Flammarion

  • Comment se construire avec une mère omniprésente ? Comment conquérir sa liberté ?
    De cet amour dévorant, Nathalie Rykiel a fait une force et elle en a conservé toutes les traces, des mots, des dessins, autant de talismans.
    En une cinquantaine de dessins de Sonia Rykiel inédits, auxquels répondent les mots et jeux de mots de Nathalie, voici le récit d'une relation unique entre deux femmes hors du commun, qui évoque de façon universelle les mystères de la transmission. Un émouvant cri d'amour à toutes les mères, à toutes les filles...

  • Lautrec, c'est la légende de Montmartre, le peintre du Moulin-Rouge, du Mirliton, celui qui immortalise Bruant, la Goulue, Jane Avril. Mais c'est aussi un petit homme foutraque, issu d'une famille de la haute noblesse de province, atteint d'une maladie génétique qui fragilise ses os et interrompt sa croissance. Fasciné par les cabarets, les bals, les bistrots, les théâtres et les prostituées, il peindra des hommes et des femmes toute sa vie, négligeant le paysage et la nature morte. Alcoolique, rongé par la syphilis, il meurt à trente-six ans en laissant une oeuvre foisonnante et inclassable.

    En mettant en scène l'obsession de Henri de Toulouse-Lautrec pour la peinture, celle qui montre les êtres humains dans ce qu'ils ont de plus brut et de plus vivant, Matthieu Mégevand s'éloigne des représentations habituelles pour dresser le portrait de l'artiste en voyant et de l'homme en possédé.

  • «La musique est partout, pour qui la cherche, l'écoute, la reconnaît. Elle est cette présence vitale qui remplit l'espace et ne demande qu'à être révélée.
    Au fil de ces pages, je vous parle de la place de la musique dans l'Histoire, de son rôle dans notre société et de sa présence dans nos vies.
    Je vous suggère des clés pour l'écoute et la découverte de nombreux chefs-d'oeuvre et vous invite à y puiser vos propres émotions.
    Mélomane averti, amateur éclairé ou néophyte curieux, je vous propose à travers ce livre une balade musicale personnelle et partage avec vous ma passion. Car j'en suis convaincue, la vie est plus belle en musique!»
    Claire-Marie Le Guay.

  • Des objets incongrus, des gestes excentriques, mais aussi des photographies, des vidéos et des peintures de facture traditionnelle, voilà ce qui constitue l'art contemporain. Quelquefois, ces oeuvres étonnent ou choquent. Elles suscitent en même temps la curiosité, au point de s'y perdre un peu. Aussi, pour qui s'aventure dans le monde de l'art, l'auteure de ce livre fournit des repères et suggère quelques pistes de réflexion. Depuis quand l'art « moderne » est-il devenu « contemporain » ? Pourquoi les artistes ont-ils voulu transformer le rapport des spectateurs avec les oeuvres ? Et quand les frontières avec la mode, l'architecture ou même des objets rituels deviennent floues, peut-on encore faire entrer cet art dans une définition ?

    Ce livre révèle en quoi l'art contemporain est avant tout un espace ouvert, une aire de liberté pour penser et agir différemment quand les idéologies et les systèmes philosophiques qui nous guident sont en crise.

  • « Le romantisme, déclare Baudelaire, est une grâce, céleste ou infernale, à qui nous devons des stigmates éternels. » Ces stigmates sont manifestes dans l'oeuvre de beaucoup des écrivains étudiés par Baudelaire tout au long de ses vingt années de critique militante. Critique militante, en effet, et la part de polémique y est grande. Critique d'actualité aussi, car c'est à propos de ses contemporains que se manifeste surtout le coup d'oeil lucide et prophétique du poète. Son analyse, toujours pénétrante et pleine de verve, parvient à saisir l'importance durable des oeuvres de Wagner, de Flaubert, de Hugo et de Gautier, entre autres artistes.
    Si la valeur d'un critique repose sur son flair, sur son discernement, pour tout dire, sur son jugement, alors Baudelaire critique n'a pas d'égal au XIXe siècle.

