Robert Laffont

  • Après Africa Trek, voilà les Poussin repartis dans un voyage au long cours, pour faire, cette fois avec leurs enfants, le tour de Madagascar à pied.
    Vous vous souvenez de Sonia et Alexandre et de leur longue marche en Afrique ? Ils récidivent avec leurs deux enfants, Philaé et Ulysse, âgés de 9 et 6 ans, toujours à pied, mais avec une charrette à zébus et deux équipiers malgaches. Ce premier tome couvre les mille premiers kilomètres sur près de cinq mille kilomètres parcourus en quatre ans à travers un pays grandiose qui, malgré ses nombreuses richesses, est l'un des plus pauvres au monde. La courageuse famille part à l'assaut de pistes vertigineuses, traverse des zones infestées de bandits, franchit des fleuves immenses en faisant flotter sa charrette et nager ses zébus au milieu des crocodiles, pousse sa roulotte dans les marécages de la côte ouest, parmi les moustiques et les baobabs géants, avant de gagner des plages immaculées... Au-delà de ces péripéties, les Poussin découvrent un pays profondément enclavé et des populations résilientes, luttant pour leur survie alimentaire. Leur périple est semé d'embûches mais il est aussi un bel hymne à la sobriété heureuse, à l'aventure en famille et à la nécessaire solidarité.

  • Explorer demain

    Christian Clot

    Qui seront les explorateurs du futur et que signifie encore " explorer " au XXIe siècle ?
    Les explorateurs qui partaient à la conquête de terres sauvages, mettant leur vie en péril pour découvrir des territoires inviolés et apporter de nouvelles connaissances, semblent appartenir à une époque révolue. Au XXIe siècle, notre monde paraît avoir été inventorié de fond en comble et tout le savoir être à portée du moindre clic sur Internet. Est-ce pour autant la fin de l'exploration et de l'explorateur ? Non, car personne ne peut avec certitude déterminer ce que seront les réalités et les sociétés futures et de nouveaux pionniers auront à défricher des voies inconnues. Nous allons devoir changer et nous adapter. Il ne s'agit plus de se demander s'il reste quelque chose à explorer mais de trouver comment nous allons, toutes et tous, devenir des explorateurs de ce monde en mutation. Comment nous allons éviter de reproduire les erreurs du passé pour ne pas conduire notre humanité, mais aussi l'ensemble du vivant, à sa perte. Et comment nous allons explorer demain pour mieux le construire.

  • " La lecture de cette prodigieuse histoire a eu sur moi un effet étonnant. " Herman Melvillle.
    Le 12 août 1819, l'Essex appareille de l'île de Nantucket avec vingt hommes à bord pour une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de pêche, le navire est attaqué en plein océan par un cachalot géant. Il sombre en quelques minutes et l'équipage se répartit sur trois canots. Leur odyssée va durer quatre-vingt-treize jours. Il y aura huit survivants. Parmi eux, Owen Chase, le commandant en second, qui publie ce livre à son retour : un témoignage à couper le souffle sur les baleiniers, l'exil et la solitude, sur les balbutiements d'une Amérique en devenir et sur la capacité animale de l'homme à supporter, au nom de la survie, l'insupportable.

  • Lauréat du Prix Paul-Émile Victor de l'Aventure du Coeur et d'Ailleurs 2021
    " Je contemple l'immensité devant moi et suis saisi par cette pensée : je vais être seul au milieu de ce gigantesque désert pendant les sept prochaines semaines. C'est vertigineux. Ça me prend aux tripes. " Le 24 novembre 2018, Matthieu Tordeur entame un voyage de cinquante et un jours en Antarctique. Hostile, inhabité, le Continent blanc se livrera à lui au prix d'efforts inestimables, accomplis dans la plus grande solitude. Dans ce récit, l'aventurier raconte ses moments d'angoisse et de doute, mais aussi d'étonnement et de grâce. Jusqu'à nous dévoiler quel fut son véritable chemin : du pôle Sud au " pôle intérieur ", ou comment, pour survivre, il est devenu " polaire ".Prix Paul-Émile Victor de l'Aventure du Coeur et d'Ailleurs 2021

