Arts et spectacles

  • Quarante ans se sont écoulés depuis le premier concert d'Indochine au Rose Bonbon. Ce 29 septembre 1981, les quatre membres fondateurs, tout juste sortis de l'adolescence, jouaient devant une salle de 200 personnes électrisées.

    Aujourd'hui, le groupe de rock préféré des français parvient à rassembler quatre générations de fans lors de concerts à la scénographie magistrale dans une incroyable communion. Loin de toute nostalgie, il a toujours su se renouveler, et s'inscrire avec force dans la modernité, traitant de sujets de société bien avant qu'ils ne deviennent en vogue, s'affranchissant des modes, pour puiser ses inspirations à de multiples sources, littéraires, picturales, sociétales ou cinématographiques.

    Est-ce pour cette raison qu'Indochine parle à tant de monde ? Rafaelle Hirsch-Doran, en épluchant les nombreuses archives personnelles confiées par Nicola Sirkis, donne des éléments de réponse. Ainsi, sont reproduits pour la première fois des extraits de journaux intimes, photos privées, premières maquettes, brouillons de chansons, feuilles d'enregistrement, photos des costumes de scène, croquis. Elle a aussi interviewé tous ceux qui ont écrit ou ont participé à l'histoire d'Indochine, de la mère de Nicola Sirkis, qui n'avait jamais parlé, à Chloé Delaume, de Xavier Dolan à Erwin Olaf, des ingénieurs du son aux membres du groupe, de Lou Sirkis à Christine and the Queens et surtout, Nicola Sirkis lui-même, qui se livre ici comme rarement.

    En renfermant ce livre global, qui explore les nombreuses facettes d'un groupe que tout le monde croit connaître mais qui échappe aux canons habituels de la musique populaire, on traverse également quarante ans d'histoire française. Et tout au long de ce voyage, on retrouve un seul crédo : la liberté.

    Nicola Sirkis est le chanteur, compositeur, fondateur d'Indochine. Rafaëlle Hirsch-Doran est journaliste et sa rencontre avec Indochine à l'âge de 11 ans a été un choc. Elle est également réalisatrice de documentaires.

  • « Joie, tous les humains deviennent frères lorsque se déploie ton aile douce. »Quatre ans avant 1789, quatre ans avant la prise de la Bastille et la Déclaration des Droits de l'Homme, Schiller écrit ce poème qui ne cessera d'accompagner Beethoven.Un Beethoven toute sa vie passionné de fraternité alors que tout se ligue contre lui, sa famille, sa santé, ses amours, ses finances, la noblesse.  À  tous les coups qui le frappent, il répond par un chef d'oeuvre. Jusqu'à ce bout du chemin, le 26 mars 1827, en plein coeur d'un orage. Il meurt en nous laissant, en nous léguant cette joie, les derniers accents de sa neuvième symphonie devenu le chant de l'Europe enfin réconciliée.  Ce livre est le récit de cette passion, le portrait d'un génie fraternel.  Un livre né d'un double amour.Pour l'Europe.Et, bien sûr, pour la musique. Car le trio « Fidelio » que viennent de créer Erik Orsenna, le pianiste Michel Dalberto et le violoncelliste Henri Demarquette raconte, mots et notes mêlés, cette folle et bouleversante passion pour la Fraternité.De quel trésor avons-nous le plus aujourd'hui besoin ?

  • Quelle est cette main inconnue et surpuissante qui attrape Enki Bilal au beau milieu de la nuit et le projette sur un lit de camp ?
    Quel est ce lieu mystérieux et hanté dans lequel il a atterri ?
    Qui sont ces créatures, minotaure, cheval ou humains déformés, que l'artiste rencontre en essayant de trouver son chemin dans ce labyrinthe sombre et inquiétant ?
    Que lui veulent-elles ? Et dans quel état sortira-t-il de cette incroyable nuit ?
    Dans une déambulation hallucinée, Enki Bilal croise tant les personnages de Picasso, ses muses, ses modèles, que le grand maître lui-même et Goya, son idole. Son errance dans les couloirs du Musée Picasso prend la forme d'une rêverie éveillée qui nous fait toucher du doigt l'oeuvre du peintre espagnol d'une façon sensorielle et envoûtante, pour aboutir en épiphanie à la présentation de Guernica, la grande toile du maître.

