• En 2017, nous avons confié l'État à des Amateurs.
    Quel est leur bilan, maintenant que le quinquennat se termine ? Si les crises Gilets Jaunes, Covid ont été nombreuses, les fautes, les boulettes et les maladresses aussi. Mal préparés, mal organisés, les Amateurs ont souvent été mauvais. Ajoutez à cela Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui se sont détestés, des ministres qui ont déprimé, Nicolas Hulot pris dans la tourmente et Éric Zemmour aux aguets, et vous obtenez la chronique du quinquennat le plus déjanté de la V République.

  • À quelques mois de l'élection présidentielle de 2022, Guillaume Duval pose un diagnostic de l'« ère macron » et dégage sept principales erreurs d'évaluation commises par le président. Son fourvoiement porte tant sur ses projections et son appréhension du peuple Français que sur des convictions économiques en matière fiscale, budgétaire, sur les méthodes d'éducation à promouvoir, ou que sur la conception de l'Europe...

  • Au fil des mois, dans les couloirs du pouvoir présidentiel, les journalistes Eliot Blondet et Paul Larrouturou ont mené une enquête auprès de personnalités ayant approché de près Emmanuel Macron, à différentes périodes de sa carrière politique.
    Ils livrent des portraits sensibles, de témoignages forts en anecdotes inédites, et interrogent ceux qui ont composé le premier cercle macroniste : Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye, Christophe Castaner ou Arnaud Jolens, le scénographe du président, qui se confie pour la première fois. Ils donnent également la parole aux conseillers de l'ombre comme Marie Tanguy, plume du candidat qui désenchantera progressivement et se choquera de la brutalité de l'homme politique, ou Jean-Marc Dumontet, le producteur qui nous invite, à la suite du chef de l'État, au théâtre ce soir. Ou encore à d'illustres inconnus comme Gépy, seul Gilet jaune reçu à l'Élysée, ou Jonathan Jahan, à qui Emmanuel Macron répondit : « Je traverse la rue, je vous en trouve du travail. »
    Dans ce document politique d'un nouveau genre, où les textes de Paul Larrouturou dialoguent avec les photographies d'Eliot Blondet, chaque protagoniste dresse en creux, depuis les coulisses, un portrait du président dans l'exercice de son pouvoir, lucide, incisif, admiratif ou déçu. Parfois admiratif et déçu en même temps.

  • Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain. 
    On en était où ?
    Ah oui.
    On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.
    Et soudain, la planète s'arrête.
    C'est une crise, avec son cortège de drames.
    Mais c'est aussi une fenêtre.
    L'occasion d'une bifurcation.
    La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ».
    L'espoir renaît.
    La crainte aussi.
    Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant...
    L'après se mérite.
    L'après est un champ de bataille.
    L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas.

    Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment.
    En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

  • « Ce que nous avons vécu a déjà été joué. À New-York. Lors d'une réunion ou plutôt d'un exercice de simulation d'une pandémie de coronavirus, le 18 octobre 2019 ; tout a été filmé et se trouve sur internet.
    Cela s'est passé plusieurs mois avant la survenance du virus. En réalité, les participants - les géants du capitalisme de surveillance - anticipaient ainsi la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d'un seul tenant, sans cloisons. Ils savaient que ce monde-là serait hautement pathogène. Ils le savaient et ils s'y préparaient. Ils attendaient la pandémie et ils la voyaient venir.
    Quand elle survint, ils la saluèrent comme « une fenêtre d'opportunité ».
    Pour les rentiers du numérique et de la Big Tech, ce fut une aubaine. Mais aussi pour les gouvernements qui mirent au ban d'essai l'idée d'une « société disciplinaire ».
    Ainsi les élites globalisées ont-elles préparé le jour d'après. Occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société. Et imposer enfin leurs codes de désocialisation, leur esthétisme woke, leur idéologie du Bien total. »
    Ayant entre les mains des éléments d'information fiables, recoupés, glaçants, Philippe de Villiers a décidé de prendre la plume pour alerter les Français, en espérant contribuer ainsi à l'insurrection des consciences.