  • Kenya, Éthiopie, Soudan, Égypte, Israël... Après le grand succès d'"Africa Trek I", Alexandre et Sonia Poussin nous racontent la suite et la fin de leurs aventures africaines.
    Alexandre et Sonia Poussin ont entrepris de remonter d'une seule foulée le continent africain en refaisant le voyage du premier homme, de l'australopithèque à l'homme moderne, le long de la vallée du Rift en Afrique de l'Est. Le premier tome d'"Africa Trek" relatait leur périple du cap de Bonne-Espérance au Kilimandjaro, le second les suit du Kilimandjaro au lac de Tibériade.À pieds, seuls, sans sponsor ni assistance technique, ils ont pris le temps de vivre avec les masaïs, de suivre une méharée, de gravir les pyramides. Durant cette seconde partie du voyage, nos deux marcheurs ont connu des moments fort difficiles ? découragement, hostilité de certaines populations ? et d'autres instants magiques ? rencontres inoubliables et découvertes de lieux hors du temps. Sincères et enthousiastes, les Poussin nous offrent plus qu'un récit de voyage, le portrait d'un continent.

  • Parcourant le monde seule sur sa moto, Mélusine Mallender s'est lancée à la poursuite de la liberté. Pour elle-même mais surtout pour les femmes des pays qu'elle traverse.
    Juin 2010 : Mélusine décide de partir seule avec sa vieille moto 125 cm3 pour " aller le plus loin possible " en direction de l'est. On lui prédit qu'elle ne dépassera pas le périphérique parisien. Quatre mois plus tard, elle arrive pourtant à Vladivostok, où la mer du Japon l'arrête.À sa manière, elle a trouvé dans ce voyage initiatique hors du commun ce qu'elle était partie chercher : sa liberté. Mais elle revient avec de nombreuses questions sur cette notion de liberté, différemment vécue d'un pays à l'autre, plus particulièrement par les femmes.Alors elle décide de repartir, toujours sur sa moto, véritable vecteur de rencontres. Du Moyen-Orient à l'Asie centrale, de l'Asie du Sud à l'Afrique de l'Est, elle traverse des contrées que l'on connaît mal et dont on a parfois une image négative : Iran, Rwanda, Myanmar, Pakistan, Somaliland...Plus de cinquante pays, cent mille kilomètres, quinze films et des milliers de rencontres et interviews plus tard, elle raconte la genèse de sa quête.


  • Après l'Afrique et avant son prochain voyage, Alexandre Poussin nous livre ses secrets d'aventurier.
    Qu'est-ce qui fait courir Alexandre Poussin ? Qu'est-ce qui le fait chaque fois partir et repousser les limites de son monde ? Dans ce récit, à la fois pratique et philosophique, personnel et universel, Alexandre Poussin évoque sa vie d'aventurier, de père de famille et sa curiosité insatiable pour notre planète.
    C'est au Canada, où il a passé son enfance, qu'Alexandre Poussin a attrapé le virus des grands espaces. Encore enfant, à la suite d'un grave accident, il a passé une année à Garches, immobile : le voyage intérieur a précédé l'aventure physique. La famille, le sport, le scoutisme, l'ont préparé à ses premières aventures. Aujourd'hui, père de famille, il ne conçoit pas de partir sans ses enfants, et c'est aussi avec eux que se fera le prochain grand voyage. En marchant. Alexandre Poussin est un passionné de la marche, car elle possède à ses yeux des pouvoirs insoupçonnés. La marche permet de partir à la découverte du globe, bien sûr, mais aussi et surtout à la découverte de l'autre et de soi-même. Elle change le rapport que l'on a à ce qui nous entoure, à une époque où la lenteur est devenue un luxe. Elle change le monde car elle permet de consommer moins, mieux, de voyager utile et de préserver la planète.


  • Tout plaquer pour aller faire le tour du monde en camping-car ? Ce rêve que l' on a tous eu, François Althabégoïty l'a réalisé.

    Partir seul à vingt ans faire le tour du monde à pied, à cheval ou en voiture... passe encore. Mais emmener toute sa famille à l'aventure, vivre ensemble 24 heures sur 24, et ce dans 7 m2, c'est un autre Everest. Une escalade risquée qui demande du sang-froid, de l'énergie et beaucoup d'humour.
    François Althabégoïty, sa femme Mylène et ses deux enfants sont partis huit mois autour du monde. Cercle arctique, Vallée de la mort, Mexico, Dakar, Tanger... Le paysage défi le, mais le vrai voyage se déroule à l'intérieur du camping-car.

