Mount Silver

  • Laura appuya le canon sur le crâne de l'homme et hurla : - Où est l'Indien ? Parle ! L'homme grommela « salope ! » entre ses dents. - Qu'est-ce que t'as dit ? s'écria Laura. Tu m'as traitée de salope ! C'est ça ? Bertrand n'eut pas le temps d'intervenir. Le coup de feu claqua, le Beretta sursauta dans les mains de Laura. La balle entra dans le front et ressortit de l'autre côté du crâne dans un jaillissement de cervelle et de sang. Laura resta tétanisée, figée dans la position du tir. Les yeux exorbités, elle était fascinée par le corps affalé sur le carrelage. Bertrand dut lui desserrer les doigts un à un pour dégager l'arme. - Je ne l'ai pas fait exprès, psalmodiait la jeune fille.

  • L'évangile selon moi-même...
    Voilà un titre bien singulier ! Encore une facétie d'Alix Karol et de Bis ? Sans doute. Et pourtant... La vie de Jésus est vraiment abordée dans le courant de ces pages. Une biographie si proche de la Vérité qu'elle risque d'effaroucher tous les méchants calotins à qui on en raconte depuis plus de deux mille ans ! Que les amateurs de suspens et de gaudriole ne s'angoissent pas : ils en auront pour leur argent à travers cette aventure palpitante, à la fois cruelle et désopilante, au coeur de la Palestine éternelle.

  • Un détournement d'avion, c'est nettement moins plaisant qu'un détournement de mineur, faut admettre.
    Surtout quand on fait partie des détournés Surtout lorsqu'on sait d'avance qu'on sera détourné! Et que le détournement a été organisé pour vous ! Mais Alix Karol et son inséparable Bis n'ont pas coutume de faire des choses plaisantes. Même s'ils les font plaisamment. En Finlande, les nuits sont froides mais les filles sont chaudes. Agréable compensation au suicide programmé de tout un peuple...

  • Un meurtre inexplicable juste à la place du mort sur la banquette d'une Mercedes enneigée ; une partie de hockey à vous faire passer le vôtre ; deux profs bizarres dans un drôle de lycée ; un savant américain bien décidé à passer à l'Est ; et une visite de la Hongrie peu recommandée par les guides touristiques ! Sans oublier le bestiaire : maquereaux et sauterelles en tout genre, plus une sacrée petite grenouille. Et puis quelques chacals... Au fait, ça ne sonnerait pas mieux aux oreilles de blaireaux : un chacal, des chacaux ?

  • " Tu as soif ? s'informe Jacqueline en saisissant la bouteille de Dom Pérignon.
    - Toujours liché-je, la voix étranglée.
    Alors la vénus de Septembre Noir se jette sur le lit, et déverse le contenu du flacon entre [...?].
    Il y a peut-être loin de la coupe aux lèvres, mais il n'y a pas longtemps. Je me rue auprès de Jacqueline et me regorge du champagne qui pétille encore de mille bulles enivrantes. Jamais calice ne m'a semblé si doux. Jusqu'à la lie, je le consomme et bien au-delà. Lorsque ma soif est enfin étanchée, celle de la fille ne fait que débuter. Une soif inextinguible de caresses et de plaisirs. Je l'abreuve donc de mes baisers. Le contact de [...] imberbes, douces et tièdes, donne à notre étreinte un caractère de véritable baiser. Ma [...] s'insinue avec vivacité et le bout frôle l'amorce.
    Soudain, Jacqueline accroche ses mains dans mes cheveux pour imprimer à ma tête un mouvement plus rapide. Ses reins se soulèvent avec rage et accompagnent chacune de mes caresses.
    - Ecoute ! Je vais mourir ! hurle-t-elle d'une voix galactique.
    J'écoute. Elle meurt effectivement, mais de ce genre de mort dont par bonheur on meurt plusieurs fois.
    Au cours de la même nuit !

  • Des mecs qui se plaignent que tout leur réussisse, vous n'en connaissez pas? Moi si !
    Des James Bond de 1,43 m et 38 kilos, qu'un verre de Coca-Cola rétame pour le compte, vous n'en avez jamais vus ?
    Moi si...
    Et à un homme qui brûle sans produire la moindre cendre, vous n'y croyez pas ? Moi si, j'étais dans l'assistance..
    Même que sa fumée, c'était pas du Belge, mais du Hollandais...
    Après ça, faudra pas vous étonner si on se tape un bon polder et si l'on chante tous en choeur : « La digue, la digue ! »

  • Nous nous affaissons bientôt en travers du lit, le corps apaisé, l'âme navigante. "C'était bon... mais ça brûlait !" Je louche sur la table de nuit. "Mince, rigolé-je, voilà que j'ai pris ma gomina pour de la vaseline !" Graziella pousse un interminable soupir : "Quelle idée aussi de se faire la raie au milieu et de se gominer ! A notre époque..." "Qu'est-ce que tu racontes, poulette ? On n'est pas à notre époque... On est en 1930 !" C'est à peu près comme ça que démarre cette histoire. Mais pour la suite, prière d'acheter le bouquin. Je veux bien, à la rigueur, vendre la peau de l'URSS, pas la donner !

