Romans & Nouvelles

  • Depuis l'enfance, une question torture le narrateur :
    - Qu'as-tu fait sous l'occupation ?
    Mais il n'a jamais osé la poser à son père.
    Parce qu'il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu'au jour où le grand-père de l'enfant s'est emporté  : «Ton père portait l'uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud !  »
    En mai 1987, alors que s'ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d'un «  collabo  », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
    Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d'un «  Lacombe Lucien  » mais il se retrouve face à l'épopée d'un Zelig. L'aventure rocambolesque d'un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
    En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.
    Mais aussi son propre fils, devenu journaliste.
    Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public.
    Ce n'est pas un procès qui vient de s'ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s'expliquer sur ses mensonges.
    Ce roman raconte ces guerres en parallèle.
    L'une rapportée par le journaliste, l'autre débusquée par l'enfant de salaud.

  • En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français...
    « J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants. »
    Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

  • Lorsqu'elle reçoit un message lui annonçant qu'on a retrouvé sa mère, disparue trente ans plus tôt, Magdalena n'hésite pas. Elle prend la route pour le Sud-Ouest, vers la maison éclusière dont on lui a donné l'adresse, en bordure de canal.
    Comédienne réputée, elle a vécu toutes ces années sans rien savoir d'Apollonia. Magdalena a incarné des personnages afin de ne pas sombrer, de survivre à l'absence. Dès lors que les retrouvailles avec sa mère approchent, elle est à nu, dépouillée, ouverte à tous les possibles.
    Revenir à toi, c'est son voyage vers Apollonia. Un voyage intérieur aussi, vers son enfance, son père, ses grands-parents, ses amours. Un voyage charnel, parenthèse furtive et tendre avec un jeune homme de la région. Lentement se dévoile un secret ancien et douloureux, une omission tacitement transmise. 
    Revenir à toi, c'est aussi un hommage à Antigone et aux grands mythes littéraires qui nous façonnent. Magdalena a donné vie à des personnages, elle est devenue leur porte-voix. Devant Apollonia, si lointaine et si fragile, sa voix intérieure se fait enfin entendre, inquiète mais déterminée à percer l'énigme de son existence.
    En l'espace de quelques jours, dans cette maison délaissée, Magdalena suit un magnifique chemin de réconciliation avec l'autre et avec elle-même. Vie rêvée et vie vécue ne font désormais qu'une.

  • Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu'à l'aube, lorsqu'elle descend nager dans l'océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.
    Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l'alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d'autodéfense féminine, qui s'entraînait tout près.
    Léna veut remercier l'enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d'un cousin, qui l'a recueillie et l'exploite. Elle n'a jamais été à l'école et s'est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire  ? ...
    Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au coeur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l'espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l'éducation...
    La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d'une Inde tourmentée.

  • À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite  de l'intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes  de petite fille. Le temps d'une nuit, elle va ouvrir  ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela,  dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations  de femmes indomptables, entre Espagne et France,  de la dictature franquiste à nos jours.
    La commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature  d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies  familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une  fresque romanesque flamboyante sur l'exil.
    «  Un magnifique roman sur l'exil. Un petit bijou.  »  Le Parisien
    «  Une fresque familiale vibrante.  »  Version Femina
    /> « Un texte délicat, poétique et poignant.  »  RTL
    « Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent.  »  Courrier de l'Ouest
    « Cette épopée ne s'oublie pas.  » Le Figaro
    « Le partage est la morale de ce récit ardent. »  Le Monde des livres
    « Un émouvant premier roman autour d'une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. »  Elle
    « Un superbe premier roman. »  Europe 1
    «  Une réussite.  »  Causette
    « Racé comme du Almodóvar. Un coup d'éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. »  Le Point

