Littérature traduite

  • "Là, là-bas, des centaines. Les bras tendus, ils crachent, hoquettent, s'ébrouent comme une meute suppliante. Ils se noient sous mes yeux et je n'ai qu'une question en tête : comment les sauver tous ?"
    La cinquantaine, l'opticien de Lampedusa est un homme ordinaire. Avec sa femme, il tient l'unique magasin d'optique de l'île. Ils aiment les sardines grillées, les apéros en terrasse et les sorties en bateau sur les eaux calmes autour de leur petite île paradisiaque.
    Il nous ressemble. Il est consciencieux, s'inquiète pour l'avenir de ses deux fils, la survie de son petit commerce. Ce n'est pas un héros. Et son histoire n'est pas un conte de fées mais une tragédie : la découverte d'hommes, de femmes, d'enfants se débattant dans l'eau, les visages happés par les vagues, parce qu'ils fuient leur pays, les persécutions et la tyrannie.
    L'Opticien de Lampedusa raconte le destin de celui qui ne voulait pas voir. Cette parabole nous parle de l'éveil d'une conscience. Au plus près de la réalité, d'une plume lumineuse et concise, Emma-Jane Kirby écrit une ode à l'humanité.

  • 1890. Vincent Van Gogh est assassiné à Auvers-sur-Oise par un mystérieux dealer de bleu, « l'Homme-aux-Couleurs ». Toulouse-Lautrec mène l'enquête. Il enrôle son ami Lucien Lessard, peintre-boulanger de la butte Montmartre. Mais Lucien n'a qu'une obsession : brosser le portrait de Juliette, muse magnétique, qui vient de lui offrir un tube de bleu très rare...
    De sa plume débridée, trempée à l'ultramarine, Christopher Moore signe une fabuleuse comédie qui revisite l'histoire et le Paris de l'impressionnisme. Renoir, Pissarro, Toulouse-Lautrec, Monet, Manet, les frères Van Gogh, Gauguin sont victimes d'un piège qui n'est peut-être que celui de l'inspiration. Comment savoir ? Surtout lorsque la muse sort du cadre pour asséner de façon peu académiques ses considérations sur l'art et la manière.
    Sacré Bleu dynamite tous les codes, du roman noir au rose, du livre d'art à la saga. Voici le premier roman bleu.
    Cahier couleurs (32 p.).

  • Lorsque Marcia  Coulihan voit débarquer Lonesome Rhodes dans la petite radio locale de Fox, Wyoming, où elle assure l'intérim, elle saisit vite son intelligence derrière le personnage de péquenot naïf qu'il incarne à la perfection. Dès sa première chronique, Rhodes déchaîne l'enthousiasme des auditeurs.
    S'inspirant du village d'Arkansas dont il affirme être originaire, il met en scène les personnages truculents de « sa famille » le cousin Abernathy, la tante Lucybelle sans oublier « son pépé » Bascom pour s'adresser directement à l'Amérique ordinaire, entre deux extraits de folk et d'énormes éclats de rire : « c'qui nous faut c'est un peu plus de bons sentiments chrétiens et rudement moins de ce tourneboulis de notre époque. »
    Son destin bascule quand il fait campagne contre le shérif local. Le Time dépêche un chroniqueur et Lonesome, accompagné de Marcia, s'envole vers Chicago où il conquiert une audience nationale grâce son émission quotidienne « Votre voyageur de l'Arkansas ».
    Galvanisé par le succès, Lonesome se mêle de tout, donne, entre deux histoires drôles, son avis sur les maux, réels ou imaginaires, dont souffre le pays. Il s'érige en porte-parole d'une Amérique modeste, conservatrice et rurale, mais pétrie de bon sens. Comme le souligne Marcia : « En ce siècle d'angoisses atomiques, l'Amérique en revenait à la sagesse des bons vieux adages qui avaient fait sa grandeur. »
    L'argent afflue, les publicitaires se battent pour gérer son image, placer des produits dans son émission, des millions d'anonymes envoient des dons à sa fondation caritative.
    La consécration intervient avec son show TV, grande messe nationale, qui fait trembler les politiques de tous bords. Lonesome Rhodes devient un état dans l'état et profite de son influence pour s'adresser directement aux gouvernants étrangers, comme Winston Churchill.
    Ivre de pouvoir et d'alcool, il se tue accidentellement avant d'avoir eu le temps de déclarer la guerre aux « angliches » et aux « ruskoffs ».
     
    Adaptée au cinéma par Elia Kazan, Un homme dans la foule est une satire féroce, angoissante, du populisme et de l'influence des médias de masse. Écrit en écho au maccarthysme de l'époque, l'irrésistible ascension de l'incontrôlable et outrancier Lonesome Rhodes ne peut que résonner aujourd'hui.