  • Olivier Weber a pu passer quatre semaines en Afghanistan: un mois dans ce fief délirant et attachant, un mois dans le pays de l'absurde.
    Olivier Weber est un des meilleurs écrivains-voyageurs français. Il est un des rares journalistes européens depuis quatre ans à avoir passé un mois complet en Afghanistan, et à avoir pu sortir de Kaboul. Son expérience de la région, ses liens avec des chefs de tribu, des talibans, des marchands d'armes, des policiers, ont permis ce voyage. Il pratique l'ethnologie "participante": quand il entre dans un groupe, il adopte en tout point la façon d'être de ceux qui le composent.Dans les villes et villages où il a vécu, les personnages clef, les mollahs, les ministres l'ont reçu et se sont entretenus avec lui. Le pays est dirigé vers l'édification du Bien. Les miliciens cravachent dans les rues ceux qui ne vont pas prier à l'heure dite dans les mosquées; les voleurs ont une ou deux mains coupées, en public; les adultères et l'homosexualité sont punis de lapidation: on place les coupables sous un camion-benne rempli de blocs de pierre; la possession d'un lecteur de cassettes est punie de deux paires de gifles, dans le meilleur des cas; le dépassement du couvre-feu mérite une bastonnade... Il est aussi entraîné vers l'édification du Mal: les combines, les trafics, la culture du pavot, les négoces de l'opium, le marché noir des médicaments sont les méthodes les plus courantes grâce auxquelles les talibans vivent sur le peuple.Parallèlement à la vie contemporaine en Afghanistan, des scènes du passé éclairent le présent. Les batailles avec les Anglais, le séjour de Lawrence d'Arabie, les chasses au faucon, les visites aux bouddhas... permettent d'appréhender l'esprit et l'âme de ce peuple. Voilà des siècles que leur histoire se construit autour de leur caractère propre : orgueil et hospitalité, courage invincible et esprit de vengeance.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'attrait de l'inconnu m'a pris tôt. À seize ans, j'ai fait ma première escapade. Plus tard, le Sahara m'a frappé comme un vent de sable. Depuis, je passe en moyenne plus de six mois par an dans les déserts. Pour la première fois, j'ai décidé d'explorer les grands déserts américains. Mais l'exploration n'est pas mon but premier. La vraie recherche, ce qui excite ma curiosité, c'est d'expérimenter jusqu'à quel point un homme peut s'accrocher à l'inhumain pour survivre. Avec deux chevaux pour uniques compagnons, Philippe Frey s'élance à la découverte des déserts d'Amérique, où, depuis des siècles, seuls les Indiens ont pu survivre. Du Grand Bassin à la Baja California, du Painted au Chihuahua, il accomplit plus de 7000 kilomètres. Il affronte la neige et la glace au nord, le soleil au sud. Pour résister à la solitude, à la douleur, aux épreuves, il applique les leçons que lui ont enseignées les hommes des déserts : tirer parti des plantes et des animaux, combattre ses instincts, observer, saisir la moindre chance... Carnet de voyage d'un naturaliste et périple d'un aventurier de l'extrême, America Deserta nous entraîne dans les méandres d'un univers et d'un homme taillés pour la démesure.

  • Depuis plus de vingt ans, Nicolas Dubreuil passe chaque année près de huit mois dans le Grand Nord. Sa terre de prédilection: Kullorsuaq, le village le plus extrême du Groenland. Au fil de ses aventures, "Niko", comme l'appellent ses copains inuits, y a noué des liens uniques avec ces chasseurs d'ours, de phoque ou de narval. C'est là aussi qu'il a construit sa maison.
    L'explorateur nous fait partager son quotidien aux côtés d'Ole, son meilleur ami à l'âme rêveuse, ou de Pita, un tueur d'ours à la dure qui n'hésite pas à faire dix jours de traîneau pour retrouver sa belle. Un univers chaleureux et déjanté, rythmé par des parties de foot endiablées ou des selfies sur Facebook, loin des clichés habituels sur ces peuples.
    Réchauffement climatique, ruée vers le pétrole, jeunesse perdue... Aujourd'hui, Kullorsuaq se retrouve face à son destin. Entre situations désopilantes et vives inquiétudes, Nicolas Dubreuil raconte avec humour, à hauteur d'homme, ces bouleversements qui nous concernent tous.


  • Bienvenue dans l'Oural polaire, au pays des Nenets, nomades éleveurs de rennes, dans la douce folie de leur vie au bout du monde connu, au bord du précipice.

