Arts et spectacles

  • Rock'n'roll justice : une histoire judiciaire du rock Nouv.

    Rock et justice : un couple improbable. Et pourtant, les musiciens ont souvent eu affaire aux tribunaux. On y arbitre les relations tumultueuses entre musiciens, imprésarios et labels qui tournent souvent à l'avantage des producteurs et autres agents exploitant allègrement les artistes. On y organise les ruptures au sein des groupes, face aux haines qui naissent et aux séparations houleuses. Il y est question de faits divers, de drogue, de sexe, de ces affaires qui font la joie des médias. Sans oublier ces petits arrangements avec la loi que s'accordent des artistes entendant suivre leurs propres règles. Car, par sa vision transgressive, subversive, son jeu perpétuel avec les codes et les limites, le rock met à l'épreuve la société et ses institutions.
    Spécialiste des ces affaires, avocat et chroniqueur dans divers magazines, Fabrice Epstein nous dresse une histoire judiciaire du Rock and Roll des années 50 à nos jours entre petites affaires et grands scandales.

  • " Établir une limite " est l'un des concepts majeurs de la pensée de l'espace-temps japonais, l'une des racines de son esthétique. Dans les sanctuaires et les maisons, cette notion du seuil, du kekkai, conduit l'agencement de la charpenterie et des ouvertures, tout en guidant la conception des jardins, des paysages, de la peinture, intimement liée à la littérature, aux rites ou à la poésie.

    En 1966, en pleine furie moderniste, un historien japonais, éminent spécialiste de la maison médiévale, Itō Teiji, publie une œuvre majeure consacrée au kekkai, qui puise ses exemples dans toute l'histoire de l'architecture japonaise. C'est ce livre, Kekkai no bi, que Philippe Bonnin et son équipe traduisent, rendant accessible pour la première fois cet ouvrage essentiel. L'abondante iconographie permet en outre de visualiser les lieux et les dispositifs évoqués, tandis que l'appareil de notes et de commentaires, la chronologie et les cartes en font un outil de travail très commode et solidement étayé.

    Une invitation à nouer le kekkai et à entrer dans un univers sensible et complexe qui intrigue et fascine toujours l'Occident.

  • Nicolas Cage : envers et contre tout Nouv.

    En treize chapitres, Nicolas Cage, l'homme au masque de feu revient sur les épisodes qui permettent de mieux comprendre ce personnage unique, tout en poésie lunaire et fureur polychrome, de son enfance auprès de parents fantasques et schizophrènes à son implication maladive dans le métier d'acteur, en passant par ses multiples errances, visions, défaites et triomphes. Treize épisodes authentiques flirtant parfois avec le surnaturel et le mystique, treize éléments biographiques, écrits à la manière d'un roman épique, pour montrer derrière les nombreuses images, les multiples identités, le vrai Nicolas Cage : plus qu'un grand acteur, un véritable monstre de cinéma. Dans tous les sens du terme.

    Lelo Jimmy Batista est auteur, scénariste, réalisateur et journaliste (Libération, Sofilm, Vogues Hommes...).

  • Portraits, animaux, perspective... Une méthode progressive avec plus de 200 dessins
    21 jours, c'est le temps qu'il faut à votre cerveau pour prendre une nouvelle habitude. Et si vous appreniez à dessiner ?
    Pas besoin d'avoir un don ! Avec cette méthode en 21 jours, accompagnée de nombreuses illustrations, retrouvez le plaisir du progrès en dessin et découvrez des notions théoriques pour enfin comprendre vos erreurs ainsi que des astuces précises pour les surmonter.
    Jour après jour, découvrez notamment :
    Jour 3 : Sept astuces pour dépister vos difficultés
    Jour 6 : Les bases de la perspective
    Jour 12 : Le dessin rapide
    Jour 14 : Nos amis les bêtes
    Jour 21 : Lancez-vous dans le portrait
    Et bien d'autres !

  • (Ré)apprendre à aimer son corps, accepter son histoire, se découvrir mais aussi soigner ses douleurs physiques et psychiques... C'est ce qu'une aiguille et un peu d'encre peuvent potentiellement accomplir. Frédéric Agid l'a constaté : se raconter libère. C'est à partir de cette parole, de la confiance qui se crée entre le tatoueur et la personne à tatouer qu'il élabore un dessin unique, où il capture l'essentiel, avant de l'encrer sur la peau. Ce cheminement intérieur et cette transformation esthétique apportent un bouleversement psychologique libérateur.

