• Crise sanitaire transformée en crise sociale, économique et financière, la pandémie de la COVID-19 engendre une réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. Au moment où le monde d'après émerge, un changement de trajectoire va-t-il s'amorcer ? La question est posée. Cette crise montre que l'entreprise est une institution sociale qui doit assumer une responsabilité sociale. Le conseil d'administration, la direction, les actionnaires et les parties prenantes doivent donc repenser le cadre analytique de leurs relations et les raisons profondes qui les amènent à prendre des décisions. Au-delà de l'entreprise, c'est une perspective holistique qu'il faut avoir et l'on doit faire de la finance un instrument du changement. Penser l'après-coronavirus impose que le droit remette en cause des fondamentaux pour placer l'entreprise devant ses responsabilités. Faire du profit son unique finalité est une prémisse qui doit être abandonnée : le mieux-vivre ensemble de l'après-coronavirus est à ce prix.
    Cherchant à conserver une trace des nombreux écrits publiés durant la pandémie de coronavirus, cet ouvrage démontre que la COVID-19 ne constitue pas une révolution de la gouvernance. Elle remet au goût du jour des débats anciens, qui montrent aujourd'hui toute leur pertinence. La COVID-19 est susceptible de constituer une étape de l'évolution de la gouvernance d'entreprise, encore faut-il que le juriste joue pleinement son rôle dans cette étape.

  • Le rêve de l'Europe supra-étatique va-t-il se briser sur la question nationale? En Catalogne, en Écosse, en Corse et au Pays basque, des peuples affirment leur droit à vivre un destin que la mondialisation capitaliste ne peut pas satisfaire. Plus à l'Est, notamment en Ukraine et dans l'ex-Yougoslavie, la même question ébranle les dominations.
    Si le néolibéralisme unificateur bute sur ce renouveau de la question des droits des nations à disposer d'elles-mêmes, la gauche, radicale ou non, semble en peine pour offrir ses solutions. Circonstances qui ajoutent à la complexité de la question, toutes ces expressions nationalitaires ne sont pas portées par une vision émancipatrice.
    Pourtant, dès son essor, le mouvement ouvrier s'est emparé de cette question, notamment à la suite du Printemps des peuples de 1848. Parmi les principaux acteurs de la scène politique de l'époque, Friedrich Engels s'attache plus particulièrement à analyser la question nationale et produit le déconcertant concept de peuples «sans histoires», lesquels «n'ont pas été capables de constituer des États et n'ont plus suffisamment de force pour conquérir leur indépendance nationale» qu'il oppose aux nations «révolutionnaires».
    C'est cette thèse que réfute Roman Rosdolsky dans cet ouvrage resté inédit en français.

  • Si nos sociétés sont en crise d'autorité, elles le sont a fortiori à propos de la transmission qui a lieu de façon constante. Est-ce que ce sont les objets transmis qui font problème ? Est-ce que ce sont les processus de transmission, ou encore ceux qui s'approprient et qui transforment qui font problème ?
    Cet ouvrage prétend ainsi apporter des pistes de réponses et fait suite aux travaux de l'auteur sur les liens négatifs, les dynamiques organisationnelles et sur ce qui fait société.

  • L'objet de cet ouvrage est d'examiner les différentes théories africanistes du développement, de repérer les idéologies, les paradigmes et les logiques sous-jacentes qui irriguent leurs cadres analytiques, mais surtout de suggérer, en toute humilité, un déplacement des problématiques vers des alternatives esquissées en termes de ruptures.

  • Une compréhension élitiste de l'art et de la culture s'accommode mal du voisinage de la délinquance et du crime. Pourtant, depuis plusieurs décennies, des projets artistiques et culturels sont déployés en direction de la population pénale. Les pouvoirs publics nourrissent toute une série de réflexions à la fois sur la place de l'art et de la culture dans la société, et sur le sens de la peine et le rôle de certaines institutions pénales, telles que la prison.

  • Ces textes entendent décrire et analyser les tendances actuelles de la vie politique, économique et sociale en RDC. 2015, année du questionnement et de la confusion, mais tel n'est pas le cas en matière économique et, partiellement, sociale : en comparaison avec les années 1990, le pays connaît un taux de croissance soutenu depuis une décennie (augmentation de la production minière, construction et communication qui font diminuer la pauvreté des métropoles, bancarisation et régularité des salaires). Le problème de fond est l'évolution contradictoire entre un développement économique prometteur et une détérioration du paysage politique.

  • Cet ouvrage démontre les enjeux clairs pour la mise en place d'une politique cohérente de d'organisation de grands évènements qui contribuerait à la croissance d'une économie, qui serait un levier de relance dans la conjoncture difficile actuelle et serait un facteur de cohésion sociale réel. Une Agence nationale des grands évènements pourrait constituer un véritable outil stratégique pour la croissance et l'image du Cameroun.