  • « Sommes-nous encore en démocratie ? Aujourd'hui, le fait même de poser la question est jugé indécent : les citoyens n'ont aucune raison de se plaindre, eux qui vivent librement, ne sont pas en dictature. Elle paraît même suspecte, comme si s'interroger sur l'état de notre modèle démocratique signifiait en imposer un autre, autoritaire. Voilà à quoi est réduit le débat en France ; la juste mesure est la chose au monde la moins bien partagée. 
    Face à la crise sanitaire et économique, notre vieille démocratie a certes tenu. Mais on ne mesure pas assez la défiance des peuples, comme si à aucun moment il ne fallait envisager qu'elle pût s'expliquer par le fait que ce serait la démocratie qui aurait joué contre eux. Dès lors que la révolte populaire, dont les Gilets jaunes ont constitué une première manifestation, a éclaté, nous ne pouvons ignorer la crise de la représentation que traverse notre pays ; et devons lancer une révolution raisonnable, pour faire tomber les nouvelles Bastille. » Natacha Polony  

  • PAR L'AUTEUR DU BEST-SELLER Y A-T-IL UNE ERREUR QU'ILS N'ONT PAS COMMISE ?

    Sanctionné par le pouvoir, déchargé en 24 heures de son poste de chef de service, harcelé par ses critiques, Christian Perronne persiste et signe.

    Mais dans ce nouveau livre accablant l'auteur va plus loin.

    Pourquoi ne peut-on plus débattre librement en France, notamment de tout ce qui touche à la santé publique ?

    Comment expliquer la survie prolongée des incompétents qui font de la lutte contre la Covid-19 un spectacle tantôt pathétique, tantôt comique ?

    Pourquoi le ministre de la Santé, Olivier Véran change-t-il si souvent d'avis ? Jusqu'où va l'influence de Big Pharma sur son ministère ?

    Au fait, d'où vient réellement cette épidémie ?

    La chloroquine est-elle vraiment dangereuse ? Qu'en pensent les experts en France mais aussi à l'étranger ?

    Ce témoignage nécessaire, courageux, est servi par une écriture féroce, et nourri de faits précis.
    Il interpelle chacun d'entre nous.

    Le Professeur Christian Perronne a été chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Garches. Pendant quinze ans il a été l'un des principaux conseillers en matière de santé publique de plusieurs gouvernements. Bien que faisant l'objet de plusieurs procédures administratives et judiciaires, il est toujours médecin et reste l'un des spécialistes reconnu des virus.

  • Il paraît que les écologistes sont rétrogrades. Qu'ils veulent  revenir au modèle Amish. On dit d'eux qu'ils sont des amateurs, un mix de baba cool et de zadistes. Pourtant, ils sont désignés comme l'ennemi numéro un du pouvoir...Mais un adversaire n'est-il pas une alternative ? Pour la décrire,  Julien Bayou prend la plume. Il déconstruit les attaques, décrit  la révolution de velours dont la France a besoin. Car, après des décennies de crise qui ont abîmé l'idée même de progrès,  l'écologie trace un chemin d'espoir !

  • Parler aujourd'hui d'écologie au singulier n'a guère de sens tant les mouvements qui s'en réclament sont multiples et opposés entre eux. De fait, l'écologie se divise désormais en sept grands courants : les « effondristes », qui tiennent la catastrophe pour inévitable ; les alarmistes révolutionnaires, héritiers de la critique marxienne du capitalisme, qui plaident pour la décroissance, comme les écoféministes, les décoloniaux et les véganes, qui considèrent la lutte pour l'environnement comme indissociable de celle pour le droit des femmes, des colonisés et des animaux ; les réformistes, qui pensent au contraire que la solution se situe dans la croissance verte et le développement durable. Viennent enfin les partisans de « l'écomodernisme » et de l'économie circulaire que je défends ici.  Ces différentes composantes s'accordent sans doute sur le fait que la planète va mal, mais leur opposition n'en reste pas moins parfois radicale, les effondristes et les révolutionnaires tenant notamment la croissance verte et le développement durable pour des impostures.  C'est à analyser les idées, les convictions et les propositions qui les animent que ce livre est consacré, mais aussi à proposer une alternative écomoderniste à l'écologie punitive, une vision du monde qui esquisse enfin un grand dessein enthousiasmant pour une humanité réconciliée avec elle-même comme avec sa planète.  

  • Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos
    stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
    À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

  • Christophe Naudin est le coauteur de Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire (Libertalia, 2015). Enseignant dans le second degré, il était au Bataclan le 13 novembre 2015.
    Il a assisté au concert du groupe Eagles of Metal le soir de l'attaque terroriste. Il y a perdu l'un de ses proches amis. Rescapé, il a rédigé un journal. Ce livre reproduit ce journal poignant, accompagné d'une forte postface contextualisante. Ce document unique porte une lumière particulière sur la trajectoire de cet enseignant en histoire médiévale, spécialiste de l'Islam, résolument progressiste.

    Christophe Naudin est le coauteur de Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire (Libertalia, 2015). Enseignant dans le second degré, il était au Bataclan le 13 novembre 2015.

  • Puisque dans le confinement nous nous sommes tant manqués, retrouvons-nous.

    Le néolibéralisme, dans ce qu'il porte intrinsèquement d'injustices, d'inégalités, de relégation, nous a pulvérisés au sens propre, réduits à l'état de poussière d'individus excessivement enfermés dans leurs singularités. Contre lui, faisons masse.
    Voilà une façon de répondre à l'enjeu central de nos démocraties fragilisées : faire corps, « faire peuple », c'està-dire créer et partager du commun, de l'universel, des solidarités, de l'intérêt général, des désirs et des rêves.
    Jamais les mots du pari de Pascal n'ont résonné aussi fortement qu'aujourd'hui : nous sommes «embarqués ». La question n'est plus de savoir quel est notre devoir, mais de l'accomplir.
    Nous avons perdu le contrôle, reprenons-le.
    B.V.

  • Très populaire dans l'opinion, la forêt française est aujourd'hui objet de nombreuses inquiétudes. Si elle est en réalité beaucoup plus présente sur notre territoire qu'au début du XXe siècle, elle n'en demeure pas moins soumise à une attention nouvelle qui rend sa gestion politique difficile à l'heure du réchauffement climatique et du changement de regard sur la Nature. La crise traversée par l'Office National des Forêts (ONF) et les difficultés de l'État a définir une vision de notre avenir forestier sont les symptômes d'une forme d'incapacité de notre temps à penser le temps long, nécessaire au soin de la Nature. Pourtant, le défi climatique du XXIe siècle impose une révision de notre regard collectif sur la forêt qui redevient un enjeu de première importance dans notre société.

    Docteur en droit, historien du droit, Daniel Perron étudie depuis vingt ans les politiques rurales et forestières. Devenu en 2014 chef de la prospective de l'ONF après avoir été conseiller du ministre de l'Agroalimentaire, il est sans doute l'un des plus fins connaisseurs des enjeux de la forêt française.

  • Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit: l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique. Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. À «nouveau monde», nouvel outil: toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme et son dérèglement progressif.Raphaël LLorca est communicant, doctorant en philosophie du langage, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.

    Raphaël LLorca, 26 ans, travaille au planning stratégique de l'agence Havas Paris. Diplômé de ESCP Europe en stratégie de marques et doctorant linguiste à l'EHESS, il est expert associé à la Fondation Jean-Jaurès. La marque Macron est son premier ouvrage.

  • "L'islamisme, l'idéologie la plus puissante à l'oeuvre dans le monde contemporain, a privé l'islam de parole, manipulant la religion, pour s'insinuer pleinement dans la société française, pour la combattre et finalement s'en séparer. Voici comment des millions de musulmans se trouvent pris en otage par les militants politiques islamistes. Voici comment notre modèle républicain, laïc et social se découvre sournoisement miné, laissant aux élites le soin de mettre tardivement à jour ce que le peuple ressent depuis un certain temps.
    Le présent manifeste s'inscrit dans le constat et les solutions esquissées par le président de la République. Il espère éclairer le lecteur sur la situation d'urgence que notre pays connaît. Il n'a pas d'autre ambition que celle, comme d'autres avant lui, d'aider à cerner notre ennemi : l'islamisme, terreau du terrorisme. 
    Une prise de conscience est aujourd'hui nécessaire, vitale même. Elle est de salut public. Puisse cet argumentaire venir exposer au lecteur les raisons profondes qui nous ont conduits au texte de loi confortant le respect des principes de la République."
    G. DARMANIN   