  • Saviez-vous que le cerveau d'un jazzman fonctionne comme celui d'un mathématicien  ? Ou que la musique occidentale doit tout aux Egyptiens  ?
     
    De Beethoven à Miles Davis en passant par la World Music et les philosophes antiques, les ponts entre les différents courants musicaux sont infinis et souvent inattendus. André Manoukian nous les révèle et compose ici une histoire de la musique vivante et accessible, illustrée d'anecdotes et de récits savoureux qui raviront connaisseurs et néophytes. Avec sa verve coutumière, sa culture éclectique et son sens de la punchline, ce passionné de jazz nous embarque dans un voyage tout en harmonie auprès des créateurs connus et moins connus de la grande musique.
     
    A propos de l'auteur
    Auteur-compositeur, arrangeur, pianiste et chroniqueur,  André Manoukian  nourrit depuis toujours une passion communicative pour la musique. Il a composé divers albums en solo ou pour des artistes tels que Liane Foly ou Malia. Touche-à-tout insatiable, il multiplie les interventions dans des émissions musicales télévisées ou radiophoniques. Depuis 2013, il est chroniqueur musical sur France Inter.

  • Il y a une quinzaine d'années, en chahutant avec des amis, le jeune Fabien, pas encore vingt ans, fait un plongeon dans une piscine. Il heurte le fond du bassin, dont l'eau n'est pas assez profonde, et se déplace les vertèbres. Bien qu'on lui annonce qu'il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l'usage de ses jambes après une année de rééducation. Quand il se lance dans une carrière d'auteur-chanteur-slameur, en 2003, c'est en référence aux séquelles de cet accident - mais aussi à sa grande taille (1,94 m) - qu'il prend le nom de scène de Grand Corps Malade.
    On connaît l'immense succès qui suit : trois albums plébiscités par le public et la critique, une distinction de Chevalier des Arts et des Lettres, qui récompense la qualité de sa plume, toujours subtile et surprenante. Dans ses chansons pleines de justesse, telles " À l'école de la vie ", " Roméo kiffe Juliette ", " Éducation nationale ", ou encore " Rachid Taxi ", l'artiste soulève le voile d'une réalité sociale et politique singulière. Chaque année, certains de ses textes sont proposés au baccalauréat de français.
    Dans son livre, où il se fait pour la première fois auteur d'un récit en prose, il raconte, avec humour, dérision et beaucoup d'émotion, les douze mois passés en centre de rééducation et relate les aventures tragiques mais aussi cocasses vécues par lui et ses colocataires d'infortune.

  • Claude Chabrol est un cinéaste à la fois célèbre et méconnu. Il fut, jusqu'à sa disparition en septembre 2010, un personnage public pendant un demi-siècle et il a, de lui-même, façonné un portrait de bon vivant gourmand, joyeux ou sarcastique. Il a attiré dans les salles françaises près de cinquante millions de spectateurs - ils ne sont pas nombreux à pouvoir en dire autant. Pourtant, son oeuvre proliférante - cinquante-sept films, vingt-trois téléfilms - n'a jamais permis à Chabrol d'entrer au Panthéon culturel du cinéma français. Aucun César, aucun prix au Festival de Cannes. Il faut donc redécouvrir Chabrol, immense metteur en scène, auteur d'une oeuvre, bien sûr inégale, mais beaucoup plus profonde et cohérente que sa réputation n'a bien voulu la dire.
      Claude Chabrol adorait les entretiens ; il parlait de lui, de son travail et de ses films mieux que personne, de manière juste et subtile, sans s'aveugler ni s'envoyer des fleurs. Loin de tout narcissisme et de toute mythomanie, il a toujours voulu dire la vérité. Pour un biographe, ces confessions forment un trésor. « J'ai trois masques, disait-il, derrière lesquels je me cache. D'abord le masque de bon vivant, puis celui de vieux rigoriste, enfin celui de l'intellectuel. » En reconstituant ces trois Chabrol, en tissant ensemble ces trois fils, cette biographie dessine un portrait de la France sur trois quarts de siècle. Chabrol a filmé sa « comédie humaine », comme il en avait l'ambition en regard de ses maîtres et alter ego, Balzac, Flaubert,  Maupassant, Simenon.

  • Il suffira d'un signe Nouv.