  • Ces Actes du Colloque international de l'Université de Kara (Togo) rassemblent des contributions qui constituent un grand pas dans la lutte que les universités africaines mènent pour un mieux-être des populations, lequel passe par une meilleure maîtrise de la nature par l'homme. Voici des avancées en matière de savoir et savoir-faire par rapport à la gestion de l'espace et des ressources dont dispose l'Afrique.

  • Le maire demeure de loin le représentant politique le plus apprécié des Français. Dans un contexte de défiance généralisée, cette popularité témoigne d'un espace où la démocratie garde tout son sens. Face à ce constat et à l'approche des élections de mars 2020, l'échelle municipale est-elle à privilégier pour oxygéner l'action publique ? Les politiques du proche seraient-elles plus inclusives et efficaces ?

  • Depuis qu'il se prétend « social », le web regorge de formats industriels qui standardisent les manières de se représenter et de se raconter. En quelques années, l'identité est devenue une affaire de profils, de réseaux, de fils et de mises à jour. Cette intense dynamique numérique relie désormais le quotidien des internautes aux intérêts de géants américains cotés en bourse.
    Face aux injonctions permanentes de Facebook, de Twitter ou de YouTube, une question de taille hante notre époque : que fabriquent au juste les industries du web pour que tant des gens y consacrent autant de temps ? Une déconstruction historique et sémiologique de leurs dispositifs s'impose pour comprendre en quoi ces acteurs du numérique nous engagent redoutablement. Cet essai propose de regarder les écrans de près pour formuler une critique de l'expérience du Web contemporain. La tâche est d'autant plus difficile que l'objet est séduisant.
    Comment analyser les formatages imposés aux représentations identitaires ? Quelles sont les implications idéologiques du like et du partage ? Jusqu'où la Toile des amis est-elle inféodée à une trame de discours ambigus ? Autant d'interrogations qui appellent à décrire en détail une sensibilité hégémonique, façonnée par des dispositifs web qui déclinent sans cesse les identités des internautes entre des positions d'auteur, de pair et de client.

  • Si le lexique postcolonial émerge dans le débat public aujourd'hui, la résurgence des discours réactionnaires ne peut s'exonérer d'une dette à sa pensée testamentaire. Le préjugé racial est pensé, la culture seule peut le conjurer. Le racisme existe dans toutes les sociétés. Il est préjugé et discours culturel. Mais pourquoi les théories raciales ont été rationalisées en Europe ? Dans la lignée des travaux d'E. Saïd(L'Orientalisme), d'H. Arendt (Les Origines du totalitarisme), cette réponse réclame une incursion dans la durée, la restitution d'une histoire des idées. L'essai appréhende ces discours comme l'aboutissement d'une idéologie dépuratoire : récits fictifs, pseudoscientifiques visant à épurer l'esprit national de la contagion étrangère à la base d'une controverse confrontant l'incrédulité et le sentiment religieux, l'aryanisme et le sémitisme par l'intermédiation de la culture hellénique.

  • Montrant que le temps de grandes concertations internationales est certainement venu pour sauver un patrimoine commun, le texte passe en revue les réactions des Etats envers le cyberterrorisme pour couper le réseau aux terroristes... Le but du terrorisme est de semer le trouble, d'exercer du chantage, de provoquer le chaos. Il passe par deux vecteurs, l'un humain, l'autre technologique.



    Les terroristes agissent sur les hommes en suscitant la peur ou en étant prosélytes.Ils agissent par Internet, soit en laissant planer des doutes sur la sécurité et la sûreté des installations stratégiques, soit en provoquant la dépendance par des méthodes sectaires.

    Ainsi, les machines auraient un pouvoir sur les hommes, les uns seraient convertis, les autres terrorisés...
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    Pour sortir du chaos et rétablir un ordre, passer les relais après l'état d'urgence, il faut se garder des dérives totalitaires qui seraient des leurres pires finalement que le mal...

    Le présent essai est un appel citoyen qui est fait aux familles qui doivent prendre conscience de la menace jusque dans les recoins les plus éloignés de la République et agir sur l'éducation des enfants. Le texte s'adresse également aux éducateurs qui ont en charge les plus exposés. Enfin, il invite à propager l'esprit de résistance, tout comme les terroristes propagent l'esprit de peur.

  • Si en France certaines régions ont su conserver leur identité culturelle, il est rare de comprendre comment elles y sont parvenues. C'est le mérite de Jean-Pierre Bertrand de nous décrire comment en Vendée, en un demi-siècle, une équipe « d'amateurs » a construit un socle permettant à des « passeurs de mémoire » de jouer leur rôle. Au-delà de la description de la tradition musicale vendéenne c'est une aventure humaine qui est racontée. Le DVD joint en propose une sélection de documents rares.