  • Il existe bien des façons de mourir. La vieillesse, d'abord, la plus enviée, la belle mort, dit-on. L'infarctus, également, très à la mode en ce moment : l'arrêt du coeur, c'est la mort en bonne santé. Sur le podium, on trouve aussi le cancer, cette longue maladie qui n'ose pas dire son nom. N'oublions pas le week-end, non plus : les cornichons qui se tartinent contre un platane sur le coup de 3 grammes du matin. Et puis... il y a eu la mort de Marko ! Une mort sans se fatiguer, puisque d'autres avaient tout organisé à sa place. Heureusement qu'Alix Karol et Bis étaient là pour refaire le diagnostic. Et déboucher sur un pronostic... terrifiant.

  • Alix Karol, le personnage créé par Patrice Dard en 1973 en pleine guerre froide est à l'espionnage ce que San- Antonio est au policier. Alix Karol et son compère Bis forment le même couple que San-Antonio et Bérurier, utilisant comme couverture un numéro de music-hall. Ils travaillent pour une organisation tout aussi farfelue qu'eux, les services secrets du tiers monde, pleine de bonnes intentions, chargé de défendre les intérêts des pauvres face aux pays riches. si vous aimez : la photographie en noir et blanc, la gynécologie appliquée, les daimler bordeaux, la manche agitée, les coffres-forts biens garnis, les coups fourrés maison, les salopes endiablées et le foie de veau à l'anglaise... Vous allez être gâtés ! Attachez vos ceintures, on décolle vers Rio pour la plus trépidante des aventures. Poilade et gaudriole sont les deux mamelles d'Alix Karol. Qu'on se le dise !

  • J'ai décidé d'aller plus loin. Toujours plus loin. De livre en livre, je vais surenchérir... Mais je suis honnête, voyez : je préviens mon monde.
    L'éditeur, primo, qui a eu tout loisir de virguler mon manuscrit aux cagoinsses.
    Le censeur, deuxio, qui peut s'affûter le bic rouge histoire de cocher mes passages outrageants et subversifs.
    Et le public, itou, qui a encore la ressource de me laisser quimper sur mon présentoir et de se rabattre sur le catalogue de la Redoute. Seulement j'informe : ceux qui accepteront de me suivre risquent de ne pas être déçus du voyage, pour peu qu'ils sachent faire la différence entre le libéralisme et la liberté, la grossièreté et l'agressivité, la pornographie et la gaillardise, la voracité et la faim, la haine et l'amour...
    Jusqu'à désormais, les contestataires ne s'exprimaient que dans des traités emmerdatoires. Moi j'offre ma révolte à petites doses, insidieusement roulée dans la farce et la viande froide !
    Tant pis si le vent de ma colère détache quelques lecteurs de ma grappe : les chênes perdent toujours des glands à la mauvaise saison !
    Il ne faudrait quand même pas prendre les romanciers d'action que pour des mercantis ! Pas tous...
    Pas moi !

  • Tous les shtroumbitz, tous les chmugles, les prozibs, les glotmuches itou, les brokstaffs, les mashpros idem, les blikmilcs, de même que les shmolls, sont très rigoureusement authentiques !
    Pas une chose, un bidule, un truc ou un machin qui ne soit d'une véracité sans faille.
    En somme, et pour être encore plus précis, ce récit est garanti sur fracture !

  • Avec ces petits laïus au dos du bouquin, j'ai l'impression que nous autres, les z'auteurs, on fait la retape pis que les putes !
    Achète mon livre, chéri, y a plein de cochonneries dedans ! "
    - Prends plutôt le mien, il est plus touffu !
    Désormais, moi je renonce à la concurrence déloyale : je me contenterai de dire la stricte vérité.
    A savoir que AU MALEFICE DU DOUTE est le plus extraordinaire roman d'espion-nage que l'univers ait jamais porté.
    De l'avis général, les précédentes aventures de KAROLUS et BIS étaient déjà authentiquement trépidantes et fertiles en rebondissements.
    Et bien, à côté de celles-ci, on pourrait presque les confondre avec le Journal des brodeuses 1
    Et pas seulement à cause de la manière dont on y enfile les chas 1
    AU MALEFICE DU DOUTE, un roman à lire au bénéfice d'une certitude : c'est un Alix Karol, un vrai !

