Arts et spectacles

  • Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kess-qui l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes ? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !
    Camille Donda, jeune comédienne de 12 ans, est tout simplement époustouflante: elle est Zazie. Patrick Topaloff lui donne la réplique, faisant de cette écoute un moment dense, plein, haletant, où le sourire le cède au rire, au fou rire et à l'émotion. Une formidable mise en scène sonore et musicale nous entraîne dans l'univers du Paris des années 1950.

  • À partir de ses échanges avec Benoît Jacquot en 1993, Marguerite Duras a écrit deux textes, « Écrire » et « La Mort du jeune aviateur anglais », auxquels s'ajoute ici la nouvelle « Roma ». Fanny Ardant leur redonne corps et voix. De la voix de l'autrice à la voix du texte.

    « Il faut toujours une séparation d'avec les autres gens autour de la personne qui écrit des livres. C'est une solitude. C'est la solitude de l'auteur, celle de l'écrit. Pour débuter la chose, on se demande ce que c'était ce silence autour de soi. Et pratiquement à chaque pas que l'on fait dans une maison et à toutes les heures de la journée, dans toutes les lumières, qu'elles soient du dehors ou des lampes allumées dans le jour. Cette solitude réelle du corps devient celle, inviolable, de l'écrit. » M. D.

    Le livre audio, accompagné en coffret d'un DVD de films réalisés par Benoît Jacquot, a reçu un Coup de coeur 2010 de l'Académie Charles Cros et le Prix du public 2011 de La Plume de Paon.

  • La vie heureuse

    Sénèque

    De ce que l'homme n'a pas d'autre choix que d'être "artisan de sa propre vie" pour tendre à la "tranquillité de l'âme", Sénèque (qui fut, au 1er siècle après Jésus Christ, le précepteur malheureux de l'empereur Néron), déduit une morale très humaine. "Recherchons, nous dit-il, un bien qui ne vaille pas par la seule apparence, mais qui soit stable, permanent, et d'une beauté d'autant plus grande qu'elle est secrète..." Le philosophe tel qu'il l'incarne est trop lucide pour oser se prétendre sage - mais il ne peut non plus céder aux illustions communes. Aussi nous donne-t-il une leçon de liberté.

  • Dans un livre à la fois recueil d'aphorismes, anthologie poétique et méditation théorique, Olivier Py nous offre ses Mille et Une Définitions du théâtre. Métaphores, allégories ou anecdotes historiques nous font voyager à travers tous les théâtres, des Grecs à nos jours. Avec des accents lyriques et jubilatoires, il fait de cet art la forme de pensée la plus urgente de son temps, un art d'être au monde.

  • Sur l'eau

    Guy De Maupassant

    Un vieux canotier donne le récit de l'une de ses aventures les plus effrayantes qui lui fut donné de vivre sur l'eau : Un soir, tandis que l'ancre immobilisée dans le fond le condamnait à demeurer entre deux rives, il devint le témoin de toutes les fantasmagories les plus sombres, les plus lugubres que la rivière puisse donner.
    Lu par Matthieu Farcy
    Durée : 18 min 19

  • Entre la vie et la mort, explique Nathalie Sarraute, c'est l'état d'écartèlement entre deux pôles où se trouve piégé l'écrivain : entre la mort sociale de la réclusion que force l'acte d'écrire, et la recherche de l'approbation des vivants qui l'entourent, le lisent et le jugent. « Entre la vie et la mort » est l'histoire de tout auteur, de son cheminement d'enfant gribouilleur qu'on ne prend au sérieux jusqu'aux lauriers de la reconnaissance qui le font vivre au-delà de son existence terrestre.

    « Une tête passe par la porte entrouverte : Alors, ça avance, ou bien on rêvasse, on perd son temps... On est heureux au moins ? - Oui Madame, je suis heureux. - Ah, tant mieux, sinon... Vous savez qu'on doit se sentir heureux. Tous les vrais écrivains ont éprouvé ce sentiment. Quand on ne l'éprouve pas, je suis obligée de vous en avertir, c'est mauvais signe. » N. S.

