Lethielleux Editions

  • Le langage chrétien fait souvent appel au vocabulaire de la grâce. On dit s'en remettre « à la grâce de Dieu » comme à sa providence. On dit aussi que « Dieu fait grâce », qu'il remet les péchés « par grâce », que l'homme vit « au gré de sa grâce ».Cependant, la grâce est un terme qui fait partie de ces vocables, comme l'âme ou la providence, qui sont devenus obscurs ou étranges à beaucoup. Pourtant ce terme est irremplaçable ; la théologie, pour ne pas dire la foi, ne peut se formuler sans lui. C'est que l'homme, en effet, selon la révélation biblique, est appelé, par une faveur divine gratuite qui est la grâce, à une destinée supérieure, que l'on qualifiera de surnaturelle. On mesure que cette manière de parler de grâce, de surnaturel, de faveur, de gratuité et de révélation recouvre une doctrine très riche, que ces quinze études ne prétendent pas épuiser, mais tentent de mettre en lumière.De longueurs inégales, ces quinze leçons cherchent à circonscrire l'étendue et la portée du mot grâce dans la tradition catholique. Il recèle probablement le secret le plus intime du christianisme.
    Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.

  • « Plus peut-être que celle de l'homme d'autrefois, la mentalité contemporaine semble s'opposer au Dieu de miséricorde, et elle tend à éliminer de la vie et à ôter du coeur humain la notion même de miséricorde. » Ces mots de saint Jean-Paul II résument bien la raison pour laquelle le thème de la miséricorde s'est de plus en plus imposé dans l'enseignement du Magistère.Il existe pourtant dans notre société une véritable promotion de la compassion, qui semble même être devenue la seule norme admise pour construire une éthique. De fait, cette disposition touche à ce qu'il y a de plus intime à l'homme, son agir moral et sa dignité de personne humaine. Elle ne peut laisser indifférent.Pour répondre aux appels de l'Église comme aux défis que lance la société contemporaine, cet ouvrage s'attache à dégager les principaux aspects de la vertu de miséricorde. Comment passer d'un simple sentiment à une vertu efficace ? La miséricorde se rattache-t-elle à la justice ou à la charité ? Est-ce une vertu essentiellement chrétienne ou existe-t-il une miséricorde naturelle ? Quel rôle joue-t-elle sur le plan social? Voilà les questions auxquelles ce livre tente de répondre en scrutant la pensée de saint Thomas d'Aquin.
    Né en 1983, le père Jean-Baptiste Cazelle est entré au monastère bénédictin de Notre-Dame de Fontgombault en 2003. Il a achevé ses études de théologie à l'institut Saint-Thomas-d'Aquin (Toulouse) en 2018.

  • Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, successeur de Pierre, J. Ratzinger-Benoît XVI a côtoyé aussi bien qu'habité la fonction pétrinienne. Benoît XVI a pensé le ministère qu'il a accompli et il a illustré par des gestes concrets la conception qu'il en avait. Il a notamment mis en exergue la dimension martyrologique du primat, jusqu'à, selon l'intuition profonde du philosophe G. Agamben, user tragiquement de son pouvoir par mode du renoncement à son exercice. Dans son enseignement, il a préféré s'appuyer sur l'autorité de la vérité plutôt que sur l'investissement ou le titre de l'organe magistériel qui propose cette vérité.« Le livre de l'abbé Christian Gouyaud représente une somme désormais incontournable pour qui veut comprendre en profondeur le pontificat de Benoît XVI. Christian Gouyaud a eu l'intuition novatrice de faire une véritable lecture théologique de ce pontificat. Il a su en dégager la cohérence interne et en exposer les lignes fondamentales en une synthèse magistrale. Il a également montré comment Joseph Ratzinger a élaboré, dès les premières années de son enseignement, une conception originale du ministère pétrinien et de la fonction épiscopale. Je désire le remercier pour ce travail qui fera date » (cardinal Robert Sarah).
    L'abbé Christian Gouyaud, prêtre du diocèse de Strasbourg, est curé de paroisse à Strasbourg et coordinateur de la dimension intellectuelle de la formation au grand séminaire de Strasbourg. Docteur en théologie, il enseigne dans plusieurs instituts de formation, a publié notamment L'Église, instrument du salut (Téqui, 2005), Le sacerdoce selon Benoît XVI (La Nef, 2010), La catéchèse, vingt ans après le Catéchisme (Artège, 2012) et collabore au mensuel La Nef.

