Sciences humaines & sociales

  • L'avenir en commun : le programme de l'union populaire Nouv.

    Plus qu'une liste de mesures, l'Avenir en commun porte une vision du monde cohérente pour le futur. Il s'articule autour de 5 grands enjeux qui couvrent l'intégralité des défis auxquels nous devons faire face : vivre libres et citoyens, s'adapter au système de la nature, unir pour bien vivre, humaniser les personnes et la société, et enfin, ordonner le monde.
    C'est un programme "prêt à l'emploi" : 14 chapitres y détaillent les propositions que Jean-Luc Mélenchon et son équipe mettront en oeuvre après l'élection présidentielle de 2022.

    De la refondation du peuple par l'Assemblée constituante au développement de l'économie de la mer, en passant par la garantie d'emploi, les propositions du candidat de l'Union populaire sont soutenues par une majorité de Français. Ce livre vise à convaincre cette majorité de Français de choisir le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon afin de construire une société d'entraide ayant pour but l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.

  • Ce livre est une étude comparative, narrative et exploratoire des crises et des changements sélectifs survenus au cours de nombreuses décennies dans sept nations modernes : la Finlande, le Japon, le Chili, l'Indonésie, l'Allemagne, l'Australie et les États-Unis.
    Les comparaisons historiques obligent, en effet, à poser des questions peu susceptibles de ressortir à l'étude d'un seul cas : pourquoi un certain type d'événement a-t-il produit un résultat singulier dans un pays et un très différent dans un autre ?
    L'étude s'organise en trois paires de chapitres, chacune portant sur un type différent de crise nationale. La première paire concerne des crises dans deux pays (la Finlande en 1940 et le Japon des années 1850) qui ont éclaté lors d'un bouleversement soudain provoqué par un choc extérieur au pays. La deuxième paire concerne également des crises qui ont éclaté soudainement, mais en raison d'explosions internes (le Chili en 1973 et l'Indonésie en 1965). La dernière paire décrit des crises qui n'ont pas éclaté d'un coup, mais se sont déployées progressivement (en Allemagne après 1945 et en Australie dans les années 1970), notamment en raison de tensions déclenchées par la Seconde Guerre mondiale.
    L'objectif exploratoire de Jared Diamond est de déterminer une douzaine de facteurs, hypothèses ou variables, destinés à être testés ultérieurement par des études quantitatives. Chemin faisant, la question est posée de savoir si les nations ont besoin de crises pour entreprendre de grands changements, et si les dirigeants produisent des effets décisifs sur l'histoire.
    Tout en respectant la volonté première de ne pas discuter d'une actualité trop proche qui, faute de distance et perspective, rendrait le propos rapidement obsolète, un Après-propos, propre à l'édition française, esquisse, en l'état des données au printemps 2020, une réflexion sur la pandémie de la Covid-19.

  • Paris, « capitales » des XIXe siècles

    Cet ouvrage explore la ville de Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s'agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d'avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l'invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu'à l'autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques.

    Christophe Charle

    Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).

  • Ce livre entreprend de relater et de clarifier, à destination d'un large public, le poids encore très actif de l'esclavage dans nos sociétés. Reprenant les grandes étapes qui ont mené de l'esclavage méditerranéen puis africain et atlantique aux processus de colonisation européenne dans trois continents (Afrique, Amérique et Asie), il donne les clés historiques de la définition de la race et dévoile ses fondements économiques, anthropologiques et politiques.
    Parce qu'elle est aussi celle des notions de liberté, d'égalité, de travail et qu'elle engage nos identités, l'histoire de l'esclavage tire le fil de la construction de l'Europe et révèle l'ordre racial qui régit notre monde contemporain.
    Aurélia Michel
    Née en 1975, elle est historienne, maîtresse de conférences en histoire des Amériques noires à l'université Paris-Diderot et chercheure au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA). Elle a notamment contribué au scénario du documentaire Les Routes de l'esclavage diffusé sur Arte en 2018.

  • Plus encore qu'une stratégie de défense ou un élément de la stature internationale de la France, la dissuasion nucléaire est une ambition nationale. Elle trouve sa source dans l'Histoire, emporte avec elle un effort scientifique, industriel et militaire considérable. Elle est le résultat d'une vision stratégique de très long terme, et se concrétise sur le terrain, dans les airs ou sous la mer, par l'engagement des soldats, aviateurs et marins qui, jour et nuit, protègent inlassablement les intérêts vitaux de la nation.