  • Born to run

    Bruce Springsteen

    « Se raconter est une drôle d'affaire. Dans un projet comme celui-ci, l'auteur fait une promesse : laisser le lecteur entrer dans sa tête. C'est ce que j'ai essayé de faire au fil de ces pages. » BRUCE SPRINGSTEEN, dans les pages de Born to Run
    Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle le Big Bang : la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision. Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu'on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c'est bien plus que le témoignage d'une rock star légendaire. C'est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock'n'roll.
    ©Traduction française : Albin Michel, 2016. © Bruce Springsteen, 2016, Simon & Schuster, États-Unis
    © et (P) Audiolib, 2017
    Traduit par Nicolas Richard
    Durée : 19h21

  • « Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit: "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion?". Et Marpa répondit: "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion." »
     
     
    Pratique de la voie tibétaine
    La Chambre claire se présente au départ comme un essai sur la photographie. À ce titre, il est devenu une référence majeure. Mais il s'agit aussi et surtout d'un superbe récit. Au moment où Roland Barthes découvre le lien essentiel entre la photographie et l'épreuve intime qui l'obsède - la mort de sa mère -, il parvient à nous emporter dans un cheminement à la recherche du temps perdu et de l'être aimé.
    Comme l'explique Benoît Peeters dans l'entretien qui accompagne ici la bouleversante lecture de Daniel Mesguich, l'expérience la plus noire devient alors lumineuse; c'est pourquoi ce livre, peut-être le plus beau de Roland Barthes, ne s'appelle pas la chambre obscure, mais bien La Chambre claire.
     

     
    © Éditions de l'Étoile, Gallimard, Le Seuil, 1980.
     
    © et (P) Audiolib, 2016
     

     
    Durée : 3 h 27 min

  • Une tombe dans un cimetière de l'Île-de-France : "Vincent Willem Van Gogh, né à Groot-Zundert (Hollande) le 30 mars 1853, mort à Auvers-sur-Oise (France) le 29 juillet 1890." Ces informations laconiques évoquent à elles seules en filigrane le parcours d'une vie : le pasteur que Vincent aurait voulu être dans son pays natal, comme son père, comme son grand-père ; l'errant qu'il fut, à Bruxelles, Amsterdam, La Haye, Paris, Arles, Saint-Rémy-de-Provence et Auvers enfin. Mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà d'un récit de doutes, de mécomptes, de misères, de maladies, de solitude, d'exil et de crises... l'univers de Vincent, c'est la peinture. À elle seule il a voué sa vie, parce que c'est par elle et pour elle qu'il a lutté contre tous et contre lui-même. Inlassablement, il peignit le soleil. Jusqu'à la fin. Jusqu'au suicide. C'est à la réalité qu'est la peinture que Pascal Bonafoux veut conduire, toujours.
    Avec sa voix profonde teintée d'absolu et une empathie réelle, le comédien Bernard Métraux retrace, au présent, l'itinéraire tragique et banal d'un génie vers son destin.

  • « Chroniqueur de musique depuis 35 ans, je n'ai jamais observé un problème d'une telle ampleur. J'ai donc entrepris l'écriture de cet essai, sorte de reportage mammouth sur la détérioration dramatique des conditions imposées aux musiciens à l'aube de l'ère numérique. Les artistes évoluent désormais dans un écosystème dominé par les nouveaux monopoles de l'internet. Depuis le début des années 1990, cette "misère des niches" se retrouve dans toutes les communautés musicales, à l'exception d'une poignée de superstars multimillionnaires et de quelques heureux élus des institutions. Cette détérioration s'étend bien au­delà de la musique ; les arts en général, l'information, les sciences, l'éducation sont tous fragilisés et menacés. » A. BRUNET
    Paradoxe entre l'abondance pour le consommateur et ses choix de plus en plus restreints ; mépris de la propriété intellectuelle, donc incapacité d'assurer un revenu décent aux créateurs ; modèle d'affaires ne servant que les monopoles (70 % à 85 % des revenus publicitaires engrangés par Google, YouTube, Facebook, Netflix... ) ; « indifférence » politico­juridique, car les gouvernements ne semblent pas vouloir remédier à cette situation. Autant de « misères » sur lesquelles Alain Brunet nous alerte, car les lois du marché ne pourront « naturellement » assainir l'environnement numérique tel qu'il se présente aujourd'hui.