    Aimantée par les royaumes de Borée, Astrid Wendlandt est partie explorer en solitaire le Grand Nord sibérien. Cette Franco-Canadienne qui a passé son enfance bercée par les contes des Inuits d'Amérique, a voulu partir en quête de leurs lointains cousins asiatiques : les Nenets. La culture inuit a été dissoute dans le whisky, le cholestérol et la social-démocratie. Comment les Nenets ont-ils survécu de leur côté aux tyrannies des tsars, aux collectivisations forcées et à l'anarchie qui a suivi l'effondrement du régime communiste ? Comment ceux qui sont assis sur le plus grand gisement de gaz du monde n'ont-ils pas encore été engloutis par la modernité ? Comment ces nomades dont l'avenir est menacé par Gazprom, le réchauffement climatique, mais aussi par l'exode des femmes de la toundra vers les villes envisagent-il leur avenir ?
    Touchée dès le premier abord par la force de vie de ce peuple, l'auteur a décidé d'approfondir son enquête. Certes la folie des grandeurs soviétique a cherché à coloniser ces terres sauvages : les prisonniers des camps ont construit villes, routes et chemins de fer menant au bord du monde. Astrid Wendlandt a visité ces derniers vestiges des déportés du Grand Nord sibérien. Malgré les efforts de la nouvelle Russie pour effacer son passé sombre afin de justifier un retour à un régime plus autoritaire, le contraste reste saisissant entre les Russes sédentaires dans leur far west dégénéré de villes en tôles ondulées et la vigueur des Nenets toujours en route dans les grands espaces.
    Ces nomades, dont l'auteur a partagé la vie de longs mois durant, vivent un quotidien d'un autre âge organisé autour du tchoum, leur tente en peau de renne. Été comme hiver, ils suivent les transhumances de leurs troupeaux de rennes. La générosité, la simplicité de ce peuple, ses croyances et ses coutumes ancestrales laissent à penser qu'il reste quelques endroits sur terre où la beauté, la magie et le sacré sont encore à portée de main.

  • Le navigateur Philippe Poupon, la comédienne Géraldine Danon, et leurs quatre enfants : Loup, Nina, Laura et Marion, âgés de douze ans à neuf mois, embarquent un matin d'hiver sur Fleur Australe. Ils partent pour un long périple qui doit les mener des rivages enchantés de l'Afrique aux chatoyantes Antilles, puis toujours plus loin vers le nord.
    Aux portes de l'Arctique, un beau défi les attend : joindre l'Atlantique au Pacifique par une route de tous les dangers, partiellement libérée des glaces seulement quelques semaines par an : le passage du Nord-Ouest. En ces régions mal cartographiées, parsemées de hauts-fonds imprévisibles, la traversée est extrêmement périlleuse. Il faut naviguer entre les icebergs et les floes, à la merci des courants violents et de la banquise qui menace sans cesse de refermer le passage, tandis que flotte le spectre d'un hivernage en milieu extrême...
    Ce voyage en huis clos est l'occasion pour Géraldine Danon de dresser le bilan d'une existence hors du commun et de rappeler à elle ses souvenirs de tournage, son expérience à Hollywood, son enfance (quand ses bonnes fées s'appelaient Alain Delon et Romy Schneider), ou encore les années passées aux commandes du restaurant La Divette du Moulin qu'elle tenait à Montmartre, où les balayeurs côtoyaient les stars.

  • Autour d'une grande figure de manager international du sport, un roman qui introduit dans les coulisses et les secrets du sport-business.

  • À dix-huit ans, Pascal Entremont gagne les Indes en stop. Sur sa carte de visite est gravé "Magicien Reporter". Au Cachemire, il troque sa montre suisse contre ses premières pierres précieuses. Aujourd'hui, laboratoire portable et marteau en main, il prospecte les hauts de l'Himalaya et les plaines du Kenya, exploite ses mines à Ceylan ou part en mission officielle à Madagascar. Il fréquente ministres et mineurs, maharadjahs et magiciens, philosophes et gourous. À la différence de la plupart de ses confrères vissés à leur fauteuil, il chasse les gemmes géantes à travers les continents. Dans le monde de la gemmologie internationale, le spécialiste aux cheveux longs et aux gilets multicolores s'est taillé une place à part. Quinze années de voyage dans une trentaine de pays ont fait défiler sous ses yeux experts des montagnes de gemmes. Il en a acquis des dizaines de milliers et s'en réserve quelques centaines pour réaliser son rêve d'enfant : ne plus voir ses pierres rares lui échapper, les fixer dans un musée, son musée.

  • L'auteur a su restituer l'admirable beauté et l'atmosphère de religiosité de ce pays, l'extraordinaire richesse culturelle, artistique et religieuse d'une nation de 36 millions d'habitants.