  • Depuis la période de la lutte pour l'indépendance jusqu'à ce jour, la politique togolaise se joue dans un face-à-face entre les Nationalistes et les Progrès ; ce face-à-face, non rompu depuis plus d'un demi-siècle, entre les deux courants politiques a pris la vie politique en otage. C'est le mal togolais. La solution réside dans la réappropriation de l'histoire commune qui unit les Togolais, Nationalistes comme Progrès, autour des gloires et des échecs partagés, et dans une volonté de construire ensemble un même avenir.

  • Ces actes de l'atelier scientifique "Eaux et sociétés face au changement climatique dans le bassin de la Casamance" est une occasion d'échanges entre les institutions de recherche actives dans la région pour faire le point sur les recherches récentes sur les changements climatiques et hydrologiques et leurs impacts environnementaux, agricoles et sociaux, y compris les stratégies d'adaptation et de minimisation des risques, avec focus sur mangrove, riziculture, érosion côtière, salinisation des eaux et des sols dans la bassin du fleuve Casamance.

  • Cet ouvrage éclaire la multiplicité des routes empruntées par les Burkinabé pour rejoindre le Ghana, l'Italie, et informe sur l'hétérogénéité des figures de migrants et de leurs pratiques. Les turbulences politiques en Côte d'Ivoire combinées au retour précipité et massif de Burkinabé dans le pays d'origine et à l'arrivée massive d'enfants sur la terre de leurs ancêtres ont contribué à redéfinir le paysage et l'horizon migratoire, à opérer un nouveau travail identitaire.

  • Ce livre démontre que la démocratie concertée est un mode de gestion des affaires publiques qui va au-delà de la simple participation citoyenne. La concertation oblige la population à réfléchir et à analyser son contexte global de vie. Par la suite, la même population interagit et échange des idées pour trouver les voies de sortie aux problèmes. Cette démocratie est une école de formation et d'information de la population, au niveau local, provincial et national. Elle est proposée ici comme une théorie sur la gestion de la chose publique.

  • L'Ituri est l'une des 26 provinces congolaises créées par la Constitution de 2006 et devenues effectives en 2015. Dans cet ouvrage, l'auteur cherche à expliquer les rôles que peuvent jouer les communautés de base dans cette nouvelle province. Ces rôles, identifiés, concernant essentiellement la sécurisation, la reconstruction politique et la reconstruction socio-économique de l'entité administrative instituée.

  • Cet essai est une somme de réflexions sur des expériences vécues pour restituer les bribes de mémoire des étapes physiques, intellectuelles, politiques de la première partie du parcours de l'auteur, les années 1950-2000. Sont ainsi abordées les problématiques des Empires coloniaux et leur effondrement, la montée fulgurante des superpuissances, les dynamiques de leur confrontation et du vaste mouvement de libération nationale ayant débouché sur la nouvelle aire géopolitique baptisée "Tiers-Monde".

  • Retour sur une expérience de sept ans au Muzdalifa. Un lieu d'expérimentation artistique et d'agitation citoyenne, ouvert dans la capitale comorienne en 2009, en réponse à une exclusion d'artiste, du plateau de l'Alliance française. Directeur de la compagnie de théâtre O Mcezo, Soeuf Elbadawi avait voulu interroger le fait colonial dans son propre pays. Son ouverture a surtout permis d'initier un débat sur les capacités et les limites organisationnelles de la scène comorienne émergente. Prévue pour durer sept ans, l'expérience a pris fin en 2016 et son appellation s'est transformée en label de promotion et de diffusion culturelle. Dans cette initiative, créer revient à résister contre le défaitisme ambiant et l'éclatement de la fratrie.

  • Parler de société numérique signifie que tous les aspects de la vie sociale - l'économie, l'organisation du travail, les relations interindividuelles, la culture, les loisirs... se trouvent concernés. [...] L'Internet est l'expression la plus spectaculaire de notre monde numérique et son appréhension commande d'abord de bien identifier ses grands acteurs : producteurs d'éléments de réseaux et de terminaux, opérateurs de réseaux, fournisseurs de services et fournisseurs de contenus. [...] » Outre le secteur spécifique qu'elles ont fait émerger, les technologies numériques ont transformé l'organisation de la production de l'ensemble des secteurs économiques. Un dossier fouillé sur l'ensemble de ces développements et sur leur impact dans la société.

  • Couronnée en 1991 du prestigieux prix Ingeborg-Bachmann, Emine Sevgi Özdamar compte parmi les écrivaines les plus remarquées et discutées de la littérature contemporaine. Née en Turquie, arrivée à Berlin à l'âge de 18 ans, elle est considérée comme la figure emblématique de ce qu'on désigne souvent par le terme de littérature germano-turque. En se concentrant plus particulièrement sur son premier recueil de proses Mutterzunge (1990) et le roman Die Brücke vom Goldenen Horn (1998), deuxième volet de sa trilogie autofictionnelle Sonne auf halbem Weg, les études réunies dans ce volume entendent contribuer à mieux faire connaître et reconnaître, notamment en France, cette autrice désormais consacrée.

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