  • Mea culpa ! (à sec)
    Pour l'avoir trop tirée, je bats à présent ma coulpe.
    Je confesse que ce livre est scandaleux !
    Je confesse qu'il ne respecte aucune va-leur morale !
    Je confesse qu'il est injurieux, outrageant, subversif !
    Je confesse qu'il renferme des scènes ignominieuses !
    Je confesse qu'il en appelle au sadisme, au masochisme et à la perversion !
    Je confesse qu'il est truffé de séquences obscènes!
    Je con ! Je fesse !
    Mais je ne regrette rien !
    Car il est purement génial I Sans blague?
    Croyait-on vraiment que j'allais donner des confiteons à des cochons.?

  • Faudrait pas croire que ce titre : OBJETS VIOLENTS NON IDENTIFIES cache une aventure de science-fiction ! C'est pas le genre de la maison ! Karolus et Bis donnent plutôt dans le réel !
    Ils adorent ce qui est concret, ce qui peut se toucher, se tripoter.
    Ils raffolent surtout lorsque la réalité dépasse la friction, si vous voyez de quoi il retourne...
    Quant aux OBJETS VIOLENTS, ils sont parfaitement IDENTIFIABLES !
    Des poings, d'abord. Coriaces et qui déplaisent aux messieurs !
    Et puis d'autres trucs plus durs encore qui enthousiasment les dames.
    Faut préciser davantage?
    Non, il y a des marmots dans la salle... Banco ! Alors glissez ce bouquin dans vos caleçons des dimanches, le libraire regarde ailleurs !
    Maintenant vous mouillez bien votre index et paf... vous tournez les pages !

  • « C'est vrai que vous ne connaissez pas Juliette !
    Une gentille petite brune venue tout droit du Béarn et qui roule aussi bien les « r » que les hanches !
    Sur le plan de l'intellect pur, elle ne remet pas Schopenhauer en cause. Sa grammaire est plutôt prostatique et elle nous tait parfois des crises de subjonctivite aiguë. Pour parler net, si son sens poétique laisse à désirer, il faut voir comme elle tortille son prose !
    A l'heure où nous mettons sous presse, Juliette se trouve à quatre pattes sur mon plumard, moi je suis juste derrière et nous participons à une course de lévriers des plus relevées. Mais la gamine est véloce !
    Chaque fois que je crois l'avoir rattrapée, elle se redétache de vingt bons centimètres et ainsi de suite...
    Nous sommes à mi-parcours lorsque Bis fait irruption dans ma piaule, nullement gêné par l'intimité de la scène.
    -- Regarde, Karolus, gueule-t-il en me collant un article de journal sous les yeux...
    Et alors mes aïeux, je me marre, mais je me marre... ," Attention, je ne dirai pas sur cette couverture la raison de mon hilarité
    Le passage que je viens de vous livrer est extrait de la dernière page de ce chef-d'oeuvre... Je ne veux pas en avoir écrit deux cents et quelques autres pages pour des prunes...
    Non mais des fois !

  • Une exécution capitale... tout le monde sait ce que c'est !
    Un couperet qui dégringole, une tronche qui bascule dans la sciure, du sang bien frais, bien rouge, qui gicle sur l'assistance... Les plus anciens n'ont pas dû manquer ce spectacle jouissif du temps où il se déroulait en public ! Vicelards comme je les connais !
    Et une sexécution capitale ?
    Hein !
    Une tête tranchée, très certainement... Mais de quel genre de tête s'agit-il ? Là est le noeud du problème
    J'en raconterais volontiers davantage, mais ce serait déflorer le sujet.
    Or, c'est le seul type de défloration que je ne pratique pas !
    Si j'ai un conseil d'ami à vous donner : gardez ce livre en pogne et ne changez pas de main pour le lire !

