Entreprise, économie & droit

  • «  Je me suis longtemps refusée à imiter les confrères qui publient leurs Mémoires, persuadés que leur moi mérite exhibition et que les épisodes de leur vie personnelle et professionnelle suscite l'intérêt. Le journalisme est un métier comme un autre et la télévision n'est souvent qu'une usine à baudruches. A tous ceux qui m'interrogeaient à ce sujet, je n'ai cessé de déclarer qu'à ce petit jeu narcissique, on ne me prendrait pas. Publier cet ouvrage m'oblige à manger mon chapeau. Me voici à mon tour piégée dans ce paradoxe  : écrire comme tout le monde, en espérant intéresser tout le monde à une vie qui ne serait pas celle de tout le monde. Il faut assumer ses contradictions et ne pas avoir peur de se désavouer. C'est dit...
    Les personnes que je croise me regardent comme une vieille connaissance à laquelle elles associent deux images contradictoires  : la présentatrice d'une émission qui fut célèbre il y a plus de vingt ans et qui demeure dans la mémoire collective  ; la femme qui fit, à son corps défendant, des milliers de «  une  » de journaux à l'occasion d'un scandale planétaire impliquant son mari. N'étant pas seulement l'une et ne me reconnaissant pas dans l'autre, je me demande ce qui, de tout cela, peut rester pertinent.
    Je vais tenter d'être juste. Pas exhaustive mais sincère. Je parlerai de mes parents, de cette enfance très protégée qui aurait pu mettre hors de ma portée les armes nécessaires pour lutter dans la vie  ; je convoquerai certains personnages hauts en couleur que j'ai eu la chance de croiser et tenterai de brosser le portrait le plus fidèle possible du monde des médias tel que je l'ai connu  ; j'évoquerai les grands bonheurs de la vie et les épreuves qui l'ont écorchée...  »A.S

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.
    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.
    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.
    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.
    Directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'École d'économie de Paris, Thomas Piketty est l'auteur de nombreux travaux historiques et théoriques qui lui ont valu, en 2013, le prix Yrjö Jahnsson décerné par la European Economic Association.

  • Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
    Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du " présumé coupable ", précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
    Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l'enquête, avant d'assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
    - prix Médicis 2016,
    - prix Transfuge du meilleur essai 2016,
    - prix littéraire Le Monde 2016,
    - prix de la meilleure Enquête de Lire 2016
    et prix des Prix littéraires 2016.

  • IGPN : une institution au-dessus de tout soupçon ? Nouv.

    Les affaires de violences policières sont au coeur de l'actualité. Des petits trafics aux détournements tolérés, la corruption résiste à toutes les chartes de déontologie.De l'usage du fusil LBD à l'affaire Neyret ou à celle de la BAC des quartiers nord de Marseille, on pénètre à l'intérieur de la très secrète Inspection Générale de la Police Nationale.On croise au fil de ce qui est un véritable récit les personnages les plus divers, des ministres de l'Intérieur, jusqu'à... Jean-Paul Belmondo.Cette inspection des services est de plus en plus critiquée : à juste titre ?Voilà donc une grande enquête avec de nombreux témoignages d'avocats, de policiers, de responsables associatifs qui recueille des documents inédits de la justice, de l'IGPN, de la Police...Un document exceptionnel et un auteur, Frédéric Charpier, qui suit la police depuis 30 ans, sans préjugés mais aussi sans la moindre complaisance.

