filter
Categories
- Littérature
- Biographie / Témoignage littéraire (6)
- Biographie (4)
- Autobiographie / Mémoires / Journal intime (2)
- Jeunesse
- Bandes dessinées / Comics / Mangas
- Policier & Thriller
- Romance
- Fantasy & Science-fiction
- Vie pratique & Loisirs
- Tourisme & Voyages
- Arts et spectacles
- Religion & Esotérisme
- Entreprise, économie & droit
- Sciences humaines & sociales
- Sciences & Techniques
- Scolaire
- Parascolaire
- Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation
Éditeurs
Languages
Ebooks
Presses universitaires de Lyon
6 produits trouvés
-
Gide & Amrouche ; correspondance (1928-1950)
Pierre Masson, Guy Dugas
- Presses universitaires de Lyon
- 29 August 2022
- 9782729713157
Composée de près de 150 lettres échangées entre 1928 et 1950, cette correspondance s'est développée principalement à partir de 1943, date à laquelle Jean Amrouche ayant conquis à Tunis l'amitié de Gide devient l'un de ses interlocuteurs privilégiés. Une première période permet surtout de faire connaissance avec Amrouche, ce Kabyle qui vient à Gide sans rien renier de sa culture, et qui espère même la développer au contact de l'influence française. La seconde période (120 lettres entre 1943 et 1950) constitue un document d'histoire littéraire, dans la mesure où la fondation de l'Arche en 1943 va d'abord unir les efforts des deux hommes à Alger, puis entraîner Amrouche dans le maquis éditorial parisien. L'autre grande affaire de ces relations est la préparation, puis la réalisation des entretiens radiophoniques, Amrouche inventant un genre qui allait être sa plus belle réussite. De façon plus discrète se révèle une dimension historique : après les démêlés de Gide avec les communistes, c'est Amrouche qui se trouve de plus en plus écartelé entre son amour de la culture française et sa fidélité à ses origines. Au total, c'est un dialogue complet qui s'établit, donnant à la figure du dernier Gide un éclairage nouveau en la replaçant dans l'atmosphère de l'après-guerre.
-
Chroniques de la foi et du doute ; une introduction à l'autobiographie religieuse (1600-1900)
Philippe Gasparini
- Presses universitaires de Lyon
- 11 March 2021
- 9782729712358
L'autobiographie religieuse a été pratiquée partout et dans toutes les confessions. Mais c'est en Occident qu'elle a pris un essor fulgurant à partir de 1600. Églises, sectes, congrégations ont massivement publié des récits de conversion ou de persécution, des témoignages d'ascèse, d'extase, d'apparitions... Si le genre n'a cessé de décliner depuis le xviiie siècle, son ambition réflexive s'est diffusée dans le roman, la poésie et les écritures du moi. Adoptant une démarche géographique résolument originale, Philippe Gasparini se penche dans cet ouvrage sur une zone méconnue de l'espace autobiographique et passe en revue plus de deux cents auteurs, des plus célèbres (John Bunyan, Hakuin, Jean-Jacques Rousseau, Thérèse de Lisieux) aux plus oubliés. À travers ce tour d'horizon, des itinéraires et des tempéraments se dessinent. Des hommes s'interrogent, des femmes s'affirment. Et un nouveau champ des écritures du moi, jusqu'ici négligé par les universitaires, prend forme.
-
André Gide, frais converti au communisme, et le jeune militant enthousiaste Jef Last se lièrent d'amitié en 1934, à l'occasion d'un grand meeting parisien. Dès le printemps suivant, ils voyageaient ensemble au Maroc ; en 1936, Last accompagne Gide en URSS... En 1947, il est encore à ses côtés aux Fêtes de la Jeunesse à Munich. Jusqu'à sa mort, Gide échangea une abondante correspondance avec « ce fou de Jef » (1898-1972), romancier et journaliste hollandais, polyglotte, grand voyageur et personnage pittoresque et haut en couleurs, l'« ami charmant » pour qui il avait éprouvé « cette sorte de sympathie subite et violente, qui bondit par-dessus les barrières factices ». Les quelque 180 lettres inédites publiées ici prennent place au côté des grandes correspondances gidiennes déjà connues, et sont particulièrement intéressantes pour comprendre la « politique » de Gide (le voyage en URSS, la guerre d'Espagne, Munich...), mais il y est aussi beaucoup question de littérature, de voyages - et d'amitié.