  • Si Chopin donna très peu de concerts publics, n'éprouvant aucun goût pour l'estrade et les vastes assemblées, il fut en revanche un professeur extrêmement recherché, attirant à Paris de nombreux élèves, venus souvent de pays fort éloignés.
    Pressé par ses disciples et ses amis, soucieux de conserver témoignage d'un enseignement exceptionnel, Chopin commença à rédiger une méthode de piano, laissée inachevée au moment de sa disparition. Les notes et esquisses relatives à ce projet furent alors passablement dispersées comme autant de reliques d'un être déjà entré dans la légende. Dès lors, innombrables furent les pianistes qui se réclamèrent de son enseignement, invoquant, pour élargir parfois une clientèle crédule, ce véritable talisman pianistique qu'est le nom de Chopin. Jean-Jacques Eigeldinger a retrouvé, rassemblé et décrypté les diverses sources manuscrites, rédigées en français. Il en présente ici une édition complète, augmentée de témoignages et de fac-similés essentiels à une meilleure approche de l'enseignement, toujours actuel, d'un maître inégalé.

  • Baudelaire critique d'art ne cesse jamais d'être poète : « Il m'arrivera souvent, écrit-il, d'apprécier un tableau uniquement par la somme d'idées ou de rêveries qu'il apportera dans mon esprit. » Autrement dit, il décrit comme il flâne, avec une acuité de perception que seule rend
    possible une disponibilité parfaite à l'oeuvre contemplée. C'est à ce titre qu'il encense Delacroix, « peintre essentiellement littéraire », et qu'il raille la ligne dure du dessin d'Ingres. Cette connivence entre peinture et poésie revêt des formes multiples : de la relation classique d'une exposition à la définition de « l'art philosophique », en passant par un éloge en règle du dandysme ou du maquillage, ses écrits sur l'art témoignent d'une pensée toujours mobile,
    insoucieuse des genres et des hiérarchies, fécondée par les correspondances qu'elle décèle.

    Ce volume contient :
    Exposition universelle de 1855 - L'Art philosophique - Salon de 1859 - Le Peintre de la vie moderne - Peintres et aquafortistes - L'OEuvre et la vie d'Eugène Delacroix - Lettre à Manet du 11 mai 1865.

  • Vous reprendrez bien un peu de style ?
    Se concocter un look sans passer par la case shopping est le concept de ce livre : les tenues des icônes de style sont décryptées pour donner les clés d'une allure qui va faire impression.
    En quatre chapitres, on apprend :
    - Toutes les astuces des VIP qu'on peut copier
    - Les gimmicks qui permettent de rendre son style inoubliable
    - Les différentes possibilités de pimenter nos basiques
    - Les « fashion faux pas » qu'il faut oser
    Un livre très illustré (350 photographies) qui se lit comme un carnet d'inspiration.

  • Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène, François Truffaut a inauguré une nouvelle façon de regarder les films et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent. Ce livre, devenu une bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés - sur les classiques français, les grands d'Hollywood, mais aussi ses « copains de la Nouvelle Vague » et ses réalisateurs préférés : Bergman, Renoir, Chaplin...
    Le premier de ces écrits, intitulé « À quoi rêvent les critiques ? », analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. « Lorsque j'étais critique, écrit Truffaut, je pensais qu'un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma. Aujourd'hui, je demande à un film que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas. »

  • Chilly Gonzales est l'un des musiciens les plus excitants et originaux de notre époque. Il est réputé pour son approche intimiste du piano à travers la trilogie d'albums Solo Piano, son sens du spectacle et ses collaborations avec des artistes de renommée internationale. Vêtu d'un peignoir et chaussé de pantoufles, il remplit les salles du monde entier ; en l'espace d'une soirée, il peut disséquer la musicologie d'un tube d'Oasis, donner un sublime récital de piano solo et faire preuve de sa dextérité lyrique de rappeur.
    Dans ce livre, il pose la question suivante : la musique doit-elle être soumise à une appréciation intellectuelle ou peut-elle simplement aller droit au coeur ? Chilly Gonzales s'interroge sur son propre enthousiasme pour les musiques souvent considérées d'un « goût » douteux ou discutable, et partage en chemin de nouvelles convictions sur la nature de la musique, la célébrité et le succès.