  • «  Je pense souvent à ce qu'il restera, à ce qu'Erwan gardera  de moi, de son enfance, j'aimerais saisir, révéler ses  sensations sur la pellicule photographique, graver nos instants, craignant que l'amour ne disparaisse avec les souvenirs, graver l'odeur du jasmin quand nous nous approchons  de notre maison, odeur de la stabilité du lieu intérieur  malgré les désordres de mon coeur, contre la violence extérieure,  réelle ou imaginaire, de la mer, des hommes. »À travers la voix incandescente de Madame Akli, Nina  Bouraoui nous offre un roman brûlant, sensuel et poétique  qui réunit toutes ses obsessions littéraires : l'enfance qui  s'achève, l'amour qui s'égare, le désir qui fait perdre la  raison.
    Sélection Prix Médicis 2021
    Sélection Prix Fémina 2021
    Sélection Prix Fémina des Lycéens 2021« Une des voix les plus fascinantes de son oeuvre. »  Lire, magazine littéraire« Coup de coeur »  Marie Claire« Puissant et magnifique »  Le Parisien« Le dix-huitième  roman de Nina Bouraoui est l'un de ses plus fascinants. »  Causette« Une merveille de sensualité. »  Femme Actuelle« De livre en livre, la petite musique de Nina Bouraoui est irrésistible, sans la moindre fausse note. »  Version Femina« Prêtant sa plume à la mère de famille, Nina Bouraoui signe un roman lumineux et sensuel où les non-dits et le désir peuvent, à tout instant, devenir explosifs. »  Télé Loisirs

  • «  Il s'est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre... Il se retint de crier  : "Papa, tu fais quoi  ? Papa  ! Je suis là, je t'attends..." Pourquoi son père tardait il à réapparaître  ? Les courroies élastiques de l'ascenseur s'étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing gums. Puis une porte s'ouvrit là haut, avec des rires étranges, chargés d'excitation, qu'on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad, osant seulement grimper quelques marches, sans parvenir à capter d'autre son que celui des gosses qui jouaient encore dans la cour malgré l'heure tardive, et la voix exaspérée de la gardienne qui criait sur son chat.
    Son père s'était volatilisé dans les derniers étages de l'immeuble, et ne semblait pas pressé d'en revenir.  »
     
    Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s'éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre  ; comme eux, ils n'ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses  ? La ronde vertigineuse d'êtres qui cherchent désespérément la lumière, saisie par l'oeil sensible et poétique d'Isabelle Carré.

  • Il était une fois à Hollywood Nouv.

    Réalisateur culte, Quentin Tarantino fait une entrée aussi fracassante qu'attendue en littérature. De la Toile à la page, il transcende son style unique, son inventivité débordante et son sens phénoménal du dialogue et du récit pour livrer un premier roman d'une incroyable virtuosité. Des répliques désopilantes, des péripéties haletantes, une fresque épique du Los Angeles de 1969... Il était une fois à Hollywood, librement inspiré de son film primé aux Oscars, est un véritable tour de force, un premier roman savoureux et déjanté.
     
    Hollywood 1969... comme si vous y étiez !
     
    RICK DALTON - Il fut un temps, Rick avait son propre feuilleton télé. Aujourd'hui, c'est un acteur rincé, condamné à jouer les crapules à la petite semaine, qui noie son chagrin dans les whisky sour. Un coup de fil de Rome : sauvera-t-il son destin ou le scellera-t-il ?
    CLIFF BOOTH - Doublure cascade de Rick, il est l'homme à la réputation la plus sulfureuse de tous les plateaux de tournage - car il est le seul à avoir (peut-être) commis un meurtre et à s'en être tiré.
    SHARON TATE - Elle a quitté son Texas natal en rêvant de devenir star de cinéma. Et ce rêve, elle l'a réalisé. Sharon passe désormais ses jeunes années dans sa villa de Cielo Drive, là-haut, dans les collines de Hollywood.
    CHARLES MANSON - L'ancien taulard a convaincu une bande de hippies azimutés qu'il était leur leader spirituel. Mais il changerait bien de casquette pour devenir une star du rock'n'roll.
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard
     

  • La félicité du loup Nouv.

      Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d'un ailleurs, où qu'il soit. Alors que l'hiver s'installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au coeur du val d'Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d'altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s'abandonnant petit à petit au corps de l'autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu'arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure et finaliser son divorce. Mais le désir de montagne, l'amitié des hommes et des femmes qui l'habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu'il résiste longtemps à leur appel.
      Après le succès mondial des  Huit Montagnes, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aimés avec un éblouissant roman d'amour, véritable ode à la montagne tour à tour apaisante, dangereuse, imprévisible et puissante.