  • Cette nouvelle biographie de Sally Bedell Smith explore en profondeur la vie privée et la vie publique de la Reine qui aura marqué la seconde moitié du XXe siècle. 
    L'auteur, journaliste à Vanity Fair et spécialiste de la monarchie britannique, a eu un accès inédit aux correspondances de la Reine et à ses proches collaborateurs. Elle s'est entretenue avec plus de 250 personnes parmi les amis de la Reine, dont beaucoup ne s'étaient encore jamais exprimés, ainsi que d'anciens chefs d'état, des premières dames des conseillers du Palais et des ambassadeurs. Ils lui ont révélé de nombreux détails et anecdotes permettant de dresser un portrait clair, précis et incisif de la souveraine qui a dû apprendre à concilier sa vie d'épouse, de mère et de grand-mère (et même d'arrière-grand-mère) et son rôle à la tête d'un empire ayant subi une véritable transformation sociale tout au long de son règne.
    Elle montre avec pertinence comment l'obligation d'être toujours neutre pour incarner une force immuable et rassurante a influencé toute la vie d'Elizabeth II, la forçant notamment à dissimuler un sens de l'humour assez développé et visible uniquement par ses proches, dont certains font à l'auteur des révélations amusantes. Nous comprenons mieux à la lecture le statut d'icône de la Reine, que Churchill résumait ainsi : "Si nous subissons une défaite, le Parlement renverse le gouvernement. Si nous remportons une victoire, la foule acclame la Reine."

  • Grazyna est une intellectuelle journaliste de formation et traductrice. Elle est mariée à Wojciech grand reporter à la Gazeta. C'est un homme simple, passionné, autant stimulé par la paix que par les balles. Au total 53 voyages dans les zones à risques du monde.
    Ils ont une cinquantaine d'années, deux enfants, rêvent de voyages en Inde, au Tibet et partagent un amour fusionnel. Mais voilà Grazyna ne supporte plus la séparation d'avec son mari et les menaces qu'il encourt, elle subit un véritable stress post-traumatique, au point d'être internée pour dépression.
    Le récit commence dans la clinique psychiatrique où elle a été admise.
    Dans un parc, elle va se confier à un autre malade, Lucien, qui lui a assassiné le mari de sa fille.
    Ce livre est d'abord un mystère. Comment Grazyna en est-elle arrivée là et pourquoi Lucien est-il devenue un meurtrier. Leurs échanges permettent de découvrir leurs vies respectives et surtout l'histoire de cet amour de pierre.
    Dans une langue simple enroulée comme une vague, l'auteur excelle à montrer l'impact du réel et du quotidien sur une vie de couple. Qu'est-ce qui unit ? L'attention ? La douceur ? L'appartement ? Ce qui sépare aussi : l`angoisse, l'absence.
    Comment peut-on vivre avec un homme qui risque de mourir plusieurs fois par an ?
    Cette sensation insupportable est au coeur du livre. Possession et dépossession du réel.
    Voilà ce qui conduit à la dépression.
    À travers les yeux de Grazyna, on découvre la vie d'un grand reporter de guerre comme elle n'a jamais été racontée. La Tchétchénie, L'Afghanistan...les périples d'un Ulysse racontés par Pénélope.
    C'est un récit d'une puissance singulière et d'une humanité bouleversante.
    Un roman d'amour universel qui a été un best-seller en Pologne, n°1 des ventes.

  • À quoi ressemblera le monde en 2030 ? Jamais les incertitudes n'auront été si nombreuses.
    C'est la raison pour laquelle le National Intelligence Council qui est le centre d'analyses stratégiques de la CIA a synthétisé toutes les informations en sa possession pour dessiner le
    monde en 2030.
    Plusieurs grandes tendances apparaissent : la population mondiale atteindra 8,4 milliards d'habitants, l'urbanisation sera croissante, surtout en Afrique, les classes moyennes se développeront. L'éducation et la santé entraîneront une émancipation des individus. Mais ils auront aussi accès à des technologies plus meurtrières et dévastatrices qui ne seront plus l'apanage des États. La dispersion de la puissance entre les nations sera plus marquée. Le
    pouvoir sur lequel les États-Unis n'exerceront plus leur hégémonie glissera grâce aux technologies de la communication vers les réseaux. La demande en nourriture, eau, énergie
    augmentera entre 35 et 50 % et de nombreux pays seront confrontés à des pénuries. Enfin, nous vivrons une époque cisaillée par les crises économiques et les conflits.
    Le Monde en 2030 est un document passionnant, scientifique, clair et précis. Il sert de "bible" à tous les pouvoirs, gouvernements et décideurs. D'où la nécessité de le lire pour ne pas se
    faire manipuler par les puissants.
    "Un rapport à l'influence significative et qui envoie un message clair à Obama" (Reuters).
    Ce rapport est préfacé par Flore Vasseur. Spécialiste des tendances, elle a longtemps vécu aux États-Unis où elle a créé son cabinet d'études et de prospective. Elle est également romancière, auteur notamment de Comment j'ai liquidé le siècle, roman consacré à l'emprise de la Finance et à la vulnérabilité de notre société de la technologie.

