Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • « Il est né à Bordeaux comme moi. Il a beau supprimer les points et les virgules, je reconnais cette plainte. J'ai été ce garçon qui remonte la rue Vital-Carles dans l'odeur du trottoir mouillé. Tant de douceur et de songe ne lui a servi de rien lorsque fut venu le temps des assassins. Il leur a été livré. Les nuits et les brouillards de Bordeaux annonçaient à Jean Cayrol une autre Nuit, un autre brouillard d'où il a resurgi par miracle, avec ce chant tragique sur les lèvres, et tous les corps crucifiés de ses camarades qu'il ne finira plus de porter et qui tiennent tous pour lui, désormais, sur la même croix. » François Mauriac

  • Un travailleur immigré, reclus dans une malle, noue une relation avec une femme rêvée à laquelle il livre son histoire intime et les souvenirs de son pays. Pour échapper à son fantasme qui l'isole, il décide de retourner vers le monde des vivants. Dans la rue, il subit la violence, la haine et le racisme mais rencontre aussi Gazelle, une jeune Palestinienne, qui l'aide à rompre avec sa solitude.

  • Le récit que vous allez lire est celui d'un double apprentissage : celui de la mort et de la solitude. En effet, Lucien Ganiayre, aujourd'hui disparu, est un auteur des plus singuliers. Peu après la fin de la dernière guerre, il devait écrire ce roman qu'on peut dire fantastique, encore qu'il s'agisse là, probablement, de l'un des derniers grands livres réalistes issus directement des conflits suscités par la guerre. Le thème en est simple : le personnage unique de « L'orage et la loutre », au hasard d'une chasse, se retrouve plongé dans un monde où le temps s'est arrêté : rien ne bouge, tout est figé, tout est en apparence de mort. Hommes et femmes sont immobilisés, dans leurs gestes les plus publics comme les plus intimes. Alors commence un très étrange périple à la recherche de l'enfance, à la recherche du contact vivant (la loutre est le seul animal mobile au milieu de cet effrayant arrêt général), à la recherche de la mer, à la recherche de tout ce qui pourrait enfin empêcher cet « orage » de se montrer sous son jour le plus fatal : l'impossibilité de toucher vraiment quelque chose qui ne soit pas promesse de mort. Cette tentative désespérée se montrera en fin de compte sous son jour le plus ambigu ; jusqu'au bout de sa quête, l'auteur - pardon, le personnage - n'aura d'autre ressource que de retrouver le temps qui passe, seule issue qui lui permette à son tour de mourir.

  • La jolie petite fille faisait des grâces devant le miroir. Adolescente, au vu de son profil sur une photo d'amateur, le nez - gros-nez - enfoui dans une touffe de marguerites (fleurs sans parfum) elle se persuade qu'elle est laide. C'est seulement de face qu'elle fait illusion. À vingt ans, obligée de participer à un bal familial, elle s'arrange pour ne danser qu'avec son père. Jusqu'au moment où l'on crie changement de cavalière. Son danseur inconnu ne la voit que de profil : elle tourne constamment la tête (à la recherche de son père ?). Il n'en tombe pas moins amoureux d'elle... C'est l'une des treize nouvelles dans lesquelles l'auteur des Soleils rajeunis excelle à saisir des personnages en rupture d'équilibre, sous le coup - fantasme ou réalité - d'un ébranlement insolite du quotidien. Une parenté avec l'art de Salinger.

  • Ce volume réunit des études, des souvenirs, des récits dispersés dans des publications algériennes et françaises, ainsi que trois textes qui devaient figurer dans la suite au roman autobiographique Le fils du pauvre, que Mouloud Feraoun projetait d'écrire. On a joint à ce recueil les quatre premiers chapitres de son roman L'anniversaire auquel il travaillait encore à la veille même de son assassinat. Les qualités de conteur et d'analyste éclatent dans toutes ces pages, qu'il s'agisse de celles consacrées à Albert Camus, aux coutumes de sa Kabylie natale, à un voyage en Grèce, à la littérature algérienne ou à ses souvenirs d'adolescence. À retrouver ainsi tant d'intelligence, de sensibilité, de pouvoir créateur s'avive le regret d'une mort injuste qui, le 15 mars 1962, faisait disparaître l'un des plus grands écrivains d'Algérie.

  • Qui est Albina, captive d'une phrase qu'un curieux voyageur adresse à Jonas, chaque jour, dans le train de banlieue qui mène ce dernier au travail ? Au bout de neuf mois de monologue où se mêlent fantasmes et déceptions, Jonas va comprendre que cette phrase sibylline donne sens à sa propre histoire. À celle de sa femme aussi, Ada, prise dans le même tourbillon imaginaire où chacun reste obstinément obscur à l'autre. Après Les soleils rajeunis, Changement de cavalière et Clichy sur Pacifique, Anne Bragance mêle ici les cartes du réel et du rêve. En sort un jeu aigu, fouillé, troublant, dans lequel nous entrons peu à peu. Valse noire que nous sommes bientôt seuls à danser.