  • « La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j'aime, où j'ai la chance d'être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c'est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu'il m'est pénible d'écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l'ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat.
    Dans les geôles de Sibérie, je tente de comprendre. Dans l'hôpital psychiatrique où je suis plus tard enfermé, je tente de comprendre. On me promet quinze années de camp à régime sévère. L'histoire de mes évasions peut commencer.
    Nommer les personnages et les lieux importe peu. Je n'ai rien inventé. C'est un film, et ce n'en est pas un. C'est un roman, et ce n'en est pas un. Ce qui importe, c'est le moment de beauté où la littérature rend la vie plus intéressante que la littérature, ce qu'il faut, c'est l'attraper comme on attrape un poignard. La meute lancée à mes trousses craignait que tout finisse dans un livre. Le voilà. »

  • POUR LUI, TOUT EST ÉCRIT D'AVANCE
    POUR ELLE TOUT RESTE À ÉCRIRE
    « Un jour d'avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. » 
    Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n'a aucune explication. La porte et les fenêtres de l'appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d'intrusion. L'enquête de police n'a rien donné.
    Au même moment, de l'autre côté de l'Atlantique, un écrivain au coeur broyé se terre dans une maison délabrée.
    Lui seul détient la clé du mystère. Et Flora va le débusquer.
      Une lecture à nulle autre pareille.
    En trois actes et deux coups de théâtre,
    Guillaume Musso nous immerge dans une histoire étourdissante
    qui puise sa force dans le pouvoir des livres
    et la rage de vivre de ses personnages.
      « Un roman peut en cacher un autre. (...) Une vertigineuse mise en abyme et [Guillaume Musso] chahute les frontières entre la fiction et le réel, la vie et le roman, l'auteur et ses personnages. Suspense littéraire et amoureux, réflexion sur le pouvoir des livres et le métier d'écrivain, La vie est un roman est une lecture étourdissante, jubilatoire. »
    - Bernard Lehut, Laissez-vous tenter, RTL
    « Un roman aussi vertigineux que dense, exercice de haut vol et d'illusionniste sur les interactions d'un auteur avec ses créatures. »
      - Marianne Payot, L'Express
    « Guillaume Musso est un ensorceleur qui fait surgir l'impossible dans la vie de ses personnages au moment où l'on ne s'y attend pas. Son lecteur ne sera pas déçu car, outre le rythme soutenu, l'émotion et des héros attachants, l'intrigue est truffeée de références littéraires et rend un bel hommage aux écrivains. Captivant.  »
    - Anne Michelet, Version Femina
    « Un récit machiavélique et jubilatoire autour du pouvoir des livres qui nous a complètement bluffés. (...) Guillaume Musso signe ici un de ses romans les plus personnels. Un de ses meilleurs aussi. »
    - Sandrine Bajos, Le Parisien
    « Passionnant ! Vous allez vous régaler ! »
    - Arnold Derek, France Bleu
    « Une formidable histoire qui ravira à la fois les amateurs de thrillers et les amoureux de littérature. (...) Assurément grand écrivain et grand lecteur, Guillaume Musso revient avec brio sur le métier d'écrire, l'inspiration, la vie réelle et imaginaire... (...) La vie est un roman fait irrésistiblement penser à Romain Gary. » 
    - Alain-Jean Robert, AFP

  • S'adapter Nouv.

    S'adapter

    Clara Dupont-Monod

    C'est l'histoire d'un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s'échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C'est l'histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l'aîné qui fusionne avec l'enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s'y attache, s'y abandonne et s'y perd. Celle de la cadette, en qui s'implante le dégoût et la colère, le rejet de l'enfant qui aspire la joie de ses parents et l'énergie de l'aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l'ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d'un présent hors de la mémoire.Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l'amour fou de l'aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires.La naissance d'un enfant handicapé racontée par sa fratrie.Un livre magnifique et lumineux.

  • Artifices Nouv.