    Il suffira d'un signe

    Jean Bender

    Un livre passionnant. Le Parisien
    Jean Bender et Jean-Jacques Goldman se rencontrent sur les bancs du lycée au milieu des années 1960 autour d'une même passion : la musique. Ils sont amis, complices, presque frères.
    Pour la première fois, avec l'accord exceptionnel de Jean-Jacques Goldman, Jean Bender raconte, des années lycée aux sommets de la gloire, le parcours d'un homme qui cultive la discrétion comme art de vivre, et d'un artiste aux tubes intemporels, transgénérationnels, qui refuse les règles du star-system et du show-business.
    Grâce à un jeu de miroirs fascinant se dessine en creux un portrait intimiste et totalement inédit de Jean-Jacques Goldman.
    Un témoignage exceptionnel sur celui qui demeure la personnalité préférée des Français.

  • Le jardinier paysagiste, voyageur du monde et écrivain Gilles Clément imagine : puisque, après l'incendie qui a détruit la toiture de Notre-Dame, la lumière est enfin entrée dans ce lieu, on pourrait en faire un jardin ! « La dernière aventure de Notre-Dame est un envol du chapeau par la force des flammes. Et brutalement, on y voit clair. Pourrait-on bénéficier de cette offre en ce siècle délicat des gestions de l'énergie ? Alors installons une serre, un jardin et, pourquoi cultivons-y une vigne grimpante pour en tirer un vin de messe unique au monde ! » Dans un texte drôle, roboratif et poétique, Gilles Clément montre avec brio que Notre-Dame-de-Paris est un roman et que l'incendie en est un chapitre. Un édifice en perpétuelle transformation qui bouleverse la notion de patrimoine en lui donnant un statut d'oeuvre changeante. Et aujourd'hui, si un tel projet venait à se réaliser, l'auteur en serait le monde vivant non-humain, un ensemble végétal et animal aux imprévisibles décisions.

  • Saviez-vous que le surf fut d'abord une pratique politique et religieuse ? Que le préservatif masculin, autrefois en tissu ou en boyaux d'animaux, n'a connu son essor qu'avec le caoutchouc ? Que le chewing-gum doit son succès à un général mexicain chassé par la révolution dans son pays ?
    À l'invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, des historiennes et historiens nous entraînent dans un voyage insolite et passionnant à travers le petit magasin du monde.

  • House of Gucci : une grande saga sur la famille Gucci adaptée au cinéma par Ridley Scott Nouv.

    1921, Florence. Guccio Gucci ouvre son premier magasin et fonde  un véritable empire familial. Trente ans plus tard, ses trois fils,  Aldo, Vasco et Rodolpho, poursuivent son oeuvre en imposant  mondialement la marque tant sur le plan artistique que sur  le plan commercial. La troisième génération donne à cette réussite  exemplaire des allures de véritable roman. Les Gucci et leur famille  vivent dans l'opulence, multiplient aventures sentimentales, fêtes  et défis sportifs. Tous les ingrédients du mythe sont là, y compris  la fin tragique du dernier héritier, Maurizio, assassiné sur ordre  de son ex-femme.Aujourd'hui, Gucci est une société cotée en Bourse et dirigée par  le Français François-Henri Pinault, P-DG du groupe Kering. Le rêve  des origines s'éloigne, mais l'aura de l'aventure perdure. Cent ans  plus tard, la maison de l'élégance à l'italienne ne cesse de rayonner  et demeure l'incarnation de la  dolce vita.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle FarhiÀ propos de l'autriceSara Gay Forden a été pendant plus de quinze ans journaliste de mode en  Italie. Elle est spécialiste des marques telles que Gucci, Armani, Versace ou  Prada. Elle travaille aujourd'hui pour le groupe de médias Bloomberg News  et habite à Washington.