  • Reinhard Hhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'État au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital". Brillant fonctionnaire de la SS il termine la guerre comme Oberführer (général) , il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs.
    Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

  • Tapie se livre comme jamais il ne l'a fait.
    Deux hommes vrais, dans un dialogue complice, émouvant, sans concession. Un portrait inédit et passionnant. Celui d'un personnage fort en gueule, d'une énergie débordante, intrépide et provocateur. Un autodidacte issu d'un milieu très modeste qui a eu mille vies. Bernard Tapie, l'une des personnalités françaises les plus populaires et authentiques, dont toute la France a suivi les aventures mouvementées et qui aura marqué la politique, le sport, le monde des affaires pendant près de cinquante ans.
    " Il ne prend jamais d'antidouleurs et je sais qu'il souffre le martyre. Souvent, sa voix est faible. "Les affaires, la politique, le football, le vélo, la télé, le cinéma, la prison, dit-il, je sais toujours de quoi je parle, contrairement à d'autres. C'est pour ça que les gens m'écoutent.' Pendant ses quatre ans de combat contre le cancer que j'ai pour ainsi dire vécus au jour le jour, les hospitalisations duraient toujours moins longtemps que prévu : au premier signe d'amélioration, il signait une décharge et retournait chez lui continuer la lutte. Tapie ou l'homme qui avait décidé de ne pas mourir. "

  • C'est au voyage inattendu d'une idée humble qu'invite Marc de Basquiat, expert français du revenu universel. Dans une enquête qui l'a mené de Bordeaux à Bruxelles, de Soweto au Vatican, de Nixon à Hamon, d'Einstein à Piketty, des promoteurs les plus utopiques aux opposants les plus farouches, il décrypte pourquoi une idée simple (distribuer à tous le même socle de revenu chaque mois) s'est transformée en une véritable épopée mondiale.   Depuis le milieu des années 2000, Marc de Basquiat mène une bataille continue auprès des administrations et des élus pour défendre ce qui est pour lui un véritable projet de société : le revenu universel. Alors que sa formation d'ingénieur ne le destinait aucunement à s'intéresser au sujet, ses valeurs humaines les plus profondes l'ont progressivement transformé en premier promoteur de cette révolution au bénéfice de l'ensemble des citoyens. Si le Sénat et l'Assemblée nationale - parmi d'autres - ont organisé de grands débats sur le revenu universel, Marc de Basquiat humanise et élargit résolument l'analyse. Il en synthétise les fondements théoriques et historiques, dénonce les erreurs conceptuelles qui minent l'efficacité et l'équité de nos systèmes sociaux et fiscaux, et révèle les logiques d'opposition des idéologues et des corps constitués craignant de voir minimisé leur rôle. Poussant toujours plus loin son exploration, le chercheur montre aussi les nombreuses opportunités que l'adoption des principes du revenu universel offrirait autour de six enjeux majeurs : l'insertion professionnelle, l'autonomie des jeunes, le financement des retraites, l'accès au logement, la fiscalité du patrimoine et l'équité de l'économie. Par son approche aussi pédagogique qu'inspirante, Marc de Basquiat transforme ainsi la belle idée floue et flottante du revenu universel en un programme de solides réformes économiques, fiscales et sociales, pour une société plus équitable, simple et harmonieuse.

  • On peut dire que le grand gagnant de la crise du coronavirus est Amazon. Tandis qu'à la mi-avril 2020, la pandémie approchait de son moment le plus critique, la valeur des actions de la firme augmentait de 30 % par rapport à l'année précédente ; et en l'espace de seulement deux mois, la fortune nette du PDG Jeff Bezos augmentait de 24 milliards de dollars. Comme le résume un analyste de l'industrie numérique : "Le Covid-19 a été comme une injection d'hormones de croissance pour Amazon." L'enquête d'Alec MacGillis débute bien avant la crise sanitaire actuelle.

    Sa méthode est simple et efficace : c'est par une mosaïque d'approches et de vies que l'on comprend le mieux un système, comment ce dernier affecte ceux qui entrent en contact avec sa trajectoire. À la manière des grands reportages littéraires, Le Système Amazon décortique l'implacable machine et ses rouages à travers une impressionnante série de portraits et de tableaux.

    À Seattle, ce sont les cadres bien rémunérés de la firme qui accélèrent la gentrification d'un quartier populaire historique ; dans une banlieue de Virginie, ce sont des propriétaires qui tentent de protéger leur quartier de l'impact environnemental d'un nouveau data center Amazon ; à El Paso, ce sont des petites entreprises de fournitures de bureau qui tentent de résister à la prise de contrôle par Amazon de l'ensemble des marchés publics ; à Baltimore, c'est un entrepôt qui remplace une usine sidérurgique légendaire, etc.