  • Jean-Pierre Marielle s'est jusqu'à présent peu livré, alors qu'il est en haut de l'affiche depuis une cinquantaine d'années, au théâtre, au cinéma, à la télévision. Un tel comédien, aux rôles paradoxaux, ne pouvait proposer une autobiographie classique. Ici, nulle nostalgie ni ragots mais une balade « à sauts et à gambades » dans l'intimité d'un acteur exceptionnel. On y croise les copains de toujours, Belmondo, Salvador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco ou Camus, les musiciens adorés.

    Au fil d'une plume fine et vive, dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d'esprit profonds et anecdotes savoureuses composent l'autoportrait sensible d'un des Grands ducs du cinéma français.

    Jean-Pierre Marielle prête sa propre voix à cette autobiographie, redoublant ainsi, pour l'auditeur, les plaisirs d'une connivence jubilatoire.

    Durée : 3h50

  • Qui aurait pensé faire appel aux grands noms de la philosophie occidentale pour analyser les oeuvres artistiques du hip-hop, décortiquer les textes de chansons, les graffitis au mur, le travail des DJ et l'art des danseurs urbains? Le professeur de philosophie et spécialiste du rap Jérémie McEwen, bien sûr. Dans ce livre, il bâtit des ponts entre la philosophie occidentale traditionnelle et le hip-hop américain afin de mieux comprendre les racines de ce mouvement culturel mondial tout en faisant descendre la philosophie de son piédestal. Il en résulte un formidable portrait des grands courants de pensée qui traversent le hip-hop, ponctué par des entrevues avec DJ Asma, Spicey, Monk.e et Enima, artistes du milieu qui nous offrent leur point de vue du terrain.

    « McEwen est passionné de cette culture. Il prend un malin plaisir à en déchiffrer les nombreux codes. Nous parcourons ainsi l'histoire du rap à travers des incontournables, de Grandmaster Flash à Lauryn Hill en passant par Rakim, Tupac, Shakur et Biggie Smalls. Les philosophes ne sont pas en reste, Machiavel, Thomas Hobbes, Épicure et les Stoïciens nous sont aussi présentés à la lumière de leur contrepartie hip-hop. Ce qui, pour plusieurs, peut sembler incongru au départ, prend tout son sens sous la plume de l'enseignant. »
    -Webster -

  • « J'ai encore lu "Zarathoustra" ce soir. - Maman et Carl repartent aujourd'hui. Nous, nous restons jusqu'à vendredi. C'était délicieux, ce soir. Nous étions tous assis autour de la cheminée, nous avons éteint la lumière et nous nous sommes raconté nos vies. Dans la pénombre, j'ai joué du piano. - L'atmosphère était divine, la fontaine jasait sous les fenêtres, et tout le monde était dans le noir, étendu sur les fauteuils ou le sofa. - Je peux dire que j'ai vraiment joliment joué. Justement, tout est une question d'atmosphère chez moi - et c'était le cas. [...] C'était une soirée incroyablement poétique. » A.M.

    Alma Mahler a 19 ans quand elle commence à écrire son journal qu'elle tient pendant près de quatre ans - 22 carnets qu'elle appelle «Suites », comme une composition musicale. De son histoire d'amour avec Klimt jusqu'à sa rencontre avec Gustav Mahler dont elle gardera le nom, elle nous entraîne dans ses élans et ses désillusions. La brillante compositrice et interprète évoque également sa passion pour la musique et pour l'art, et révèle une personnalité audacieuse, exaltée et d'une troublante maturité.

  • Un son, une note, une mélodie et voilà... le cerveau en effervescence. Mais pourquoi certains airs arrivent-ils à nous tirer des larmes, à nous donner la chair de poule, à nous enthousiasmer ou à nous faire danser ? Pourquoi sommes-nous touchés par les symphonies de Beethoven, par les performances vocales de Céline Dion, par les reels endiablés de Ti-Jean Carignan ou encore par les concerts d'Arcade Fire ?

    Bien sûr, tout commence par l'oreille. Les ondes sonores produites par un piano, une flûte ou un violon s'y engouffrent et sont transformées en influx nerveux pour rejoindre diverses régions du cerveau.

    Journaliste scientifique aguerri, Michel Rochon nous entraîne dans une exploration fascinante du cerveau musical. Il nous révèle les plus récentes découvertes en intelligence artificielle, en neuropsychologie, en linguistique et même en mathématiques qui nous font comprendre autrement les harmonies sonores. Nous ne sommes d'ailleurs pas au bout de nos surprises, car les chercheurs cernent de mieux en mieux les bienfaits cliniques et thérapeutiques de la musique.