  • À Oran, en 1927, une jeune veuve travaille durement pour élever son fils de treize ans. Ce dernier vénère la mémoire de ce père qu'il n'a pas connu mais qui a laissé à ses amis un vivant souvenir. Lorsque la mère parle de se remarier, le garçon se révolte et refuse un projet qui, à ses yeux, est une trahison envers le disparu. Commence alors entre ces deux êtres un conflit marqué cependant par le sourire de la jolie Véronique et les ardeurs d'un violent soleil d'été.

  • Un enfant prisonnier de sa mère, au coeur d'un domaine bruissant d'eaux sauvages (Le torrent) ; un instant de tendresse dérisoire, qui change à jamais la vie sage d'une ouvrière-tricoteuse (La robe corail) ; l'exode vécu comme une fête par une petite serveuse, enfin libre au milieu des dangers (Le printemps de Catherine) ; la visite quotidienne d'un homme frustré à sa soeur, qu'il espère chaque jour trouver morte (La maison de l'esplanade)... Si divers que soient les paysages, les milieux, les situations, ces nouvelles d'Anne Hébert sont toutes tendues par une même force : celle de la passion (amour ou haine) qui saisit l'être dans les premiers temps de son existence, qui ne pourra être "dite" parce que la famille, la société ou la solitude refusent cette parole, et qui ne se délivrera d'elle-même que dans la mort - meurtre ou suicide. On retrouvera, à la mesure de ces thèmes, les qualités que "Les chambres de bois" et les "Poèmes" avaient révélées : sens concret de l'instant, vigueur et brièveté de l'écriture, saveur terrienne des images et des mots.

  • À force de vivre en dehors de la ville (entendez : en banlieue), en dehors de la richesse et de la pauvreté (entendez : en petit-bourgeois), en dehors du monde du travail (entendez : en chômeur), et loin de la femme qu'ils aiment, une multitude de jeunes gens finissent par constater qu'ils sont en dehors d'eux-mêmes et de la vie. Absents. Navrés et en colère, ils décident à pile ou face de mettre un terme à l'existence : Face, ils se suicident ensemble. Pile, ils font un carnage. C'est pile. Et c'est ainsi que Clément Théroude et ses amis, entre autres, Aristide Verdel, Pierre Durel, Patrick B (historiographe officiel) s'emparent du pouvoir, mettent la France à l'envers et commencent par faire exécuter ceux qui ont le sentiment d'être un peu là : 100 000 barbus, sociologues, psychiatres et neuro-psychiatres, sans compter les exilés. Mais Clément Théroude est capricieux, las de tout et d'abord sentimental : Avril Z lui manque, que ne remplace pas Prudence ; puis il tombe amoureux d'Adeline qui ne l'aime pas et précipite la chute des Absents. Voilà, c'est tout simple.

  • Mortelle est une jeune femme énigmatique qui ne s'est jamais résolue à une société pseudo-égalitaire dans laquelle les individualités sont éliminées au profit de la collectivité ; écrire y est un crime, et Mortelle va tomber amoureuse du narrateur...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lorsque Paul Le Goff rencontre Jeanne, il est question des professeurs de marxisme, des boutiques d'Oxford Street, des théoriciens de la lutte armée, de Buffet-Bontemps, de la folie, des moules farcies en cocotte, de Herbart, de mai 1944, de l'agressivité, de « Louis Lambert », d'Aragon, de Brest, de « Johnny Guitare », des files d'attente à la cinémathèque, du savon, de soutiens-gorge, du journal télévisé, du petit chaperon rouge, de l'occupation, des Juifs, de Libertad, des « décombres », d'un vibromasseur, d'homosexualité, d'appartements à louer, d'Amsterdam, des putes, de Jeanne d'Arc, de l'émotion, de la Résistance, d'Israël, du communisme et du plaisir. Lorsque Paul Le Goff rencontre Marie, il est question de Marseille, de théâtre, de Guitry, des pieds et paquets, de l'amour dans une baignoire, du phallus, d'Artaud, du parti communiste, de « Fureur apache », d'une manchette sur la nuque, de « La Marseillaise », du sport, de la gauche, du viol, du père, de Marivaux, de livres volés, de Schwob, de l'absence de slip, d'ex-maos, de la maîtrise de soi-même, de l'avarice, de La Cadière, d'insultes, de la bourride, de Porquerolles, de la télévision, de Cioran, de l'argent, des Arméniens, du poker, d'un braquage, des « Nuits de Monsieur M. », de la Corse, de la guerre d'Espagne, des enfants, de « Lucien Leuwen », du Cap d'Antibes, d'un frère, de l'anchoïade, de de Gaulle, du caca, de l'égoïsme et du plaisir. Lorsque Paul Le Goff revoit Anne, il est question de Jeanne et Marie.