  • «Il y a ce que disent les Gilets jaunes. Il y a surtout ce qu'ils révèlent. Cette manière de parler d'eux, dans la presse, les médias, les milieux politiques, sur les réseaux sociaux ! Une distance, une condescendance, un mépris.» Danèle Sallenave


    Au miroir du mouvement des Gilets jaunes, l'élite politique, intellectuelle, culturelle a laissé voir son vrai visage. Début janvier 2019, le président promet d'éviter ces «petites phrases» qui risquent d'être mal interprétées, mais il rechute aussitôt. Les médias ne devraient pas, dit-il, donner sur leurs antennes «autant de place à Jojo le Gilet jaune qu'à un ministre».
    Ainsi se révèlent l'étendue et la profondeur de la fracture qui sépare les «élites» des «gens d'en bas». Fracture géographique, économique, politique et sociale. Et surtout fracture culturelle, entre les habitants des grandes villes, et tous les autres.
    La violence et les embardées de langage de quelques-uns ont jeté le discrédit sur les Gilets jaunes. Il ne faudrait pas qu'une élite, assurée de sa légitimité, en tire argument pour occulter la force d'un mouvement qui a fait entendre une exigence de justice et d'égalité, parfois confuse, mais toujours profondément démocratique. Retrouvant ainsi l'inspiration des grands sursauts populaires qui ont marqué notre histoire.

  • La souveraineté invisible : perspectives sur une humanite qui vient Nouv.

    Ces huit essais inédits de Martin Buber témoignent de la permanence de la réflexion politique chez ce penseur du judaïsme. Proche de Gustav Landauer, Buber a su associer une réflexion profondément ancrée dans la spiritualité à un attachement jamais démenti envers la pensée anarchiste sous ses formes les plus variées. Ce volume en témoigne, où la question n'est pas tant celle du 'socialisme', que celle des pratiques de la politique qui ont pu nourrir une réflexion sur la question des utopies réalisables. Qu'il s'agisse de la non-violence, prônée par Ghandi, ou de la désobéissance civile théorisée par Thoreau, Martin Buber tresse autour de l'idée d'un principe politique non dogmatique les fils multiples d'une action alternative en vue d'un nation sans État autour de l'idée de communauté.

    Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) a enseigné à l'université de Francfort, avant de quitter l'Allemagne pour Jérusalem en 1938, pour les raisons que l'on sait. Il rejoint alors un groupe d'amis qui oeuvraient en Palestine mandataire au sein de mouvements prônant la solution d'une terre pour deux peuples. On peut lire lui en français Utopie et socialisme (1952), ou la biographie: Martin Buber, sentinelle de l'Humanité, par Dominique Bourel. À L'éclat on peut lire: Communauté, paru en 2018.

  • L'ultra-droite est de retour, obsédée par la fin de la République. Des attentats se fomentent sur notre sol. Des groupuscules se montent partout ; gagnent la bataille idéologique ; pénètrent les principaux mouvements de contestations dans le pays, saccagent nos institutions, l'Arc de triomphe lors d'une manifestation des Gilets jaunes. Leurs relais sont médiatiques, littéraires, politiques. La thèse du  « grand remplacement »  de Renaud Camus a irrigué bien au-delà des rangs extrémistes, pour s'imposer dans le débat public. 
    Ils sont de plus en plus nombreux, sur le territoire, à se radicaliser autour des thèmes du déclin de la France, des crises économiques et sociales, de l'abandon du pays aux musulmans, de la faiblesse de l'État, au point que les services de renseignement pensent désormais inéluctable un affrontement entre communautés, dessinant l'ébauche d'une future guerre civile. Y sommes-nous déjà ? La société craquelle, la «  dissidence  », elle, s'organise. Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay et autre prêcheur de haine sont interdits de Youtube Facebook ou Twitter, avant d'être poursuivis en justice et de devenir des martyrs de leur cause. Leurs sites sont fermés, ils en ouvrent de nouveaux. Quand leurs mouvements sont  dissous, ils se reforment sous un autre nom. Actions coup de poing contre les immigrés - «  kebabs, mosquées, on en a assez !  », camps d'été survivalistes, projets d'attaques, fermes à trolls, propagande numérique, etc. La DGSI craint l'attaque de loups solitaires de l'ultradroite et relève avec inquiétude l'apparition d'une frange de militants identitaires qui leur étaient jusqu'alors inconnus.
    Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon les ont rencontrés et font parler ceux qui s'estiment être les «  Grands remplacés  ». C'est à une plongée inquiétante que nous invitent ici les auteurs de Mimi. Portraits, réseaux, généalogie du combat, entrée dans la clandestinité : le feu couve.

