Le Mot et le reste

  • Musicienne, poétesse, mais aussi photographe et peintre, Patti Smith est une artiste totale qui n'a eu de cesse, tout au long de sa carrière, de saluer ses influences artistiques. Des membres de cette famille choisie, le plus important est certainement Arthur Rimbaud. Entre la jeune prolétaire de Chicago et le poète de Charleville, un lien indéfectible se tisse. Grand frère, amant platonique, mentor, Arthur inspire Patti et la guide, par ses appels à la liberté et à la modernité, dans sa vie comme dans son art : « Il est avec moi à tous mes concerts [] Je connais Arthur depuis toujours ». Par l'analyse du parcours artistique et personnel de Patti Smith, de sa découverte de l'oeuvre de Rimbaud à ses pèlerinages à Charleville, ce livre se propose de décrypter cette constellation intime.

    Journaliste et auteur rock, Pierre Lemarchand vit en Normandie. Il est l'auteur de plusieurs livres dont Karen Dalton, le souvenir des montagnes (Camion Blanc, 2016) et Nico The End (Densité, 2020), ainsi que producteur de l'émission de radio Eldorado. Aux côtés de Dominique A, il impulse dans sa ville, Rouen, le collectif «Des Liens», qui se propose de lutter contre l'exclusion culturelle.

  • De sa jeunesse américaine dans le Sud ségrégationniste à ses dernières années passées en France, la vie de Nina Simone se lit comme un roman. Enfant prodige blessé par le racisme, elle fait ses débuts dans les clubs douteux d'Atlantic City avant de triompher sur les scènes du monde entier. Très tôt engagée dans la lutte pour les droits civiques, elle mêle avec succès art et militantisme, mais des problèmes personnels graves viennent entraver sa carrière. Après des années de galère, notamment parisiennes, elle renoue avec le succès grâce au triomphe inattendu de «My Baby Just Cares For Me». Cette biographie exhaustive met en lumière le parcours d'une artiste, tardivement reconnue comme la créatrice majeure qu'elle a été, et son influence qui dépasse largement le cadre de la musique.

    Né en 1975 et basé à Paris, Frédéric Adrian est journaliste pour la presse musicale. Il appartient depuis une quinzaine d'années à l'équipe du journal Soul Bag dont il a été longtemps le directeur de publication. Il y écrit en particulier des chroniques de disque et de livres, des entretiens et des articles. Depuis 2013, il s'est également consacré à l'écriture des biographies de Marvin Gay, Otis Redding, Stevie Wonder et Ray Charles, publiées au Castor Astral.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Rock'n'roll : rhythm n blues, rockabilly, revival Nouv.

    En devenant N°1 des ventes aux USA le 9 juillet 1955 avec «Rock Around The Clock» Bill Haley ouvre l'ère du rock'n'roll. Issue du rhythm'n'blues des Afro-Américains fusionnant avec la coutry des Blancs, cette musique va bouleverser l'establishment américain avant de déferler sur la jeunesse occidentale. En quelques années (1956-1958), grâce à des stars telles Elvis Presley, Little Richard, Chuck Berry ou Buddy Holly, le rock'n'roll révolutionne la musique, chambarde le show-business, bouscule les parents et crée un nouvel art de vivre. Cet ouvrage propose de revenir aux origines complexes de ce genre qui perd en vitalité dès 1960, mais dont l'influence nourrit toute la seconde moitié du XXe et continue de manière plus discrète mais passionnante d'exister de nos jours sous forme de revival.

    Christophe Brault est conférencier rock, a été disquaire pendant quinze ans et a collaboré à de nombreuses radios pendant vingt ans (France Bleu Armorique,Fréquence Ille, etc).

  • Durant un bref moment de grâce musicale au tournant des années 1980 et 1990, dans le prolongement de la révolution punk, les losers l'emportent enfin aux États-Unis. Alors que le conservateur Ronald Reagan entre à la Maison Blanche et que le hard-rock et la synth-pop entament une décennie dorée, émerge sous l'impulsion de labels indépendants une scène rock qualifiée d'«alternative». Et, avec elle, de nouvelles esthétiques: le grunge, les Riot Grrrls, la lo-fi Il ne lui manque qu'une étincelle pour conquérir le monde: elle s'appellera Nevermind, deuxième album de Nirvana, paru il y a 30 ans en septembre 1991. Cette anthologie revient sur une période prolifique du rock américain et ses classiques (R.E.M., Nirvana, Cat Power) ses succès (Beck, Pixies, Sonic Youth) et ses trésors cachés.