  • Comment, débarqué à Veracruz sur les traces d'Hernán Cortés, dont le nom - et ce n'est nullement un hasard ! - assone avec le mien, je me lançai à la conquête du Mexique ; comment j'échouai à une table du café-salon « le Regis » où, dans la grande opérette suscitée autour de moi par le choeur des mariachis, je m'enivrai avec Violeta, « fille du port », cousine lointaine de la Traviata ; comment, acteur inconscient d'une étrange représentation théâtrale, je m'égarai avec mon héroïne dans un univers de décors, de cartes postales, de stéréotypes flamboyants et, sous l'effet des champignons hallucinogènes, je devais voir surgir, des coulisses de mon esprit, dans une immense éruption onirique, les images primaires, les archétypes fondamentaux qui en forment l'armature. Sans doute ma « maladie » date-t-elle de cette époque : cette continuelle impression que le sol glisse sous mes pas, le sens sous mes mots, que les continents désancrés ne cessent de dériver... l'Asie, l'Afrique, l'Amérique où l'on a cru me rencontrer. Mais c'est peut-être simplement le fantôme, l'ombre, la doublure de Morgan Sportes qu'on a ainsi croisés : 36 ans, journaliste à éclipses, écrivain par accès et par excès.

  • Une journée dans la vie de Medhi. Un témoignage subtil, minutieux, violent. Un cri d'indignation et de révolte. Le racisme quotidien, les conditions d'existence des travailleurs immigrés, la justice qui leur est faite, tels sont les thèmes de ce récit où tout se joue dans l'espace d'un regard.

  • L'Italie. Le matin. La couleur rose des pierres et du ciel. Le bruit d'ailes des pigeons. Après une nuit d'un intense vacarme intérieur. Vous émergez d'un état de fatigue tenace et ancienne. Harassé et pourtant doué étrangement d'une énergie neuve. Carrousels s'ouvre sur ce réveil-là, sur cette manière de naissance-là. Un de ces moments de lucidité aiguë qu'on connaît après dépression ou usage abusif de toxiques, au cours duquel l'histoire du monde et votre histoire singulière vous apparaissent soudain dans un fantastique télescopage de formes, de couleurs, de sons et de mots. Aux souvenirs personnels, aux images de votre débâcle intime, se mêlent visages et événements de l'histoire ancienne ou contemporaine. Le roman - à la fois autobiographie, essai, carnet de voyage, poème, récit historique, journal intime... - est construit autour de trois axes : trois voyages, effectués à un court intervalle l'un de l'autre, en Grèce, à Jérusalem, en Italie. Par le lien qu'il établit entre la chute d'un seul (il y a une référence constante à la fresque de Masaccio, Adam et Eve chassés du Paradis terrestre) et la dégringolade de tous, il constitue une invite à suivre le fil d'une vérité - d'une cruauté - qui court d'une catastrophe à la suivante. Aux couleurs des pierres et du ciel italiens, ajoutons un autre rose : celui des braises sur lesquelles nous marchons et qui nous donnent parfois, comme le suggérait Sade, ce bizarre air de danser.

  • Il s'agirait du recensement méthodique d'un passé que la mémoire, le temps, la rumeur publique et le goût de l'affabulation auraient déformé. Il s'agirait de s'assurer de ce passé, de l'établir, de l'accréditer. Mais à peine le récit commence-t-il à prendre quelque solidité, de curieux retournements - feintes, ironie ou blocages -, viennent l'assaillir et le démanteler. Et celui qui l'énonçait, fuyant une identité fallacieuse, imposée de l'extérieur, s'efface sous le déferlement des questions étrangères. Dans le vide ainsi laissé, une autre voix reprend, qui à son tour invente un partenaire chargé de la réplique et condition de ce dialogue angoissé qui ne dit rien finalement, qu'une tension, une terreur et une attirance vers le moment où la vérité parle et fonde la légende : la mort, qui seule transforme les masques en visages.

  • Tard, le soir, dans un café proche de la gare de l'Est, une jeune fille apparaît. Ce n'est pas le Petit Chaperon rouge, c'est Gladys. Elle a seize ans et une valise dans chaque main. Elle ne connaît pas la vie. Elle trouve, parce qu'elle est aimable, un homme pour porter ses valises et lui apprendre tout. Il s'appelle Marc Alby et il lui reste exactement quatre mois à vivre. Ceci est l'histoire d'une séduction, d'une possession et d'une destruction. Nous suivons Marc Alby et Gladys dans une ville et un monde où la vie passe comme elle peut. La ville est Paris. Le monde est le nôtre, suite de nuits sans suite et couleur de neige fondue, ou de boue. Chronique d'une époque et d'un amour, ce roman est aussi l'histoire d'un regard. À travers lui, la silhouette de Gladys se précisera, puis son visage, puis ce qu'il y a derrière le visage. Le narrateur finira par découvrir la figure d'un diable dans laquelle il reconnaîtra la sienne. Il y a des vérités qui brûlent, comme brûlent les feux de l'Enfer ou la glace d'une âme incapable d'amour. Tant pis pour ceux qui ne sont pas habitués à souffrir, ils mourront les premiers. Les autres n'en seront pas plus délivrés du Mal pour autant, mais enfin ils seront toujours là. Pour témoigner, s'accuser. Oublier.