    Cet ouvrage plonge le lecteur au coeur de la dissuasion nucléaire, à travers l'histoire, la doctrine, les questions éthiques qu'elle soulève et les principales opérations nucléaires aéroportées telles que Poker, emblématique mission des Forces aériennes stratégiques reproduisant un raid de frappes nucléaires. Après trente ans au service de la France, le général Bruno Maigret nous offre, par ce témoignage inédit, son regard sur un outil politique qui est à la racine des grands choix stratégiques français.

  • Le commun comme mode de production ; une analyse critique Nouv.

    Qu'est-ce que le Commun? Quels sont ses fondements? S'agit-il d'un ensemble de ressources bien délimitées ou, au contraire, d'un principe général d'organisation sociale de la production? L'objectif de cet ouvrage est double. Fournir au lecteur un guide pour une analyse critique des principales théories économiques et juridiques des biens communs, qu'il s'agisse de la contribution d'Elinor Ostrom, du débat sur la prétendue "tragédie des biens communs" ou des propositions de Dardot et Laval. Le second objectif est de proposer une approche alternative à celle de l'économie politique. Dans ce cadre, le Commun est pensé comme un véritable "mode de production" qui implique une reconsidération complète des fondements de notre société.

    Carlo Vercellone est économiste, professeur des universités à l'UFR « Culture et communication », Université de Paris VIII. Chercheur associé au Sophiapol - Paris Ouest. Chercheur invité au CES-CNRS - Paris 1.
    Francesco Brancaccio est enseignant-chercheur à l'UFR Culture et Communication de l'Université Paris 8 et membre du CEMTI.
    Alfonso Giuliani, économiste, est chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne (CES-CNRS 8174).

  • Replongez-vous dans cet univers passionnant de la grammaire française ! Approchez, approchez ! Faites votre marché dans les 23 chapitres de la grammaire facile ! Emportez nos adjectifs de couleur, adoptez notre règle d'accord du participe passé, fouillez dans nos boîtes à pronoms, à conjonctions, questionnez les verbes, acceptez tous nos compléments, faites-vous un ami de Monsieur Céodé, examinez nos propositions relatives, conjonctives, dissipez tous vos petits doutes, définitivement ! Vous voilà paré pour identifier n'importe quel type d'erreur, garantir à toutes vos phrases l'équilibre et la clarté, communiquer de façon efficace et performante, vous voilà enfin réconcilié avec la grammaire puisque vous comprenez à quoi elle sert ! Ce n'est pas trop tôt !

  • « Une femme sur trois est victime de violences, vous en avez forcément rencontré, peut-être sans le savoir. Je vous invite à découvrir nos guerrières de l'ombre, nos héroïnes. Ici elles parlent, créent et se recréent. » Ghada Hatem

    L'atelier d'art de Louise et Clémentine joue un rôle décisif pour la reconstruction des femmes brisées par la violence, souvent persuadées d'être des rebuts de la société. À travers la création de bijoux, la photo et le dessin, il leur permet de se réinventer, de retrouver leur estime de soi, et de reprendre le contrôle de leur vie.
    Ce livre voudrait partager l'aventure de cet atelier et le témoignage de ses participantes, leurs parcours, leurs émotions. Vous les entendrez dialoguer avec les autrices, verrez leurs créations et leurs photos, ponctuées par les éclairages de la Dr Ghada Hatem, fondatrice de La Maison des femmes.
    C'est d'une grande beauté de voir ces femmes se remettre debout. Si leurs récits font parfois désespérer de l'humanité, leur résilience redonne foi en l'être humain.

    Louise Oligny est photographe, vidéaste. Après avoir beaucoup travaillé pour la presse, elle s'est tournée vers des projets plus artistiques.
    Clémentine du Pontavice est auteure de livres et de podcasts pour enfants, illustratrice engagée et créatrice de bijoux. Dernier ouvrage paru, avec Ghada Hatem : Le sexe et l'amour dans la vraie vie (First, 2020)
    Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne, est la fondatrice de la célèbre Maison des femmes à Saint-Denis (93) qui accueille depuis juillet 2016 les femmes victimes de violences. L'atelier de Louise et Clémentine y a lieu chaque semaine.

    Clémentine du Pontavice est une autrice illustratrice engagée. L'ensemble de son travail tourne autour d'une démarche citoyenne.

    Louise Oligny est photographe, vidéaste. Québécoise elle vit en France depuis plusieurs années. Après avoir beaucoup travaillée pour la presse, elle s'est tournée vers des projets plus artistique.