  • Brassens par Le Forestier... Un chanteur raconte son maître en chansons.Maxime Le Forestier a appris la guitare sur des partitions de Brassens ; il a côtoyé, débutant puis jeune star de la musique, celui qui a déclenché sa vocation ; il a donné quelque cinq cents concerts consacrés à l'oeuvre du maître, allant jusqu'à enregistrer une intégrale devenue classique du genre. Au moment où l'on célèbre le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition, qui était mieux placer pour retracer la vie du géant de la chanson française ? Dialogues éclairants, anecdotes drôles ou émouvantes, connaissance encyclopédique de son répertoire, compréhension intime du génie du maître : Maxime Le Forestier nous conte « son » Brassens, ses années de guerre, ses débuts austères et bientôt fulgurants, son succès planétaire, sa vision du monde et de la poésie, son mode de vie sans pareil, son itinéraire unique, son talent de compositeur qui égal, contrairement à l'idée reçue, sa maîtrise des mots. Une plongée subjective et profonde dans l'univers Brassens, qui a tant influencé la chanson française, suscité tant de vocations, et marqué tout autant l'histoire littéraire et musicale française. 

  • " Ne m'enterrez pas encore.Je ne suis pas mort...Je dors ! "C'est Michel Sardou, reprenant l'un de ses grands succès, qui nous l'assure. On pensait que le chanteur avait tout raconté dans Et qu'on n'en parle plus, sa première autobiographie. Erreur ! Cette fois, c'est juré, il n'occultera rien. " J'ai promis la vérité, toute la vérité, je vais m'y tenir ! "
    À travers des dialogues fictifs savoureux avec sa mère, Michel Sardou revient sur les grands moments de sa vie, ses premiers amours, la mort de son père, ses rencontres avec Johnny Hallyday, Barbara, Michel Fugain, Eddy Mitchell..., ses fils à qui il a transmis son âme d'artiste, sa passion pour le théâtre.
    Avec sa verve et son franc-parler habituels, il jette aussi un regard sans concession sur la société actuelle.
    Les confessions passionnantes d'une des personnalités préférées des français.

  • Figure du mouvement #MeToo, actrice, réalisatrice, Asia Argento se dévoile dans un livre témoignage sans concession, dicté par la libertéFille du réalisateur Dario Argento et de l'actrice Daria Nicolodi, Asia a passé une enfance chaotique entre une mère violente et un père absent, totalement dévoué au cinéma. Cette absence de cadre a forgé chez elle, très jeune, un désir farouche de liberté que la vie - les hommes en particulier - n'a cessé de lui faire payer très cher.
    Ses débuts dans le cinéma à 9 ans, ses rapports compliqués avec sa mère, sa découverte de l'amour et du sexe, tout comme celle de la drogue et des excès, sa carrière mais aussi les jeux de pouvoir et les rouages de l'industrie du 7e art... Victime parmi tant d'autres d'Harvey Weinstein, Asia Argento pose un regard lucide et sans complaisance sur sa vie et sur son monde, animée par la franchise de ton et la soif de liberté qui l'ont poussée à faire voler en éclats l'omerta qui y règne.
    On connaissait ses films, on découvre une autrice, une forte personnalité qui parle d'elle et de notre société sans fard mais avec beaucoup d'humour, une conteuse véritable dotée d'un grand sens du rythme. C'est sa psychologue qui a conseillé à celle qui se qualifie souvent de survivante d'écrire pour se reconstruire. On ne peut qu'approuver.
    Traduit de l'italien par Florence Rigollet.

  • Quel est le point commun entre Godard, Rivette, Louis Malle, Rohmer, Chabrol, Resnais Téchiné, Amos Gitaï et Manoel de Oliveira ? Leur directeur de la photographie. Méconnu du public mais légendaire dans tout le 7ème  art, Renato Berta a tourné près de 120 films avec les réalisateurs les plus mythiques de sa génération. On lui doit les images  célèbres de  Sauve qui peut (la vie)  , d'  Au revoir les enfants et des Nuits de la pleine lune. Aujourd'hui, il nous livre ses mémoires, qui vibrent d'un amour sans cesse renouvelé pour le cinéma...
    Tout débute en Suisse au début des années 1960 : le jeune Renato, lassé d'un père qu'hypnotise la télévision, fonde un ciné-club dans son lycée et y projette des films de la Nouvelle Vague française et du Néo-Réalisme italien. Cet appétit pour le cinéma le conduit à l'Ecole de Rome et à Cinecittà où il fait ses premières armes. Là, il croise Rossellini, Visconti, Antonioni, et Pasolini surtout, qui le fascine. Il commence à travailler avec des réalisateurs suisses avant de tourner aux quatre coins du monde.L'Algérie en 1969, Bangkok en 1971 d'où il voit les B52 américains s'envoler pour bombarder le Vietnam, les Etats-Unis, et, bien sûr, la France où il accomplira la majeure partie de spn parcours.
    Des saillies de Godard aux conversations avec Sartre et Simone de Beauvoir, en passant par les Black Panthers, Robert Doisneau, Ingrid Caven, Susan Sontag, Isabelle Huppert, Marcello Mastroianni, Renato Berta a connu les plus grands, en ami et en génial accompagnateur. Ses mémoires sont truffés d'anecdotes, de portraits, de coulisses. Mais ils offrent aussi une méditation sur les « questions de cinéma » : rapport au réel, travail technique, lien entre l'éthique et l'esthétique...
    Renato Berta nous transmet avec passion et humilité sa vision lumineuse et sensible du cinéma, où les certitudes n'ont pas leur place. Inventif, novateur et libre, ce livre est à l'image de cet immense « opérateur ».
     