  • Cléopâtre, sa beauté, ses amours, sa mort tragique... Le monde entier en est encore fasciné. Pourtant, personne n'était jamais parvenu à situer les lieux exacts où s'est accomplie sa prodigieuse destinée. Pendant des siècles, des historiens, des archéologues ont tenté en vain de retrouver les traces des palais, des villas et des temples où la reine d'Égypte aima César et Marc Antoine, vécut dans un luxe inouï, souffrit, combattit, trahit, gouverna et pria. Franck Goddio s'est attaqué à son tour à cette énigme vieille de quinze siècles... et il vient de la résoudre lors de sa campagne de plongées dans la baie d'Alexandrie, mettant au jour l'un des plus fabuleux sites archéologiques du patrimoine mondial. C'est cette recherche passionnée qu'il nous conte ici, avec ses espoirs, ses déceptions et ses succès.

  • Ils défient les éléments et la peur, éprouvent des états de conscience altérés, voyagent aux frontières d'un soi-même inconnu... Qui sont-ils, pourquoi le vivent-ils, comment le ressentent-ils ? Ce livre, à travers de multiples témoignages, prouve - s'il le fallait - que l'esprit d'aventure puise sa force dans la tête, le coeur et surtout l'âme. Risque, mort, authenticité, argent, célébrité, l'aventure actuelle met en péril non seulement le corps mais aussi l'être dans sa totalité. De Florence Arthaud et Philippe Poupon sur leurs monstres flottants à Jean-Louis Étienne le "polaire", de Titouan Lamazou le marin philosophe à Jean-Loup Chrétien, aux nerfs d'acier, de Claire Constand, infirmière du monde, à Patricia Coste d'Antenne 2 dans l'engrenage des guerres, de Catherine Maunoury et ses voltiges insensées à Anita Conti nageant à quatre-vingts ans avec les requins, jusqu'au plus extrémiste de tous, l'alpiniste Jean-Marc Boivin, hélas récemment disparu, ce sont les confins de l'humain qui sont repoussés jusqu'à leurs limites...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au IXe siècle, les Vikings suédois, les Varègues ou Rus, empruntant la route de l'Ambre, de la mer Baltique à la mer Noire, traversèrent toute l'Europe pour attaquer Constantinople. En route, les Vikings Rus s'établirent à Kiev, fondant non seulement la première monarchie russe, mais donnant du même coup son nom à la Russie. C'est ce voyage historique des Varègues que Michel Peissel vient de retracer : 2 400 kilomètres à la rame sur une embarcation viking. Exploit tant politique que sportif, puisqu'il devient ainsi le premier étranger à avoir parcouru, du nord au sud, toute l'URSS, sans contrainte, au fil de ses grands fleuves, la Dvina et le Dniepr. Expédition qui révèle le coeur profond d'une Russie méconnue, et permet de mieux comprendre les problèmes qu'affronte aujourd'hui la Russie libre, déchirée entre son passé varègue et le désir d'indépendance de ces peuples qui furent, pour la première fois, réunis il y a quatorze siècles sous la bannière viking.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La planète-Poupat, une famille de petite bourgeoisie, se consume progressivement sous l'emprise de son propre passé, des stéréotypés inconscients qu'elle perpétue chez ses membres, des expiations imaginaires qu'elle leur inflige. Ce monde en constante représentation vit dans le temps bloqué des prisons - une prison dont Henriette, la mère, serait la souveraine tyrannique. Les enfants y sont condamnés à devenir des ratés comme papa, ou des sacrifiés comme maman. Mais ce crépuscule de dieux, ô combien modestes, s'inverse en renaissance par les vertus de l'écriture. L'auteur fictif du récit est en effet Lyvia, la fille d'Henriette, que le système-Poupat, au seuil de l'adolescence, a conduite au bord de la folie, et qui parvient, cependant, à rompre le cercle infernal de la répétition en revivant, ou plutôt, redisant son enfance, avec une férocité joyeuse qui désenchante les tabous et fait tomber les masques. On voit ainsi, au fil des pages, Alexandra (dite Miaoû), Henriette (maman), Armand (papa), Sylvain (dit Vévé), le guérisseur La Chaume, et divers comparses - oncle et tante, chien et chat, élèves du cours Mermoz - surgir comme autant de protagonistes d'une très meurtrière revue de fin d'année... Aussi bien ce livre marie-t-il, tout à la fois, une vision remarquablement acérée, un subtil projet littéraire et une verve d'écriture éblouissante, qui, malicieusement, met à nu les ressorts du parler-Poupat (où il nous arrive, bien souvent, de nous reconnaître...). Avec cet ouvrage, Nadine Sautel réussit ainsi la gageure d'un récit dense et secret qu'on lit d'une traite, entre rire et jubilation.

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