Editions L'Harmattan

  • "Etel Adnan est au coeur de l'histoire humaine dans son immédiateté, ses contours surprenants, ses défaites, ses deuils, ses éclats d'imaginaire, sa solidarité. Elle est au coeur du combat poétique, elle affine l'arme de l'art pour mieux vivre et appréhender le monde. Sa poésie est fondatrice à la manière de la Beat Génération, mais avec une conscience plus aiguë, plus radicale. Et cela s'explique : la beauté sans nom et le martyr du monde arabe moderne sont au coeur de son cantique qui traverse les consciences et les civilisations." (extrait de la préface de Michel Cassir).

  • C'est à travers une analyse poussée de sa filmographie que cet ouvrage montre comment le réalisateur américain Jim Jarmusch éloigne le spectateur du monde, en parvenant à créer une distance qui lui permet de changer son regard. L'auteur met ici en avant les questions politiques sur le travail, la désindustrialisation ou encore l'anomie soulevées par ses films. Plus encore, c'est au-delà du détour esthétique que Jarmusch parvient à s'adresser au monde intime du spectateur, interrogeant sa solitude et sa difficulté à être soi.

  • Peintre animalière vénérée aux États-Unis, en Angleterre et dans le monde entier, respectée mais également fort critiquée en France, Rosa Bonheur (1822-1899) a vécu comme elle l'entendait. Dans la transparence. Libre. Autonome. Affranchie de toute étiquette. Partisane du réalisme académique, pionnière du féminisme, homosexuelle présumée alors qu'elle se défendait de l'être, Rosa Bonheur s'est consacrée à son art et à la « sainte mission d'élever la femme ». En s'inspirant du récit de Rosa Bonheur confié sur le vif à son amie Anna Klumpke, Albertine Gentou s'est lancée dans la rédaction, à la première personne, des mémoires librement adaptés de cette femme d'exception.

  • Début 1990, la série télévisée de David Lynch, Twin Peaks, crée l'événement. Le créateur, novateur et sulfureux, d'Eraserhead (1977) et de Blue velvet (1986) révolutionne le concept et l'écriture de feuilleton de télévision. En 2017, Lynch réalise une troisième saison intitulée Le retour . Entre-temps, il y aura eu Twin Peaks : Fire Walk with me (1992), oeuvre de cinéma magistrale, méprisée alors, unanimement réévaluée aujourd'hui. Par l'exploration de ses dimensions culturelles et esthétiques, cet essai cartographie l'univers et le réseau édifiés par D. Lynch.

  • Cette étude propose un retour rétrospectif sur l'ensemble de l'oeuvre de Miyazaki. Elle met en lumière les différentes figures de créateurs, aussi discrètes que récurrentes, qui traversent ses oeuvres et le discours esthétique dont elles sont porteuses. Sont ensuite analysées la méthode de création miyazakienne, ainsi que les stratégies narratives visant à transmuer, sans la nier, sa subjectivité en des univers fictionnels à la portée universelle.

  • Ce livre se propose d'analyser les influences étrangères qui se sont exercées sur le cinéma iranien, depuis ses débuts tardifs, à la veille du "parlant", jusqu'au déclenchement de la révolution islamiste. Il distingue les influences des cinémas des pays voisins (arabo-turcs et indiens), puis s'attarde sur celle du cinéma américain des années 50 et 60 et de la Nouvelle Vague française. L'auteur montre comment un cinéma "sous influences" a pu servir de terreau à l'éclosion d'un cinéma "national".

  • Cette étude prend appui sur les trois premiers films kabyles, La Colline oubliée, d'Abderrahmane Bougermouh (1996), Machaho, de Belkacem Hadjadj (1996), La Montagne de Baya, d'Azzedine Meddour (1997), et se poursuit avec le premier film chaoui, La Maison jaune d'Amor Hakkar (2008), avant de faire un détour vers le cinéma berbère marocain, aux côtés de Mohamed Mernic. L'auteure s'intéresse tout naturellement au contexte politique et social ayant accompagné la naissance des oeuvres et aux requêtes des Imazighen les ayant précédées.

  • La "photographie africaine" (1989-2015) ne constitue ni un genre, ni un mouvement artistique. L'adjectif "africaine" désigne en fait un cadre géographique, seul rescapé de la suspicion généralisée envers toute tentative définitionnelle. Les acteurs de cette photographie abordent souvent leur sujet sous un angle politique. S'il n'y a pas de spécificité formelle de la photographie africaine, il y a un cas photographique africain : on s'interroge souvent sur ce que cette photographie est censée être.