  • Ecrit par un non-spécialiste passionné, ce petit livre vif et brillant s'adresse à tous, et entend fournir un manuel de résistance au discours sur l'art contemporain. Ce dernier fonde son emprise sur une vision mythifiée de l'histoire de l'art  : le XXe siècle aurait été avant tout le siècle des avant-gardes, chacune ayant été plus loin que la précédente dans la remise en cause de notions comme la figuration, la beauté, et même l'oeuvre. Or non seulement ces notions anciennes ont continué d'exister dans les arts dits mineurs, mais surtout, il y a eu un autre XXe siècle artistique, une tradition de peinture qui s'est obstinée à représenter la réalité et qui réémerge aujourd'hui, de Bonnard à Balthus, de Morandi à Hopper, de Giacometti à Lucian Freud.
    Cet essai présente cette autre histoire de l'art, dont l'existence infirme le discours, le mythe ... et le marché de l'art contemporain. Cette histoire s'est prolongée secrètement jusqu'à nous  : il y a eu en France, au cours du dernier demi-siècle, de très grands artistes, dont certains sont encore vivants, qui ont continué de représenter le monde et de chercher la beauté. Connus d'un petit milieu de collectionneurs, de critiques, de poètes, mais ignorés des institutions culturelles et du grand public, ces artistes sont les sacrifiés de l'art contemporain, les véritables artistes maudits de notre époque. Comme les artistes maudits de jadis, ce sont eux pourtant qui rendent notre modernité digne d'être aimée et sauvée. Ils sont la gloire de l'art français.

  • L'art et la vie de Gérard Garouste sont peuplés de fantômes et de hantises. L'artiste livre ici, sans aucun fard, tous les tourments intimes qui ont façonné son parcours : la violence et l'antisémitisme de son père, la dyslexie, l'échec, la folie, la dépression, l'incompréhension.

    Nous entraînant au coeur des rouages de la création, cet entretien révèle un personnage à la franchise déconcertante, teintée d'humour et de tendresse. Garouste y décrit toutes les étapes de son art et les chocs heureux qui l'ont conduit à des choix décisifs. Autodidacte initié tout d'abord par l'art brut pratiqué par son oncle, réfractaire à l'enseignement des Beaux-Arts, il a emprunté une voie singulière, souvent à contre-courant. L'artiste désigne ses maîtres : Duchamp, en qui il découvre une radicalité indépassable, le Tintoret, le Greco, Zurbarán, Manet, De Chirico...

    Témoignant de ses découvertes et de ses engagements, il évoque aussi sa passion pour l'étude talmudique, sa conversion au judaïsme, ainsi que la création de La Source, association artistique dédiée aux enfants défavorisés.

  • Jim Carrey est une star de cinéma adulée. Il a beaucoup de succès, on envie sa réussite et ses privilèges. Mais il est très seul. Il commence à vieillir, il prend du poids. Il passe des nuits à chercher de l'affection auprès de ses chiens de garde entraînés par le Mossad et à regarder des documentaires improbables sur Netflix. Il a tout tenté pour sortir de sa déprime : les régimes, les gourous, et même les bons conseils de son cher ami, acteur et collectionneur de crânes de dinosaures Nicolas Cage.

    Rien ne va, jusqu'au moment où il croise la route de Georgie. C'est l'amour de sa vie, il le sait, il le sent. Charlie Kaufman, scénariste de Dans la peau de John Malkovich, lui propose alors un rôle dans un film d'un nouveau genre, un film qui repousse toutes les limites existantes et qui lui permettra sûrement de remporter un Oscar.

