Mon Petit Editeur

  • « Elle contempla son oeuvre. Devant ce spectacle, elle se sentit d'un coup à nouveau envahie par le sentiment du devoir accompli. Elle avait franchi le cap ! Tant d'heures de guets, à noter tous les moindres faits et gestes... Elle commença à recueillir les fruits de son travail. Elle sortit son appareil numérique pour immortaliser la scène : surtout, il ne fallait rien rater, ne pas oublier un seul angle ! Seuls les plans de face étaient intéressants, l'arrière n'avait rien à dévoiler de son pouvoir absolu... » Sa vengeance commençait à peine mais laisserait, tout au long de son parcours, des traces indélébiles : une justice implacable et sans limite sur laquelle le caméléon posait tranquillement ses pièges.

  • Paris, demain. Une nuit d'été dans la capitale tentaculaire assommée par la canicule. Les rues sont calmes, peut-être un peu trop. Pas un souffle d'air, le silence pour seule rumeur. Et pour cause : véhicules à l'arrêt, poussettes abandonnées, corps inanimés sur le bitume... La cité, en un instant, est devenue le théâtre d'un mal étrange et foudroyant. Pour les rescapés, le cauchemar commence.

  • Quand Julien Amiot est envoyé à Saint-Jean-de-Luz pour dénouer une affaire de meurtre, personne dans la commune basque ne croit au succès du policier parisien. Et encore moins le capitaine Bixente Etchart, fort de son expérience locale, qui, pour l'instant, patauge dans ses recherches. Les deux hommes vont travailler de pair, sur fond de rivalité, de rancoeurs et de jalousie. Le policier parisien, qui connaît la ville depuis son enfance, n'a pas été envoyé par hasard : la cité des Corsaires n'a aucun secret pour lui.

  • À Paris en novembre 1962, Alicia Grandin est tuée par trois hommes. Dieu l'accueille dans son royaume, puis la renvoie sur Terre. Tout commence. Alicia et son amie Adeline traquent les coupables pendant que l'inspecteur Pierre Jaspar mène l'enquête. Le policier est confronté à des forces invisibles, à deux femmes vengeresses et un inconnu portant une redingote. « La prostituée releva le couteau et tourna la tête vers Alicia. Elle la regarda en lui souriant, puis planta le couteau dans la poitrine de Robert, une fois, deux fois, trois fois... plusieurs autres fois, avec un acharnement et une frénésie diabolique. Ses cris et ceux d'Alicia traversèrent la longue avenue, des hurlements de louves enragées. Il y avait en eux une énergie remplie de certitudes nourries des souffrances de la femme. »

  • « Mercenaire du crime et volontaire pour n'importe quel trafic louche, pourvu que cela me rapporte, voici ma carte de visite. C'est un métier qui n'exige pas de compétences particulières pense-t-on, tuer (ou éliminer) ne paraît pas difficile. En réalité cela exige une quantité de qualités, autant que pour être pilote de course ou pianiste. Je dois être patient, bon observateur, avoir la main ferme et du sang froid pendant l'« action » et surtout, je ne dois pas être embarrassé par une conscience tatillonne et volubile ou par un coeur d'enfant de Marie. Bien que je ne me souvienne pas d'avoir eu à supprimer un honnête travailleur, un bon époux ou un brave à trois poils, je le ferais si cela m'est commandé et payé car qui sait quelle crapule se cache derrière l'apparence de l'honnête homme ou de la femme sérieuse ? »

  • Didier Méroni est un citoyen comme des millions d'autres, menant une petite vie tranquille en Haute Normandie, entre sa famille et son travail d'ouvrier fondeur. Jusqu'au jour où il perd et son emploi et son épouse qu'il surprend dans d'autres bras. C'est alors que commence une lente descente en enfer : divorce, éloignement de sa fille de douze ans, recherche d'un emploi et désoeuvrement total. Fragilisé psychologiquement, et afin de faire face aux difficultés financières du quotidien, il décide de « faire un coup », un seul, qui lui permettra de se reconstruire et de se mettre à l'abri. Ça peut marcher... si le hasard ne s'en mêle pas.