    Artifices

    Claire Berest

    Abel Bac, flic solitaire et bourru, évolue dans une atmosphère étrange depuis qu'il a été suspendu. Son identité déjà incertaine semble se dissoudre entre cauchemars et déambulations nocturnes dans Paris. Reclus dans son appartement, il n'a plus qu'une préoccupation : sa collection d'orchidées, dont il prend soin chaque jour.  C'est cette errance que vient interrompre Elsa, sa voisine, lorsqu'elle atterrit ivre morte un soir devant sa porte.  C'est cette bulle que vient percer Camille Pierrat, sa collègue, inquiète de son absence inexpliquée.  C'est son fragile équilibre que viennent mettre en péril des événements étranges qui se produisent dans les musées parisiens et qui semblent tous avoir un lien avec Abel.  Pourquoi Abel a-t-il été mis à pied ?  Qui a fait rentrer par effraction un cheval à Beaubourg ?  Qui dépose des exemplaires du Parisien où figure ce même cheval sur le palier d'Abel ?  À  quel passé tragique ces étranges coïncidences le renvoient-elles ?  Cette série de perturbations va le mener inexorablement vers Mila. Artiste internationale mystérieuse et anonyme qui enflamme les foules et le milieu de l'art contemporain à coups de performances choc.  Pris dans l'oeil du cyclone, le policier déchu mène l'enquête à tâtons, aidé, qu'il le veuille ou non de Camille et d'Elsa.  Le nouveau roman de Claire Berest est une danse éperdue, où les personnages se croisent, se perdent et se retrouvent, dans une enquête haletante qui voit sa résolution comme une gifle.

  • À la Ferme du Manoir, les animaux en ont assez d'être maltraités. Major l'ancien, leur doyen, leur a ouvert les yeux  sur la tyrannie de l'Homme. Il faut faire la révolution  ! Une fois le fermier banni, les animaux décident de ne plus se laisser commander. Pour veiller à cela, sept règles sont édictées et rédigées par les cochons. La dernière est claire  : Tous les animaux sont égaux.  Mais le temps passe, et les commandements changent, un par un. Jusqu'à ce qu'on puisse lire  : Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres. 

  • Les vies de Jacob Nouv.

    369. C'est le nombre de Photomatons que Jacob B'rebi a pris de lui-même entre 1973 et 1974. À quoi pouvaient bien servir ces selfies d'avant l'heure qui montrent tantôt un visage troublé, tantôt un rire forcé, qui paraissent si familiers et lointains en même temps ? Sont-ils l'expression d'une coquetterie, d'un humour solitaire ou la clé d'un mystère ?Lorsque Christophe Boltanski ouvre cet album ramassé aux puces, il est aussitôt aspiré par ces figures sorties d'un conte de Lewis Carroll. L'homme s'est réinventé en de multiples personnages, l'un barbu, l'autre glabre, l'un en uniforme, l'autre en chemisette décontractée. Acteur, steward, espion ? Les détails pourraient devenir des indices - ou des trompe-l'oeil. Au dos des clichés, des adresses nourrissent encore l'énigme, de Rome à Bâle, de Marseille à Barbès ; quant aux prénoms ou diminutifs, ils ressemblent à des alias.Christophe Boltanski veut comprendre qui fut cet homme. Son besoin de savoir le conduit dans des échoppes à l'abandon, des terrains vagues, des docks déserts, des lieux ultra-sécurisés, puis dans les cimetières de Djerba, et enfin en Israël, aux confins du désert du Néguev ou au pied du mont Hermon. Patiemment, l'auteur reconstitue les vies vécues et rêvées de Jacob, où se mêlent paradis perdu, exil, désirs de vengeance, guerres et ambitions artistiques. Peu à peu, la quête s'approche du mythe, celui d'un homme qui recherche une terre pour oublier les arrachements de l'enfance, mêle instinct de fuite et de liberté, dans l'espoir de se réconcilier avec la mort et avec la vie.Après  La Cache  qui a reçu le prix Femina et  Le Guetteur, Christophe Boltanski élargit son exploration littéraire à un anonyme, si représentatif d'une France prise par les violences de l'Histoire, où l'existence individuelle oscille entre goût du secret et quête de sens. Une épopée contemporaine, où l'émotion saisit le lecteur page à page.