    Né en 1982, Jean-Marie Pottier est journaliste indépendant. Ancien rédacteur en chef du magazine en ligne Slate, il écrit régulièrement sur la musique et la société américaines. Il a publié, aux éditions Le mot et le reste, Indie Pop 1979-1997, une anthologie du rock indépendant britannique saluée par la presse (Les Inrockuptibles, Télérama, France Musique...), Ground Zero, une histoire musicale du 11 Septembre et Smile, la symphonie inachevée des Beach Boys.

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • Nancy, 1961. Dans sa chambre d'adolescent, Jean-Claude Berthon conçoit le premier numéro de Disco Revue, magazine tout entier consacré à ses idoles : Elvis Presley, Ray Charles, Johnny Hallyday... Un projet inédit mais a priori sans avenir. Puis tout s'accélère. L'émission Salut les copains devient une revue dont les ventes toisent le million d'exemplaires, et ce n'est qu'un début. Quand les Beatles, Dylan ou Polnareff s'invitent dans les lycées, Rock&Folk s'impose comme la référence et dans ce sillon, d'autres verront le jour. Des 60's à nos jours, la presse rock en France a grandi et ses réprésentants, qu'ils s'appellent Best, Les Inrockuptibles, Actuel, VoxPop, Gonzaï ou Rock Hard, épousent les mouvements culturels, politiques et sociaux pour répondre aux aspirations d'une jeunesse.

    Grégory Vieau est journaliste indépendant. Il travaille principalement pour Arte. Il a aussi écrit pour VICE, New Noise, Brain Magazine, Kiblind, Mowno... Une histoire de la presse rock en France est son premier ouvrage.

  • Au milieu des 80's, le paysage musical noir américain est en pleine mutation. Le funk et la soul évoluent ; Michael Jackson et Prince deviennent des pop stars internationales ; une partie de la jeunesse se reconnaît davantage dans le hip-hop. De jeunes artistes sentent qu'ils peuvent faire la synthèse de toutes ces sensibilités et cette musique prend le nom de R&B. Jimmy Jam & Terry Lewis, Babyface & L.A Reid ou Teddy Riley sont les chefs de file de cette révolution qui débute avec les stars du new jack swing (Keith Sweat, Al B.Sure), les boys bands élevés au gospel (Boyz II Men) ou les girl groups sexy (En Vogue, TLC). Mary J.Blige, R.Kelly, Alicia Keys Frank Ocean ou Beyoncé s'imposent dans le temps comme les nouveaux souverains de la great black music.

    Belkacem Meziane est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié une anthologie sur le funk, On The One! et une anthologie sur le disco, Night Fever.

  • Au-delà des artistes italiens qui jouissent d'une grande popularité chez nous, une multitude de pépites reste à découvrir. Au menu de cette anthologie, 100 albums - des historiques, des oubliés, de l'underground - rassemblés sous le dénominateur pop, un format qui regroupe aussi bien le rock'n'roll (Adriano Celentano), le prog (Nino Ferrer), le jazz (Paolo Conte), le disco (Raffaella Carrà), la new wave (Litfiba) ou le rap (Jovanotti), des pionniers des 60's à la scène indie actuelle (Andrea Laszlo De Simone). Au fil des chroniques, certains aspects historiques ont été particulièrement mis en lumière, comme le rôle important de la contre-culture et des femmes (Patty Pravo). À l'arrivée ce livre est un plan pour voyager dans l'Italie de ces soixante dernières années, unifiée par la musique.

    Rosario Ligammari est journaliste et traducteur d'italien. Ces dix dernières années, il a écrit sur la musique (Gonzaï, Magic, Section26...), le cinéma (Canal+) et le sexe (feu Wyylde Le Mag). Buongiorno pop, 100 albums italiens de 1960 à nos jours est son premier livre.