  • On dit souvent que le mal n'est pas justifiable, qu'il ne peut être réduit à une solution simple, tant il demeure incompréhensible. Il est scandale et provocation pour la conscience humaine. Or, la question de Dieu donne à celle du mal des proportions redoutables qui ne placent cependant pas la raison dans l'incapacité de dire quelque chose d'intelligible et de sensé sur ce qui apparaît à la fois comme un problème et un mystère. La théologie, qui est exercice de la raison dans la lumière de la foi, n'est pas condamnée à se taire. Dieu, certes, est inconnu en lui-même, et le mal demeure irréductible à toute entreprise de réduction, mais, à partir de tout ce que nous pouvons affirmer de Dieu par la raison et par la réflexion croyante, il est possible de donner quelques repères à ce qui demeure pour l'esprit un défi. Ces balises ne cherchent pas à justifier ou expliquer le mal, mais sont comme des tentatives raisonnées de comprendre et dégager de l'intelligibilité dans ce qui se présente, surtout en christianisme, comme un rapport difficile à penser : Dieu et le mal.
    Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.

  • Le père Louis Pelletier nous invite à une rencontre personnelle et intime avec Jésus. En nous enracinant dans le Christ, notre vie intérieure d'enfants de Dieu devient semblable à la sienne, nous grandissons harmonieusement et portons des fruits d'amour.À l'école du Christ est à la fois théologique et spirituel, concret et facile à lire : nous sommes saisis dans toutes les dimensions de notre vie. Nourri des Saintes Écritures et de l'enseignement de l'Église, le père Louis Pelletier nous offre une oeuvre majeure pour notre conversion et la nouvelle évangélisation.
    « Le père Louis Pelletier désirait transmettre l'insondable mystère du Christ. Tel est l'objet de cet ouvrage : former le coeur et l'intelligence des baptisés afin qu'ils puissent témoigner du Christ devant les hommes. Puisse À l'école du Christ contribuer à nous enraciner dans le Christ , pour la gloire de Dieu et le salut du monde. »Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
    À l'école du Christ comprend trois volumes :?? Volume 1 : S'ouvrir au Père?? Volume 2 : S'enraciner dans le Christ?? Volume 3 : Vivre dans l'Esprit SaintSe nourrir et vivre de la sagesse de Dieu !
    Le père Louis Pelletier (1960-2015) a été enseignant à l'École cathédrale de Paris, aumônier d'hôpital, vicaire, accompagnateur spirituel et confesseur recherché. La richesse de son ministère nourrit À l'école du Christ, dernière oeuvre de sa vie.

  • Maurice Zundel est un mystique immense. Certainement l'un des plus grands des temps modernes. Ses intuitions, ses illuminations sont fulgurantes. Ainsi que l'avait bien compris le pape Paul VI, qui le connut très tôt, Zundel est un véritable génie spirituel. Là est sans doute la raison, paradoxale, pour laquelle il fut totalement incompris par ses supérieurs et demeure encore aujourd'hui si peu connu du monde. Car, l'histoire nous l'apprend, il faut aux hommes ordinaires souvent des dizaines d'années, voire plusieurs siècles, pour se familiariser avec de tels génies et commencer à en prendre la vraie mesure".".