    Il montre également comment la firme est devenue un lobby à part entière à Washington, l'auteur poussant les portes du gigantesque manoir de Jeff Bezos, dans le quartier de Kalorama, où l'on croise lobbyistes, députés, sénateurs et membres du gouvernement.

    Plus qu'un énième pamphlet sur l'impact destructeur du géant jaune au large sourire, ce livre, fruit d'années d'enquête, offre à lire le récit édifiant d'une société sous emprise.

    De centres de livraison en data centers, de campus d'entreprises en entrepôts du mastodonte, visitez un autre monde, en proie à son Amazonisation, qui se divise entre gagnants et perdants, entre vies déconnectées et vies broyées par ce système.

  • Journalistes d'investigation, Sheera Frenkel et Cecilia Kang démontent les mécanismes de Facebook et dénoncent ses dérives dans ce livre explosif. Ou comment l'entreprise, sous la direction de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, tous deux aveuglés par leur ambition, a poursuivi sa croissance en niant des faits accablants : fuites des données personnelles, violation de la vie privée, propagation de discours haineux et complotistes...
    Le géant des réseaux sociaux aux 2,85 milliards d'utilisateurs à travers le monde est devenu un vecteur de fake news, manipulé par des politiques corrompus, et un danger pour les internautes. Facebook, qui se voulait défenseur du bien, est devenu une force du mal...
     
    " L'inquiétante vérité se lit comme un thriller[...] Passionnant et alarmant. " Challenges

  • Faute de preuves : enquête sur la justice face aux révélations #metoo Nouv.

    Depuis la vague #MeToo, les dossiers de violences sexuelles se multiplient. Dans les commissariats, à la barre, les victimes tentent de faire entendre leur parole. Mais la réponse policière et judiciaire n'est pas toujours à la hauteur. Les institutions sont mises en cause : de l'accueil défaillant au moment de la déclaration aux non-lieux trop souvent prononcés, on leur reproche leur inadaptation, voire leur indifférence. « La justice nous ignore, on ignore la justice », avait lancé Adèle Haenel au nom de toutes celles et ceux qui ne portent pas plainte de peur de s'engager dans un parcours du combattant. C'est cette formule qui a guidé Marine Turchi dans une enquête saisissante sur les raisons de la défiance.

    Forte du témoignage de près de quatre-vingts interlocuteurs, des magistrat·e·s, des avocat·e·s, des policier·e·s, mais aussi des femmes et des hommes de tous les milieux sociaux, protagonistes d'affaires médiatisées (Gérald Darmanin, Luc Besson, Roman Polanski...) ou pas, l'autrice pointe les obstacles que rencontrent ces dossiers et mesure, sur le terrain, l'impact des politiques affichées. Chemin faisant, elle contrecarre les arguments de ceux qui dénoncent opportunément un « tribunal médiatique » et crient à la « chasse à l'homme », mais montre aussi les limites de ce que peut la justice. Ainsi au fil de chapitres qui font alterner coulisses de l'enquête et récits poignants, c'est bien le système dans son entier qu'elle nous dévoile. Il appartient à toutes et à tous, ensuite, de le changer.

    Marine Turchi est journaliste au pôle « enquêtes » de Mediapart où elle suit notamment les affaires de violences sexuelles.

  • Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés.Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?
    Georges Fenech, ancien juge d'instruction, a présidé la commission d'enquête parlementaire consacrée aux attentats du 13 novembre 2015. Il a déjà publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Gare aux gourous, aux éditions du Rocher.

  • Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • Wealthy, powerful, and potentially dangerous, hedge-find managers have emerged as the stars of twenty-first century capitalism. Based on unprecedented access to the industry, More Money Than God provides the first authoritative history of hedge funds. This is the inside story of their origins in the 1960s and 1970s, their explosive battles with central banks in the 1980s and 1990s, and finally their role in the financial crisis of 2007-9. Hedge funds reward risk takers, so they tend to attract larger-than-life personalities. Jim Simons began life as a code-breaker and mathematician, co-authoring a paper on theoretical geometry that led to breakthroughs in string theory. Ken Griffin started out trading convertible bonds from his Harvard dorm room. Paul Tudor Jones happily declared that a 1929-style crash would be `total rock-and-roll' for him. Michael Steinhardt was capable of reducing underlings to sobs. `All I want to do is kill myself, ' one said. `Can I watch?' Steinhardt responded. A saga of riches and rich egos, this is also a history of discovery. Drawing on insights from mathematics, economics and psychology to crack the mysteries of the market, hedge funds have transformed the world, spawning new markets in exotic financial instruments and rewriting the rules of capitalism. And while major banks, brokers, home lenders, insurers and money market funds failed or were bailed out during the crisis of 2007-9, the hedge-fund industry survived the test, proving that money can be successfully managed without taxpayer safety nets. Anybody pondering fixes to the financial system could usefully start here: the future of finance lies in the history of hedge funds.

  • «?En pleine pandémie mondiale, l'indice Dow Jones dépassait le cap des 30?000 points. Alors que l'économie faisait face à une récession brutale, les indices boursiers caracolaient en tête des records et ignoraient l'accumulation des menaces pesant sur la stabilité économique, sociale et financière de la planète. Cette déconnexion entre l'économie réelle et les marchés financiers atteint le coeur même de nos démocraties. Elle repose sur plusieurs piliers?: l'influence (et la corruption) des responsables politiques par les acteurs des marchés?; la vision court-termiste de l'horizon boursier qui fragilise les infrastructures?; la décision des banques centrales de sacrifier les épargnants au profit des emprunteurs?; des soutiens massifs aux grandes entreprises et surfaces au détriment des PME et des indépendants. Cette année 2020 nous aura démontré qu'une nouvelle forme de capitalisme solidaire devra faire place au "tout pour l'actionnaire". Cette révolution sera le seul moyen d'empêcher que la démocratie se déroule dans la rue.?» G. U. Georges Ugeux est un spécialiste de la finance internationale, qu'il enseigne à la Columbia University School of Law. Il a assumé pendant sept ans les fonctions de vice-président du New York Stock Exchange, puis a fondé Galileo Global Advisors, une société spécialisée dans le conseil international. 

  • Près d'un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d'améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s'interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu'opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d'éducation afin de tester expérimentalement l'efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il subventionner les denrées de base ou privilégier les transferts sociaux ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des " pièges de pauvreté " ?
    À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.
    Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, tous deux professeurs d'économie au MIT, ont cofondé et codirigent J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté, dont les bureaux sont à Boston, au Cap, à Santiago du Chili, à Chennai (Madras) et à Paris. Esther Duflo fut la première titulaire de la chaire " Savoirs contre pauvreté " au Collège de France.

  • " Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens. "
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee
    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.
    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.
    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee ont reçu le prix Nobel d'économie en 2019. De réputation internationale, tous deux sont professeurs d'économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Ils y ont cofondé et y co-dirigent le J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. Ils ont signé, en 2012, Repenser la pauvreté (Seuil).

  • Ne dis rien

    Patrick Radden Keefe

    • Belfond
    • 24 September 2020

    Immense succès critique, lauréat du prestigieux prix Orwell, Ne dis rien est une enquête journalistique d'une puissance inédite, une plongée au coeur de la violence politique, le portrait bouleversant d'une génération sacrifiée.
    1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais...
    Pourquoi une femme apparemment sans histoires s'est-elle retrouvée la cible de l'IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l'identité des agresseurs, personne n'a rien dit ?
    En s'intéressant à l'" affaire Jean McConville ", Patrick Radden Keefe, journaliste au
    New Yorker, revisite toute l'histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu'à la vague d'attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des
    Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d'ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.

