques, la perte de prestige moral des dirigeants et la difficulté qu'a le peuple à se défaire rapidement de ses « Rois », protégés par de longues années de pouvoir entre deux élections. Toutes ces réflexions conduisent Jacques Bataillard à souligner que le peuple n'est que soi-disant souverain, que tous les États dits démocratiques sont en fait des régimes « mixtes » alternant monocratie, oligarchie et démocratie, et que le suffrage universel ne suffit pas à lui seul à garantir la démocratie, qui reste, de nos jours néanmoins, « la moins mauvaise solution ».

  • Des élections municipales de 1983 où le Front national fit, à Dreux, son entrée sur la scène politique française à la victoire de la droite lors des législatives de mars 1993, l'auteur a suivi dans les colonnes du Figaro dix ans d'histoire de France au quotidien.

  • Au moins en façade, presque tous les pays se rallient maintenant à la démocratie. Là où celle-ci est la plus ancienne, elle est modernisée par des réformes. Mais ces progrès ne sont souvent que formels et recouvrent une évolution bien moins favorable à la souveraineté du peuple et au pouvoir délégué à ses mandataires. La corruption retient le plus l'attention du public. La détérioration du régime revêt d'autres formes plus insidieuses et non moins agissantes. Il ne suffit pas de modifier quelques articles de la constitution pour enrayer les causes profondes. Elles tiennent à des bouleversements mondiaux économiques, sociaux, géopolitiques et culturels. Il en résulte l'affadissement de la vie publique, l'incohésion et la fragmentation de l'État-Nation, l'isolement de l'élite dirigeante. La France n'y fait pas exception, malgré sa confiance en la particularité de ses institutions.

  • Cet essai d'histoire politique éclaire les implications contemporaines du principe en mettant délibérément l'accent sur sa période de formation. A l'aube du bicentenaire de la Révolution française, il démontre la permanence et la force d'un axiome révolutionnaire.

  • Une proposition de modèle de société guinéenne concret, innovant et réaliste pour sortir la Guinée de l'ombre et trouver le chemin de l'espérance.
    C'est avec un fort réalisme que l'auteur propose à la Guinée un nouveau paradigme social ainsi qu'un mode innovant de gouvernance permettant d'affirmer que la mal gouvernance sera bientôt un lointain souvenir. Un livre à mettre entre les mains de tout public, en Guinée, en Afrique et bien au-delà.
    Ibrahima Bah, professeur universitaire, expose son Plan national pour une bonne gouvernance. Audacieux, réaliste et ambitieux, le docteur a décidé d'apporter des idées et des solutions concrètes et d'incarner la force et la volonté du peuple guinéen pour lutter contre le mal absolu qu'est la mal gouvernance.
    EXTRAIT
    Certains croient que notre pays est irréparable, que le remède est introuvable, que la misère est notre seul horizon. Ils ont tort. Nous nous en sortirons en remontant dans le temps et en appliquant les recettes qui ont fait le succès des grandes nations, notamment la démocratie et le progrès social. Par ailleurs, regarder l'histoire récente du Rwanda, un exemple de saut hors du seau, parmi d'autres, fera retrouver le chemin de l'espérance.
    D'autres imaginent que la Guinée ne changera pas sans eux. Que l'alternance politique n'est pas une bonne idée. Après la dictature (1958-1984), la démocrature1. Les mêmes hommes, les mêmes visages, les mêmes héritages, depuis bien longtemps.
    Il est évident que les uns et les autres ont tort. Ce sont leurs projets et leurs modèles qui nous ont précipités dans les tourments. Je suis convaincu que la Guinée a le ressort nécessaire pour rebondir. Elle a l'envie et des hommes nouveaux pour le faire. C'est une vérité qu'il est facile de voir en face. Où devons-nous aller, et par quels chemins prioritaires??
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Ibrahima Bah, fondateur du mouvement Respect des Deniers Publics et du Citoyen, est docteur en Sciences Économiques et enseignant. Il apporte ici sa contribution et des innovations réelles au profit de la Guinée. Un livre  qui dessine les contours concrets d'un nouveau modèle de société qui fera briller la Guinée au-delà de ses frontières.

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