  • Pendant plus de dix ans, Jocelyne Tarneaud a raconté la Bible sur les ondes de Radio Notre-Dame. Pour elle, la Bible est fondamentalement une histoire de famille, avec tous ces moments de l'histoire d'Israël où la Création elle-même est venue au secours de la foi : la colombe de Noé, la baleine de Jonas.... Puiser aux sources de l'exégèse hébraïque permet d'entrer plus avant dans l'intelligence de la Parole comme le Christ nous y invite à travers la Samaritaine, lui qui est l'accomplissement des Ecritures, en affirmant : "le salut vient des juifs". C'est pourquoi, "raconter" est la nourriture indispensable à la croissance de la foi. Ce premier tome propose de cheminer d'Adam à Jacob à travers les symboles qui jalonnent le livre de la Genèse. Il sera suivi d'autres tomes permettant d'avancer dans tout l'Ancien et le Nouveau Testament et d'aider les lecteurs à acquérir les clés d'interprétation qui ouvrent au mystère des Ecritures.

  • En quoi l'Évangile de Matthieu est-il différent des autres ? Quand, comment, pourquoi a-t-il été écrit ? Son témoignage reflète-t-il le vécu historique de Jésus ?Au moment où les tendances au fondamentalisme se font jour de toutes parts et où, plus que jamais, notre génération est placée devant la responsabilité de la transmission de ce texte fondateur, il est utile d'entendre l'apport passionnant des historiens, archéologues, spécialistes des langues, sociétés, littératures et religions, dont les travaux se sont multipliés depuis une cinquantaine d'années : la foi chrétienne gagne à se construire dans une meilleure intelligence des textes. Ces chercheurs permettent de faire plus lucidement la part entre le mythe, l'événement, l'acte de foi, de mieux réfléchir sur ce que pouvaient signifier en leur temps les notions de « Fils de Dieu », de miracle, de Jugement dernier, de Résurrection... Le résultat est décapant, mais constructif : il révèle la beauté incomparable de ce livre, sans doute rédigé à Antioche-sur-Oronte, à la croisée entre la culture sémitique, gréco-romaine et iranienne, en même temps que l'apport spécifique du christianisme. À terme, il rend plus fort devant les interrogations du monde moderne.Colette Deremble, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de Lettres classiques, diplômée de théologie à l'Institut catholique de Paris, docteur en histoire, est professeur honoraire d'Histoire de l'art à l'Université de Paris X.Jean-Paul Deremble, docteur en Littérature comparée, habilité au doctorat de théologie à l'Institut catholique de Paris, est maître de conférences honoraire à l'université de Lille III.Leurs compétences croisées de chercheurs en littérature, théologie et histoire des sociétés leur permettent de mieux éclairer les milieux culturels du bassin méditerranéen au temps de l'écriture des Évangiles.

  • Dans son livre Comment Jésus est devenu Dieu, Frédéric Lenoir exprime ses convictions sur l'identité de la personne de Jésus de Nazareth. Pourquoi lui répondre" ? Parce qu'il donne à penser que l'Eglise avait finalement décidé de la divinité du Christ au IVe siècle sous la pression des empereurs romains. Selon ce livre toujours, "les évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun"... Une mise au point sur un sujet aussi important apparaît donc nécessaire, faite à la fois en historien et en croyant. En historien, parce que la thèse fondamentale de l'auteur n'est pas fondée au regard des données qui ont été l'objet d'une recherche considérable. Dès l'époque apostolique les chrétiens de la "grande Eglise" ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme. En croyant aussi, parce que si le Jésus de Frédéric Lenoir reste un personnage exceptionnel, celui-ci semble réduire la figure de Jésus et relègue au loin tout mystère. ? Les réponses solides et argumentées du théologien Bernard Sesboué.".