    Depuis quelques années, elle intervient à la Maison des Femmes au sein de l'atelier qu'elle a créé avec Clémentine du Pontavice « Réparer l'intime »

  • Ces huit essais inédits de Martin Buber témoignent de la permanence de la réflexion politique chez ce penseur du judaïsme. Proche de Gustav Landauer, Buber a su associer une réflexion profondément ancrée dans la spiritualité à un attachement jamais démenti envers la pensée anarchiste sous ses formes les plus variées. Ce volume en témoigne, où la question n'est pas tant celle du 'socialisme', que celle des pratiques de la politique qui ont pu nourrir une réflexion sur la question des utopies réalisables. Qu'il s'agisse de la non-violence, prônée par Ghandi, ou de la désobéissance civile théorisée par Thoreau, Martin Buber tresse autour de l'idée d'un principe politique non dogmatique les fils multiples d'une action alternative en vue d'un nation sans État autour de l'idée de communauté.

    Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) a enseigné à l'université de Francfort, avant de quitter l'Allemagne pour Jérusalem en 1938, pour les raisons que l'on sait. Il rejoint alors un groupe d'amis qui oeuvraient en Palestine mandataire au sein de mouvements prônant la solution d'une terre pour deux peuples. On peut lire lui en français Utopie et socialisme (1952), ou la biographie: Martin Buber, sentinelle de l'Humanité, par Dominique Bourel. À L'éclat on peut lire: Communauté, paru en 2018.

  • Inventée à la Belle Époque, la carte postale illustrée – qu'elle soit satirique ou non, graphique ou photographique – a fait partie de ces nombreux supports mobilisés entre 1914 et 1918 par les différents belligérants, au même titre que le périodique, le journal de tranchée, le tract, le livre ou l'affiche. Ce sont, en Europe et aux États-Unis, des milliers d'images originales qui ont ainsi été créées et largement diffusées. 1reLes usages de ces cartes postales, dans les circonstances particulières du conflit, 1reont été variés : du support épistolaire entre combattants et civils, entre le front et l'arrière, à l'image que l'on conserve dans ses effets personnels ou que l'on épingle 1reau mur et jusqu'au collectionnisme des amateurs.

    Cet ouvrage examine les modalités de production, de consommation et de circulation de ces objets. Il s'intéresse aussi à leur matérialité, à leur langage singulier, associant l'image et le verbe, et à leur imaginaire, où se combinent la violence et l'exagération, le sens des stéréotypes graphiques, la dévaluation comique de l'adversaire entretenue jusqu'à la haine de l'ennemi, l'autodérision 1repar la farce joyeuse, le goût du scabreux...

    Alors même que la guerre constitue une expérience personnelle et collective, où les relations interpersonnelles et les mobilités sont profondément modifiées, 1rela carte postale se trouve ici entendue comme un objet de consommation courante inscrit dans une culture visuelle transnationale.

    Préface d'Annette Becker

  • Réapprendre à vivre quand le pire vous est arrivé.
    Comment se relever après un deuil, une maladie, un accident, une catastrophe, un échec, une ruine, une rupture ? Où puiser la force de vivre et les ressources pour se reconstruire ? Et à quoi bon vivre, si c'est seulement pour survivre ? De la psychologie de la résilience aux philosophies existentialistes en passant par la sociologie clinique, ce livre offre un cheminement entre théories et expériences. Il dessine un panorama actualisé des réponses à cette question qui hante l'humanité depuis son aube : comment réinvestir sa vie après une cassure intérieure...

  • Le verbe Avoir est au coeur de notre langage. Nous disons continuellement que les êtres humains ont des pensées, des expériences, ou encore qu'ils ont peur ou soif. Quelles implications se cachent derrière ces phrases familières ? En suivant les aventures de l'avoir, Paolo Virno nous entraîne dans un voyage à l'intérieur de la nature du langage et de l'humain. Celui qui a quelque chose ne se confond jamais avec ce qu'il est. Cet écart entre ce que l'on a et ce que l'on est nous fait réfléchir sur nous-mêmes, sur ce que nous faisons et dont nous avons conscience. Mais c'est aussi par là que nous sommes libres d'abandonner ce dans quoi nous ne nous reconnaissons plus, et de désirer ce que nous n'avons pas encore : un ami intime, une vie plus gratifiante, une communauté.

    Paolo Virno enseigne la philosophie du langage à l'Université Rome 3. Il est l'auteur d'une oeuvre rigoureuse où la philosophie du langage s'imbrique dans une pensée du monde et de l'animal parlant qui l'habite. Outre ses récents écrits sur la négation (Essai sur la négation, 2016) ou sur la régression à l'infini (Et ainsi de suite, 2014), un ensemble de ses textes écrits sur près de 40 années a été rassemblé sous le titre L'Usage de la vie et autres sujets d'inquiétude (L'éclat, 2016).