  • Été 1938. À Houlgate, station balnéaire du Calvados, une dame du meilleur monde s'éprend d'un séduisant employé saisonnier. En septembre 1939, le jour même de la déclaration de guerre, un pêcheur retrouve le corps de la malheureuse, abandonné sur la plage au voisinage du kursaal. L'enquête démarre dans l'ambiance de la « drôle de guerre », ralentie par l'absence de nombreux hommes mobilisés. Des difficultés supplémentaires vont se présenter avec l'arrivée des troupes d'Occupation en juin 1940. La victime ayant eu antérieurement à son service une jeune Allemande, la possibilité d'une affaire d'espionnage vient en outre compliquer la donne. Enfin la petite Simca de la victime avait été volée la nuit du drame, peut-être en relation avec le meurtre. Beaucoup de pistes donc seront passées au crible avant que soit enfin faite la lumière complète...

  • - Il y a un hic, pressentit immédiatement Léa. Pour garder le suspense, le commissaire partit chercher un café et revint, quelques minutes plus tard, le gobelet brûlant dans les mains. Enfin, il reprit: - Mais, nous ne sommes pas dans le cas d'un crime «

  • Affectée à la P.J. de Lyon, le lieutenant Lou Grimaud est confrontée dès sa prise de fonction à une série de meurtres aussi subtils que violents. Comme si le tueur, mélomane et pervers, l'avait attendue pour la tester. La musique de Mozart, n'adoucit pas vraiment les moeurs. Jeu de piste noire sur fond d'opera seria, une sombre partition où la moindre erreur peut conduire à la mort du chasseur sur la trace du fauve, une partie d'échec entre un chef d'orchestre masqué et une inspectrice, aussi obstinée que séduisante, qui apprend vite la musique.

  • Alors, depuis vingt ans, oui vingt ans déjà, tout le monde me croit concertiste. Bien sûr pour donner le change, je travaille mon piano plusieurs heures par jour. Je vois des maîtres pour me perfectionner en vue des concerts, je fais des « Master classes », des stages. Je fais tout ce qu'il faut pour que personne n'ait le moindre doute à ce sujet. Et comme je suis vraiment passionné par le piano, enragé même, je n'ai pas vraiment beaucoup de mal à convaincre ceux qui ne demandent qu'à me croire. Pour le commun des mortels, une Étude de Chopin, c'est une Étude de Chopin. Basta. J'en interprète quelques-unes à ma façon, et mon béotien ne se pose aucune question. Pour lui je suis un véritable artiste. C'est un odieux mensonge. La vérité, c'est que pour gagner ma vie j'exerce une profession parallèle. Un métier qui lui aussi demande beaucoup de doigté, surtout en public. Je vous ai prévenu. J'ai un côté obscur...

  • "- Où est ma fille ? Dites-moi où est mon enfant, je vous en supplie... implora Denise, mais son agresseur resta de marbre. L'inconnu avait déposé délicatement Loïs sur un matelas. La petite fille eut juste le temps d'apercevoir d'autres lits avant que la lourde porte se referme sur elle. Au matin elle fut réveillée par une petite main qui caressait sa joue. - Je m'appelle Cristal et voici Simon, comment tu t'appelles ? - Loïs. - Cette enfant est un ange. Elle est si belle, paraît si pure avec ses boucles blondes, sa peau de porcelaine et ses yeux si bleus. - Elle vaut bien un petit supplément, dit l'inconnu en tendant la main vers son interlocuteur. Elle n'est arrivée qu'hier soir. Personne n'y a encore touché. - Alors elle a encore plus de valeur, dit-il en sortant quelques billets qu'il glissa dans la poche de la chemise de l'inconnu."

  • Michaël a bien des raisons pour entreprendre sa démente entreprise. Mais, au-delà d'une vindicte personnelle, il remet en question l'usage trop systématique des produits dopants dans le monde du sport et en profite pour dénoncer les émissions de téléréalités qui gangrènent les téléspectateurs en se livrant à l'apologie du succès facile basé sur l'élimination aléatoire. Sa cruauté se veut proportionnelle au but fixé : ne le jugez pas trop hâtivement !

  • Si vivre à Agen est à la portée de tout le monde, y finir d'aussi étranges façons à de quoi titiller le commun des mortels.... L'inspecteur Vladimir Karnaukhov sait bien que ses semblables sont multiples. Il sait sentir leurs troubles, déceler leur failles et débusquer leurs démons. Mais cette enquête va l'obliger à revoir des connaissances en sciences humaines qu'il croyait gravées dans le marbre de ses certitudes. Le jeu social auquel il va participer, le mettra en présence d'une galerie de portraits destinés davantage à le perdre qu'à le faire progresser pour découvrir cette vérité à laquelle tout le monde aspire si, bien sûr, elle n'est pas trop dérangeante. Que ces événements tragiques croisent le monde du cabaret donne aux artifices dont chacun se pare, un sens et une tournure imprévus. Ils rapprochent le bien du mal en dissipant la frontière qui les sépare, sans pour autant mettre en évidence ce qui leur va le mieux. L'inspecteur va devoir redoubler de discernement pour révéler les souffrances et faire tomber les masques. Mais sait-on jamais qui sont les autres ? Ce que nous sommes ? Ce qu'il faut laisser de soi pour mieux comprendre l'autre ?