  • La profondeur peu commune de la vie intérieure des mystiques est, à certains égards, une énigme. Au point qu'on hésite à voir en eux des exemples à suivre et des témoins de la perfection de la vie chrétienne à laquelle nous sommes tous appelés ! Faut-il, alors, soutenir que ce ne sont que des exceptions ? D'autre part, comment expliquer une telle différence entre eux et nous, si les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité sont les mêmes chez tous ceux qui sont en état de grâce ?Ces questions sont lourdes de conséquences ! Et, qu'on le veuille ou non, on ne peut les éluder, pour la bonne et simple raison qu'elles sont au coeur de la définition de la sainteté. Le théologien n'a donc pas le choix : il doit les affronter. Encore faut-il qu'il ouvre son intelligence aux vérités mises en lumière par les docteurs mystiques, faute de quoi son analyse ne sera pas pertinente. Ce qui, pour un disciple de saint Thomas, devrait aller de soi ; à condition tout de même qu'il ne reste pas prisonnier de l'« esprit de géométrie». C'est aussi un des enjeux de ce livre !
    Né en 1952, le Père Benoît-Marie Simon entre chez les Dominicains en 1972. Docteur en théologie (Rome, 1989), il enseigne pendant plusieurs années à la faculté de théologie de Bologne où il est le modérateur, ainsi qu'au studium de philospohie des dominicains de Bordeaux et dans plusieurs séminaires. Il vit actuellement au couvent de Montpellier et continue de prêcher des retraites et animer des sessions de théologie auprès de communautés religieuses en France et en Italie.

  • ...l'homme dont les diacres doivent s'inspirer, pour le pape François. Ce livre original répond à cette invitation, et constitue la première étude substantielle sur le sujet.La première partie se lit comme une énigme policière : « À la recherche du diaconat souvent méconnu de François d'Assise ». Elle met en valeur cette dimension du plus populaire des saints. La seconde, partant du développement du diaconat permanent depuis Vatican II, dévoile une convergence remarquable entre ce qu'a vécu en son temps François d'Assise et ce que l'Église demande aux diacres d'aujourd'hui.Et puisque « à chaque vocation commune à tous les chrétiens correspond aussi une consécration spéciale de quelques-uns, destinée à en renforcer le signe » (Y. Congar), on peut dire que non seulement les diacres mais tous les baptisés peuvent s'inspirer de saint François d'Assise, diacre. Voici donc un livre pour tous les baptisés.
    Didier Rance, diacre, franciscain séculier depuis plus de 30 ans, ancien directeur national de l'AED et historien. Il a publié une trentaine de livres dont John Bradburne, le Vagabond de Dieu, Grand Prix Catholique de Littérature 2013, Spiritualité du diaconat (2017) et À travers la grande épreuve (Artège, 2016).

  • Fruit de la première thèse de doctorat en français sur le démon, cet ouvrage de théologie convoque aussi les analyses de l'histoire et des sciences, les textes de la Bible et des Pères de l'Église ainsi que ceux des religions non chrétiennes.S'appuyant principalement sur l'oeuvre de saint Thomas d'Aquin pour examiner les problèmes des exorcistes actuels, l'étude offre une réflexion spéculative au service d'une urgence pastorale.Sont décrits les diaboliques tactiques ordinaires (tentations) et extraordinaires (vexations, obsessions, infestations et possessions), et les liens maléfiques, en particulier la magie, le spiritisme ou les vices.Mais le démon reste soumis à Dieu. C'est pourquoi sont détaillés également les armes pour la contre-attaque et les remèdes que saint Thomas propose, avec la Tradition de l'Église, contre l'Ennemi infernal. Les rôles du Christ, de la Vierge, des anges, des sacrements ou des exorcismes, mais aussi des vertus morales ou de la prière sont ainsi précisés.C'est un véritable manuel de combat spirituel que l'Aquinate a rédigé sans le vouloir, en éparpillant dans ses écrits des centaines d'affirmations, qui formaient autant de pièces d'un puzzle ici reconstitué.L'Écriture Sainte, la Tradition catholique, le Magistère, la vie des saints et l'expérience des exorcistes montrent alors que la tentation de la révolte face à la violence de ces attaques maléfiques s'efface dans la contemplation de la Sagesse divine, qui sait utiliser la méchanceté du démon pour stimuler la sainteté des hommes.
    Né en 1971, le père Jean-Baptiste (Guillaume GOLFIER), chanoine régulier à l'abbaye de Lagrasse, est diplômé en philosophie, en histoire et en théologie (doctorat ICT-ISTA, Toulouse). Cet ouvrage est le fruit de sa thèse, d'accompagnement de personnes en souffrance et d'échanges avec de nombreux exorcistes et théologiens.Préface du Père Philippe-Marie MARGELIDON, o.p.