  • Deux enfants tués chaque semaine dans leur famille, un enfant violé toute les heures et 6 millions de personnes qui déclarent avoir subi un inceste... Le sort des enfants maltraités reste largement ignoré en France, où leurs droits sont piétinés dans la plus parfaite indifférence.
    Victimes collatérales des violences conjugales, jeunes proies d'agresseurs sexuels ou de familles déviantes, réduites au silence, adolescents placés livrés à eux-mêmes : ces enfants maltraités sont les grands oubliés de la République, souffre-douleurs d'une société malade qui a fait le choix de sacrifier ses plus vulnérables.
    Pourquoi ?

    Dans leur colère et leur indignation, Françoise Laborde et Michèle Créoff ont appliqué la démarche suivante : comprendre, nommer, proposer. Comprendre, d'abord, la condition de l'enfant en France telle que l'Histoire, du Moyen Age à nos jours, nous la donne à voir ; nommer, ensuite, les failles et les dysfonctionnements d'une protection de l'enfance grevée par l'absence de décisions politiques favorables à l'intérêt de l'enfant ; soumettre, enfin, 19 propositions, telles qu'un outil national de diagnostic des maltraitances, le droit à être adopté par une nouvelle famille ainsi qu'une nouvelle loi pour redéfinir le viol des enfants.

    Un livre de combat, qui mêle la voix de deux femmes fortes de leurs expériences respectives à celle de ces « indésirables » aux parcours parfois brisés, parfois étonnants de résilience.

  • Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins: dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage.Et si nous prenions le problème à sa source? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver.Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.

  • « À vous qui êtes et qui, étant, désirez être davantage, n'étant jamais assez, étant peut-être trop, Et à vous qui n'êtes pas et qui voulez simplement être, ou qui hésitez à être, Et aussi à vous qui ne croyez et ne désirez rien de particulier à propos d'être, qui ne pensez pas à être, mais qui ne voudriez pas manquer une occasion d'en rire, À tous... » cette `Lettre aux inexistants' qui ouvre un nouveau volet dans l'oeuvre infinitive de Fournier, où il est question d'être et de s'engager à être, aux prises avec l'abîme de n'être pas, ou plus, sans avoir été, et avec la question du nom de l'Être sous laquelle la philosophie l'a l'abordée. Un chemin revisitant les grands textes, de Platon à Wittgenstein, pour expérimenter la question autrement vivante et sauvage, qui est d'être avant d'avoir.

    Emmanuel Fournier est l'auteur de livres qui mettent en abîme les conditions de l'existence et de la pensée, par des recherches sur la grammaire des questionnements (Croire devoir penser, 1992 ; L'infinitif des pensées, 2000 ; Philosophie infinitive, 2014 ; La Comédie des noms, 2016), des essais sur la place du cerveau (Creuser la cervelle, 2012 ; Insouciances du cerveau, 2018), ou des investigations au trait sur la syntaxe du dessin (La même chose, 1993 ; 36 morceaux & Mer à faire, 2005).

  • Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège Jésuite de France, Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Gloire de la France, celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde. C’est l’histoire de cet homme chaleureux et de sa pensée révolutionnaire pour les sciences et la métaphysique que dépeint cette Bande Dessinée.

  • Maria Mora Vinas étudie le processus psychique qui se déroule lors de la prise en charge médicale : l'annonce du diagnostic, l'altération progressive des liens sociaux, l'angoisse face à la prolifération des cellules malignes, l'attente anxieuse des résultats d'analyse, la succesion des traitements avec les affres tant redoutées des effets secondaires de la chimiothérapie... L'ouvrage permet de percevoir comment, une fois la tourmente passée, la maladie peut parfois devenir une source d'énergie.

  • L'amour et la solitude vont ensemble, toujours : ce ne sont pas deux contraires, mais comme deux reflets d'une même lumière, qui est vivre. La philosophie, sans cette lumière-là, ne vaudrait pas une heure de peine.

  • Parfois louangeurs parfois critiques, de tous les livres existant sur Jack Lang aucun ne propose une réflexion systématique sur les politiques culturellles mise en place à cette époque.
    Conçu sous la forme d'un dictionnaire avec ses 108 entrées alphabétiques réparties en trois parties. 60 éminents spécialistes ont participé à ce dictionnaire, cet ouvrage a l'ambition d'être la référence et d'offrir des clefs de compréhension de cette époque et de l'héritage considérable qu'elle nous a légué.

  • Bien que loué par Jankelevitch et Sartre, "l'être et le code" se vit opposer dès sa parution en 1973 un mutisme hargneux de la nouvelle intelligentsia soixante-huitarde. Aujourd'hui réédité, "l'être et le code" raconte une histoire de France inédite qui fait apparaître les refondations politiques méconnues et leurs enjeux spirituels ignorés. Rechercher le sens de l'histoire, passer de l'univers du vieux monde à celui de la praxis.