  • Souvent réduits à ses représentations dans la culture pop (des clips de Madonna aux films de Tim Burton) la culture gothique et ses pionniers - Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou Joy Division - proposent bien plus que ces poncifs. Sous un gouvernement Thatcher austère, ces derniers laissent tomber la révolution punk pour s'orienter vers la célébration du morbide. Alimenté par les réseaux indépendants, le mouvement s'organise à l'ombre de têtes de gondole comme The Cure, s'épanouit, se mélange et renaît de multiples fois avant l'arrivée des revivals. Avec Alien Sex Fiend, Dead Can Dance, Sisters of Mercy, The Mission, Cocteau Twins, Rosetta Stone ou Lycia, cette anthologie offre un panel éclectique, entre références incontournables et découvertes audacieuses.

    Victor Provis a été chroniqueur sur Xsilence avant d'animer My Bloody Candy sur Radio Graf'Hit, consacré aux genres du rock indépendant. Il s'est ensuite occupé du Blog du Mouvement Shoegaze, projet qui a abouti au livre Shoegaze, publié aux éditions Le mot et le reste (2018).

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

    Né au Québec à Joliette en 1977, Jonathan Gaudet a fait des études de littérature, puis a enseigné le français en Argentine, en Louisiane, à Prague et à Athènes. Installé en Grande-Bretagne, il partage son temps entre l'enseignement, la musique et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans dont La Piscine (Héliotrope, 2016).

  • Apparu dans les 80's, en partie sous l'impulsion de la rencontre entre les pionniers du hip-hop Run-D.M.C. et le groupe de hard-rock, Aerosmith, le rock fusion regroupe les musiciens désireux de s'affranchir des frontières par le rap-metal et le funk-metal. Cette scène aussi déjantée qu'audacieuse devient populaire dès le début des 90's avec les Red Hot Chili Peppers, Faith No More ou Rage Against The Machine. Leur succédera une nouvelle génération de groupes - Korn, Deftones ou Slipknot - qui redéfinissent, à l'approche de l'An 2000, les contours d'un metal en cours d'essouflement.Des Beastie Boys à The Mars Volta, en passant Linkin Park ou Body Count, cette anthologie dresse le portrait haut en couleur d'un vaste univers et en scrute cent de ses oeuvres les plus représentatives.

    Jean-Charles Desgroux, né en 1975 à Biarritz, est un spécialiste du hard rock et du heavy metal. Ayant oeuvré pour Rock Sound, Crossroads ou Rock&Folk, il reste aujourd'hui très actif sur le site Hard Force et sa radio Heavy1. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié les biographies d'Alice Cooper et d'Iggy Pop, ou encore des anthologies sur le stoner et le hair metal

  • Comment débusquer, mettre à nu la vie et l'oeuvre de Jimi Hendrix, si pleine de ces clichés qui font partie intégrante de sa légende? Comment une femme peut-elle déchiffrer cet homme? Comment, elle, Blanche, peut-elle ressentir son noir? Face à toutes ces questions, elle ne possède qu'une fragile certitude, le partage de la seule chose qui leur soit résolument commune : la musique. C'est de sa musique que naît la fiction, une musique dont le propos sert de fil conducteur et permet de scruter son auteur à l'aune d'une histoire qui va bien au-delà de celle du rock. En découlent ces variations biographiques et poétiques qui s'emparent de la vie d'Hendrix la moins connue, celle qui va de l'enfance aux premiers succès et tentent de mettre en lumière les lignes de force de ses univers.

    Jeanne-Martine Vacher est productrice éditoriale, journaliste, auteure et musicographe. Elle a été également l'une des voix de France Culture pendant plus de vingt-cinq ans et en charge du développement culturel à l'Opéra de Paris.

  • Après avoir été rédacteur en chef de la revue spécialisée Blues Again, Christian Casoni souhaite donner un véhicule plus généraliste au blues et propose ses services à Rock&Folk. Intéressé par son idée de reconnecter les fans de rock à cette musique, Philippe Manoeuvre lui donne les clefs de la rubrique Beano Blues. À partir de là, Casoni a le champ libre pour parler de la musique du diable. Il décide de le faire sur un ton qu'il veut légèrement sacrilège, et met au ban le traitement savant d'une musique qui n'est pas l'aïeul du rock mais le rock'n'roll lui-même ! Car au fil de cette anthologie d'articles, le journaliste tend à montrer que s'adresser aux fans des Stooges et des White Stripes, c'est inévitablement parler à ceux de Howlin' Wolf, Elmore James ou Hound Dog Taylor.