  • De 1911 à 1975, un acteur lia sa vie au Théâtre du Peuple de Bussang, théâtre familial bâti dans les Vosges et qui, sous l'impulsion de Maurice Pottecher, connut un essor prodigieux. Cet acteur, c'est Pierre Richard-Willm, un artiste complet au destin prodigieux. Devenu dans les années 30 une immense vedette de l'écran, il renonça complètement au 7e art pour succéder à Maurice Pottecher. Cet ouvrage met en lumière la part de l'acteur, metteur en scène, décorateur et costumier dans l'évolution de ce théâtre unique qui ouvrit la voie au TNP de Jean Vilar. L'auteur restitue cet étonnant parcours artistique.

  • Ce livre est une belle leçon de théâtre pour tous les jeunes artistes, un recueil d'histoires extraordinaires, pour que la création hors les murs puisse se poursuivre et se nourrisse aux sources de leurs imaginaires. Les auteurs, des amoureux fous du Théâtre et particulièrement du Théâtre de rue, nous communiquent la vibration de chaque idée, le parfum de chaque mot, le feu qui les brûle toujours.

  • Quels liens existe-il entre danses et culture hip-hop ? A travers une étude historique et sociétale de cet art, l'auteure retrace les origines de la culture hip-hop, pour nous faire découvrir l'univers des danses hip-hop, avec ses particularités et ses codes. Autour de ce vocabulaire culturel et artistique qui leur est propre, les membres de la culture hip-hop - appelés B-BOYS et les B-GIRLS - recréent du lien social.

  • Star du cinéma français des années 30, Annabella (1907-1996) connut une immense popularité. Charmante jeune première, elle illumina les écrans pendant les années de la Grande Dépression. Certains de ses films ("Napoléon" d'Abel Gance, "Le Million" et "Quatorze juillet" de René Clair, "Gardez le sourire" de Paul Fejos, "Hôtel du Nord" de Marcel Carné) ont marqué l'histoire du cinéma. Cette biographie nous livre le portrait d'une femme généreuse et entière, moderne et libre, ainsi que la description nostalgique d'une époque révolue, du Paris des années folles au monde doré d'Hollywood.

  • La forme urbaine, socle des pratiques sociales, autorise ou interdit. L'intérêt général, le vécu du citoyen, son appropriation spatiale des lieux publics, se construisent là. Les difficultés de l'urbanisme europén sont certainement le résultat d'une méconnaissance, voire d'un mépris, vis-à-vis des réalités urbaines qui ont jalonné son histoire, son élaboration civilisationelle et ses aspects anthropologique.

  • Dans les années trente, un jeune entrepreneur autodidacte, Joseph Rytmann, ouvre dans ce XIVe arrondissement de Paris ses deux premiers cinémas : le Théâtre de Montrouge, au carrefour Alésia, et le Miramar, face à la gare de Montparnasse. Rytmann, l'aventure d'un exploitant de cinémas à Montparnasse retrace le destin exceptionnel d'un homme de cinéma qui assura dans ses salles l'exclusivité sur la Rive gauche des grands succès commerciaux durant les Trente Glorieuses. Avec ses documents historiques inédits et son reportage photo au coeur des salles de quartier, les auteurs nous offrent un passionnant voyage vintage et cinématographique dans un Montparnasse en perpétuelle mutation.

  • Qu'est-ce qui rend si singulier le cinéma de Bruno Dumont ? Qu'il ait migré de la philosophie au cinéma, créant ainsi un trouble entre les « genres » et à propos de la réelle fonction du cinéma ? Ou bien est-ce le fait que ses films oscillent entre animalité et grâce ? En tout cas, la particularité de ce cinéaste tient à ce qu'il construit une oeuvre, perpétuant la tradition d'un cinéma d'auteur qui est aujourd'hui bien perdue. La conquête de la vérité sur la vie des hommes passe chez lui par une réappropriation de la langue. Les articles qui composent cet ouvrage ont été rédigés par des spécialistes de Bruno Dumont, qui ont en commun de penser que son cinéma nous rend meilleurs en nous donnant à sentir et penser.

