Policier & Thriller

  • - Une belle nuit, Jugonde ! Une nuit lourde de promesses ! Il humait : - Sentez-vous ? L'air véhicule des relents de meurtre. Je discerne un subtil parfum de police répandu partout. Cette soirée m'évoque certaines fins de journées d'été orageuses où l'on surprend, le long des caniveaux, des fuites de rats ; où des nappes de vapeurs empoisonnées, remontées des égouts, stagnent au ras des trottoirs. L'air sent la mort, ce soir ! Le secrétaire considéra son patron avec des sentiments proches de l'inquiétude. L'homme à la mine de hibou était-il un avocat ou un nécromant ? - En voiture ! reprit Lepicq. En voiture pour la maison du crime ! Nous allons découvrir comment on a tué, et qui a tué ! Nous allons tout découvrir ! Jamais je ne me suis senti aussi vivant que ce soir, où nous descendons chez les morts ! Cercueils, croque-morts et pierres tombales pour deux cadavres sans assassin. Et pour Prosper Lepicq, une course endiablée après le corps du délit. Une enquête magistrale à la manière noire.

  • Qu'est-ce que j'ai foutu entre cette escale de Tenerife où la belle Camilla a refait surface, et ce matin où je me suis réveillé avec son scalp sanguinolent à la main ? Pourquoi je l'aurais tuée et qu'est-ce que j'ai fait de son corps ? J'ai cherché une explication avant de sombrer dans la parano et la défonce. Et voilà que j'affronte mon associé, en refusant de charger des gamines africaines pour un bordel de Cotonou ! Pourquoi ? Par peur du risque ? Non. Pour me racheter ? Et tous ces meurtres à bord du Khéops ? Je comprends plus rien à ce qui se passe... Putain de cargo !

  • « La tendance Sang & Foutre d'un hypothétique néo-néopolar est-elle en expansion ? [...] Bertrand Delcour publie "En pure perte", sur le même ton forcené. Dans une brève préface, l'inestimable Pouy agite les noms de Georges Bataille, Barbey d'Aurevilly et Tristan Tzara. C'est démesuré, mais "En pure perte" est plutôt démesuré aussi. Peu importe l'intrigue (la recherche d'une disparue dans une ambiance d'extrême nervosité). Il y a beaucoup de violence et de sexe, et un mélange pervers des deux, avec une bonne couche de sophistication littéraire par-dessus. [...] Les choix stylistiques, et autres, de Delcour, ne sont pas les miens, mais son livre est cohérent comme un ballon de rugby. À déconseiller toutefois aux âmes sensibles et aux estomacs fragiles ».

  • Alerte aux cambrioleurs de laboratoires ! pouvait-on lire dans un important quotidien parisien. Malgré cette mise en garde, le laboratoire d'un autre de nos savants fut cambriolé dans la nuit du 19 au 20 juillet. L'espion réussit à franchir la frontière franco-belge, bien que le vol eût été rapidement découvert. Mais, à Ostente, il rencontra des difficultés imprévues. Voyant cela, il partit pour Anvers. Mais il était seul, épuisé, affaibli par les mauvais traitements endurés. Pour lui, cette nuit du 21 au 22 juillet avait été très longue et très pénible. Et, en fin de compte, pour aboutir à quoi ?

  • La parapsychologie a désormais une audience universelle. Que peut faire une jeune femme piégée par sa rivale, qui exerce sur elle ses pouvoirs psi ? Si elle admet qu'elle est envoûtée, elle passera pour folle. Si elle le nie, elle passera pour criminelle. Alors, que peut-elle faire, sinon appeler au secours ? Mais qui acceptera de lui venir en aide ?

  • La voyante n'a pas vu venir la mort, titrait France-Soir. Dame Bérénice avait été étranglée. Ex-charcutière à Barbès, elle exerçait dans un appartement tendu de noir, artistiquement éclairé dans le style train-fantôme. Et sa clientèle était importante. Son frère, Raoul, habitait avec elle. Jolie gueule, condamné à plusieurs reprises pour escroquerie et proxénétisme, il vivait des générosités de la dame. Pourquoi aurait-il supprimé sa vache à lait ? Pourtant, les dispositions testamentaires de la voyante le mettent dans une situation fâcheuse : elle avait fait de lui son légataire universel. Très ennuyeux. Il va falloir qu'il s'explique. Peut-être sait-il pourquoi on a déniché, dans le décolleté de la victime, un papier sur lequel était écrit : Remember ?