    Christian Casoni est un garçon de bureau né en 1958, un temps postier, prof, illustrateur et dessinateur de presse, il a été rédacteur en chef de Blues Again et pigiste chez Rock&Folk.

  • Cet ouvrage s'interroge sur la place de la femme et des femmes dans le rap français, en s'intéressant aux différentes thématiques qui touchent leur condition et émancipation puis en donnant la parole aux actrices de la scène rap, par la mise en lumière de leurs oeuvres et parcours. Il sera question des pionnières - présentes dès la naissance du genre et évacuées au moment de son âge d'or -, des pilliers que sont Diam's, Casey et Keny Arkana, représentant chacune une facette de la rappeuse, et des contemporaines, de plus en plus nombreuses, pour lesquelles l'urgence est dans l'émancipation des femmes et se ressent dans leurs textes et attitude. L'auteure explique les spécificités langagières et musicales du rap et démonte les clichés visant à l'extraire d'une culture musicale francophone.

    Bettina Ghio est docteur en Littérature et civilisation françaises. Elle est enseignante au lycée et chargée de cours à l'université Paris 3. D'origine argentine, elle s'est intéressée au rap français et a déjà publié un essai remarqué sur les liens entre le rap et la littérature : Sans fautes de frappe (Le mot et le reste, 2016).

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Dalida, Mythe et mémoire situe le vaste succès commercial de la chanteuse dans son contexte historique, musical et idéologique, et analyse l'ambivalence de ses nombreuses identités, de séductrice exotique à femme tragique, d'Orientale à disco queen. En tant que star de la chanson, elle est un personnage musical et médiatique complexe, dont les accusations de ringardise, fréquentes de son vivant mais rares par la suite, signalent l'évolution des catégories de "variété commerciale" et de "bonne chanson" dans la culture contemporaine. Aux fans de tous âges, ce livre offre un regard neuf sur les raisons d'un succès ; aux curieux, il explique la construction d'un mythe. Pour tous, il célèbre la riche carrière et la mémoire d'une chanteuse-caméléon.

    Barbara Lebrun est maître de conférences en `French Cultural Studies' à l'Université de Manchester depuis 2002, où elle enseigne des cours sur la culture française contemporaine, dont les délices de la chanson. Elle est l'auteure de Protest Music in France (Ashgate 2009 ; prix IASPM 2011), et éditrice ou co-éditrice d'ouvrages collectifs : Chanson et Performance (L'Harmattan 2012), Death and the Rock Star (Ashgate 2015), et le numéro spécial `Music and Magic' de la revue Popular Music (2019).

  • Constitué en majorité d'acteurs masculins et parfois scandaleusement misogyne, le rap semble avoir un problème avec les femmes. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir pris part à cette grande aventure. Remontant aux 70's, ce livre évoque le destin de quelques pionnières puis retrace l'épopée contrariée des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d'une époque où elles peinaient à s'imposer sans protecteur masculin, à celle, actuelle, marquée par une profusion de rappeuses. À travers la présentation de cent oeuvres et d'autant de rappeuses, de Cardi B à Lil' Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage à la pluralité des styles adoptés par les femmes du rap, et à leurs façons parfois contraires d'y promouvoir un agenda féministe.

    Sylvain Bertot a été rédacteur en chef de plusieurs webzines pionniers sur le rap. Il anime aujourd'hui le blog Fake For Real. Avant ce livre, il a été l'auteur de trois autres, consacrés respectivement à l'histoire du rap, au mouvement hip-hop indépendant des la fin des années 90, et au format musical alternatif qu'est la mixtape.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

  • Chanteur halluciné pour initiés mais connu du grand public, acteur césarisé, collaborateur des rappeurs, Philippe Katerine est devenu incontournable ces 15 dernières années sans jamais ne rien perdre de son authenticité. Il n'a pas eu à s'adapter à son public car, progressivement, c'est son public qui s'est adapté à lui. Qu'est-ce qui a fait que Philippe Blanchard, jeune vendéen à la timidité maladive, qui dessinait des Jésus en érection pendant les cours et se faisait appeler Poubelle, se mette à composer un disque, en 1992, sous le pseudonyme de Katerine? De ses débuts dans la Nouvelle chanson française, à la reconnaissance du public avec son tube «Luxor, j'adore» en 2005, Katerine se raconte à Thierry Jourdain dans cette biographie passionnante et décalée.