  • Poussez les portes de Chez Miss Maggie's Kitchen pour découvrir l'univers plein de charme d'Héloïse Brion et de sa cuisine gourmande, locale, de saison et familiale.

    Dans une atmosphère vintage chic, l'auteure partage près de 100 recettes simples et originales à la portée de tous. De l'apéritif au dessert, vous aurez toujours la bonne recette pour chaque occasion : Toast à l'avocat et thym, Cocktail à la rhubarbe et romarin, Velouté de petits pois et asperges, Tarte rustique à la butternut et sauge, Poulet aux pêches, Gâteau gourmand aux noix de pécan... Et pour aller plus loin, faites le plein d'inspirations pour animer et égayer joliment vos tables.

  • « Voilà longtemps déjà que je pratique mon métier, que je le ressens, le surveille comme on surveille une habitude ; il me pénètre, et j'ai pris cette manie d'en chercher les effets en moi et dans les autres, d'en surveiller les manifestations.
    Tout le théâtre, cet état dramatique en moi, cette habitude de penser et de sentir pour les autres, par les autres et à travers moi-même, cette attitude vis-à-vis d'un tiers offert, de ce tiers qu'est le public, et vis-à-vis de moi, ces reflets que j'en fais et dont je suis fait, ce comportement entre le soi que je suis et le moi que je me suis donné, à travers tant de personnages, tout cela est là, sensible, visible en moi, tout le long de ma journée, et je cherche à le penser, à le lier, à le raisonner, et à m'en expliquer l'agencement, les raisons.
    Je veux préciser mes sensations, je note dans mes lectures des reflets de mes états (Proust), j'écris des notes, et la vanité de m'exprimer moi-même me rattrape, me rejoint, me retrouve dans ce moment de ma carrière où j'ai découvert cependant (depuis longtemps déjà) que l'acteur n'est qu'une table d'harmonie. »
    Droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
    réservés pour tous les pays.
    Copyright 1954, by Ernest Flammarion.
    Couverture : Louis Jouvet dans le film Carnet de bal en 1937.
    © Keystone/Eyedea Presse.

  • Trente-cinq ans après la disparition de Daniel Balavoine, l'intégrale de ses chansons, pour la première fois réunies dans un livre, raconte l'homme comme le monde, le poète de son temps comme l'artiste engagé pour les autres.

  • «Des mots dans la peinture occidentale ? Dès qu'on a posé la question, on s'aperçoit qu'ils y sont innombrables, mais qu'on ne les a pour ainsi dire pas étudiés. Intéressant aveuglement, car la présence de ces mots ruine en effet le mur fondamental édifié par notre enseignement entre les lettres et les arts. Toute notre expérience de la peinture comporte en fait une considérable partie verbale. Nous ne voyons jamais les tableaux seuls, notre vision n'est jamais pure vision. Nous entendons parler des oeuvres, nous lisons de la critique d'art, notre regard est tout entouré, tout préparé par un halo de commentaires.
    Ce n'est pas seulement la situation culturelle de l'oeuvre, mais tout le contexte dans lequel elle se présente à nous qui est transformé par le titre : la signification de cette organisation de formes et couleurs change tout au long de la compréhension parfois fort progressive de ces quelques mots. La composition la plus "abstraite" peut exiger que nous lisions son titre pour nous déployer toutes ses saveurs, toutes ses vertus.»
    Michel Butor.

  • Édition anniversaire, 10 ans déjà. Nouveaux looks, nouveaux conseils, nouvelles adresses...
    "Qui a dit que la Parisienne était un mythe ? Cela fait presque dix ans que j'ai écrit La Parisienne et il semble que le mythe, devenu un best-seller pour le New York Times, est une réalité. Ce guide avait besoin d'un petit relooking. Non seulement un grand nombre d'adresses n'était plus d'actualité, mais j'ai déménagé (donc tout a changé dans ma maison) et ma penderie a pris des couleurs. Bien sûr, je porterai toujours un pull bleu marine ou une chemise blanche, mais j'essaie de me réinventer même si Paris sera toujours Paris..."
    Ines de la Fressange.