  • Anna Gauthier mène une existence à l'abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l'écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.Qu'advient-il lorsqu'un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d'un été ?  À travers un portrait de femme foudroyant d'intensité et d'émotion,  Un tesson d'éternité  remonte le fil de la vie d'Anna et interroge en un souffle la part emmurée d'une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.« Avec son treizième roman captivant, Valerie Tong Cuong confirme son talent d'écrivain, son art pour dynamiter les apparences. »  Livres Hebdo
    « D'elle on attend le meilleur et on n'est jamais déçu. »  ELLE
    « Valérie  Tong Cuong sonde alors le gouffre de la culpabilité et les ravages du refoulement. Intense, d'une profonde noirceur, son roman dont on ne comprend le titre qu'à la dernière page prend à la gorge jusqu'à sa fin sidérante. »  L'Obs

  • «  Cette histoire me hante depuis l'enfance...  »
    S'interrogeant sur la manière dont son grand-père paternel, Léonce Schwartz, a échappé à la déportation, Anne Sinclair découvre un chapitre méconnu de la persécution sous l'Occupation  : la «  rafle des notables  ».
    En décembre 1941, les Allemands arrêtent 743 Juifs français, chefs d'entreprise, avocats, écrivains, magistrats. Pour parvenir au quota de mille détenus exigé par Berlin, ils adjoignent à cette population privilégiée 300 Juifs étrangers déjà prisonniers à Drancy.
    Tous sont enfermés au camp de Compiègne, sous administration allemande  : un vrai camp de concentration nazi d'où partira, en mars 1942, le premier convoi de déportés de France vers Auschwitz (avant la Rafle du Vél' d'Hiv de juillet 1942).
    En reconstituant la coexistence dans ce camp de bourgeois assimilés depuis des générations et de Juifs étrangers familiers des persécutions, ce récit très personnel raconte avec émotion une descente aux enfers.
    «  Essayer de redonner un peu de chair aux disparus est devenu pour moi une obsession  », écrit l'auteur, dont le fardeau intime sert de fil rouge à une oeuvre de mémoire collective.
    De sorte que l'enquête familiale sur le destin énigmatique de Léonce se fait peu à peu enquête historique sur la tragédie de Compiègne, puis hommage à ceux qui n'en sont pas revenus.

  • Juliane n'aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s'installer chez elle, à la suite de l'incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
    Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d'Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
    Juliane veut croire que l'originalité de son père s'est épanouie avec l'âge, mais elle doit se rendre à l'évidence  : il déraille.
    Face aux lendemains qui s'évaporent, elle va apprendre à découvrir l'homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
    Tant que la partie n'est pas finie, il est encore l'heure de tous les possibles.
      Avec un humour jubilatoire et une infinie tendresse,
    Virginie Grimaldi nous conte une magnifique histoire de transmission et de résilience.

  • Son fils Nouv.

    Son fils

    Justine Lévy

    Un journal imaginaire de la mère d'Antonin Artaud. Sa vie, qu'elle consacre à essayer de sauver son fils, à comprendre son génie et sa folie. Son courage pour essayer de le sortir des différents hôpitaux psychiatriques où il est envoyé et enfermé ; des électrochocs et des drogues qui, pense-t-elle, l'abîment toujours un peu plus.

  • Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s'est vu voler les souvenirs qu'il avait d'elle. Tout ce qui lui est resté, c'est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c'est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s'enfuir, loin du seul monde qu'il ait jamais connu. Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des _ ères plantations de Virginie jusqu'aux bastions d'une guérilla acharnée au coeur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors même qu'il s'enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram demeure plus que jamais
    déterminé à sauver la famille qu'il a laissée derrière lui. Dans son premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et d'exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l'existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté.
      NUMÉRO UN SUR LA LISTE
    DES BEST-SELLERS DU NEW YORK TIMES
     
    PROCHAINEMENT PORTÉ À L'ÉCRAN PAR LA MGM
    ET PRODUIT PAR BRAD PITT ET OPRAH WINFREY 
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty

  • S'il  n'en reste qu'une Nouv.