    Thierry Jourdain, né à Rouen en 1979, travaille dans le milieu de la culture et de l'organisation d'événements artistiques en Normandie depuis 2004. En 2014, il fonde avec plusieurs amis l'association Equilibre Fragile avec laquelle il crée un micro label K7 puis une revue papier trimestrielle du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de Elliott Smith, Can't Make A Sound et Miossec, Une bonne carcasse.

  • Il y a quarante ans, le suicide de Ian Curtis mettait un terme à l'histoire de Joy Division. Au terme d'une carrière météorique, le groupe britannique laissait deux albums emblématiques, Unknown Pleasures et Closer, ainsi qu'une poignée de singles appelés à faire date, « Transmission », « Atmosphere » ou encore « Love Will Tear Us Apart ». Mieux encore, les quatre musiciens léguaient un son unique, ciselé sous la férule d'un producteur de génie, Martin Hannett, et qui n'a pas cessé depuis lors d'inspirer les musiciens du monde entier. L'étude qui suit se propose de revenir sur les chansons qui ont fait leur carrière, depuis leurs débuts sous le nom Warsaw à la longue transition d'un an conduisant les survivants de Joy Division à se réinventer via New Order.

    Pierre-Frédéric Charpentier est né en 1969. Enseignant et chercheur en histoire à Toulouse, il mène des recherches consacrées à l'histoire politique et culturelle au XXe siècle. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié Rock The Casbah. Le son de The Clash (2015).

  • Plongeant ses racines dans le contexte psychédélique et contestataire de la fin des sixties, la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années soixante-dix a révolutionné les manières de concevoir la pop music. Kraftwerk, Can, Tangerine Dream, Neu!, Cluster, Faust et bien d'autres mènent les musiques populaires « au-delà du rock ». Pour les musiciens aventureux d'Allemagne de l'Ouest, affirmer leur identité nécessite de transcender leurs influences, de s'émanciper des modèles dominants anglais et américains. Ils prolongent le rock psychédélique en s'inspirant des pratiques d'improvisation du free jazz, des musiques du monde et en utilisant les synthétiseurs en pionniers. Au-delà du rock relate le parcours de ces groupes allemands, repérant leurs influences et leur descendance. Il retrace l'itinéraire de quelques personnages clés (producteurs, ingénieurs du son) et présente une vue transversale des principaux labels discographiques qui ont diffusé ces productions hors normes.

    Né en 1973, Éric Deshayes est passionné par la scène expérimentale et alternative des années soixante-dix. Il est concepteur-rédacteur du webzine Néosphères et a déjà publié les biographies de Kraftwerk et de Can ainsi que L'Underground musical en France, aux éditions Le mot et le reste.

  • John Coltrane est l'un des premiers noms qui nous vient à l'esprit lorsqu'on parle de jazz mais il n'est pas simple d'appréhender l'ensemble de son oeuvre. Constamment à la recherche de nouvelles sonorités et de techniques novatrices, désireux de faire évoluer son jeu, il a fait évoluer le jazz. Après avoir joué avec les plus grands (Dizzy Gillespie, Miles Davis, Thelenious Monk) auprès desquels il développe son style unique, il crée la sensation avec un album enregistré en même temps qu'il travaille avec Miles davis sur Kind Of Blue et qui sera un des monuments du be-bop : Giant Steps. Après ce coup d'éclat, il emprunte une voie qui n'appartient qu'à lui et dont l'apogée sera atteinte avec A Love Supreme, avant d'embrasser les terres nippones et d'explorer fièvreusement le free jazz.

    Originaire de Bretagne, Nicolas Fily a travaillé deux ans au festival des Trans Musicales avant de devenir disquaire à Rennes puis à Bruxelles, où il vit toujours. Depuis 2015 il chronique, principalement le jazz, pour le Webzine Goûte Mes Disques. Grand collectionneur de vinyles et DJ occasionnel, John Coltrane, The Wise One est son premier livre.

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