  • L'émotion est vive aux Clairières lorsqu'on découvre, dans l'enceinte du lycée, le corps de Nicolas, élève de terminale. Meurtre ou suicide : un nouveau casse-tête pour le commissaire Julie Lescaut qui se sent d'autant plus concernée que ses filles fréquentent cet établissement. Fêtes entre lycéens, professeurs aigris, insolences répétées, violences physiques, anciennes passions, règlements de compte, fantômes inquiétants... Au cours de son enquête, Julie va devoir affronter l'hostilité des lycéens face à la police et les rancoeurs de certains enseignants. Commence alors pour Julie une course contre la montre et surtout contre la mort pour qu'au lycée, le drame ne se répète pas...

  • Léon Bonape est un loup, un patron de choc de l'industrie poissonnière, qui ressemble trait pour trait à certain empereur des Français. À treize ans, le petit Léon poussait des diables sur le carreau des Halles avec un quignon de pain accroché à son jean. À trente-neuf ans, Bonape est milliardaire et règne sur Rungis et les autoroutes qui y conduisent. Il possède « Aigle-route », le plus important parc de camions poids-lourds-frigos de France. Il arbitre le marché national du poisson malgré les coups tordus de ses rivaux, les Pruche, les Langlois, les Laustrique (derrière lesquels se cachent des personnages historiques que chacun reconnaîtra). Invincible, il l'est doublement. Par sa formidable personnalité d'abord. Par son équipe de chauffeurs-routiers ensuite : Murat dit « le Chargeur », Bernadotte dit « la Gambette », Soult « le Dalmate » et les autres, une trentaine de gars musclés qui n'ont peur de rien, ni du Code de la route, ni de l'emploi de la clé à molette et à la rigueur de la barre à mine quand la concurrence se montre déloyale. Et justement, celle-ci franchit les limites imparties au grand commerce. De déloyale, elle devient franchement ignoble. Alors Bonape se fâche et la met KO. Après Trafalgar, Austerlitz. Et après Eylau, Tilsit ! Mais pour en arriver là, on se sera beaucoup flingué sur les routes de France et dans les parkings des Halles ; le pavillon de la Marée en est resté tout secoué, on en parle encore au large de Concarneau. Napoléon est-il pour autant, définitivement le maître ? Voire... Car Alexandre Ier, dit « Doumensky le milliardaire rouge », jette dans la balance l'or du Kremlin. Et tout ça, pour une malencontreuse histoire de fesses...

  • Elle s'appelle Alexandra. Elle a six ans et de grands yeux noirs à damner un saint. Sa mère est française et son père pakistanais. Un jour, son père a voulu rentrer chez lui à Khusdar, au Pakistan. Et il a emmené Alexandra. Depuis, sa mère se lamente. Elle sait que son mari ne lui rendra jamais la fillette. Elle sait que, pour revoir Alexandra et la garder auprès d'elle, elle ne dispose d'aucun recours légal. Reste les recours illégaux... incarnés par deux hommes, un Français, Donor, et un Allemand, Ziegler, qui, pour récupérer la fillette, vont devoir se donner rendez-vous à Khusdar...

  • Le veuf a eu besoin de boire un peu afin de sortir de sa petite vie mesquine, étroite... Alors, après, seulement, il a pu rédiger son annonce : « Monsieur, 54 ans, doux, affectueux, instruit, souhaite rencontrer vue mariage jeune femme... » Et l'envoyer au journal. Il a reçu des réponses, qui toutes l'ont déçu. Jusqu'à celle-là. Cette photo-là... Il n'aurait pas cru qu'une fille aussi belle ça puisse exister. Elle est venue. Plus belle encore que sur la photo. Plus désirable encore avec sa jupe courte et son tee-shirt moulant. Lui, le vieux, a failli en mourir d'émotion lorsqu'elle est descendue du car au beau milieu du village, sous la chaleur, devant tous ces jaloux prêts à se moquer par derrière... Plus tard, elle a pleuré de bonheur, lorsqu'il lui a demandé sa main. Et elle a dit « oui, oh oui ! ». Il a failli mourir pour de bon, enfin. S'il n'y avait eu le vent, complice involontaire, pour le sauver... Deuil de veuf est la première des neuf nouvelles de ce volume XII. Vous pouvez également retrouver chaque nuit de dimanche à lundi sur France Inter entre minuit et 4 heures 30 dans l'émission de Jean-Charles Aschero « Les choses de la nuit » une nouvelle policière inédite. Pour ceux qui n'ont pas peur d'avoir peur !