  • On le croyait rangé aux oubliettes, le vieux mystère du Triangle des Bermudes ! Résolu par la théorie du grain blanc, ce vent d'enfer tombé du ciel qui engloutit à jamais dans l'océan les bateaux, les avions et leurs équipages.
    Mais subitement, les étranges disparitions reprennent. Non plus dans l'Atlantique, cette fois, mais au coeur de notre Méditerranée, dans un espace inscrit entre la Crète, Chypre et le port d'Alexandrie : le " triangle du Démon " ! Les drames s'enchaînent très vite : un bateau de pêche s'évanouit, cinq avions chasseurs des forces de l'OTAN disparaissent corps et biens, un jumbo Galaxy renfermant plus de soixante dix militaires et prés de cent tonnes de matériel s'évapore sans laisser de trace.
    Autant d'énigmes qui ne peuvent laisser Alix Karol et Bis indifférents, et qui vont les plonger dans la plus angoissante de leurs aventures. Qu'on se rassure : ils exploreront au passage quelques petits triangles délicieux et bien moins terrifiants.

  • Il aurait fallu que tout l'univers sache ce qui s'est passé un certain soir du mois de mars dans une petite bourgade du Viêt-Nam. Il aurait fallu que tout l'univers sache comment la drogue, l'alcool et l'ennui peuvent transformer de paisibles soldats de l'ONU en des bêtes féroces. Il aurait fallu... Mais c'était contraire aux ordres que nous avions reçus : Mihai Silescu devait mourir... et se taire. Alix Karol et son inséparable Bis vont devoir effectuer la mission la plus bouleversifiante de leur carrière. Encore heureux que l'action se déroule en Roumanie. Dans un pays où tous les noms se terminent en "cu", on trouve toujours de joyeuses compensations.

  • Alix Karol, le personnage créé par Patrice Dard en 1973 en pleine guerre froide est à l'espionnage ce que San- Antonio est au policier. Alix Karol et son compère Bis forment le même couple que San-Antonio et Bérurier, utilisant comme couverture un numéro de music-hall. Ils travaillent pour une organisation tout aussi farfelue qu'eux, les services secrets du tiers monde, pleine de bonnes intentions, chargé de défendre les intérêts des pauvres face aux pays riches. si vous aimez : la photographie en noir et blanc, la gynécologie appliquée, les daimler bordeaux, la manche agitée, les coffres-forts biens garnis, les coups fourrés maison, les salopes endiablées et le foie de veau à l'anglaise... Vous allez être gâtés !

  • Les carreaux de faïence sur lesquels elle était immobilisée lui glaçaient le dos et les reins. A demi étranglée par les maillons d'acier qui lui enserraient la gorge, Gina tenta de relever la tête et parvint à décoller sa nuque de quelques centimètres. Les yeux exorbités, elle vit l'homme s'approcher d'elle, une seringue à la main. Vaincue, elle se laissa retomber en arrière et ferma les paupières lorsqu'elle sentit la pointe de l'aiguille se poser sur sa joue et descendre lentement le long de son visage. Jusqu'à la carotide...

  • Le journaliste économique Benoît Velon rencontre Solène Lucher, la maîtresse d'une personnalité du monde de la finance. Grace à ses confidences, il rédige un article qui fait sensation. Mais Solène est retrouvée morte étranglée, dès le lendemain. Substitution de personnalité, spéculation sur les monnaies, Gribovitch ne se doute pas encore que cette enquête va se montrer particulièrement retorse.

  • - Je sais pas ce qui m'arrive, les filles, j'ai les yeux qui voient double et la tête qui tourne. - Moi c'est pareil, grimaça Armelle, chuis pas bien. - Y a pas que vous deux, abonda Inès. Moi je vois carrément triple et j'ai la tripe qui joue au yo-yo. - C'est peut être à cause du mélange de coke et de vodka ? hasarda le garçon. - Mouais, douta Armelle. Sauf qu'Inès et moi, ce genre de mélange, c'est pas franchement la première fois et jamais ça nous avait fait ça. Hein, Inès ? - Jamais, ratifia la vaseuse.

  • La découverte de cadavres dans les bois parisiens alerte la Police des moeurs. Les victimes, de jeunes beautés asiatiques en provenance de Bangkok, ont été horriblement défigurées. Une filière thailandaise, des filles exploitées par un réseau échangiste, Gribovitch et Sophie Leclerc ne sont pas au bout de leur peine !

  • Marchant à quelques mètres derrière sa coéquipière, Gribovitch éprouvait un sentiment étrange ; celui d'un retour brutal dans le réel. Les dernières affaires marquantes qu'ils avaient eu à résoudre les avaient insidieusement projetés dans un univers de folie, où tous leurs repères avaient disjoncté. Mais aujourd'hui, les choses se présentaient différemment : un attentat en plein ciel, une rescapée miraculée, un groupe terroriste aux mobiles obscurs, une vie innocente à protéger. Quoi de plus normal dans un monde où le chaos est devenu la règle ?

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