  • Un avion en détresse, un orage de fin du monde qui l'emmène au crash au coeur d'une région montagneuse et désertique au centre du Kenya. De toutes les personnes à bord, elles sont deux à survivre au chaos effroyable de l'accident : Mylêna Milan et Julien Levernois. Deux inconnus qui se retrouvent agrippés l'un à l'autre et qui, en l'absence de secours rapides, vont s'épauler et partir à l'aventure pour sauver leur vie. C'est ainsi que débute leur histoire... Une histoire dont la prolongation les conduit dans une maison perdue aux fins fonds d'une campagne française. Ils espéraient pour la circonstance, passer une soirée plaisante ; malheureusement, très vite tout a dérapé. Au petit matin, Levernois groggy a tout oublié, ou presque, des évènements du début de nuit ; Mylêna quant à elle, n'est plus dans la demeure... Tenace, acharné, inébranlable malgré les difficultés et menaces dont il est l'objet, Julien Levernois s'obstinera à démêler les fils d'une énigme oppressante ; il ira jusqu'au bout, là où il a rendez-vous avec son destin...

  • Cinq femmes passent une semaine de vacances dans le golfe du Morbihan. Est-ce un hasard si un ressortissant belge trouve la mort dans le seul hôtel de Saint-Gildas-de-Rhuys, station désertée des touristes en cette semaine de Toussaint ? Pour le commissaire Guehennec, le hasard n'a de sens que par sa nécessité et il y a forcément un lien !

  • Cicatrice

    Bastien

    Faut-il être fou pour lire ce scénario ? Non. Faut-il être fou pour l'avoir écrit ? Oui. Peut-on devenir fou après l'avoir lu ? Peut-être ! Pourquoi ? À vous de le dire ! Bastien nous raconte par ce roman la descente aux enfers d'un inspecteur de la crim jusqu'ici sans problème. Mais dont la vie va être bouleversée par un psychopathe sanglant et sans âme. Non content de laisser des messages sur les lieux de ses crimes signés « Rudy », qui était le prénom du petit frère de Nathan décédé quand ils étaient enfants, il va s'en prendre à son entourage et faire de son existence une géhenne. Va alors s'installer un combat psychologique entre les deux hommes où la guerre des nerfs va être le nerf de la guerre !

  • Une fin de week-end, Xavi, étudiant en biologie, doit regagner Martigny où il effectue un stage. À Romont, où habite sa famille, un copain lui propose de prendre en vitesse une bière avec leur bande de potes avant de partir. Il s'attarde un peu et manque son train. Quand il arrive chez lui à Martigny, il trouve son colocataire assassiné. Il est accusé du meurtre et incarcéré. Il s'évade rapidement... S'ensuit alors une série de conséquences, d'événements et de péripéties qui se poursuivront sur quelques mois puis rebondiront quelques années plus tard. Il faudra longtemps avant que le jeune homme et sa famille découvrent la nature de la menace que fait peser sur eux un impitoyable réseau de trafiquants d'êtres humains et qu'ils en soient enfin libérés.

  • Si on lui avait demandé ce qu'il venait chercher là, Bertrand Velvet aurait répondu qu'il ne le savait pas ! Pourtant il était arrivé devant la grande et majestueuse maison blanche située à Penn Valley, banlieue huppée de Philadelphie, et qui était la propriété de famille d'Anna Powinsky, héritière du consortium industriel Powinsky Corporation. Il avait rencontré Anna, jolie jeune femme, pétillante, élégante, intelligente, riche, très riche, alors que pour sa part, il sortait de sept années passées en prison... Leur idylle avait duré le temps que vivent les roses, et la belle s'était enfuie, le laissant perdu sur le bord du chemin... Il y avait de cela déjà presque deux ans... Et puis Anna revint faire un tour dans sa vie de manière rocambolesque, en pointillé, pour quelques heures, entre deux trains, deux avions. Lorsqu'il découvrit qu'elle se trouvait prise dans les rouages d'une machine destinée à la détruire, il oublia toute sa rogne, sa rancoeur, et entreprit de l'aider. Cherchant à décrypter les signaux qu'elle lui envoyait, parfois de façon bien étrange, il décida de refaire le parcours à l'envers pour retrouver l'origine d'une funeste cabale, qui n'hésitait pas à tuer pour préserver son secret... Un tourbillon vertigineux, des mondes très éloignés qui malgré les apparences ne furent jamais parallèles... et qui finiront inéluctablement par se rejoindre...