  • Les premières victimes de Hitler est le récit d'une enquête tirée du dossier d'instruction constitué par le substitut du procureur de Munich, Josef Hartinger, cité comme pièce à conviction par le commandant Warren F. Farr pendant le Procès de Nuremberg pour démontrer la responsabilité collective des SS dans l'Holocauste. Comme l'a indiqué le commandant, juriste formé à Harvard, pendant le procès : "Ce n'étaient pas des crimes sporadiques commis par des individus irresponsables, mais une politique calculée et bien définie, politique qui découlait nécessairement de la philosophie SS et qui fut appliquée dès la création des camps."
    L'enquête de Josef Hartinger montre précisément que dès l'ouverture de Dachau, en 1933, alors que l'Allemagne était encore officiellement un république, les nazis mettaient déjà en place une politique d'extermination systématique des ressortissants juifs.
    Le 13 avril 1933, un peu après 9 h, le substitut Josef Hartinger apprend que quatre hommes - Rudolf Benario, Ernst Goldmann, Arthur Kahn et Edwin Kahn - ont été abattus au cours d'une tentative d'évasion au camp de concentration de Dachau, récemment érigé au nord de Munich. Dès son arrivée sur place, Hartinger suspecte une exécution pure et simple. Ces quatre prisonniers politiques ont été sortis des rangs et exécutés parce que juifs.
    Les morts suspectes de détenus vont ensuite s'accumuler.  Elles sont (très mal) maquillées en suicide ou en tentative d'évasion. À chaque fois, Hartinger se rend sur les lieux avec un médecin légiste, qui procède à une autopsie (ce dernier subira de nombreuses tentatives d'intimidation et mourra quelques années plus tard dans d'obscures circonstances). Après plusieurs mois d'enquête, le jeune procureur de 39 ans finit par réunir des preuves accablantes contre la direction du camp. Mais alors qu'il est sur le point de soumettre son dossier, son supérieur, qui l'a pourtant soutenu depuis le début, prend peur et refuse de signer, préférant en référer dans un premier temps à la chancellerie, qui étouffe bien entendu l'affaire.
    Si le dossier avait été instruit, l'administration du camp aurait été condamnée, Dachau fermé, et le scandale engendré aurait considérablement affaibli le parti nazi, qui avait encore besoin du soutien de la communauté internationale. Ce n'est qu'à la fin de la guerre que le dossier sera enfin réouvert. Josef Hartinger a longtemps refusé de témoigner sur son combat juridique contre les nazis. Mais en 1984, à 91 ans, il accepte de se faire enregistrer pour un projet d'archives du gouvernement allemand.

  • Vous vous intéressez à l'oenologie mais détestez les "snobinards du vin" ?
    Vous ne savez pas comment survivre à votre gueule de bois ? Vous désirez perdre du poids sans diminuer votre consommation d'alcool ?
    Vous voulez briller en société et rabaisser vos amis un peu prétentieux ? Ce livre est pour vous !
    Boire est un art, pas un naufrage !
    Notre verre quotidien est un cocktail composé de chroniques, de recettes testées et approuvées, d'un quizz sur les boissons. C'est aussi un précis subjectif, un éloge de la divagation du moi, un traité sur l'alcool qui se lit comme la part des anges d'un écrivain particulièrement investi dans son sujet. D'un ton toujours pince-sans-rire, Amis nous permet de nous instruire sans en avoir l'air.
    Notre Verre quotidien est un livre résolument "chap", qui se lit avec plaisir et fera le bonheur de tous les bons vivants, amateurs d'alcools et de bons mots.

  • La cigarette est le produit le plus meurtrier que l'homme ait fabriqué au cours de son histoire. C'est aussi l'un des plus attractifs, grâce à plus d'un siècle de manipulations des chimistes de l'industrie du tabac pour créer une puissante addiction au tabac. Dans Golden Holocaust, Robert N. Proctor s'appuie sur les volumineuses archives de l'industrie américaine, longtemps restées secrètes, pour expliquer comment la cigarette est devenue la drogue la plus utilisée de la planète, avec six billions d'unités vendues chaque année. Il brosse un portrait terrifiant des industriels du tabac qui conspirent pour nier les cancers provoqués par leur produit, tout en ralliant à leur cause des légions de scientifiques et de politiciens. Proctor relate des histoires inédites de fraude et de tromperie, mais il expose aussi les arguments les plus solides jamais présentés en faveur d'une solution simple mais ambitieuse : l'interdiction de fabriquer et de vendre des cigarettes.