  • Parmi les grandes figures de l'Ancien Testament, Joseph occupe une place majeure, en particulier par le lien étroit qui relie nécessairement le dernier des patriarches à la terre d'Égypte.Et pour les chrétiens, Joseph se comprend aussi dans l'économie du salut qui trouve sa plénitude en Jésus de Nazareth à la fois "fils de Joseph" et "fils de David", descendant de Juda, le quatrième fils de Jacob. La tradition juive affirme qu'à la fin des temps apparaîtra un Messie "fils de Joseph", Messie souffrant et anéanti, ouvrant la voie à un Messie triomphant "fils de David". Ce second volume de La Bible pas à pas s'appuie donc sur les symboles qui se rapportent à cette belle figure, comme autant de clés dévoilant son mystère (Joseph et la tunique, Joseph et les songes, Joseph et la citerne...) et puise aux sources de la tradition juive qui a longuement ruminé les textes saints.Voilà le combat prodigieux que Joseph initie en terre d'Égypte contre l'idolâtrie. Dieu désigne l'Égypte comme la "maison de servitude". Bien au-delà de l'esclavage physique que Pharaon impose aux Hébreux, c'est de l'oppression des âmes dont il est question, celle dont le Christ est venu nous délivrer.

  • La théologie du droit est une matière académique récente dans le cursus des études en droit canonique. Les canonistes savent pourtant que la théologie est essentielle à leur démarche scientifique et pratique. La loi canonique sert la Révélation et est finalisée ultimement par le salut des âmes. L'ouvrage entend proposer aux étudiants en droit canonique une analyse des notions théologiques éclairant leur objet d'étude et leurs futurs offices dans l'enseignement ou la pratique du droit.L'analyse des notions fondamentales vise une juste découverte du droit canonique. La première partie est consacrée à l'étude de la justice, de la loi et du droit dans la Révélation et dans la théologie. La deuxième partie s'intéresse plus spécifiquement à la question de la théologie du droit canonique. Pourtant, ce manuel pourra aussi intéresser les enseignants et praticiens de droit civil et public, leur permettant de comprendre sous une lumière nouvelle leur propre matière.Enfin, la justice, la loi et et le droit sont appréhendés comme des notions du champ de la théologie éclairant la compréhension de l'Église et de son autonomie juridique.
    Frère Loïc-Marie Le Bot, né en 1969, dominicain et docteur en droit canonique. Il enseigne à l'Angelicum à Rome après avoir enseigné à la faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Toulouse et au Studium des Dominicains de Toulouse.

  • Les deux premiers tomes de la Bible pas à pas ont mis en lumière les grandes figures de l'Ancien Testament d'Adam à Jacob, puis celle de Joseph et son combat contre l'idolâtrie en Égypte.Dans ce troisième volume consacré à l'Exode, surgit la puissante stature de Moïse, le prophète par excellence. Les symboles qui le concernent, bien qu'universellement fameux, sont en réalité assez méconnus quant à leur rôle dans l'économie de la Révélation : les dix plaies, la Pâques, le passage de la mer des Joncs, la manne et les cailles, les tables de la Loi, et tant d'autres... Évoquer Moïse et l'Exode, c'est brosser la fresque épique de « l'homme le plus humble que la Terre ait porté » (Nb 12,3), lequel a libéré le peuple hébreu non seulement de la servitude d'Égypte, mais bien davantage d'un esclavage plus profond que tous les hommes ont en partage, à savoir la « peur de la mort » (Hb 2,15).En effet, Dieu n'a eu aucun mal à faire sortir le peuple d'Égypte, même au prix de la mer fendue en deux, afin qu'il y passe à pied sec ! À l'inverse, faire sortir l'Égypte du coeur de l'homme, tel est le défi véritable dévolu à Moïse sans qu'il parvienne à le relever. Jésus, nouveau Moïse, l'a accompli, lui, pour toute l'humanité, au prix de sa Passion et de sa résurrection. Scruter Moïse, c'est voir se dessiner en filigrane le visage du Christ, « le grand prophète » promis par Dieu au Sinaï (Dt 18,15) afin que quiconque l'écoute, vive éternellement (Jn 5,24).