  • Saviez-vous que... - les Alsaciens - et les Alsaciennes -, traditionnellement rigoureux, peuvent devenir les pires des arnaqueurs ? - le RPR est le Rassemblement des Postulants Religieux ? - les moines et les moniales peuvent être encore pires que les Alsaciens ? En lisant cet ouvrage véridique, vous n'aurez plus aucun doute !

  • Dix bonnes raisons de ne pas lire le roman « Juste un peu avant la neige » : 1. Avec un titre comme ça, ça donne froid aux mains rien qu'à l'idée de tenir le livre ouvert. 2. Connaissant l'auteur, qui est un syndicaliste à la noix, lire son charabia n'a rien de réjouissant ! 3. Si ça se passe en plein hiver, ça va être tout blanc : un polar blanc plutôt que noir... c'est idiot ! 4. J'ai autre chose à faire que de lire les conneries d'un type qui veut frimer parce qu'il a écrit un bouquin ! 5. L'action se déroule dans une entreprise, et franchement c'est déjà assez fatiguant comme ça la journée d'être salarié. 6. Ce que raconte ce livre n'est pas plausible et n'a rien à voir avec un vrai roman policier. 7. C'est un bouquin qui ne restera pas dans les mémoires et c'est une bonne raison pour ne pas le lire ! 8. Il y a des personnages bizarres d'après ce que certains disent, totalement décalés... un pharaon, un dinosaure... 9. Je devrais donner mon avis après si je le lis et je préfère me taire. 10. Il y a de la neige, du sang, du sexe, des vaches... rien d'original finalement.

  • C'était une de ces dernières belles journées de septembre. L'été commençait à lâcher prise, tentant de s'accrocher au moindre soupçon de douceur, à la plus infime parcelle de ciel bleu. Je roulais depuis une bonne heure quand je l'aperçus au détour du dernier lacet que la route esquissait avant le domaine. Recouverte de vigne vierge, rousse déjà, elle semblait vouloir se dissimuler aux regards indiscrets, au poids du passé. La maison de mon père. En descendant de voiture pour ouvrir le portail, les odeurs de mon enfance m'emplirent d'une étouffante mélancolie. Je me mis en pilote automatique pour tenir le coup. Seule l'indifférence pouvait me permettre d'avancer.

  • Voici la version intégrale du journal de Maxime Duval. Saisi pendant l'enquête, il a été en partie rendu public pour la première fois en 2012, lors du procès dit de « l'Écorcheur de la Pacificatrice ». Dans le cadre du droit au respect de la vie privée, certains noms et prénoms ont été modifiés.

  • Certaines personnes se plaisent à m'appeler Phéo-Man. La raison ? La tumeur au cerveau que l'on m'a diagnostiquée lorsque j'avais quinze ans... J'en ai aujourd'hui vingt-trois et je sais que je n'en atteindrai jamais trente. Mais une chose en ayant entraînée une autre et à la suite de plusieurs évènements, je sais maintenant que je finirai mes jours au sein du FBI, traquant et neutralisant les plus dangereux criminels... Ce que je suis ? Condamné, arrogant, marginal, égoïste, râleur, obscur, névrosé, libertin, immoral et violent, mais excellent. Qui je suis ? Cameron Live.

  • Quelles sont les motivations qui peuvent pousser à commettre un crime ? La passion, la haine, le profit, l'ambition, le devoir ? Et pourquoi pas la charité ? Les huit nouvelles de ce recueil explorent certains de ces sentiments singuliers qui tourmentent l'esprit des humains et les amènent à penser au meurtre. De la fausse charité de « À chacun son bon coeur » on passe à la perversité du « Chat jaune » puis on glisse sur la naïveté dans « La bonne prise » pour évoquer la cupidité des héritiers de « Madame la colonnelle ». La vie d'autrui devient parfois un obstacle à l'assouvissement d'une passion comme à la réalisation d'un projet ou au maintien d'un privilège. Les réactions des hommes sont imprévisibles...

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