  • Depuis 2012, des centaines de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes en Syrie. Plus de 600 sont toujours sur place, près de 150 ont déjà été tués, mais au moins 250 ont choisi de rentrer. David Thomson a rencontré ces " revenants ".
    Bilel, Yassin, Zoubeir, Lena... Tous ont des profils différents. Certains sont revenus dégoûtés de la violence du champ de bataille syrien, voire des attentats qui ont endeuillé la France, et cherchent à se faire oublier, dans une liberté très surveillée. D'autres reviennent gravement blessés ou psychologiquement détruits. D'autres encore sont en prison, où leur regroupement pose de nouveaux problèmes qui semblent aujourd'hui insolubles. Certains, enfin, sont de retour pour continuer le jihad sur notre sol.
    Dans le plus grand secret, David Thomson a recueilli leurs témoignages. Il y a urgence.
    Journaliste à Radio France Internationale (RFI), David Thomson travaille sur le jihadisme depuis une dizaine d'années. Il a déjà publié Les Français jihadistes (Les Arènes, 2014), dont le retentissement a été considérable.

  • Près d'un enfant sur dix est confronté à un trouble Dys et un sur vingt à un TDAH : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité... À quoi correspondent ces troubles ?
    Comment distinguer un élève en difficulté d'un élève Dys ou TDAH ?
    Comment les soutenir dans leurs apprentissages ? Quelles sont les dispositifs institutionnels ? Comment accompagner les familles ?
    Isabelle Ducos-Filippi répond aux nombreuses questions que se posent les enseignants de manière précise, concrète et pragmatique. Elle propose des outils et adaptations pédagogiques réalistes pour chaque type de difficulté
    (lecture, écriture, chiffre, oralité...), des pistes de réflexion pour l'évaluation, des aides à la mémorisation...
    Ce livre est le compagnon quotidien complet pour un accompagnement épanouissant des élèves Dys et TDAH de la maternelle au lycée.

  • Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, est un géographe, militant et penseur de l'anarchisme français. Il fut un écrivain prolifique, aussi bien dans son domaine professionnel de la géographie terrestre, que sur les thèmes de la vie humaine et de l'anarchisme. Le bannissement politique d'Élisée Reclus pour ses idées anarchistes a certainement été à l'origine de l'oubli relatif dans lequel il est aujourd'hui. Extrait : Il est cependant des esprits timorés qui croient honnêtement à l'évolution des idées, qui espèrent vaguement dans une transformation correspondante des choses, et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive presque physique, veulent, au moins de leur vivant, éviter toute révolution. Ils l'évoquent et la conjurent en même temps : ils critiquent la société présente et rêvent de la société future comme si elle devait apparaître soudain, par une sorte de miracle, sans que le moindre craquement de rupture se produise entre le monde passé et le monde futur. Êtres incomplets, ils n'ont que le désir, sans avoir la pensée ; ils imaginent, mais ils ne savent point vouloir.

  • Retrotopia

    Zygmunt Bauman

    • Polity
    • 6 March 2017

    We have long since lost our faith in the idea that human beings could achieve human happiness in some future ideal state-a state that Thomas More, writing five centuries ago, tied to a topos, a fixed place, a land, an island, a sovereign state under a wise and benevolent ruler. But while we have lost our faith in utopias of all hues, the human aspiration that made this vision so compelling has not died. Instead it is re-emerging today as a vision focused not on the future but on the past, not on a future-to-be-created but on an abandoned and undead past that we could call retrotopia.
    The emergence of retrotopia is interwoven with the deepening gulf between power and politics that is a defining feature of our contemporary liquid-modern world-the gulf between the ability to get things done and the capability of deciding what things need to be done, a capability once vested with the territorially sovereign state. This deepening gulf has rendered nation-states unable to deliver on their promises, giving rise to a widespread disenchantment with the idea that the future will improve the human condition and a mistrust in the ability of nation-states to make this happen. True to the utopian spirit, retrotopia derives its stimulus from the urge to rectify the failings of the present human condition-though now by resurrecting the failed and forgotten potentials of the past. Imagined aspects of the past, genuine or putative, serve as the main landmarks today in drawing the road-map to a better world. Having lost all faith in the idea of building an alternative society of the future, many turn instead to the grand ideas of the past, buried but not yet dead. Such is retrotopia, the contours of which are examined by Zygmunt Bauman in this sharp dissection of our contemporary romance with the past.

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