    En fermant ce livre, vous ne pourrez plus entendre du rock, du jazz, du classique, de l'opéra, du traditionnel, du rap ou de la techno de la même manière. Et il n'y a aucun doute : c'est la musique qui nous a rendus plus humains.

  • Fervente ambassadrice de la chanson québécoise, Monique Leyrac a chanté Vigneault, Leclerc et Léveillée sur les scènes du monde entier. Elle a joué Molière, Racine, Feydeau et a conquis tous les publics avec son incarnation flamboyante de Sarah Bernhardt. Conceptrice d'un type de spectacle jusque-là inédits, elle a célébré Nelligan, Baudelaire, Brecht et tant d'autres. Bref, en 50 années de carrière, elle a marqué son époque. Admirateur de la chanteuse, François Dompierre a recueilli les confidences de l'artiste, rencontré ses proches et ses collaborateurs et imaginé un récit qui rende justice à cette vie romanesque et créative. Dans un style imagé et vivant, il a, avant tout, dessiné le portrait d'une femme superbement libre.
    «Elle a été notre plus grande chanteuse et une actrice hors du commun. Dans ce livre, je veux, bien humblement, lui rendre hommage, tout en ravivant la mémoire de mes contemporains.» - François Dompierre

  • Le troisième numéro de la revue d'ici là est consacré à la musique :

    La musique savante manque à notre désir.

    « Peut-on s'extasier dans la destruction, se rajeunir par la cruauté ! Le peuple ne murmura pas. Personne n'offrit le concours de ses vues.
    Un soir il galopait fièrement. Un Génie apparut, d'une beauté ineffable, inavouable même. De sa physionomie et de son maintien ressortait la promesse d'un amour multiple et complexe ! d'un bonheur indicible, insupportable même ! Le Prince et le Génie s'anéantirent probablement dans la santé essentielle. Comment n'auraient-ils pas pu en mourir ? Ensemble donc ils moururent.
    Mais ce Prince décéda, dans son palais, à un âge ordinaire. Le prince était le Génie. Le Génie était le Prince.
    La musique savante manque à notre désir. »
    Arthur Rimbaud, Contes, in Les illuminations Publie.net, 2008.

    Sommaire du numéro :

    Jef Aérosol, Félicia Atkinson, François Bon, Mathieu Brosseau, Michel Brosseau, Arno Calleja, Cats Hats Gowns, Anne-James Chaton, David Christoffel, Claro, Sylvain Coher, Didier da Silva, Philippe De Jonckheere, Amélie Delaunay, Alexis Denuy, Aurélien Dumont, David Fenech, Bruno Fern, Nathanaël Gobenceaux, Benoit Guillaume, Déborah Heissler, Kill Me Sarah, Klimperei, Arnaud Labory, Lise N, Dominique Quélen, Julien Grandjean, Mathieu Larnaudie, Jean-René Lassalle, Pierre-Yves Macé, Stéphane Massa-Bidal, Arnaud Maïsetti, François Matton, Olivier Mellano, Pierre Ménard, Matthieu Mével, Jérôme Orsoni, Anne Savelli, Dominique Sorrente, Nicolas Vaisse, Gilles Weinzaepflen
    40 auteurs / 105 pages