-
Voici un livre de bonne foi, témoignage d'une lucidité et d'une franchise sans équivalent sur les dernières années d'André Gide. Un Gide père, beau-père et grand-père, - et l'auteur de Thésée, l'écrivain qui n'était plus tout à fait le « contemporain capital » de l'entre-deux-guerres, mais demeurait une « référence » considérable et suscitait encore, jusqu'à sa mort et par-delà, autant d'amours fascinés que de haines sans merci. Jean Lambert (1914-1999) ne cache rien de ce que son intimité avec Gide lui a fait connaître ou permis de deviner. « Une fois de plus, mon cher Jean, lui écrivit Jean Schlumberger, je retrouve cette netteté d'écriture, cette aisance soignée et cet humour de bon ton qui apparaît dans tout ce que vous écrivez. Vous aviez cette fois à cheminer entre des buissons riches en roses et en épines, où il fallait beaucoup de tact pour ne jamais s'accrocher ». Et Marcel Jouhandeau : « J'admire comme vous avez su rendre toutes les nuances du sentiment que vous a inspiré cet homme extraordinaire. Pas une seconde vous n'avez cessé d'être juste. On ne sent dans vos propos ni complaisance ni flatterie, pas plus envers celui dont vous parlez qu'envers vous-même. Il fallait avoir le coeur bien placé pour se maintenir dans la ligne que vous avez suivie. Elle vous fait honneur autant qu'à celui que vous faites revivre à nos yeux... »
-
Le jeudi 23 avril 1896, dans sa chambre de la rue des Tonneliers à Marseille, un jeune poète de 18 ans, qui vient de faire paraître à compte d'auteur un recueil de vers symbolistes, reçoit la visite inattendue d'André Gide, de huit ans son aîné. Entre Edmond Jaloux et l'auteur de Paludes et du Voyage d'Urien dont il lit les oeuvres à la manière d'un bréviaire où pulser un sens à sa vie et à son engagement littéraire, c'est le début d'une longue amitié qui, sans être ni pour l'un ni pour l'autre de premier plan, durera avec ses cimes et ses creux jusqu'à la fin de leurs jours. La correspondance, inaugurée par cette première rencontre, constitue d'abord pour le plus jeune une véritable initiation morale et intellectuelle, jalonnée par ses lectures renouvelées des oeuvres de l'aîné - le « Récit de Ménalque », Les Nourritures terrestres et L'Immoraliste qu'il est l'un des premiers à comprendre - puis par l'écriture de ses premiers textes en prose qu'il soumet tremblant à son maître, enfin par l'attente fiévreuse de ses visites qu'il souhaiterait toujours plus fréquentes. Cette amitié passionnée de l'apprenti poète pour l'écrivain déjà reconnu par une élite pourrait sembler disproportionnée, mais Gide, qui ressent une vive sympathie pour l'enthousiasme de ce néophyte, éprouve auprès de lui la force de l'influence en littérature en l'aidant à se découvrir romancier. Ces lettres, inédites pour l'essentiel, découvrent ainsi les débuts d'une aventure intellectuelle et montrent que l'éducation d'un esprit ne consiste pas à le faire pareil à soi, mais à développer sa profonde singularité, son « idiosyncrasie » aurait dit Gide. Elles redonnent aussi vie à Edmond Jaloux, que son oeuvre abondante, injustement oubliée, porta à l'Académie et dont le magistère, exercé notamment aux Nouvelles littéraires, fit de lui le critique le plus redouté de son temps.
-
Christine Angot, une écriture de l'altérité
Francesca Forcolin
- Presses universitaires de Lyon
- 7 April 2021
- 9782729712372
Provocatrice, irrévérencieuse, Christine Angot est devenue, notamment depuis la publication de L'Inceste en 1999, une écrivaine incontournable. Retraçant livre après livre les expériences souvent douloureuses de son double de papier, elle place son écriture sous le signe de la transgression, irritant du même fait une bonne partie de la critique française. Francesca Forcolin nous donne à lire dans cet ouvrage la première monographie d'envergure consacrée à celle que l'on a souvent nommée « la reine de l'autofiction ». Très novatrice dans son approche, son analyse s'appuie sur l'exploration de différents mythes : OEdipe, Ulysse ou Antigone sont convoqués pour éclairer le parcours de l'écrivaine. L'étude est complétée par un entretien avec Christine Angot, qui permet d'approfondir le rapport de l'auteure à son oeuvre.