  • Y a-t-il plus excentrique qu'un Anglais ? Oui, un Écossais ! Surtout quand il tombe amoureux de la France, d'Albert Camus et de Georges Marchais. Dans les années 1980, le communisme s'effondre en Europe et Gavin Bowd marche à rebours du sens de l'Histoire, court les fêtes de l'Humanité, fréquente la Sorbonne où des filles très vieille France lui assènent : "Il faut être complètement con pour être marxiste !". Comment trouver son salut quand on est tiraillé par ses démons staliniens et une fascination pour le pays des Lumières, du Romantisme ? Comment résister à la fin d'une civilisation ? S'enivrer de vin français, bien sûr, mais aussi décrypter avec humour un réel en pleine décomposition. Gavin Bowd multiplie alors les expériences limites : il se lance dans une tournée des ruines du bloc soviétique, organise dans une boîte de nuit un colloque d'une sublime dinguerie sur Guy Debord et le situationnisme. Au cours de ses pérégrinations parisiennes, il fait la connaissance de Michel Houellebecq. Il voit en lui le nouvel écrivain de l'absurde. Il devient son ami, son traducteur, son compagnon de route et de déroute. C'est le début d'un autre voyage, haut en couleurs et pour le moins rocambolesque, entre une France ébranlée par des attentats, la menace islamiste, des fantasmes de guerre civile et une Grande-Bretagne qui dit "goodbye" à l'Europe.

  • Le 10 juin 2014, l'État islamique de l'Irak et du Levant (l'EILL), dirigé par le sunnite Abu Bakr al Baghdaoui, prend la capitale nord de l'Irak, Mossoul. 1300  insurgés défont 350000 soldats de l'armée irakienne. C'est l'une des plus grandes débâcles militaires de tous les temps. Une date cruciale qui marque la fin d'un processus de libération commencé avec la mort de Saddam Hussein en 2003.
     Cet événement est un véritable choc pour l'Occident qui n'a rien vu venir :
    la plupart des observateurs avaient dû quitter la région et la « guerre contre la terreur » s'était focalisée essentiellement sur Al Qaeda, trop longtemps considérée comme une organisation unique et structurée et non comme la « base » d'où ont émergé une pluralité de groupes armés. Résultat : l'Etat islamique de l'Irak et du Levant contrôle maintenant le nord et l'ouest de l'Irak et le nord et l'est de la Syrie. Soit un état de la taille de l'Angleterre ou du Michigan.
    Patrick Cockburn, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient retrace la montée en puissance de ce Djihad similaire à l'avènement du fascisme dans les années 1930. Il montre que ce mouvement, à ses origines peu important et affaibli par l'intervention américaine en 2001, s'est nourri de la politique de l'Occident. Au lendemain du 11 septembre notamment, les alliances avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan n'ont jamais été remises en causes alors que ces deux pays sont aujourd'hui les principaux bailleurs de fonds du Djihad.  Parallèlement, la vente d'armes aux rebelles syriens aujourd'hui dominés par des combattants sunnites - qui ont peu à peu relégué au second plan les autres mouvements de résistance à Bachar el Assad - ont contribué à renforcer le mouvement.
    Loin de tout manichéisme, fort de son expérience sur le terrain, Cockburn nous livre une analyse extrêmement fine de la situation au Moyen Orient. Démontrant une à une les idées reçues véhiculées notamment par la presse internationale, il expose de manière claire la superposition de différents niveaux de conflits dans cette région. C'est désormais le principal Enjeu stratégique pour les grandes puissances et une terre de rivalités historiques entre différents courants religieux, notamment chiites et sunnites.
    Il explique aussi comment ces conflits, parallèlement à la montée du wahhabisme dans la communauté sunnite affectent les 1,6 milliards de musulmans dans le monde, un quart de la population du globe.  Un bouleversement qui redistribue toutes les cartes entre Orient et Occident.

  • Le lièvre de la Fontaine après une sévère dépression décide de prendre sa revanche sur la tortue.
    Un homme devient la risée d'Internet pour avoir rendu au fabricant le robot sexuel tombé amoureux de lui.
    Un petit garçon gagne 100 000 $ grâce à un paquet de céréales et met en péril l'équilibre familial...
    Merveilleux conteur, B.J. Novak démontre avec éclat combien l'ordinaire peut devenir extraordinaire : les situations, les objets, les rêves. Il passe les obsessions de l'époque au tamis de l'imaginaire et de l'humour pour n'en conserver que la folle essence.
    Il décrit aussi au scalpel les pensées étranges qui traversent ses personnages, qu'ils soient critique gastronomique, adepte des rencontres en ligne ou fan de Kate Moss. Il y a du La Bruyère dans ce Woody Allen pop !
    Voici soixante-deux histoires qui nous emportent en un tour de main. Des pépites de drôlerie, d'intelligence et d'émotion.

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