    L'héroïsme des bataillons de combattantes kurdes contre Daech attendait son grand roman. Le voici.
    Une journaliste occidentale croit pouvoir enquêter impunément sur le destin magnifique de deux figures légendaires, Tékochine et Gulistan, afin de raconter la pureté de leur cause, l'inflexibilité de leur lutte, les circonstances exceptionnelles de leur mort dans les décombres d'une ville assiégée de l'ancienne Mésopotamie.
    Mais accéder au premier cercle des dirigeants clandestins de cette guerre-là se mérite, et peut-être ne peut-on révéler la vérité qui se cache derrière tant de récits lacunaires et contradictoires qu'en se perdant à son tour  : son enquête devient peu à peu parcours initiatique, remontée du fleuve du souvenir, hymne à une liberté dont nous avons perdu le sens en cessant d'être prêts à en payer le prix.
    Dans un paysage de sable et de lumière, S'il n'en reste qu'une est l'histoire de ces femmes confrontées à ce qu'il peut y avoir d'incandescent dans la condition humaine.

  • La Sentence

    John Grisham

    Octobre 1946.
    Pete Banning, l'enfant chéri de Clanton, Mississippi, est revenu de la Seconde Guerre mondiale en héros, décoré des plus hautes distinctions militaires. Aujourd'hui fermier et fidèle de l'église méthodiste, il est considéré comme un père et un voisin exemplaire.
    Par un matin  d'automne, il se lève tôt, se rend en ville, et abat calmement son ami, le révérend Dexter Bell.
    Au choc que cause ce meurtre de sang-froid s'ajoute l'incompréhension la plus totale, car Pete se contente de déclarer au shérif, à ses avocats et à sa famille : « Je n'ai rien à dire.  »
    Que s'est-il passé pour que Pete, un membre respecté de la communauté, devienne un meurtrier ? Et pourquoi se mure-t-il dans le silence ? Personne ne le sait. La seule certitude que sa famille possède c'est que ce qu'il tait est quelque chose de dévastateur, dont les retombées les hanteront, eux et la ville, pendant des décennies...
    Avec cette oeuvre majeure et unique, John Grisham nous embarque dans un voyage incroyable, du vieux Sud ségrégationniste aux jungles des Philippines de la Seconde Guerre mondiale, d'un asile psychiatrique aux lourds secrets du tribunal de Clanton où l'avocat de Pete tente désespérément de sauver la vie de son client.
    Traduit de l'anglais par Dominique Defert

  • C'était en janvier 2003.
    Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
    Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme.
    L'Opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
    Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J'ai mené l'enquête, avec l'aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s'ouvraient à moi. Avec l'aide d'un détective privé, d'un criminologue, j'ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j'ai remué ciel et terre. Et j'y suis arrivée.
    Cette enquête m'a menée cent ans en arrière. J'ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
    J'ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J'ai dû m'imprégner de l'histoire de mes ancêtres, comme je l'avais fait avec ma soeur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
    Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

  • «  Il n'y a pas d'anciens Malgré-nous. C'est le premier secret. Ceux qui en sont le sont pour toujours. »
    Lorsque sa fille, Vina, est exclue du lycée pour avoir menacé un camarade, Elisabeth décide de se réfugier avec elle en Alsace chez son grand-oncle. Très vite, la jeune fille est fascinée par cet homme mystérieux, qui communique avec les oiseaux et semble lire les pensées. Ces dons, Thomas les a acquis pendant la guerre. Quand il lui a fallu survivre, enrôlé de force à dix-sept ans dans l'armée allemande, puis emprisonné au camp de Tambov. Entre l'adolescente qui n'aurait jamais dû naître et le vieil homme se tisse bientôt un lien bouleversant.
    Un grand roman envoûtant sur les Malgré-nous du passé et ceux du présent, pris au piège de combats qu'ils n'ont pas choisis, héritiers de la violence et d'un lien mystique à la nature.
    Sélection Prix du Roman Fnac 2021
    Prix Feuille d'Or de Nancy 2021
    « Admirable d'équilibre et de beauté. » Livres Hebdo
    « Un sommet de subtilité, à la langue maîtrisée, avec un fond historique qui est un personnage en soi. » L'Est Républicain

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