  • Une cuillerée de légumes vapeur et une lichette de fromage blanc, le tout arrosé d'eau minérale... Bigre, c'est la famine à l'Ermitage ! Mais enfin, l'Ermitage n'est pas un relais gastronomique. Pas plus qu'un cloître, en dépit de l'habitude qu'ont les pensionnaires de chuchoter. Ni même une prison, si on en juge par les courts de tennis, piscines, saunas et autres caissons de relaxation. Non, l'Ermitage est un institut de régime, repos et remise en forme, où des richissimes victimes viennent s'imposer des brimades, désastreuses pour l'ego, mais souveraines pour la ligne. Il faut souffrir pour être mince. Souffrir et parfois même, mourir...

  • Apprendre aux pauvres que le plaisir de donner (des coups) est supérieur à celui de recevoir (l'aumône), exploser drôlement le téléthon et Disneyland, lancer les milices fachoïdes du Montana et les révolutionnaires mexicains à l'assaut de Babylone : avec tout le boulot qu'il a, Alias aura-t-il encore du temps pour les scènes de ménage avec Justine, sa serial-killer bien-aimée ? Insoutenable suspense qui se conclura là où est la vraie vie : sur les écrans.

  • Pourquoi le jeune Manfred von Stehmann, militant convaincu de la « pureté raciale », se rend-il à Paris, rue des Rosiers, haut lieu de recherches rabbiniques, et se lie-t-il d'amitié avec des religieux Loubavitch ? Le voilà qui se convertit, porte l'habit traditionnel et les Téfilines, se laisse pousser la barbe et se plonge dans l'étude des textes sacrés. En réalité, le jeune homme, petit-fils de dignitaire SS, prépare un attentat dont il espère des retombées internationales. Cynique, mégalomane, sûr de sa rigueur intellectuelle, il prend plaisir à manipuler son entourage et à monter, sous des identités multiples, un plan machiavélique. Ainsi prend-il contact avec une organisation terroriste, à qui il soumet son projet : faire exploser en plein vol un avion israélien. Pour preuve de sa crédibilité, les autres lui demandent d'assassiner de sang-froid un Juif. Il pourra alors mettre son plan à exécution. Sur fond de terrorisme international, « Orthodox Street » entraîne le lecteur dans un parcours haletant, de Paris à Bâle et Jérusalem. Le suspense, tendu jusqu'à la dernière minute, s'alimente de situations humoristiques, inattendues, parfois cocasses, créées par le contraste entre la communauté Loubavitch, pieuse et rigoriste, et le machiavélique héros, lucide, trop lucide. Un thriller très efficace et original, dans la lignée de ceux du Rabbin Harry Kemelman.

  • Place des Abbesses, à Paris. Des hommes et des femmes, aux nuques lestées par leur passé, s'épient, se croisent, se parlent sans se répondre, et parfois, même, nouent des relations qui, en d'autres temps, auraient pu être amicales ou amoureuses. Qu'ils aient été artistes, truands, prostituées ou anonymes de la vie qui passe, tous s'accrochent à l'image qu'ils ont rêvée d'eux-mêmes. Bien qu'ils jouent désormais les prolongations, ils ne semblent pas guéris du sentiment d'enfance. Michèle Lesbre a tissé avec tous ses personnages un roman noir, rapide, incisif, dont le dénouement surprendra nombre de lecteurs. Un homme assis est le second roman de Michèle Lesbre.