    À travers 20 histoires qu'on lui a confiées, depuis les premiers échanges jusqu'au tatouage finalisé, Frédéric Agid dévoile sa pratique singulière et les bienfaits qu'en ont ressenti les tatoué·es. En plus de ces récits intimes, vous découvrirez dans cet ouvrage résolument graphique 10 conseils à connaître avant de sauter le pas, ainsi que le sens des symboles qui se cache derrière les dessins composant les tatouages présentés.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • En réponse aux transformations rapides de la planète et de ses territoires, depuis plusieurs décennies, le géographe Augustin Berque a conceptualisé un redéploiement de la mésologie, à partir de diverses notions : « médiance », « milieu », « mouvance », « trajection », « écoumène »... Familiariser le lecteur à leurs intérêts pour l'architecture est l'ambition de ce livre. Trois dialogues le structurent. Ils peuvent se lire indépendamment, au gré des préoccupations du lecteur. Le premier, entre Augustin Berque et Yann Nussaume, revient sur le développement de la mésologie et questionne l'évolution des milieux par rapport à l'accélération de la mondialisation et du déploiement d'un monde transmoderne ; le deuxième, entre Antoine Picon et Yann Nussaume, propose une analyse du développement de la théorie et de l'histoire de l'architecture au prisme de la notion de milieu ; enfin, le dernier, entre Philippe Madec et Yann Nussaume, questionne l'éthique architecturale sous l'éclairage de la mésologie. Il suggère l'importance d'une frugalité mésologique.

  • Le Corbusier fasciste ? dénigrement et mésusage de l'histoire Nouv.

    L'architecte urbaniste le plus connu au monde, qui fut l'incarnation du Mouvement moderne au XXe siècle, n'a pas échappé à la mode de ce populisme imprécateur de la mémoire qui, au nom de la morale, déboulonne les statues et détrône les grandes figures de l'histoire.
    À l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, et alors qu'était lancée une procédure d'inscription de son oeuvre sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, un tir groupé d'ouvrages a transformé Le Corbusier en « fasciste », en « collaborateur » du régime de Vichy, voire en « nazi ».
    André Malraux, dans l'oraison funèbre qu'il a prononcé à son « vieux maître », le 3 septembre 1965, déplorait qu'« aucun n'a été si longtemps, si patiemment insulté » que lui. Mais il pensait que « la gloire trouve dans l'outrage son suprême éclat » et que « cette gloire-là s'adresse à une oeuvre plus qu'à une personne, qui s'y prêtait peu. » Il se trompait : c'est à sa personne et à sa pensée qu'on s'attaque à partir du rôle politique que l'architecte franco-suisse aurait joué à Vichy.
    Quel a vraiment été ce rôle ? Telle est la question à laquelle se propose de répondre ce livre, à partir d'une démarche historienne distanciée et documentée.
    En analysant cette campagne de dénigrement, il s'agit de dévoiler les biais cognitifs et méthodologiques qui traversent le discours des « redresseurs de morts », d'identifier les déficits de connaissance et les manipulations qui, au nom de l'exigence de démystification, témoignent d'abord d'une volonté de salir plutôt que de savoir.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet. Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate. Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

  • Moscou-Paris en side-car : une folle épopée de 4 000 km sur les traces de Napoléon...
    Octobre 1812, Napoléon entre dans Moscou. Les Russes ont mis le feu à la ville, bientôt elle sera réduite à un tas de cendres. L'Empereur tergiverse, se décide à rebrousser chemin. Il donne le coup d'envoi de la Retraite de Russie, une page d'Histoire passée à la légende pour la somme de ses souffrances et de ses actes héroïques.
    Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson, accompagné de quatre amis, décide de répéter l'itinéraire de la Retraite. Juchés sur des side-cars russes de marque Oural, ils rallieront Paris depuis Moscou, guidés par les récits des spectres de 1812. Quatre mille kilomètres à la mémoire des soldats de la Grande Armée. Une équipée sauvage pour saluer les fantômes de l'Histoire, à travers les plaines blanches.
    Cette édition du récit de Sylvain Tesson est illustrée de près de 100 photographies inédites rapportées par Thomas Goisque et immortalisant les moments-clés du périple.

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création.


    Comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit ? Cet ouvrage propose des principes utiles dans le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants.Avec Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, Indiana Jones et Spiderman.

    Luc Dellisse, écrivain, français, né en 1953 à Bruxelles, a publié cinq romans et trois essais aux Impressions Nouvelles. Et chez d'autres éditeurs, des livres de poèmes et des récits.

    Dans ses essais, il utilise l'art du scénario et l'érudition littéraire comme des moyens d'explorer le réel.

    Son blog L'Enfance de l'art traite des mystères de la littérature et de l'étrange métier d'écrivain.