  • Chef d'orchestre parmi les meilleurs, directeur d'opéra exceptionnel, pianiste de talent, metteur en scène d'oeuvres lyriques révolutionnaire, Gustav Mahler (1860-1911) mène toutes ces activités à un niveau proche de la perfection, mais à contrecoeur : sa seule passion est la composition musicale. Gustav Mahler veut composer de la musique pour créer un monde plus heureux. Ce passionné de la nature, dont il se sent si proche, est très attentif à la douleur des autres. Lui-même doit faire face à des tragédies qui le marquent profondément mais ne l'écartent pas de sa mission de créateur. L'auteur propose à travers ce livre une exploration aussi objective que possible de ce créateur atypique.

  • Sur un continent totalement dominé par la production américaine de cartoons et en particulier des films de Walt Disney, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt ans d'errements ?

  • L'objectif principal de ce guide est de fournir des points de repère à tous les passionnés de Flamenco et tout particulièrement aux amateurs néophytes qui ressentent une attirance pour cet art envoûtant. Les trois premiers chapitres présentent le Flamenco, son développement, son évolution et sa situation géographique, de sa naissance à nos jours. Les chapitres suivants sont consacrés à l'étude du chant, de la danse, de la guitare et des autres éléments d'accompagnement.

  • L'oeuvre prolifique d'Alain Cavalier, témoigne d'une singularité dans le cinéma mondial et apporte un regard nouveau sur la manière de faire des films. Cet ouvrage s'interroge sur ce qu'il y a de commun entre les tournages dits "industriels" avec les grandes stars de l'époque telles que Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Alain Delon ou encore Catherine Deneuve, et ceux réalisés par exemple il y a cinq ans, seul, sans équipe technique, en face à face avec les "Braves", Raymond Lévy ou Jean Widhoff.

  • Témoin de la décennie meurtrière des années 70, la commedia all'italiana fut l'une des empreintes cinématographiques laissées par les traumatismes de la société italienne. Aujourd'hui, avec le recul de l'histoire, le cinéma comique italien apparaît comme un observateur privilégié. Des auteurs de comédies tels que Dino Risi, Mario Monicelli, Ettore Scola, Lina Wertmüller, Luigi Comencini, Luigi Zempa ou encore Marco Ferreri, se penchèrent sur les problèmes de société et de violence, et proposèrent un vrai examen de conscience et une réelle critique identitaire sur une page obscure de l'histoire de l'Italie.

  • Gustave Courbet a bouleversé les codes établis et ouvert la voie à une peinture novatrice, tant sur le plan formel que par les thèmes abordés. La critique a répété que le peintre comtois s'investissait dans ses toiles et le peintre lui-même avait affi rmé qu'il peignait son existence dans ses oeuvres. Il revenait donc à l'observateur de retrouver ces signes cachés, tous ces petits cailloux qui allaient permettre un dévoilement du parcours intime du peintre. Notre ouvrage se met sur la piste ouverte par les lectures psychanalytiques de l'oeuvre mais il se fonde essentiellement sur l'examen détaillé des tableaux. Ce livre retrace nos tentatives de trouver les codes cachés. Nous sommes parvenus à mettre au jour une constante dans la peinture de Courbet : celle d'une vision double du réel où la dimension masculine compose avec l'apparence féminine du sujet. Ainsi la longue série des couples de femmes nues ne prendra fin qu'avec L'Origine du monde dont nous proposons une analyse nouvelle.

  • Construire vite, bien et à moindre coût, cette quête est permise par l'industrialisation de la construction. Cet ouvrage dresse le panorama des prototypes majeurs de l'habitat préfabriqué. Il dévoile ce qui a motivé le choix des systèmes constructifs, mais aussi leur implication dans le modernisme et la pensée sociale. Originaires d'Europe, les premières techniques de préfabrication ont servi à exporter des constructions vers les Nouveaux Mondes. Depuis, les innovations ont continué. Si l'après-guerre et ses besoins en logements furent moteurs de l'industrialisation de la construction, le Mouvement moderne s'empara lui aussi rapidement de ces techniques pour diffuser son idéologie sociale et sociétale. Cette histoire est aussi celle du rôle de l'architecte. L'analyse historique nous donne des clés de lecture de l'architecture industrialisée contemporaine.

  • La lumière transcende son entité qui est de "rendre les objets visibles". Mais quelle est cette expérience artistique et quelle est cette lumière qui peut rendre visible l'invisible, quand selon Karl Theodor Dreyer : "Communiquer ses propres émotions est envisageable par l'abstraction car elle permet de transcender l'objectivité" ? Cet ouvrage analyse l'esthétique de la lumière de quatre films d'Europe du Nord regroupés autour des mêmes thématiques : Stalker, Europa, Trois couleurs bleu et l'Homme sans passé.

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