    On dirait que l'horizon s'éclaircit enfin...

    Mais l'univers a d'autres plans pour Jim Carrey...

    Mémoires flous est bien un roman, qui interroge la notion d'identité. Jim Carrey et Dana Vachon ont écrit un livre hilarant, démesuré, cataclysmique par moments, qui dresse un portrait en creux plus vrai que nature de Carrey l'acteur, et de Hollywood. Satire mordante de la société du spectacle, et « semi-autobiographie », Mémoires flous est un roman inclassable, comme Jim Carrey !

    Jim Carrey est un acteur plusieurs fois primé et un artiste.

    Dana Vachon est romancier, journaliste et essayiste ; ses textes ont été publiés par Vanity Fair, The New York Times et Slate.

  • Tout Bowie Nouv.

    Tout Bowie

    Nicholas Pegg

    Enfin disponible en français, Tout Bowie est le livre référence ultime sur David Bowie l'homme et surtout David Bowie l'artiste protéiforme : compositeur, chanteur et musicien multi-instrumentiste, mais également producteur, acteur, mime, peintre... Acclamé par la critique et reconnu comme la principale source d'analyse et d'information sur toutes les facettes de l'oeuvre de Bowie, l'ouvrage fourmille de détails, d'anecdotes, d'avis éclairés et d'une multitude de références à la pop culture de manière générale, et la culture britannique plus particulièrement.La carrière de David Bowie a été l'une des plus colorées, des plus riches et des plus intrigantes de l'histoire du rock moderne. Nicholas Pegg en retrace les moindres faits et gestes, depuis son groupe rock'n'roll et ses débuts folk en solo dans les années 60, à sa transformation spectaculaire en Ziggy Stardust dans les années 70, jusqu'à son dernier chef-d'oeuvre, Blackstar, en passant par ses rôles dans des films comme L'Homme Qui Venait d'Ailleurs ou Les Prédateurs. Chaque aspect de l'extraordinaire carrière de David Bowie est exploré et disséqué par Nicholas Pegg, qui combine de manière inégalée connaissances approfondies et perspicacité, pour une somme qui émerveillera tant le fan que le néophyte.  Nicholas Pegg est réalisateur, acteur (principalement dans la série «Doctor Who»), journaliste et écrivain. Tout Bowie est l'oeuvre de sa vie.  Ouvrage traduit de l'anglais par Christophe Goffette, rédacteur en chef (Crossroads), auteur, programmateur radio, producteur...
    Nicholas Pegg est réalisateur, acteur (principalement dans la série «Doctor Who»), journaliste et écrivain. Tout Bowie est l'oeuvre de sa vie.
    Ouvrage traduit de l'anglais par Christophe Goffette

  • Quoi de meuf : 100 oeuvres culte à connaître quand on est féministe Nouv.

    Quel est le point commun entre la série Mad Men, le film Madame Doubtfire, et le best-seller La magie du rangement de Marie Kondo  ? Tous abordent, avec un angle évidemment différent, des questions liées à la place et au rôle des femmes dans notre société.
    Clémentine Gallot, l'animatrice du podcast Quoi de meuf, revisite dans cet ouvrage nos références culturelles populaires sous le prisme du féminisme. Séries, films, chansons, peintures, BD, romans... C'est l'occasion de redécouvrir avec plaisir des oeuvres cultes, mais aussi de comprendre notre héritage culturel sur les questions féministes, de prendre conscience des discriminations subies par les femmes et de mesurer les combats qu'il reste à mener...

  • Mêlant récit romanesque et enquête historique, chaque auteur raconte l'histoire d'un tableau célèbre.

    Une vision du désert ou une vision dans le désert, avec, comme en lévitation, une rose et un crâne de bélier... Intrigante, mystérieuse, cette toile de O'Keeffe de 1935 rassemble ses thèmes récurrents : les ossements, les fleurs, l'immensité du désert, du ciel... fantastiques et infinis espaces qui l'auront toujours fascinée.

    Cette peinture nous attire vers l'histoire singulière de cette légende, cette icône qui s'est imposée très tôt aux Etats-Unis mais qui reste aujourd'hui encore étrangement méconnue pour ne pas dire inconnue en Europe.