  • Anatomie comparée, biomécanique, bionique et physiognomonie

    Loin des regards, Léonard éclaire le corps d'un Homme grâce à la lampe à huit faces qu'il a conçue. Il l'ouvre et le dissèque en scrutant le moindre détail, puis remplit ses carnets. Le dessinateur virtuose décrit tout : le squelette, les muscles, les articulations, les viscères, les veines, les nerfs. En ingénieur, il s'interroge sur leur arrangement, sur la ou les fonctions de tels organes. Et, lorsque Ludovic Sforza lui demande une sculpture équestre monumentale, il dissèque un cheval et multiplie les dessins des coupes et des profils, cherchant dans la nature des solutions au défi technique. Léonard est un chercheur de génie, un pionnier de l'anatomie, un précurseur de la bionique.

    Deux cents planches nous sont connues, qui mêlent notations et dessins, croquis. À l'exception de quelques figures célèbres de l'histoire de l'art, ce corpus " anatomique " reste encore peu étudié.

    Dans cet ouvrage, ceux qui connaissent le mieux les corps, les paléontologues, les anthropologues, les biologistes, les médecins, les chirurgiens, reviennent sur le sens de cette œuvre, sur ses qualités. Ils relisent les dessins, de main ou de crâne par exemple, et les comparent à la science d'aujourd'hui, en recourant aux représentations les plus contemporaines (3D, IRM).

    Les vingt contributions en français ou en anglais, abondamment illustrées, sont issues d'un colloque tenu au Château Royal d'Amboise et au Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci en 2019. Chacun des textes est suivi d'une série de questions-réponses permettant un accès plus aisé à certaines notions spécifiques.

  • Vie de Beethoven

    Romain Rolland

    Roman Rolland, prix Nobel de littérature, retrace ici la vie du célèbre compositeur Beethoven.

  • La peinture à l'huile est toujours considérée comme la plus noble des techniques picturales, et pour cause, sa richesse a permis la naissance des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art - que l'on pense au sfumato qui ne cerne pas La Joconde, à la délicatesse de la touche des Époux Arnolfi ni ou aux empâtements signant le passage du temps dans les autoportraits de Rembrandt. Une fois maîtrisée, sa mécanique permet tous les styles, tous les effets et, associée à des matériaux modernes, offre un rendu unique et pérenne. Ce manuel clair et complet s'inspire ainsi des acquis du passé pour accompagner les amateurs comme professionnels dans leur pratique, qu'elle soit traditionnelle ou contemporaine.

    Écrit par une peintre pour des peintres, illustré par des gestes techniques et diverses oeuvres contemporaines, ce livre a pour ambition de vous apporter les connaissances nécessaires pour gagner en autonomie, en maîtrise des principes fondamentaux de la peinture à l'huile, et vous aider à les adapter à une pratique moderne grâce à un matériel et des manières de peindre actuels.

  • En 1769, l'Endeavour de Cook jette l'ancre à Tahiti. Les marins y assistent à l'étrange cérémonie du «tatau» qui consiste à décorer le corps de marques bleutées en injectant de l'encre sous la peau. Envoûtés, ils succombent à leur tour à la coutume locale. À leur retour, ils décrivent avec enthousiasme et nostalgie cette vie paradisiaque : l'attrait pour le tatouage est né, définitivement accolé à l'exotisme et à l'érotisme. Bientôt, le phénomène se propage et on assiste à une véritable rage du tatouage : les exhibitions de marins tatoués obtiennent un immense succès, la classe ouvrière se laisse séduire. Dans les villes portuaires s'ouvrent les premiers studios et la folie du tatouage gagne l'Amérique, envahissant le port de New-York avant de se propager à la côté Ouest. Des spécialistes de ce nouvel art imposent leur nom et leur style. À travers plus de cent vingt photographies de marins américains, ce beau livre nous présente l'histoire de cette pratique, décryptant les différents motifs et dessins des tatoués avec une série d'illustrations originales, mêlant esthétique du portrait photo et archives uniques.

  • La danse, qui est inscrite dans l'histoire de l'humanité, peut être considérée comme l'art de relier. Elle renvoie à la peinture, à sa plastique et à la pureté de ses lignes, elle valorise aussi la sculpture par sa façon de répartir les volumes, de mettre à l'honneur l'architecture par la richesse de ses compositions spatiales, et bien sûr, de rendre éloquent par l'expression du corps, la musique. Sa spécificité, qui est le mouvement, implique une temporalité propre au vivant qui est de l'ordre de l'instant. Son rapport au présent, qui la rend éphémère, est aussi une façon de défendre des valeurs philosophiques et techniques qui relèvent du patrimoine culturel.

    En pénétrant ainsi le monde de l'art de la danse avec l'appui de photographies du célèbre Guy Delahaye, Isabelle Namèche invite le lecteur à la suivre dans ce grand voyage du mouvement dansé qu'elle entreprend aux côtés de figures qui ont marqué cet art. De l'hégémonie du classique à l'apparition de contre-modèles, la danse nous montre qu'elle est aussi l'histoire d'une biologie, celle de notre nature humaine.