  • «On pourrait y faire tenir un petit avion et on y a fait tenir un petit avion. Mais aussi un train, une montgolfière, une fusée-obus et d'autres véhicules plus extravagants encore. Le lieu est submergé d'images fantasmagoriques.
    Elles viennent frapper Monsieur Méliès les unes après les autres, se succédant plus vite que sur une pellicule de cinématographe. »

  • Analyser un film, c'est avant tout s'interroger sur l'origine de nos émotions. Comment un simple film peut-il réussir à nous parler, à nous bouleverser, à changer l'image que nous avons de nous-mêmes, à nous persuader qu'il dit des choses vraies sur le monde qui nous entoure ?
    Pour répondre à ces questions, Laurent Jullier propose trois types de lectures filmiques : 1) l'analyse typologique : quel genre d'histoire racontent les films ? 2) l'analyse formelle : quel arsenal technique et symbolique déploient-ils ? 3) l'analyse conceptuelle : quelles interprétations permettent des disciplines comme la sémiologie, l'esthétique, les Gender et les Cultural Studies, l'anthropologie, la psychanalyse, la narratologie, la poétique historique... ?
    Sans distinction d'époque, de prestige ou de genre, Laurent Jullier convoque un grand nombre de films du patrimoine mondial et s'adresse à la fois aux étudiants, aux enseignants et à tous les cinéphiles.

    En couverture : James Stewart dans Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock, 1954. © Paramount / The Kobal Collection

  • Louise Bourgeois est par excellence la femme-couteau, la femme sculpteur, celle qui découpe, tranche, cisaille, mais aussi celle qui incarne l'ambivalence féminin-masculin : la protection et la menace, la fragilité et la force, la tendresse et la violence.
    Née en 1911 à Paris, et ayant vécu à New York de 1938 jusqu'à sa mort en 2010, elle est devenue, après une reconnaissance tardive, l'une des artistes les plus emblématiques du XXe siècle. Son oeuvre polymorphe, composée de peintures, gravures, dessins,
    sculptures, installations, est profondément autobiographique et échappe à toute classification esthétique. En réactivant les souvenirs et les traumatismes de son enfance, Louise Bourgeois donne forme et corps à ses émotions, créant une oeuvre organique, sensuelle et érotique, dont le thème essentiel est la femme-maison. « La sculpture est le corps et mon corps est une sculpture. »
    Cette biographie ne retrace pas seulement le parcours d'une grande artiste, sa formation, ses influences ; c'est aussi le récit d'une vie de femme exceptionnelle, ayant connu les deux guerres, l'exil, épouse d'un célèbre historien de l'art, et mère de trois enfants. Elle s'appuie sur les archives personnelles inédites de l'artiste, ses journaux intimes, sa correspondance, ses écrits psychanalytiques, ainsi que sur ses interviews et des entretiens avec ses proches.

  • « Tout l'art du passé, de toutes les époques, de toutes les civilisations, surgit devant moi, tout est simultané comme si l'espace prenait la place du temps. »
    Alberto Giacometti n'est pas seulement un artiste majeur du XXe siècle : il est aussi l'une de ses personnalités les plus originales. Fruit de recherches nouvelles, cet ouvrage nous introduit dans l'intimité d'un artiste hanté par son oeuvre, toujours poussé en avant par une exigence sans concession.
    Après une jeunesse passée dans l'atelier de son père en Suisse, puis dans celui du sculpteur Antoine Bourdelle à Paris, le jeune artiste s'affranchit de ses premiers mentors en se tournant vers le cubisme, puis le surréalisme. Malgré la reconnaissance quasi-instantanée de son travail et l'amitié admirative d'André Breton, il se détourne rapidement des objets surréalistes qui l'ont rendu célèbre, pour s'engager dans une échappée solitaire qui le mènera à la marge des courants dominants. Ami des plus grands artistes et intellectuels, il trace son sillon personnel dans l'intimité solitaire de son mythique atelier de Montparnasse. Profondément attaché à la représentation humaine, influencé par les arts archaïques et non occidentaux, il s'éloigne d'une représentation naturaliste, pour adopter une vision synthétique et parfois hallucinée de la figure, chargée d'une puissance mystérieuse.
    Catherine Grenier nous livre le destin et le parcours singulier d'Alberto Giacometti, de sa vie et de son oeuvre, dans une biographie à lire comme un roman.