  • Si la souffrance humaine appelle avant tout le chrétien à la compassion et à l'engagement, elle n'en exige pas moins un effort de réflexion de la part du théologien. En effet, la manière dont nous concevons l'origine et la fin de la présence du mal dans notre monde conditionne notre vision de Dieu et de son dessein d'amour sur l'humanité. Il y a ici un véritable défi pour l'intelligence de la foi, défi que cet ouvrage s'attache à relever.On ne saurait, certes, présenter une solution rationnelle et suffisante à ce qui demeure le secret de Dieu. Cependant, un esprit en recherche ne peut esquiver des questions brûlantes : comment concilier amour divin et permission du mal ? Dieu est-il affecté par notre souffrance ? La passion du Christ était-elle nécessaire à notre salut ? Sans tomber dans une apologétique facile, l'auteur apporte des réponses claires et argumentées, offrant au lecteur une vaste synthèse inspirée par l'enseignement de saint Thomas d'Aquin.Cette étude magistrale nous invite non seulement à une réflexion renouvelée sur le drame de la souffrance, mais encore à la contemplation du visage d'un Dieu innocent et miséricordieux, un Dieu qui a daigné prendre sur lui la peine des hommes afin d'en faire un instrument de salut.
    Le Père Robert Augé, né en 1977, est moine de l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et docteur en théologie (Institut Saint-Thomas-d'Aquin). Il a déjà publié Connaître Dieu par expérience (Artège-Lethielleux, 2016).
    Préface du cardinal Robert Sarah

  • En 1928, le père Marie-Joseph Lagrange publiait L'Évangile de Jésus-Christ. Le succès fut immédiat, car il s'adressait à un public plus large que celui des exégètes et des spécialistes. Le fondateur de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem était alors au sommet de son expertise - aussi bien dans la connaissance de la Terre sainte que des écrits bibliques qui y sont nés -, il venait de présenter, à l'usage de ceux qui entendaient puiser eux-mêmes aux sources directes, le texte intégral des quatre évangiles dans une synopse grecque.L'Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique propose donc le commentaire du P. Lagrange, avec, en tête de chaque section, et pour en faciliter la lecture, les colonnes de la synopse traduite en français par le P. Lavergne.L'originalité du P. Lagrange tient à l'harmonie qui existe entre sa science exégétique et sa foi ardente. Attaché au sens littéral des Écritures et à la méthode historico-critique qu'il a développée, le dominicain ne recherche pas la seule érudition, mais un acte de foi et l'union intime avec Dieu. C'est pourquoi cet Évangile de Jésus Christ, malgré quelques marques du temps, se laisse aujourd'hui encore lire avec bonheur par quiconque est désireux d'approcher les évangiles de manière informée, historique et contemplative à la fois. Puisse cet ouvrage aider chacune et chacun dans ce pèlerinage aux Écritures dont on ne revient jamais indemne.

  • Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? Comment vivre ? À ces questions fondamentales, l'Église catholique répond par l'annonce cette bonne nouvelle : Dieu nous aime et nous a créés pour que nous partagions sa vie divine.Avec À l'école du Christ, le père Louis Pelletier rend la révélation intelligible dans sa beauté et sa cohérence.Il touche les coeurs en conduisant au Christ par sa parole claire et vivante. Il nous accompagne dans un chemin de conversion concrète, qui tient compte des difficultés actuelles et unifie nos vies.
    « L'enseignement de la foi et celui de la conversion de notre coeur constituent un seul et même chemin de vie. Le Père Pelletier aspirait à vivre et à transmettre - car on ne donne que ce que l'on porte en soi - cette unification progressive de toutes nos facultés de mémoire, d'intelligence et de volonté comme une éducation à l'amour. »Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris
    À l'école du Christ comprend trois volumes :Volume 1 : S'ouvrir au PèreVolume 2 : S'enraciner dans le ChristVolume 3 : Vivre dans l'Esprit Saint
    Le Père Louis Pelletier (1960-2015) a été enseignant à l'École Cathédrale de Paris pendant 15 ans. Il a accompagné spirituellement tant de personnes d'horizons différents. Les conversions ont été extrêmement nombreuses, car il touchait les intelligences et les coeurs. Il a consacré les dernières années de sa vie à la rédaction d'À l'école du Christ.

  • Au frontispice des mairies françaises est inscrite la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Les chrétiens savent que la fraternité n'existe vraiment que là où un Père commun est reconnu. Le prêtre de la Nouvelle Alliance est signe au coeur du monde de la paternité de Dieu.Le prêtre : une paternité encore contestée (même une fois écarté le paternalisme clérical) et pourtant une paternité retrouvée et assumée car elle est nécessaire pour que le peuple de Dieu se reconnaisse fils et donc frères dans l'unique dessein du Père, pour pouvoir prier en toute vérité : « Notre Père, qui es aux cieux ».Au-delà même des frontières visibles de l'Église, la paternité des prêtres, qui provient de celle même des évêques est une figure de cette paternité (parfois rejetée) recherchée par tous. Notre société ne peut subsister sans elle.
    Avec les contributions de :Vincent Siret, Jean-Philippe Fabre, Roland Varin, Michel Boyancé, Livio Melina, Guillaume Lépée, Pavel Syssoev, Pascal Roland, Hugues Paulze d'Ivoy, Jean-François Audrain, Alexandra Diriart, Gabrielle Cluzel, Max Huot de Longchamp, Jean-Philippe Nault.
    La Société Jean-Marie Vianney est une association cléricale publique de droit pontifical fondée en 1990 par Mgr Guy-Marie Bagnard, évêque émérite de Belley-Ars. Travaillant au rayonnement du sacerdoce diocésain, elle organise périodiquement des colloques ayant trait à l'identité et au ministère du prêtre.

  • Le droit de l'Église est une réalité informée en amont par la théologie de l'Église mais également en aval par la pratique pastorale qu'il veut servir pour le bien des âmes.C'est dans cette optique que la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris édite ces « vademecum » pour accompagner les pasteurs, et tous ceux qui leur apportent leur aide, pour aider à la conduite du peuple de Dieu.Aujourd'hui, l'Église catholique accueille avec joie de plus en plus de catéchumènes adultes. Leur vie est quelquefois marquée par tel ou tel événement ou situation qu'il convient d'accompagner au mieux pour permettre un discernement de qualité qui respecte la liberté de chacun, tant le catéchumène que l'Église, dans le chemin parcouru ensemble. A travers les différentes contributions de cet ouvrage, expériences de terrain, pastorale diocésaine et apport du droit de l'Église se conjuguent pour le service de tous.
    Catéchuménat et droit de l'ÉgliseAbbé Ludovic DANTOCatéchuménat, catéchumène et liberté de conscienceAbbé Philippe GREINERLe statut canonique du catéchumène et l'intérêt du pré-catéchuménat dans l'ÉgliseR.P. Laurent TOURNIER, c.i.mCritères canoniques et pastoraux pour l'admission au catéchuménatMadame Catherine CHEVALIERLe catéchumène en prise avec différentes situations matrimoniales : état des lieux.Abbé Cédric BURGUNLa résolutions canoniques de situations matrimoniales complexes dans le cadre du catéchuménat.R.P. Bruno GONÇALVES c.o.
    Sous la direction de Bruno Gonçalves c.o. et Laurent Tournier c.j.m.