  • Par son histoire et son esthétique, le tatouage japonais, remarquable par la richesse de son iconographie, l'équilibre de ses compositions, son raffinement dans les détails, est unique au monde.
    À travers une approche à la fois historique et anthropologique, des références littéraires et des entretiens avec des maîtres tatoueurs au cours des trente dernières années, se dessine un art populaire, replacé dans l'histoire sociale de l'archipel.
    Les «peaux de brocart» couvrant parfois le corps entier, caractéristiques de l'art traditionnel, ont peu en commun avec le tatouage de petite dimension qui bénéficie d'une popularité croissante auprès de la jeune génération japonaise. De jeunes tatoueurs s'inspirent aujourd'hui du travail de lignées de maîtres remontant à deux ou trois générations mais ne s'en dissocient pas moins par leur pratique, leur iconographie et leur état d'esprit.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Les écoles d'art qui changent le monde : utopies et alternatives pédagogiques de 1815 à nos jours Nouv.

    De multiples caractéristiques réunissent les écoles d'art visitées dans cet ouvrage. Elles sont, le plus souvent, créées à l'initiative d'un artiste agissant seul ou avec quelques acolytes qui partagent une même vision de l'art : dans cette galaxie se côtoient Courbet et Whistler, Léger, Morris, Chagall, Malévitch, Gropius, Cage ou Isou. Elles peuvent aussi naître d'un groupe, lorsque de nouvelles frontières artistiques ou politiques nécessitent des cadres réinventés (ainsi des impressionnistes, des Nabis, des abstraits ou des vhutémas). Ces éléments, isolés ou combinés, transforment durablement l'ensemble des méthodes et des objectifs de la transmission du savoir dans le champ de la création, ouvrent à des formes nouvelles d'enseignement, et parfois causent des ruptures profondes, aussi bien dans l'enseignement que dans l'art et l'esthétique en général.
    Les différentes études sur l'enseignement artistique supérieur abordent rarement les relations entre les modèles officiels qui le constituent et les alternatives apparues dans l'histoire pour s'en démarquer ou s'y opposer.

  • Pigalle

    Yan Morvan

    Yan Morvan est reconnu comme l'un des grands spécialistes contemporains de la photo de guerre, qui constitue ses premiers reportages. Il collabore à Libération, puis, membre de Sipa Press, correspondant permanent de l'hebdomadaire américain Newsweek, il couvrira les principaux conflits dans le monde. Périodiquement, il revient en France et réalise des reportages sur les marges de la société. En 1994, il se consacre à une immersion à Pigalle, ses cabarets, ses sex shops et autres boites échangistes. Il en ramène des portraits de personnages de la nuit, des images en couleurs ou noir et blanc de l'envers du décor, des marginaux des trottoirs où se pressent hommes et femmes venus chercher le frisson de la transgression dans la nuit.

  • Après la première guerre mondiale, Paris devient la ville où tous les plaisirs sont à portée de main. Place à la fête ! Les autorités ferment les yeux, encourageant la natalité qui doit repartir au secours du pays affaibli. De nombreux artistes des quatre coins du globe tentent l'aventure de la libéralisation des moeurs et deviennent les rois de Montparnasse. Les Années folles, « décade de l'illusion », vont donner lieu à dix ans de fêtes, d'orgies, de créations et d'inventions. L'autonomie féminine qui s'est révélée pendant l'absence des hommes mobilisés entre 1914 et 1918 a irrémédiablement perturbé les relations entre les sexes. Émancipation féminine, homosexualités qui s'affichent, banalisation du divorce, prostitution... C'est à cette époque que l'image du nu entre dans les moeurs. Photographes professionnels ou amateurs s'adonnent à l'érotisme. Plus que jamais Paris est la capitale de l'amour, du vice et des plaisirs.

  • Depuis ses Exercices d'incendie (1994), Sandra Moussempès poursuit son travail expérimental, ludique et grave à la fois. Elle a publié plusieurs titres aux éditions de l'Attente et quatre volumes dans la collection Poésie/Flammarion, de Vestiges de fillette (1997) à Sunny girls (2015).


    Je vois au loin un ciel rose et un ciel noir en moi
    Je remplace la poésie par des boissons protéinées
    Ou des cerises en gélatine pour combler un déficit

    Je deviens le poème que j'écris
    De la glotte aux muqueuses préraphaélites
    Poème cicatrice ou flacon d'eau de rose

    Dans une chambre obscure avec un dessin animé
    que personne ne regarde
    Le poème se tient là devant toi corridor sans porte
    À la verticale

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