  • "En 1964, le jury de la Biennale de Venise décerna pour la première fois son Grand Prix à un artiste américain, Robert Rauschenberg. Une initiative que l'on interpréta communément comme une reconnaissance définitive de la migration de la scène artistique mondiale, de Paris vers New York. Néanmoins, s'il est indéniable qu'à partir des années soixante les artistes d'Outre-Atlantique triomphèrent, les créateurs européens ne furent pas en reste.
    Pour preuve, la pléthore de mouvements dont ils se révélèrent aux fondements : le Nouveau Réalisme, l'Abstraction lyrique, la Figuration narrative, la Nouvelle Figuration... Dix-neuf artistes majeurs, d'Adami à Zao Wou-Ki, en passant par Arman, Buren, Corneille ou Combas, témoignent ici pour nous et élucident le sens de leurs pratiques respectives. Réalisé à partir du fonds de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain (Imago), Michel Onfray a souhaité que la Galerie et les Éditions Frémeaux & Associés éditent ce document sonore incontournable sur l'histoire de l'art contemporain."
    Patrick FRÉMEAUX & Christophe LOINTIER
    « L'histoire est faite par ceux qui la font bien sûr, mais aussi et surtout par ceux qui la racontent. Claude Guibert est de ceux par qui elle advient parce qu'il la fait raconter. »
    Michel ONFRAY
    Partie 1 : 1. Valerio Adami o 4. Arman o 7. Ben o 11. Daniel Buren o 13. Robert Combas o 16. Guillaume Corneille. Partie 2 : 1. Henri Cueco o 4. Olivier Debré o 7. Gérard Fromanger o 10. Daniel Humair o 13. Peter Klasen o 15. Jacques Monory. Partie 3 : 1. Jean-Pierre Pincemin o 4. Antonio Seguí o 6. Tony Soulié o 9. Hervé Télémaque o 12. Gérard Titus-Carmel o 15. Jan Voss o 18. Zao Wou-Ki.

  • L'impressionnisme

    Pascal Bonafoux

    Le mouvement impressionniste né de la critique.
    L'impressionnisme (Manet, Pissaro, Monet, Renoir etc.) a d'abord été synonyme de scandale même sil est aujourd'hui universellement admiré. Ses instigateurs sont d'emblée tenus à l'écart du salon officiel, le jury rejetant à la fois une facture non académique et une trop grande modernité des sujets.
    Capter l'instant, restituer les sensations. Indépendants, les impressionnistes révolutionnent les règles traditionnelles de la peinture. Il s'intéressent aux phénomènes éphémères et aux transformations du paysage. À cet égard, leur désir de capter l'instant en cultivant le flou n'est certainement pas étranger à l'essor contemporain de la photographie. L'influence de l'estampe japonaise est également sensible, tant dans le goût pour des cadrages inédits que pour la luminosité franche des couleurs. Pour restituer leurs sensations, ces artistes inventent une nouvelle manière de peindre : ils juxtaposent des touches de couleurs, que l'oeil recompose à distance. Ils font de la lumière l'élément essentiel de leur peinture et se concentrent sur le mouvement de personnages saisis sur le vif. Les métamorphoses de la nature, les mouvements de lair et de la lumière, le spectacle permanent des villes avec ses foules, ses rues et ses lieux de divertissement constituent leur principale source d'inspiration.
    L'art du paysage.
    La plupart des impressionnistes s'attachent plus particulièrement au paysage, genre à nouveau en vogue depuis 1817, année de création d'un prix de Rome pour le paysage historique. Cette peinture évolue avec une pratique de plus en plus répandue : le travail en plein air. Les impressionnistes en sont les principaux adeptes. Désireux de transcrire de façon aussi réaliste que possible leurs impressions sur la toile, ils quittent l'atelier pour peindre directement leur sujet, écartant ainsi toute procédure de recomposition. À côté des vues de campagne, les thèmes marins et aquatiques sont d'autres sujets de prédilection prisés par les peintres du mouvement. Dans la seconde moitié des années 1870, ils affectionnent plus particulièrement les bords de Seine et les plages de Normandie. Intéressé par la perception changeante des choses induite par le cheminement de la lumière, Claude Monet développe une peinture sérielle (les meules, la cathédrale de Rouen), dans laquelle il représente inlassablement le même motif aux différentes heures du jour.
    Le spectacle de la vie moderne. Contrairement aux idées reçues, les thèmes impressionnistes ne se réduisent pas aux paysages champêtres et aux visions bucoliques de la nature. Les impressionnistes investissent aussi, parallèlement, le terrain de la ville. Plus que dans d'autres mouvements sans doute, leur oeuvre s'inscrit dans le cadre des métamorphoses urbaines du Paris d'Haussmann. C'est ainsi que Monet présente en 1877, lors de leur troisième exposition commune, sa fameuse série exécutée consacrée à la gare Saint-Lazare. Les impressionnistes peignent également les charmes de la vie moderne dans des scènes aussi populaires que joyeuses (Auguste Renoir, Le Bal du Moulin de la Galette, 1876). L'exposition de 1886 marque la fin officielle de l'impressionnisme en tant que mouvement constitué, ce qui n'empêche pas des oeuvres postérieures d'être formellement très proches. Après cette date, chaque artiste poursuit sa voie, laissant derrière lui le souvenir d'expositions comptant parmi les événements les plus importants de l'histoire de l'art du XIXe siècle.
    "Composer son tableau, non dans l'atelier, mais sur place, en présence du sujet ; se débarrasser de toute convention ; se mettre en face de la nature et l'interpréter sincèrement, brutalement, sans se préoccuper de la manière officielle de voir ; traduire scrupuleusement l'impression, la sensation, toute crue, toute étrange qu'elle puisse paraître ; présenter l'être, vivant de geste et d'attitude, remuant, dans l'atmosphère et la lumière fugitives et toujours changeantes ; saisir au passage l'incessante mobilité de la coloration de lair (...) Dans son horreur du convenu, cette nouvelle école cherche les sujets inédits ; elle hante les coulisses des théâtres, les cafés, les cabarets, les caboulots même ; les bals de barrière ne lui font point peur, et elle canote à Asnières ou à Argenteuil."
    Charles Ephrussi in Gazette des Beaux-Arts, 1er mai 1880.