  • Sodexo. la gloutonne

    Jean Songe

    Née en 1966 dans un hangar à anchois de Marseille, la société Sodexo est aujourd'hui une multinationale qui se déploie dans plus de 80 pays. Championne française puis mondiale de la restauration d'entreprise, elle gère plus de 17 000 cantines en milieu professionnel, mais aussi 5 600 dans les écoles et universités, 4 000 dans les hôpitaux, 3 000 dans les maisons de retraite, sans oublier 1 700 sites miniers et pétroliers, 1 100 bases militaires et 130 prisons. Dans un futur proche, cette gloutonne discrète compte bien s'occuper de tous les aspects de la vie d'un milliard de personnes de tous âges. Ce récit-enquête aux parfums plus relevés qu'un plateau-repas relate l'histoire de cet appétit insatiable et dévoile le plan stratégique des dirigeants, lequel se résume à cette formule : Focus on growth. Autrement dit se concentrer sur la croissance, même si cela signifie toujours moins de services publics, toujours plus de privatisations, toujours moins de lois, toujours plus de marché... Un voyage édifiant au coeur du capitalisme français, lequel n'en ressort pas grandi, raconté par un satiriste admirateur de Karl Kraus et de George Orwell qui, en nous faisant découvrir un géant industriel méconnu, nous interpelle de façon civique, critique et drôle.

    Auteur de plusieurs romans noirs (Tout (ce que je sais) vient du noir, La Voix des maisons) et d'un récit alarmiste sur le monde nucléarisé (Ma vie atomique), Jean Songe ne compte pas en rester là.

  • L'exécution

    Robert Badinter

    J'avais écrit ce livre, où se mêlent récit d'un drame judiciaire et réflexions sur la justice et le métier d'avocat, après l'exécution de Claude Buffet et Roger Bontems, en novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le Président Pompidou.
    Depuis lors, la guillotine a été reléguée dans les caves d'un musée, et la peine de mort a disparu de nos lois. Mais elle sévit encore dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis. Et la tentation d'y revenir n'a pas disparu de tous les esprits. Cette justice qui tuait, la voici à l'oeuvre dans ce livre. Il n'est pas inutile que de nouvelles générations, plus heureuses à cet égard que la nôtre, la connaissent.
    R.B.

  • La banque providence : démocratiser les banques centrales et la monnaie Nouv.

    Les banques centrales sont sous le feu des critiques : trop opaques, trop technocratiques, hyperpuissantes et coupées du peuple. Pourtant, il faut les penser comme un pilier de l'État-providence, leur rôle étant de nous protéger contre les aléas économiques. Dans les années à venir, elles seront une pièce maîtresse pour soutenir la transition écologique, amortir la dette publique et produire une monnaie électronique. Mais dans quel cadre, avec quelle légitimité ? Quelle forme prendra l'argent demain ? Questions cruciales, qui montrent à quel point la monnaie est une question politique. Les banques centrales doivent être un outil de la démocratie.

    Éric Monnet est directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'École d'économie de Paris. Son travail porte sur l'histoire des politiques monétaires et des systèmes financiers au xxe siècle.

  • Chaque jour, je rencontre des personnes qui rêvent de lancer leur entreprise mais qui n'osent pas. Peur de se tromper, de ne pas y arriver, d'échouer. C'est pour elles que j'ai choisi de raconter tout ce que l'on ne m'a jamais expliqué, tout ce que j'ai dû apprendre sur le terrain, en trébuchant parfois, pour mieux me relever.
    Ce livre est celui que j'aurais aimé avoir entre les mains avant de commencer à entreprendre. Ici, je vous dévoile les coulisses de l'entrepreneuriat et vous livre les clés de votre réussite.
    Entrepreneur à succès, en Europe et aux États-Unis, Alexandre Mars est le fondateur de blisce/ et d'Epic, une start-up qui lutte pour changer la vie des jeunes défavorisés. Il a déjà publié La Révolution du partage.

  • Derrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains. Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens. Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile. Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou... une véritable bombe à retardement. Kako Nubukpo est économiste, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l'Université de Lomé (Togo), chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et membre du conseil scientifique de l'Agence française de développement (AFD). Il a été ministre chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques au Togo (2013-2015).

  •   L'histoire de la croissance sans précédent d'Amazon et de son fondateur milliardaire, Jeff Bezos : la réussite commerciale la plus importante de notre époque.
     
    Son fondateur a conduit Amazon à une croissance explosive tant en taille qu'en revenus. En moins de dix ans, Amazon a multiplié ses effectifs par cinq et augmenté sa valorisation à plus de mille milliards de dollars. Alors qu'Amazon ne vendait que des livres, il y a maintenant peu de produits qui ne trouvent pas leur place dans ses rayons, en faisant ainsi le plus grand détaillant en ligne au monde et pénétrant d'autres marchés à une vitesse vertigineuse. Entre les quarante filiales d'Amazon - comme  Whole Foods Market, Amazon Studios à Hollywood, des sites Web comme  Goodreads et IMDb, et l'unité logicielle cloud Amazon Web Services, ainsi que l'achat du  Washington Post  - il est presque impossible de passer une journée sans rencontrer leurs produits. Amazon nous offre la possibilité de faire du shopping, de se divertir, de s'informer, de communiquer, de stocker et, un jour, peut-être même de voyager sur la lune.  Nous vivons dans un monde géré, fourni et contrôlé par Amazon.
     
    Dans ce livre, Brad Stone détaille les acquisitions et les innovations qui ont propulsé la croissance sans précédent d'Amazon, et le tournant qu'a pris l'opinion publique face aux pratiques découlant de la position de monopole de la firme. Tout en retraçant l'ascension fulgurante de l'entreprise, Stone sonde l'évolution de Jeff Bezos - qui d'entrepreneur geek est devenu un milliardaire en forme, célèbre et discipliné, un homme qui a dirigé Amazon d'une main de fer et cède maintenant sa place pour se consacrer à d'autres projets fous, comme le tourisme spatial.
     
    Le portrait sans fard d'un homme et d'une entreprise qui ont imaginé la vie moderne.

  • Le capitalisme néolibéral, dont la nature a beaucoup évolué depuis les années 1980, est en sursis. Perçu comme injuste et inégalitaire, il nourrit colère et rancoeurs, faisant le lit des populismes. Circonstance aggravante, il se révèle inefficace en créant de moins en moins de croissance. Alors, faut-il en finir et changer radicalement de système?? Dans ce livre, Patrick Artus et Marie-Paule Virard prennent la question à bras-le-corps. Leur diagnostic est sévère?: la dévaluation du travail par le profit, le choix de privilégier l'actionnaire au détriment du salarié et des autres partenaires de l'entreprise constituent, selon eux, l'ADN du capitalisme néolibéral et expliquent l'asthénie de la demande. Dès lors, loin d'être tout-puissant, ce dernier a besoin de béquilles pour continuer à avancer. Béquilles qui ne sont rien d'autre que l'endettement sous toutes ses formes et la création monétaire. Montrant que ces politiques économiques atteignent aujourd'hui leurs limites, Patrick Artus et Marie-Paule Virard ne se contentent pas d'analyser les risques qu'elles font courir à nos sociétés?: en proposant un autre modèle de capitalisme, ils partagent avec nous les raisons d'espérer. Patrick Artus est professeur associé à l'École d'économie de Paris et conseiller économique de Natixis. Marie-Paule Virard est journaliste économique. Ensemble, ils ont notamment publié Le capitalisme est en train de s'autodétruire, La France sans ses usines et Croissance zéro, comment éviter le chaos?? Chez Odile Jacob, Patrick Artus est l'auteur de 40 Ans d'austérité salariale. Comment en sortir?? 

empty