  • « Tu me suis sans faire d'éclat. Sinon je te fais exploser la cervelle. J'ai un gun sur moi, pointé sur ton hostie de tête de vendu. » Décidément, le Québec n'est pas une destination si paisible. Surtout lorsqu'on s'appelle le Furet, qu'on se jette dans les pattes d'une cellule terroriste et qu'une tempête de cauchemar se profile à l'horizon. Tempête de neige, bien sûr. Mais une tourmente en cache souvent une autre. Traqué par les agents des services secrets canadiens, envoûté par le charme de Fannie aux cheveux rouges, le Furet cette fois-ci ne s'en tirera pas sans blessure.

  • «... Don accomplit un effort surhumain pour lever un bras, tendre une main vers la nuque offerte, la serrer, la briser, désarticuler les vertèbres une à une. Jamais il n'aurait eu autant de plaisir à briser le cou de quelqu'un, mais c'était impossible : la maudite drogue continuait à le pétrifier. Il dut s'avouer vaincu, condamné à subir les caresses de Lady Stella, les prodigieuses, les repoussantes caresses. La mort s'avançait vers lui, lentement, sûrement, plus redoutable encore parce qu'elle venait sur des pattes de velours. »

  • - Oh, non, j'ai les idées larges. Mais je le plains. Comme un infirme. Mme Benoît écarquilla les yeux. Elle n'avait jamais considéré Michaël ainsi. - Infirme ? Pourquoi ? - Eh bien, mais vous vous rendez compte réellement de ce que... son état signifie ? D'abord, dit-il en souriant, je ne comprends pas qu'on puisse se passer de la grâce de toute la sensualité du corps féminin.

  • Depuis bientôt dix ans, le célèbre Commissaire Joubert et ses adjoints drainent toutes les semaines, en pleine nuit, sur l'antenne de France Inter, les insomniaques, les travailleurs de la nuit, mais aussi nombre d'autres, simplement passionnés qui éprouvent (on s'en doute) les plus grandes difficultés le lundi matin à leur travail. Ceux-là seront soulagés par cette édition des meilleures enquêtes du célèbre Commissaire. Mais pas que ceux-là : les autres, les vrais amateurs de polars qui aiment ce genre : la nouvelle policière, réunissant en un seul volume toute une multiplicité d'intrigues, de personnages et de situations. Tous les deux mois, vous retrouverez Les enquêtes du Commissaire Joubert aux Éditions FLEUVE NOIR. Ce qui ne vous empêchera pas, par gourmandise, d'écouter toutes les nuits de dimanche à lundi, entre 0 heure et 4 heures 30 sur France Inter, Jean-Charles Aschero et son émission : « Les choses de la nuit ».

  • Voici le volume II des enquêtes du commissaire Joubert, avec tout un monde de paumés, de malins, de policiers pas nets, de malchanceux, traités toujours avec une « terrible humanité ». Action, bien sûr, mais angoisse, surtout, dans ces 9 nouvelles écrites dans le droit fil des bons vieux polars noirs classiques. À suivre... chez le même éditeur, pour le prochain volume III, et à France Inter, d'autres formidables enquêtes inédites, toutes les nuits de dimanche à lundi.

  • Voyons, Méchin ! dit Raph. On s'entre-tue autour de vous et vous me parlez de dormir ! Je ne vous reconnais plus ! Méchin non plus ne se reconnaissait plus. Il s'observait dans la lame du couteau et vraiment, avec ses yeux fatigués, sa barbe naissante, il n'avait pas sa tête de tous les jours.

  • Il a touché à tout - le trafic des américaines, le contrôle des appareils à sous, le droit de regard sur les boîtes de nuit... toujours correct, sérieux, toujours ganté, le costume cossu, la cravate discrète, l'oeil impitoyable. Il a dû commencer très jeune et très bas, mais on voit tout de suite qu'il y a tout avantage à ne pas le contrarier. C'est le Chimiste, mon patron. Chapeau, Messieurs !

  • À la cinquième pesée, la porte du laboratoire céda avec un claquement retentissant. Les deux hommes hésitèrent un instant sur le seuil, passablement émus : dans quelques secondes ils allaient s'emparer, pour leur pays, du super-Laser du professeur français, l'appareil top secret qui devait révolutionner la stratégie mondiale... Finalement, ils donnèrent la lumière et inspectèrent les lieux d'un coup d'oeil circulaire : tout était en ordre et en place. Tout - sauf le laser lui-même. Il avait déjà disparu.

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