  • Quels sont les éléments du langage cinématographique (mouvements de caméra, plans, montage, etc.) ? Comment les cinéastes les ont-ils utilisés et comment ont-ils évolués depuis le début du XXe siècle ?
    En répondant à ces questions, Jean-Claude Carrière, scénariste de Luis Bunuel et de Louis Malle, nous permet de décrypter les images et le son, den prendre une conscience nouvelle et de changer à jamais notre regard sur le cinéma.

  • "Qu'est-ce que l'art ? Comment s'est-il constitué et défini à travers l'histoire ? Quels rapports entretient-il avec la philosophie ? Pour la première fois, l'éditeur de savoir les Presses Universitaires de France et la maison de disques culturels de référence Frémeaux & Associés s'associent pour proposer des cours particuliers sur l'histoire philosophique des arts et des discours sur l'art, conçus et présentés par Carole Talon-Hugon, spécialiste française de l'approche philosophique de l'histoire de l'art."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Dans son autobiographie, Louise Forestier nous raconte son parcours artistique, dévoilant dans le même souffle toutes les femmes qui cohabitent en elles et parfois s'entredéchirent. De son enfance à Shawinigan jusqu'à aujourd'hui, elle relate les hauts et les bas de sa vie d'artiste qui a débuté avec beaucoup d'audace... et un pieux mensonge à une religieuse! Celle qui a été de la distribution de plusieurs comédies musicales nous entraîne dans les coulisses et sur la scène de Demain matin, Montréal m'attend, L'Osstidcho et Starmania et nous fait revivre les moments forts de ces spectacles mémorables. L'auteure relate au passage ses rencontres avec Félix Leclerc, Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Mouffe et Luc Plamondon. FORESTIER SELON LOUISE entraîne le lecteur dans un voyage au coeur d'une époque qui a marqué le Québec et laissé ses traces dans notre mémoire collective.

  • Il se voyait déjà ! Aznavour et le Québec Nouv.

    En novembre 1948, un jeune artiste francais de 24 ans debarque a Montreal. Il a pour nom Charles Aznavour. Pousse par Edith Piaf, il y vient avec son fidele compagnon Pierre Roche dans l'espoir de remplir un engagement parmi d'autres. Alors qu'il est boude dans son pays d'origine, la France, un veritable coup de foudre se produit entre lui et les spectateurs quebecois. Cette improbable histoire d'amour est celle que raconte le journaliste Mario Girard. Depuis le legendaire cabaret Au Faisan Dore, ou il a connu son premier vrai triomphe, jusqu'a son dernier tour de piste, peu avant sa mort en 2018, Charles Aznavour demeure l'artiste international qui a offert le plus grand nombre de spectacles dans ce coin d'Amerique du Nord. On decouvre dans ce recit enlevant les grandes amities qu'il a developpees avec Jacques Normand, Felix Leclerc, Raymond Levesque, Serge Deyglun, Monique Leyrac, Denise Filiatrault, Dominique Michel, Robert Charlebois, Diane Dufresne, Lynda Lemay et tant d'autres. « Je suis arrive ici comme un maudit Francais, mais tres vite, je suis devenu presque un Quebecois», a-t-il dit un jour avec beaucoup de fierte.

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