  • Trendenser, c'est l'art d'être bien chez soi en suédois. Et si tout n'était qu'une question de logique ? Pour une déco intérieure réussie, nul besoin de mettre des milliers d'euros ! Il suffit de suivre les conseils de Frida Ramstedt. Appliquer le nombre d'or cher à Léonard de Vinci pour installer des tableaux, savoir préserver les proportions d'une pièce en posant son parquet, apprendre à disposer ses meubles pour mieux circuler, quel mur peindre en couleur pour avoir une pièce cocooning ou au contraire lui redonner du volume ? Toutes ces réponses dans le guide ultime proposé par Frida !

  • « Les nouveaux vécus temporels urbains, notamment avec l'hyperconnexion, aboutissent à la quasi-suppression, voire à une allergie collective aux temps morts. Avec la 5G, l'instantanéité de la transmission de l'information va concurrencer la vitesse de nos propres synapses, voire les parasiter - tout en bouleversant les équilibres géopolitiques. Une sorte d'impatience fébrile s'est fait jour, un mélange de tension dû au désir d'absorber les informations, et une exaspération, voire une fatigue face au trop-plein, un véritable débordement cognitif. Tout cela impacte fortement les pratiques et les imaginaires des artistes, comme les pratiques culturelles elles-mêmes et la manière d'appréhender les oeuvres. »
    Christine Macel.

  • Paris

    Willy Ronis

    " Je ne crois pas du tout qu'une fée spécialement attachée à ma personne ait, tout au long de ma vie, semé des petits miracles sur mon chemin. Je pense plutôt qu'il en éclot tout le temps et partout, mais nous oublions de regarder. Quel bonheur d'avoir eu si souvent les yeux dirigés du bon côté ! "

  • Depuis ses Exercices d'incendie (1994), Sandra Moussempès poursuit son travail expérimental, ludique et grave à la fois. Elle a publié plusieurs titres aux éditions de l'Attente et quatre volumes dans la collection Poésie/Flammarion, de Vestiges de fillette (1997) à Sunny girls (2015).


    Je vois au loin un ciel rose et un ciel noir en moi
    Je remplace la poésie par des boissons protéinées
    Ou des cerises en gélatine pour combler un déficit

    Je deviens le poème que j'écris
    De la glotte aux muqueuses préraphaélites
    Poème cicatrice ou flacon d'eau de rose

    Dans une chambre obscure avec un dessin animé
    que personne ne regarde
    Le poème se tient là devant toi corridor sans porte
    À la verticale

  • Jamais les musées d'art moderne n'ont été aussi fréquentés, jamais on n'a vu en France autant d'expositions consacrées aux nouvelles tendances. Pourtant, il est parfois bien difficile de se repérer dans la diversité de la création.
    Ce livre étudie l'histoire de tous les mouvements artistiques apparus en France depuis 1965 et prend la forme d'un récit : Catherine Millet, qui a participé activement aux événements, mêle aux dates, aux citations, des anecdotes et des souvenirs personnels. Tout en respectant la chronologie des faits, elle met en valeur les liens - parfois inattendus entre les mouvements, souligne aussi leurs contradictions.
    Ce livre est aussi un essai, une analyse de ce qui, profondément, caractérise ces trente dernières années. Pourquoi certains déclarent-ils que la peinture est morte alors que d'autres s'emploient à restaurer ses qualités les plus traditionnelles ? Comment se fait-il qu'un art qui ne cesse de remettre en cause sa fonction et ses matériaux, qui méprise sa qualité d'objet pour valoriser son contenu imaginaire, comment se fait-il qu'un art iconoclaste suscite un tel fétichisme ?

    Sur la couverture : François Morellet, deux carrés formant un angle de 30° avec le mur ont un côté commun avec un angle droit, néon 200x200cm.

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