  • Charles de Montalembert (1810-1870) est un des pionniers du catholicisme social. Ami de Lamennais et de Lacordaire il s'implique pleinement dans la vie politique du pays pour y défendre la liberté des catholiques à vivre leur foi. Persuadé qu'une accentuation trop forte de la monarchie pontificale peut susciter un climat d'hostilité il milite pour un catholicisme libéral résumé par la formule « une Eglise libre dans un état libre ». Ses positions ne seront pas soutenues par le pape auquel il se soumettra contrairement à son ami Lamennais.Montalembert a aimé et servi deux grandes causes, pour lui inséparables : Dieu et la liberté. Il écrit : « Je ne deviendrai un incrédule que lorsqu'on m'aura démontré que le catholicisme est incompatible avec la liberté ».Comme l'écrit le cardinal Poupard dans sa préface, « ce livre vient à son heure raviver notre mémoire oublieuse d'un combattant passionné de l'Église et de la liberté ».Aimé Richardt nous offre ici le récit d'une époque tumultueuse, où se posait déjà la question de la place laissée à l'Église dans la société civile.
    Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénelon couronné par l'Académie française. Parmi ses biographies : Bossuet, Lacordaire ou François de Sales.

  • « Montrer aux hommes le chemin qui mène au Christ » : telle est, selon les termes du pape émérite Benoît XVI dans une lettre-préface, la façon dont Mgr André Léonard a vécu sa vocation de prêtre et de professeur.Publié à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le 6 mai 2020, ce recueil d'études se veut un témoignage de gratitude envers celui qui fut, pour beaucoup, un maître de vérité chrétienne et un guide sûr en des temps de grande confusion.Près de quarante confrères et amis se sont associés à cet hommage, offrant ainsi un vaste panorama d'essais sur la théologie des sacrements et la figure du prêtre, l'histoire de la philosophie, la métaphysique (vérité, don et amour), l'éthique (dignité et vocation de l'homme), l'écologie, l'art et la littérature, l'eschatologie (« Viens, Seigneur Jésus ! »).

  • " Qui lit saint Paul aujourd'hui perçoit non seulement une forte personnalité au caractère parfois difficile, une belle intelligence, un homme complètement donné au Christ... mais aussi un souffle missionnaire impressionnant et communicatif : " Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! " (1 Co 9,16). Grâce à lui, l'Évangile s'est répandu autour du bassin méditerranéen comme une traînée de poudre. Rien de tel que de méditer dans le Nouveau Testament les textes pauliniens, pour réveiller en nous l'élan missionnaire en découvrant la personnalité exceptionnelle de l'Apôtre des Nations. La trajectoire de son ministère, de ses voyages et de ses fondations montre à quel point la Parole est " vivante, énergique, et plus coupante qu'une épée à deux tranchants; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles..." (He 4, 12)... Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

  • Reprenant le thème de l'explication de la Divine Liturgie inaugurée par le byzantin Nicolas Cabasilas, le père Staniloae commente chaque moment et chaque prière de la liturgie, lui donnant l'occasion d'un approfondissement du sens, d'une méditation personnelle et d'un commentaire homélitique propre à son génie. On y découvre le lien profond entre la théologie et la spiritualité liturgique et ascétique de l'Orthodoxie.À l'heure où les chrétiens d'Occident recherchent les richesses du christianisme oriental, ce livre est l'occasion d'un ressourcement sur le sens de la liturgie et de l'Eucharistie.Prêtre de l'Église orthodoxe roumaine, théologien, universitaire et professeur, Dumitru Staniloae est mort en 1993. Grand spécialiste des pères de l'Église, il est considéré comme l'un des plus importants théologiens chrétiens de la seconde moitié du xxe siècle.Le père Jean Boboc, doyen du Centre orthodoxe d'études et de recherche « Dumitru Staniloae » et professeur de bioéthique, est l'un des principaux traducteurs en langue française de l'oeuvre monumentale du père Dumitru Staniloae.

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