  • Au premier abord, un simple et bizarre fait divers : un homme jeune, dans le secret de son jardin, creuse un puits profond qu'il aménage ; il enlève une jeune fille et l'y séquestre. Mais lorsque, assistant au forage de Siméon Leverrier, le lecteur pénètre au coeur de l'homme, et sonde ses intentions, l'envoûtement commence. Le veilleur de nuit poursuit la réalisation d'un rêve apparemment puéril, fruit de ses lectures hâtives. Le trésor enfoui qui l'attire, est-ce la fortune, le vestige d'un passé révolu ou un autre soi-même à peine soupçonné ? Le drame se reconstitue au cours d'un débat (ou plutôt d'un procès) qui oppose le coupable silencieux - devant un tribunal ou en son for intérieur ? - aux investigations d'un juge terriblement perspicace. Simonne Jacquemard, dont on n'a pas oublié « La leçon des ténèbres » et « Judith Albarès », affirme avec ce roman, chargé de fascinations, un talent original, incontestable. Simonne Jacquemard

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un helvétique arrière-plan sur lequel, voilà qui est étrange, pleuvent bombes et boulets rouges ; un personnage idéaliste et râleur, plus français que nature, qui tire sur tout ce qui bouge ; un zeste de cet humour qu'on dit juif, faisant hélas plutôt long feu que mouche ; la poudre et les balles chères à l'enfant grec du poème. Les familiers de l'auteur auront reconnu là quelques-uns des thèmes et fantasmes propres à celui-ci. Somme toute, si l'on mélange ce qui précède, Peinture avec pistolet est un roman de formation et d'imagination dont les péripéties, passablement contrefaites, sont peut-être bien autobiographiques ; un roman de guerre aussi, et historique (1944-1991), d'où le narrateur ressort à peine égratigné et l'Histoire amputée de sa majuscule, une sorte de nature morte enfin, qui éprouve comme un léger frisson à l'idée qu'elle est en train de redevenir un paysage d'avenir.

  • Deuxième recueil des chroniques de Philippe Meyer diffusées sur France-Inter, à une heure si matinale que l'auteur ne les aurait jamais écoutées, s'il n'avait été tenu de les proférer lui-même.

  • Non, la Commune n'est pas morte pour Benoît Mongeon, imprimeur à Belleville. Son désir de justice va le faire participer à tous les combats du siècle. Mais, près de lui, d'autres passions s'embrasent. Hortense, sa bru, est déchirée entre la tendresse d'Augustin et la tornade physique vécue avec Étienne. Dans le Montparnasse des peintres, David Lerner, ami de Modigliani et de Soutine, vit un amour fou avec son modèle préféré, Marie. Séparé de celle-ci contre son gré, il séduit Inès. Engluée dans une enfance dont elle ne sort que par l'érotisme et l'opium, cette dernière découvre qu'il existe peut-être un au-delà du sexe. Quand l'Histoire s'emballe, le destin improvise. La révolution se déchaîne à l'Est, suivie de l'entracte des Années folles. Violences, dictatures... et la guerre reprend en Espagne. Personne ne sortira indemne de la tourmente et nul n'oubliera l'ardeur de Benoît, semeur d'étincelles annonciatrices d'un monde rêvé.

  • Elle entend son pas dans l'entrée, le bruit de la porte. Puis son pas dans l'escalier. Plus rien. Voilà. L'homme avec qui elle vivait depuis des années, de qui elle guettait le pas, chaque soir, au terme d'une longue attente, cet homme vient de la quitter. Rupture sans cris, sans larmes, sans griefs précis. Non sans amour cependant. Alors pourquoi ? La réponse est à entendre dans un dialogue silencieux, d'une tension bouleversante. L'intensité expressive, liée à l'économie des moyens, appartient en propre à Marie Susini. Cette fois, le dépouillement est poussé à l'extrême au bénéfice de l'acuité psychologique.

  • Un village français... un homme sans nom, sans famille, sans passé... Vraiment ? Pourquoi ce refuge dans la forêt, dans cette "église verte" ? Dans un monde qui met de plus en plus les êtres en fiches, qu'est encore l'homme ?

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