  • Les grands thèmes de protestation, largement relayés par les médias, tournent aujourd'hui autour de l'« explosion » des inégalités et de la « sécession » des grandes métropoles. Il est donc crucial de procéder à un état des lieux au regard de toutes ces revendications. « Abandon des territoires », vraiment ? De quelle « fracture territoriale » parle-t-on ? Car les métropoles, Paris, Lyon, Nantes ou Toulouse, sont de véritables poules aux oeufs d'or pour les autres régions. En outre, les territoires dits « périphériques » bénéficient de mécanismes qui viennent compenser les pertes agricoles et industrielles qu'ils ont subies. D'où ce paradoxe : en dépit de la concentration croissante des richesses, les inégalités de revenu entre les territoires se réduisent depuis des décennies.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Des milliers de générations ont rêvé à notre pays de cocagne. Grâce au progrès technique, nous avons appris à mieux exploiter nos terres, repoussé la faim et le froid, accédé à l'instruction, inventé la société de consommation et de loisirs. Mais cette abondance provoque une triple crise : de la planète, mortellement menacée par notre consommation à l'infini d'énergie et de ressources ; de l'argent, imprimé en quantités astronomiques et pourtant réparti de manière très injuste ; de l'Homme, enfin, dont le travail devient de moins en moins nécessaire face à une technologie omniprésente. Façonnés par des millénaires de rareté, nos esprits peinent à comprendre ces crises. Nous devons désormais repenser notre futur au prisme de l'abondance, et en déduire des politiques radicalement nouvelles. Dans cet essai riche, éclairant et souvent surprenant, François-Xavier Oliveau rejette à la fois une impossible croissance infinie et une décroissance mortifère, et esquisse les grandes lignes d'une troisième voie, une gestion intelligente de l'abondance, pour un monde plus juste et plus libre.  

  • Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue de ses rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Il apparaît en effet comme l'héritier assumé des monarques républicains qui l'ont précédé, au point que le terme " Jupiter " lui-même est emprunté au double septennat de François Mitterrand.

    Après un quinquennat Hollande marqué par des échanges incessants avec les journalistes, la " saine distance " voulue par Emmanuel Macron a dans un premier temps été bien accueillie. Mais cette attitude s'est très vite transformée en mépris et elle a conduit le Président à des erreurs, tel son comportement impérieux au moment de l'affaire Benalla. Son cas est loin de constituer une exception, puisque la logique même des institutions de la Ve République se prête à des rapports tendus entre le chef de l'État et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont ainsi été tentés, un jour ou l'autre, de mettre les journalistes au pas.

    Le risque est cependant réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. Conscient sans doute de ce péril, et comme l'ont fait ses devanciers les plus habiles, le Président a consenti à de réelles inflexions après les épreuves qui ont marqué le début de son mandat. Mais, comme le montre cet essai, son attitude envers la presse n'a changé qu'en surface : même s'il a renoncé à employer ce mot, Emmanuel Macron restera sans doute jusqu'au bout un président " jupitérien ".

  • Cet ouvrage est consacré à la figure moderne de « l'épuisé », du « sujet fatigué », « du malheureux », c'est-à-dire de ces hommes et de ces femmes qui éprouvent une difficulté à affronter le quotidien. À partir d'une ethnographie réalisée au sein d'une association de prévention contre le suicide, il s'agit de se plonger à l'intérieur de ces vies défaites pour percevoir comment des milliers de personnages ordinaires expriment leur désaveu pour la vie et énoncent les causes de leur souffrance. Ce travail descriptif débouche ensuite sur une seconde perspective, plus ambitieuse et plus spéculative : quel est le devenir politique de la souffrance ? Puisque les malheureux n'adhèrent pas à leur actualité, comprendre leurs attentes, leurs colères, leurs indignations, leur épuisement moral et parfois leurs idées suicidaires, sont autant de ressources pour aider la société à se réfléchir tant sur sa potentielle brutalité que sur les ravages qu'elle suscite.

  • «On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée.» Pierre Bergounioux


    Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.

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