    Derrière O'Keeffe, bien cachée, il y a Georgia... Une femme libre, talentueuse, une grande amoureuse aussi, qui un beau jour va quitter New York pour trouver refuge au coeur des terres arides de l'Ouest américain. A Ghost Ranch, " sous le ciel immense " du Nouveau Mexique...

  • Ados sous acide : l'autobiographie du légendaire bassiste et cofondateur des Red Hot Chili Peppers Nouv.

    Les mémoires brutes et fascinantes du bassiste et cofondateur des RED HOT CHILI PEPPERS
    Aujourd'hui icône du rock, Flea a autrefois été un gamin turbulent occupé à courir les rues, faire la fête et prendre tous les risques. De sa prose rêveuse, teintée de jazz, il redonne vie au Los Angeles des années 1970 et 1980, avec tout le plaisir, le danger, le chaos ou l'inspiration que peuvent cacher les rues.
    C'est à la marge de cette ville que le jeune Flea, cherchant à fuir un foyer à l'ambiance orageuse, a trouvé une famille dans une communauté de musiciens, d'artistes et de junkies. Là qu'il a rencontré un autre paria, Anthony Kiedis, rapidement devenu son âme soeur, le yin de son yang, son partenaire dans l'espièglerie.
    Avec une prose aussi spirituelle, divertissante et follement imprévisible que l'auteur lui-même, Ados sous acide nous révèle les sommets vertigineux comme les bas-fonds qu'il a atteints. Au travers d'anecdotes hilarantes, de réflexions sensibles et de quelques envolées sauvages, Flea fait la chronique habile des expériences qui l'ont forgé en tant qu'artiste et en tant qu'homme.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Le Plouhinec.
     
    À propos de l'auteur
    Né en Australie, Flea est un musicien et acteur américain, principalement connu en tant que bassiste et cofondateur du groupe de rock Red Hot Chili Peppers. Il a également cofondé en 2001 le Silverlake Conservatory of Music, un centre d'éducation musicale à but non lucratif à destination des enfants défavorisés.

  • Johnny par Jean-Philippe Nouv.

    La vie de Johnny Hallyday a été racontée 1 001 fois. Par ses musiciens, ses auteurs, ses amis, ses fans, ses biographes... Et si, finalement, c'était Johnny lui-même qui était le mieux placé pour raconter sa délirante destinée, son enfance cabossée et son exceptionnelle carrière ?
     
    De 1960 à 2017, le rocker préféré des Français s'est dévoilé au travers de centaines d'entretiens passionnants, à la radio, à la télévision et dans la presse. Pour la première fois dans un ouvrage, l'auteur vous propose de lire la vie de Johnny Hallyday au fil des interviews les plus marquantes de la star.
     
    Vous (re)découvrirez le timide garçon qui répondait par oui ou par non à Line Renaud en 1960. Page après page, vous le verrez évoluer pour devenir un homme à l'étonnante liberté de ton et de langage, maniant l'humour ou la gravité, selon les périodes de sa vie et ses humeurs.
     
    Si l'auteur s'efface pour laisser la parole à Jean-Philippe Smet, il glisse entre chaque entretien des éléments d'analyse et de contexte afin de comprendre la personnalité complexe et tourmentée de notre idole.
     
    Thibaut Geffrotin est journaliste (Le Point, RTL, Eurosport...), spécialiste et fan de Johnny Hallyday. Il a assisté à plus de soixante-dix concerts et rencontré Johnny à plusieurs reprises pour des interviews ou des moments privés. Il est déjà l'auteur chez Talent Éditions de Johnny, une étoile dans nos yeux.

  • Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller.
    Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène.
    Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde.
    Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Buñuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms – Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary – pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.

  • Aborder la politique par le cinéma. Ne pas seulement se divertir mais s'impliquer. Ne pas rester spectateur d'une histoire étrangère mais devenir acteur de son propre destin. Chercher dans l'obscurité des salles de projection les lumières d'un imaginaire commun. Le jour de 1969 où Z, le film de Costa-Gavras, est sorti en salles, la politique comme imaginaire démocratique a fait irruption dans le cinéma, la politique comme lieu de partage.

    E. P.

    Edwy Plenel est journaliste, directeur et cofondateur de Mediapart. Il est notamment l'auteur du Droit de savoir et de Dire non, disponibles en Points.

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